Bonjour à tous ! Désolée pour ce petit retard, je n'ai pas vu le temps passer. J'espère que cette suite vous plaira, et surtout n 'hesitez pas à laisser des commentaires !;)

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- Cachez-vous ! Nous lança l'homme en nous montrant le salon.

Je couru et ne trouva qu'un canapé et un placard, formant à tous deux, le confort de la pièce. J'entra donc dans le placard, suivie de Regina que je venais de rencontrer. Je ne comprenais pas trop pourquoi elle me suivait ainsi et je crois qu'elle ne le savait pas elle-même. Je regrettai tellement la maison douillette d'Ingrid... Pourquoi je devais toujours en faire qu'à ma tête ?

Nous entendîmes le craquement de la porte d'entrée.

- Bonjour, dit le propriétaire de la demeure.

Pas de réponse de son interlocuteur. A la place, il entra sans rien dire. J'entendais ses semelles se coller et se décoller du sol dans un grincement gras de caoutchouc.

- Elle est où ? Demanda t-il enfin.

- Dans le placard.

Quoi ? Il avait pourtant bien entendu quand je lui avais dit que cet homme était dangereux. Pourquoi me donnait-il ainsi à lui ? Je croyais qu'il voulait me protéger. Quelle conne... J'ai fait confiance à un parfait inconnu. J'en vins à penser à une autre personne qui suivait de parfaits inconnus. Je me tourna vers Regina. Elle ne quittait pas la porte des yeux, ayant sûrement peur qu'elle s'ouvre. Pourquoi avait-elle si peur ? Pourquoi me suivait-elle ? Elle aurait pu s'enfuir et être loin de tout cela, alors pourquoi être là avec moi ? Je ne sentais même pas son souffle. Son visage commençait à prendre des couleurs roses et pourpres, je compris alors qu'elle retenait sa respiration.

Les bruits de caoutchouc se rapprochèrent jusque devant le placard. Je devins que je vivais mes derniers instants. Une pensée alla pour Ingrid. Étrangement, cela me dérangeait qu'elle s'inquiète pour moi demain, lorsqu'elle verrait que je ne suis pas là. Peut-être qu'à cause de moi elle ne pourra jamais être à nouveau famille d'accueil et donc adopter un enfant. Pour la première fois, je ressenti un sentiment qui ne m'avait jamais touché avant, de l'égoïsme. Je me trouvais égoïste d'être partie et d'avoir pris des risques pour moi mais aussi pour cette femme qui ne voulait qu'adopter un enfant.

La poignet bougea. Se tordit. La porte s'ouvrit et la lumière s'engouffra dans le placard, nous dévoila ainsi à notre assassin. Mon regard se perdit à la recherche du propriétaire. Il était toujours dans l'entrée. Je le regardais d'un air désespéré pour qu'il nous vienne en aide. Mais au lieu de cela, il s'avança en riant. Il me glaça le dos.

- Bien joué ! S'exclama l'homme brun de mes cauchemars. Tu ne pouvais pas mieux faire ! Et elle, c'est qui ? Demanda t-il en jetant un coup de menton en direction de Regina.

- Je ne sais, elle était avec elle quand j'ai récupéré la blonde. Je crois qu'elle s'est jeté dessus quand elle t'as vu.

- Tu la connais ? Ria t-il à Regina.

- N-non... Elle m'a ab-abordé dans la rue juste avant de venir ici.

- Et pourquoi tu l'as suivi jusqu'ici ?

- Je ne sais pas... J'ai eu peur et je me suis cachée.

- Dans ce cas, tu continues la route avec nous ? Ajouta t-il en s'agenouillant comme un père attentionné.

- Je... Je ne peux pas, je dois rentrer chez moi.

Il ria aux éclat, dévisagea la jeune fille derrière moi. Posa un léger regard sur moi. Ses yeux changèrent, ils devinrent plus noirs, sombres, et pleins de colère...

- Embarque moi ces deux-là, ordonna t-il au propriétaire de la maison.

- Non ! S'il-vous-plait, laissez-moi partir... Tenta la jolie brune.

L'homme brun se tourna et sans même la regarder, il lui répondit :

- Ce n'est pas un jeu, on ne rentre pas chez soi quand on veut avec moi. D'ailleurs, on ne rentre pas chez soi du tout !

Il quitta la maison en riant. C'était un rire naturel. Il prenait un plaisir sadique à faire peur aux gens. J'avais peur de voir jusqu'où son sadisme pouvait nous conduire.

Tout ce qui a suivi reste encore très flou. Je me souviens vaguement avoir quitté la maison pour entrer dans une sorte de fourgonnette. Ensuite, je me suis endormie.

Lorsque je me suis réveillée. J'étais dans un petit appartement complètement vide. Cet homme brun ne m'avait pratiquement pas regardé dans le placard. Pourtant, c'était moi qu'il voulait. Les seules fois où sont regards s'est posé sur moi, j'ai cru qu'il n'allait pas pouvoir se retenir de me tuer. Et d'ailleurs, pourquoi ne pas l'avoir fait ? Pourquoi me gardait-il en vie depuis tout ce temps. J'entendis alors un bruit dans la pièce qui me sorti de mes pensées. Mes yeux commençaient à s'habituer à la lumière, mais je ne voyais que des formes et des ombres.

