Bonjour à tous, j'espère que ce dernier chapitre vous à plut. Laissez des commentaires afin que je puisse avoir vos avis.
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Après quelques heures, la porte se déverrouilla. Ruby sorti la première, suivit de près par Rumple. Ils revinrent nous faire signe qu'il n'y avait pas de danger. En effet, les hommes de mains avaient ouvert toutes les maisons pour nous laisser sortir dans une cours. Au centre se présentait une sorte d'atelier. Il y avait du bois, du métal et des cordes.
- Chaque cabane représente une équipe, surgit un des gardes. Vous allez construire des arcs et des fléches. L'équipe qui en construit le plus gagne. L'équipe qui en construit le moins perd. C'est pas compliqué.
Nous restions un peu surpris... Il allait falloir travailler en équipe et être solidaire. Mais outre notre maison, nous étions tous des hippies, tous dans la même galère, et ils voulaient nous diviser...
- Il ne doit y avoir aucun contact entre les équipes ! Reprit-il. Sinon, les deux équipes sont disqualifiées et tout le monde rentre. Et ce n'est pas vos estomacs affamés qui me feront pitié.
J'adressai un regard à Regina. Au moins, nous avions la chance d'être ensemble, cela aurait pu être tellement pire... Je serrai sa main une dernière fois avant de nous présenter aux ateliers.
Il y avait des branches fines tout juste tombées des arbres. Des petites flèches métalliques et de la corde à ne plus savoir quoi en faire. J'eus une idée qui devait nous faire avancer plus vite.
- Ecoutez-moi, j'ai une idée. Il faut que nous nous répartissions les tâches !
- Qu'est-ce-que tu fais, arrête de papoter, ça nous fait perdre du temps, s'énerva un des jeunes hommes.
- Non ! Il faut l'écouter, sinon nous n'avons aucune chance d'être sûr de gagner !
Regina prenait enfin une place intéressante. Elle avait troqué sa petite voix douce et fragile pour un son roque et profond qui ne laissait d'autre choix que de la suivre. Son regard était décisif et ne laissait aucune place au doute. Elle devenait leader et imposait le respect. Mais pour ma part je trouvais cela aussi impressionnant que séduisant et mon envie de la prendre dans mes bras et de l'embrasser bouillonnait en moi. M'apercevant alors du silence, je présentai mon idée :
- Certains doivent mieux s'y connaître en bois, d'autres en métal et d'autres encore en cordage. Voilà ce que je propose : Nous avancerons plus vite en créant des sous-ateliers. Qui sait manier le bois ?
Quelques mains se levèrent.
- Alors vous vous occuperez de tailler les branches. Qui peut s'occuper du métal ? Vous fixerez les pointes au bois. Et qui peut s'occuper du cordage ? Vous installerez la corde à l'arc.
Ainsi commençait notre atelier. En effet, nous allions trois fois plus vite que les autres. Mon sens de la compétition m'avait bien servit finalement.
Mais vers la fin de la journée, nous étions tous fatigués. Les mains pleines d'échardes ou de fil de corde ou encore coupées par les flèches... Regina vint s'installer à mes côtés.
- Emma... Nous sommes les premiers pour le moment... Mais regarde.
Elle jeta un coup de tête vers l'équipe la moins avancée.
- Ils vont perdre... Qu'est-ce-qu'il va leur arriver ?
- Je ne sais pas... Nous allons sûrement avoir quelque chose et pas eux.
- J'en sais rien... Je le sens mal...
Mais nous étions trop épuisées pour parler d'avantage. Nous n'avions eu qu'un bol de riz pour le repas et un verre d'eau. De plus, nous savions très bien à quoi allait servir ces armes. Robin nous utilisait pour construire ses arcs avec lesquelles il tuerait nos semblables encore en ville. Mais pour le moment, seul sauver notre peau comptait.
- Très bien, la journée est terminée. Vous pouvez rentrer, annonça un des gardes.
Nous nous traînâmes ainsi tous jusqu'à nos lits. Quelques heures plus tard, un homme vint ouvrir notre porte. Tous inquiets, nous étions debout, ne sachant à quoi s'attendre. L'homme s'approcha et jeta au centre de la pièce un sac de course. Nous nous jetâmes dessus sans nous apercevoir que l'homme était déjà reparti. Il y avait des pommes, des bananes, des poires, des tomates, des concombres... C'était impressionnant. Nous n'avions pas vu de si belles choses depuis longtemps. C'était donc ça la récompense. Les perdants ne devaient manger que du riz, comme à tous les repas.
Ainsi nous pouvions aller nous coucher heureux. Relativement heureux. Et c'est dans les bras et les baisers de ma dulcinée que je m'abandonna au sommeil.
La porte s'ouvrit à nous de la même manière le lendemain matin. Nous sortîmes les uns après les autres et nous présentâmes à nos postes comme le jour précédent. La battisse 1, 3, 4 et 5 sortit également. Mais le coup de sifflet tinta alors que la battisse 6 n'était pas encore là. Tous surprit, nous ne réussîmes pas à commencer à travailler. Toutes les équipes avaient le regard bloqué sur la bâtisse 6. Pourquoi ne sortaient-ils pas ? Pourquoi devions-nous commencer sans eux ?
- La cabane 6 est tombée malade cette nuit. Elle ne participera pas aujourd'hui, nous informa l'homme suite à notre refus d'obtempérer sans explications.
Cela nous paraissait tout de même étrange. L'équipe perdante tombait subitement malade ? Un hasard ? Une coïncidence ? Ou était-ce dû à leur défaite de la veille... ? Mais nous devions commencer si nous ne voulions pas perdre. Notre gain de la veille nous avait donné beaucoup d'énergie et encore plus de volonté à gagner.
