Bonjour, je m'excuse encore pour ce retard. Je dois vraiment m'en tenir au mercredi afin de ne pas vous décevoir. J'espère que cette suite vous plaira. Nous allons en découvrir un peu plus sur la raison de leur kidnapping et qui sont les gens avec qui elles sont enfermées. Nous allons également en savoir un peu plus sur le grand homme brun.
Je vous souhaite une bonne lecture et n'hesitez pas à laisser des commentaires.
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Je fus réveillée dans la nuit pas un bruit que je ne su définir qu'une fois mon oreille habituée. C'était des voix juste devant la porte de la maisonnette. J'écartai alors Regina qui s'était endormi dans mes bras pour m'approcher de cette porte. En me levant, je vis une forme dans la pénombre. Ma première réaction fut de sursauter, puis de m'inquiéter. Mais elle s'avança, et je distinguai enfin le visage de Ruby.
- Tu les as entendu, toi aussi ? Chuchota t-elle.
- Oui. Ça fait longtemps qu'ils discutent ?
- Non, ils viennent d'arriver.
- Ils ont parlé de la raison de notre présence ici ? De ce qu'ils allaient faire de nous ?
- Non... C'est ta copine ?
Je suivis le signe de tête de Ruby qui se dirigea sur Regina qui dormait toujours paisiblement.
- Euh... non.
- T'as l'air d'hésiter.
- Pas du tout !
- Shht ! Ils vont t'entendre. Bref, on aurait dit c'est tout.
- On ?
- Bah ouais, on était plusieurs à le croire. Mais si tu dis que c'est pas le cas... Tu es mieux placée que nous pour le savoir, répondit-elle avec un clin d'oeil.
- Mouais... marmonnai-je en me dirigeant vers la porte.
Ils croyaient tous que nous étions ensemble ? Notre comportement ressemblait donc à celui d'un couple ? C'est vrai que l'idée m'avait traversée l'esprit mais se mettre avec quelqu'un c'est tellement compliqué. On s'attache, puis on aime. On est peut-être heureux un instant, mais on finit toujours par souffrir. C'est pour cela que ma règle d'or était toujours « Ne jamais aimer ». On avance toujours mieux quand on est seule.
- Eh ! Je connais ce signe...
- Hein ? Beuglai-je en sortant de mes pensées.
Ruby était tout près de moi et caressait du bout des doigts un symbole sûrement marqué au fer sur la porte en bois.
- Je connais cet endroit. Regarde, tu vois ce blason ?
En effet, il y avait un nom inscrit dans un ovale entouré de branche de lierre. Certaines lettres étaient un peu effacées mais on pouvait y lire « Story Brook Hotel ».
- Je venais ici tous les étés avec mes parents quand j'étais petite. Il y a un grand lac un peu plus loin où nous passions nos journées, reprit-elle. Je te promet Emma, je connais cet endroit !
- Je te crois Ruby, je te crois.
Mais je restais perplexe. Que faisions ici ? Un hôtel apparemment. Un hôtel laissé à l'abandon.
- Mais tu sais comment on peut sortir d'ici alors ?
- Je venais passer mes vacances ici, je n'étais pas emprisonnée. On utilisait la porte ! Dans chaque maison il y avait une famille. Il y avait des lits pour les parents, des lits pour les enfants. Il y avait une petite cuisine et de quoi nettoyer son linge. Elles étaient toutes indépendantes. C'était très jolie, c'était fleuri et coloré. Et dire que Regina a cru que c'était un camp... ça montre bien combien ce lieu s'est abîmé...
Nous restâmes silencieuses un instant. Ruby devait revoir les images de cet hôtel au temps où elle venait avec sa famille. Quant à moi j'essayai d'imaginer cet endroit avec un peu plus de vie... mais sans succès. Nous entendîmes alors les gardes se poser des questions.
- Et tu sais ce qu'il compte faire de ces gosses ?
- Bouah... J'sais pas moi... les tuer, comme les autres.
- Ouais, mais... Pourquoi il les as gardé en vie alors qu'il a tué les autres ?
- J'en sais rien... s'agaça t-il.
- T'es son meilleur ami non ? Tu dois bien savoir quelque chose.
- Pourquoi t'veux savoir ?
Son interlocuteur resta un moment silencieux puis :
- Parce que j'aimerais savoir pourquoi je fais ça à ces gosses.
Le meilleur ami prit une grande inspiration.
- J'te fais confiance, hein ! Tu dis rien. Bon, t'as bien deviné que c'est tous des gosses de hippies ?
- Oui.
- Bon... Comment te dire ça... En fait, Robin a eu un gosse y'a... allez... moins de vingt ans on va dire. Sauf que la p'tite à eu des problèmes de santé et elle y a pas survécu. Elle est morte quand elle avait quatre ans. Le truc fou, c'est que lors de l'autopsie, les médecins ont découvert que ce n'était pas sa fille.