- Emma ? Entendis-je alors.

On aurait la voix de Regina. Ce petit son fluet et roque à la fois. Ce grain dans la voix qu'on les personnes à fort caractère. Le type de personne que l'on écoute et que l'on ose pas n'avais jamais attirée l'attention de ce genre de personne, j'étais trop... inutile et sans intérêt.

- Emma, est-ce que tu es là ?

Elle commençait à partir dans les aiguës, elle avait peur.

- Regina ? C'est toi ? Lui lançais-je alors pour tenter de la rassurer. Je suis là.

Je voulu me lever, mais mes poignets me firent soudainement souffrir. Une douleur pareil à une décharge électrique secoua mes bras. Regina dû m'entendre gémir sous la douleur car elle me demanda si tout allait bien. Je me remis à ma place sans pouvoir parler. Une fois la douleur passée, je toucha mes poignets coincés dans mon dos. Des barres de fer me collaient les bras au mur. Il m'était impossible de bouger. Je soupira un long moment, je ne sortirai peut-être jamais d'ici.

Les formes devinrent de plus en plus net et je puis voir Regina qui se tenait dans la même position que moi contre un mur un peu plus loin.

- Tu es attachée toi aussi ?

- Oui, me répondit-elle. Je ne sais pas ce que c'est, mais ça fait un mal de chien !

Je ne sais pas pourquoi, mais nous nous mirent à rire ensemble, nerveusement, de bon cœur. Surtout Regina. Elle avait ce son qui venait du plus profond d'elle et allait résonner contre son nez. Je la trouvais... attendrissante.

- Pourquoi il te recherche ? Commença t-elle.

Je ne m'attendais pas à cette question, même si c'était normal qu'elle la pose, puisque c'était la cause de sa présence ici. Un peu gênée, je commença :

- Quand j'avais sept ans, il a assassiné ma famille. Je ne sais pas pourquoi, mais il m'a laissé. J'ai toujours eu peur qu'il me retrouve, puis avec le temps, je me disais que je ne risquais plus rien et qu'il ne me reconnaîtrait pas.

- Tu sais pourquoi il s'en ai prit à ta famille ?

- Je pense. Il faisait parti d'un gang.

- De quel type ?

- Les chasseurs de hippies.

- C'est nul comme nom !

- Oui, je sais... Cela n'empêche que ma famille m'avait élevé avec ces valeurs. Le jour de mes sept ans, ma mère m'avait confectionnée un pic-nic et nous nous étions installés dans un endroit vert, calme et sans personne pour nous déranger. Dans l'après-midi, nous avons joué au frisbee. C'est là que c'est arrivé.

- Je suis désolée...

Il y eu un silence.

- Pourquoi m'as-tu suivi ? Lui demandais-je.

C'est vrai après tout, on ne pouvait pas suivre quelqu'un comme ça, sans raison et prendre autant de risque.

- Je ne sais pas. Tu sais, tout s'est passé très vite. Tu es arrivée, puis cet homme. Je ne voulais pas te laisser seule chez lui, par avis de conscience. Je sais ce que c'est d'être une fille. Mais je ne m'attendais pas à en arriver là.

- Pourquoi tu ne t'ai pas enfui, au lieu de te cacher avec moi ?

- Je me suis dit que s'il y avait un danger derrière la porte, il ne valait mieux pas y faire face.

- Tu n'avais jamais vu cet homme avant ?

- Le grand brun ?

- Oui, c'est étonnant quand même que tu ai eu peur autant que moi.

- Je ne l'ai jamais vu non. Mais j'en ai entendu parler. J'avais une voisine. Elle est morte il y deux ans. Elle était la seule amie que j'avais. C'était ma meilleure amie, on faisait tout ensemble. On se connaissait depuis l'enfance. Mais c'était une hippie elle aussi. Un jour, j'étais à la fenêtre de ma chambre et je la regardais lire sur sa pelouse en train de bronzer en maillot de bain. Elle était bien, heureuse et détendue. Elle surveillait son petit frère qui avait trois ans et qui jouait à côté d'elle. Une voiture est alors passé et en quelques secondes...

J'eus à nouveau ce frisson. Je pouvais parfaitement comprendre ce que Regina avait pu ressentir.

- Et ses parents ?

- Quand ils sont rentrés et qu'ils ont vu leur enfants sur la pelouse... Nous ne les avons plus revu pendant plusieurs jours. Mon père est alors allé les voir pour s'assurer qu'ils allaient bien. Mais ils s'étaient suicidés...

- Je suis désolée Regina...

- Elle était tout pour moi. Je l'aimais...

Cet homme faisait souffrir de nombreuses personnes par son ignorance et sa violence. Je ne comprenais pas pourquoi l'état ne faisait rien contre lui.

- Quand je t'ai vu, reprit Regina, tu m'as fait pensé à Mal', mon amie, et j'ai voulu t'aider, à contrario de pas avoir pu l'aider, elle.

Je n'osais parler, comme si je devais respecter un certain silence.