Durant l'après-midi, nous eûmes la visite de Robin. Je ne pu m'empêcher de le regarder avec dégoût. Savoir que cet homme avait tué ma famille me donnait envie de lui bondir dessus et de l'assassiner de mes propres mains. Et savoir qu'il était mon père ne me dégouttait que d'avantage.
Au coucher du soleil, nous pouvions compter à nouveau plus d'arc dans notre équipe que dans les autres. Mais étrangement, nous n'étions pas heureux de gagner. Bien que la récompense soit alléchante, nos pensées étaient toutes destinées à la maison 6...
Nous partîmes alors nous coucher comme à notre habitude. L'homme vint à nouveau nous porter le sac de course, aussi rempli que la veille. Nos estomacs affamés grondaient mais nous ne mangeâmes que doucement. Les esprits contrariés.
Plus tard dans la soirée, Regina vint me voir.
- Emma, tu sais pour la maison d'en face...
- Je sais... tu le sens mal...
- Tu crois qu'il leur ai arrivé quelque chose ?
- Je ne sais pas Regina, c'est toi qui sens les choses non ? Ce n'est pas à toi qu'il faut demander ça ?
Je parti sans réfléchir. Je parlais sans réfléchir et j'agissais sans réfléchir. J'avais le ventre rempli mais ma tête et mes nerfs ne pouvaient en assumer d'avantage. Nous étions en train de jouer à un jeu stupide et dangereux. A nous battre pour construire des armes qui serviront à tuer des gens comme nous, nous nous étions perdus, en quête de nourriture. Je ne me reconnaissais plus, et je pense qu'il en était de même pour tout le monde. Notre quotidien était devenu la prison et ces hommes qui nous gardaient. Nous avions presque oublié que nous étions kidnappés et que ce n'était pas ça la vraie vie. J'avais presque oublié qu'il fallait partir, s'enfuir, ne pas rester ici un instant de plus. Regina revint à nouveau. Elle avait du caractère malgré tout et était persévérante.
- Emma...
- Je suis désolée, m'excusai-je. Je suis perdue, j'en ai marre de tout ça, tu comprends ? Ce n'est pas une vie, et personne ne vient nous aider. Quand est-ce que tout ça va se terminer, j'en peux plus.
Je m'abandonna aux sanglots dans les bras réconfortants de Regina. Elle était chaude et douce. Elle vint déposer ses lèvres sur les miennes et je senti à nouveau ce feu d'artifice. Mais bientôt ce fut un orage grondant et violent qui s'empara de tout mon corps. Il me priva de mon raisonnement. Les caresses de Regina m'empêchaient d'autant plus de réfléchir. Je sentais sous ma paume sa peau devenue sèche, mais elle me paraissait tout de même douce et agréable. J'avais envie de découvrir son corps, de la voir, d'en savoir plus sur elle.
Un bruit tinta à mon oreille et je sorti de notre bulle. J'aurais pourtant voulu y rester plus longtemps, ne jamais en sortir. Mais il me revint à l'esprit que nous n'étions pas seul, et les regards de nos camarades nous ramenèrent malheureusement à la réalité.
Avant de nous coucher, Ruby voulu faire une petite réunion.
- Il est évident que nous ne pouvons continuer ainsi. Il faut que nous partions.
- Mais comment veux-tu ? Il y a des gardes partout et nous sommes épuisés par nos journées .
- C'est ce qu'ils veulent, que nous soyons tellement fatigués que nous ne puissions plus nous défendre. Mais nous sommes ceux qui mangent le mieux ici, nous sommes donc ceux qui avons le plus de chance de nous évader car nous avons plus de force.
- Tu crois que la maison 6 s'est enfuit, interrogea Rumple.
- Je ne sais pas, mais quand je regarde cette maison, ça me donne des frissons. Je ne sais pas s'ils sont encore à l'intérieur. Mais la question que je me pose moi, c'est « Sont-ils encore en vie ? ».
Ruby suscita des chuchotements dans le groupe. Elle reprit :
- Nous devons partir, c'est impératif.
Mais personne n'avait de solution.
- J'ai une idée, présenta Regina. Si nous ne savons pas comment nous enfuir pour le moment, nous pouvons toujours saboter leurs armes.
Les regards perdus autour de nous l'amena à s'expliquer.
- Il suffit d'affaiblir le bois en le taillant un peu trop au centre. Ensuite il faudrait moins serrer le cordage pour qu'il se détache lors du tir.
Sur ces indications. Nous allâmes nous coucher. Nos esprits travaillant afin de trouver une solution pour s'échapper.
Troisième jours d'hunger game. J'ouvris les yeux, Regina contre moi.
- Bonjour, me chuchota t-elle à l'oreille comme si nous nous réveillions dans notre chambre, au sein de notre maison de campagne, heureuses et épanouies.
Mais je ne pouvais briser cette illusion sans laquelle nous aurions craqués depuis longtemps. Je lui déposa un baiser sur le front, puis un sur les lèvres.
Nous sortîmes et nous présentâmes aux ateliers. La maison 1 et 4 étaient déjà dehors. Nos yeux se balançaient entre la maison 3, 5 et 6. Nous attendîmes quelques minutes. Il ne se passait rien. Alors que nous allions commencer, la porte de la maison 5 s'ouvrit. Le coup de sifflet retentit. Il fallait commencer l'épreuve. Personne ne sortit de la maison 3 et 6.