- Quoi ? Sa femme la trompé ? Ah j'aurai pas aimé.
- Mais laisse moi terminer ! C'est pas ça ! C'était pas leur enfant. Ils ont fait une enquête et ont découvert que leur fille avait été échangé juste après l'accouchement avec une autre petite fille. Robin est devenu fou et a engagé un détective privé. Quelques mois plus tard, le détective lui a dit qu'il avait retrouvé sa fille. Elle vivait dans une famille de hippie. Il a alors engagé des procédures pour la récupérer mais il a perdu le procès. Du coup, il en a voulu aux hippies d'avoir une fille en pleine santé et pas lui. Alors que c'était lui qui aurait du avoir cette fille en pleine santé. Il aurait pas dû perdre son enfant. Tu comprends ?
- Ouais...
- A partir de là, il était complètement cinglé. Il a commencé à prendre des cours de tirs et à faire des magouilles. Ensuite il a commencé à buter ses premiers hippies et puis il s'est jamais arrêté. Il a la haine contre eux. Pour lui, ils lui ont prit sa fille.
- Ouais , je comprends... Mais pourquoi il garde ces jeunes ?
Le narrateur reprit son souffle.
- Un jour, il était parti tuer une famille qui jouait dans un parc. J'étais avec lui ce jour-là. Il a tué la mère, puis le père. Une flèche chacun et bim ! Le travail était presque terminé. Il a voulu tirer sur la gosse sauf qu'elle s'est tournée vers nous. Et il l'a raté. C'était sa fille. Il a complètement paniqué, il a fermé la fenêtre et on est parti. Après ce jour, il a toujours eu du mal à tuer les enfant de l'âge de sa fille. Et puis y'a un an, il a commencé ce plan. Il a dit que ça restait des hippies et que si on les laissait vivre, ils allaient avoir d'autres hippies et se développer et on s'en sortirait pas. Alors on a rassemblé les gosses qu'il avait pas osé tué. Et les voilà.
- Et sa fille ? Qu'est-ce-qu'elle est devenue ?
- Tu vois la petite blonde dans cette baraque? Yeux bleues ? Un peu rebelle ? Toujours collée avec la brune ?
- Ouais ?
- Bah c'est elle sa fille.
Et là, le sol s'évanouit sous mes pieds. J'en tomba à la renverse. Mes parents n'étaient pas mes vrais parents. Mais ils ne le savaient pas, et m'avaient aimé comme tel. Et cet homme qui semait la terreur et me dégouttait était mon père ? C'était beaucoup trop gros pour que je puisse le digérer. Ruby s'approcha de moi, inquiète. Mais je la repoussa et parti dans un coin de la bâtisse où il n'y avait personne.
Je ne réussi pas à dormir de la nuit, ressassant sans cesse et dans les sens l'histoire que je venais d'entendre. Cela me paraissait tellement fou... Ruby m'avait tenu compagnie. Elle était restée assise à côté de moi, sans rien dire. Elle me tenait simplement compagnie « au cas où », m'avait-elle dit.
A l'aube, Regina se réveilla et je me surpris à rechercher son réconfort. Je me blottis alors contre elle et elle me prit dans ses bras.
- Emma ? Tout va bien ?
Je ne répondit pas, je n'avais qu'une envie, restée cachée dans ses bras et ne jamais en sortir.
- Emma, tu m'inquiète.
Il me fallu alors m'extirper et parler pour ne pas effrayer plus que nécessaire ma protégé.
- J'ai entendu parler les gars cette nuit...
- Ah bon ? Et qu'est-ce-qu'ils ont dit ?
Je pris un temps. Ce que j'allais dire me semblait tellement improbable.
- A ce qu'ils ont dit, l'homme brun serait...
Mais un frisson me prit. Et si elle ne m'aimait plus après cette révélation ? Et si elle avait peur de moi ou qu'elle croyais que je faisais parti d'un complot ? Et si elle me croyait folle ? Il valait peut-être ne rien dire...
- L'homme brun s'appellerait Robin...
- Et ?
- Et c'est tout.
- C'est tout ce qu'ils ont dit ? Ça ne nous avance pas vraiment... Tu avais l'air d'avoir quelque chose de plus intéressant...
Il fallait trouver quelque chose. J'avais l'impression que la vérité était inscrite sur mon visage et que je transpirais le mensonge.
- Non, ce n'est pas tout. Ruby aussi était réveillée cette nuit. Et elle connait cet endroit. Elle a reconnue le blason sur la porte. C'était un hôtel ici avant.
- Ruby ?
- Oui. Au moins ce n'est pas un camp, dis-je en riant.
- Donc tu as passé la nuit avec Ruby ?
- Quoi ? Répondis-je perplexe.
- Ben c'est ce que tu viens de dire non ?
- Non ! C'est juste qu'on a été réveillé par les gardes. Ensuite elle m'a expliqué qu'elle venait ici quand elle était petite. Et puisqu'on arrivait pas à dormir on a discuter un peu.
Regina ne me laissa pas terminer sa phrase et se tourna vers le mur, me tournant le dos.
- Euh... Tu me fais quoi là ?
- Rien... j'ai mal à la tête, soupira t-elle.
Sérieux ? Elle était jalouse ? Elle n'avait que ça à faire pendant que nous vivions une vraie galère ?
Je soupira et me tourna sur le dos. Je n'avais même pas pu lui confier ce qui m'avait tracassée toute la nuit. Ruby vint alors vers moi.
- Tu as réussi à dormir un peu ?
Je senti un coup dans mon dos, Regina s'agitait derrière moi.
- Non... Et toi ?
- Non plus.
Je senti à nouveau Regina s'énerver derrière moi, elle était vraiment intenable cette fille. Mais cette fois elle se tourna vers moi et déposa son bras autour de ma hanche.
- On dirait que les choses ont évolué ? Ricana Ruby.
- Nous ne sommes pas ensemble, je te l'ai déjà dit cette nuit.
- En parlant de cette nuit, je suis désolée... Ca n'aurait jamais dû arriver...
Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche que Regina intervint :
- Qu'est-ce-qui est arrivée ?
- Ah... Euh...
Il m'était impossible de m'expliquer. JE ne savais pas du tout si elle serait capable de comprendre.
- Emma ne t'as pas raconté ?
Regina me regarda, les larmes lui monta aux yeux. Je compris qu'elle était jalouse et commençait à se faire des films sur les propos de Ruby. Il fallait que je lui dise plutôt qu'elle croit un mensonge qui la blesse.
- Je vais vous laisser, disparu Ruby.
- Emma, Qu'est-ce-qu'il s'est passé cette nuit ?
- Regina, je vais te le dire, mais je ne souhaite pas que les choses entre nous change. Je ne veux pas que tu crois que je sois mauvaise ou que j'ai le moindre lien avec tout ça...
- Emma ! Me coupa t-elle.
- Je suis la fille de cet assassin...
Elle ne répondit pas, comme figée dans le temps.
- Att-Attend... Quoi ?!
- Cette nuit, j'ai été réveillé par les hommes qui parlaient. Ils ont dit que j'avais été échangé à la naissance et qu'en réalité j'étais la fille de ce type, Robin.
- Tu parles sérieusement ? T'en es sûre ?
- Oui, Ruby a entendu elle aussi. Après ça, je n'ai pas réussi à dormir et Ruby est restée avec moi.
- Alors il ne s'est rien passé entre elle et toi ?
- Quoi ? Non pas du tout. Regina, tu sais très bien que s'il devait se passer quelque chose, ce serait avec toi.
- C'est vrai ?
Oula... Cette phrase était sortie absolument toute seule de ma bouche. Comment j'avais pu dire ça ? Comment j'avais pu en arriver là ?
Mais elle avait fait preuve de tellement de jalousie ces dernières minutes que je me dis que le « baiser » dans la grange n'était peur être pas un trouble de mon imagination.
Perdue dans mes pensées, je ne vis pas Regina arriver vers moi, les yeux fermés, ses mains sur les miennes. Je senti soudainement ses lèvres chaudes et douces sur les miennes. A nouveaun se créa cette bulle magnifique qui nous laissais seules et à part. Et les papillions de la grange se transformèrent en un véritable feu d'artifice. JE ne pourrai dire le temps que nous passâmes à nous embrasser, mais j'aurais voulu que cela ne s'arrête jamais. Elle se retira doucement et me sourit en me prenant dans ses bras.
- Regina, je ne veux pas briser ce moment magique, mais, tu sais, je suis vraiment nulle en amour. Tu risques d'être blessée. Je ne sais pas aimer et le peu de fois où je l'ai fais, tout le monde a souffert.
- Emma, je suis tombée amoureuse de toi dès cette nuit où tu m'as sauté dessus. Tu ce que tu pourras dire ne me fera pas changer d'avis.
Je restai perplexe. Je devais avoir un drôle d'air sur le visage car elle poursuivit :
- Ca va ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?
Elle était tellement mignonne à me regarder ainsi et elle me toucha en ouvrant à moi ses sentiments. La chose la plus intime que nous puissions offrir.
Comme seule réponse que je pu lui apporter, je l'embrassa à mon tour pour lui exprimer à ma manière que je l'aimais aussi.
