Bonjour,
je suis heureuse de vous présenter mon dernier chapitre. J'espère que cette story vous aura plu autant qu'à moi.
A bientôt pour une nouvelle histoire. Et n'hesitez pas à laisser vos impressions et commentaires, je les attends;)
- Monte le son !
« Nous organisons cet après-midi autour du monument sur la place du village une commémoration en mémoire des hippies mort injustement. Cela fait maintenant dix ans que la tragédie a eu lieu dans le Story Brook Hotel situé derrière la foret. Un homme avait kidnappé de nombreux jeunes hippies dans le but de les assassiner. Par chance, deux filles ont réussi à s'échapper. Un homme les aurait trouvées sur la route et les aurait amenées aux autorités. De là, le meurtrier a pu être mit en détention et les jeunes ont été rendus à leur famille. Malheureusement, certains ont péri durant cette période. Mais nous pensons également à tous les hippies morts bien avant ce kidnapping, et aux familles brisées. »
Regina éteint la télévision et continua à couper les tomates en rondelle.
- On devrais y aller, dis-je en brisant le silence.
- Non, il en est hors de question. Je ne veux pas être vu comme « une pauvre victime ». Emma, on était d'accord pour laisser cela derrière nous.
Des images me revinrent de notre « séjour », depuis l'appartement jusqu'à notre évasion... Il est vrai que cela avait été difficile. Après cela, nous avions eu beaucoup de mal à reprendre une vie « normale ». J'étais retournée chez Ingrid le temps d'attendre mes dix-huit ans puis nous avions prit un appartement avec Regina. Nous n'arrivions plus à être l'une sans l'autre. Ingrid et le père de Regina nous avait aidé à nous installer. Mais cela ne m'empêchais pas de voir presque tous les jours Ingrid qui avait réussi à prendre sa place de mère dans ma vie.
Cependant, aller à cette commémoration était un moyen de dire adieu à ce que nous avions vécu, de dire adieu à mes parents, et d'être un instant, là pour les autres et prier pour eux.
- Je pense que nous devrions y aller Regina. Je veux y aller. Il le faut, en mémoire de ceux qui n'ont pas eu notre chance. Et je te promet qu'ensuite, nous n'en reparlerons plus jamais.
Regina resta un instant acquiesça de la tête et continua à couper les tranches de tomate.
Nous arrivâmes au grand monument destinée à nos proches perdus. C'était une grande hirondelle avec une fleur dans le bec. Sur chaque pétale, il y avait les noms des victimes.
Je me remémora la chance que nous avions eu. Après notre course dans la forêt, un homme s'était arrêté. Il avait l'air aussi inquiet que nous. Nous avions eu peur de retomber sur les hommes de Robin. Mais par chance, c'était un homme du village d'à côté. Il nous avait amené au commissariat où nous avions pu expliquer tout ce qui nous était arrivé et le lieu où se trouvait Robin et les autres.
Puis le temps été passé et cette horreur se trouvait de plus en plus loin de nous. Des hippies ont commencé à se rebeller en protestant et en demandant justice et une loi les protégeant. Un an plus tard, une nouvelle loi était voté : la loi anti-discrimination. Ainsi nous pouvions vivre en paix, que nous soyons hippies, où que nos parents l'ai été.
En ce qui concerne nos retours chez nous, je fus merveilleusement bien accueillie par Ingrid. Après cet épisode et après avoir connu Regina, j'appris à faire confiance et à aimer à avons apprit à nous connaître avec Ingrid puis nous avons prit le pli de nous confier et de nous aimer en tant que famille. Je voyais Regina tous les jours. Mais notre désir d'être indépendantes était trop fort alors nous avons rapidement emménage ensemble.
Aujourd'hui, nous tentons de nous reconstruire en oubliant ce qui s'est passé. Mais ce n'est pas facile tous les jours.
Cela fait maintenant, trois ans que nous sommes mariées et nous tentons d'avoir notre premier enfant. Avant de rencontrer Regina, je ne pensais pas obtenir tout cela dans ma vie. Et pourtant, j'ai été chanceuse.
- Mon amour, ça va ? S'inquiéta Regina.
- Oui, ma chérie, pardon, je repensais à nous.
- A nous ?
- Oui, la chance que j'ai eu de te rencontrer et combien je t'aime.
Elle vint m'embrasser en guise de réponse.
Tout marchait comme sur des roulettes. Il ne nous restait plus qu'à dire adieu à nos souffrances.
- Il y a plus de monde que ce que je pensais.
- Tu crois qu'ils sont tous hippies ?
- Je ne sais pas.
Nous étions assez surprises du nombre de personnes présentes. Était-ce des hippies eux-même, de la famille, des amis ? Certaines personnes se connaissaient et se saluaient. D'autres restaient en retrait. Quant à nous, nous préférions rester discrète. Regina me prit soudainement la main. Elle s'avança jusqu'au monument. Je le vis regarder les noms sur les ailes. Et je vins à penser à son amie qui avait subit le même sort que ma famille. Je pensai également à nos amis que nous avions dû laisser ce soir-là. Je me mis à chercher également le nom de Rumple, Ruby et les autres.
- Ils n'y sont pas... souffla Regina.
- Tu es sûre ? Tu as vu tous les noms ?
Nous continuâmes à suivre les noms des yeux quand un rire familier claqua dans l'air. Je me retourna. Un peu plus loin dans la foule qui se dispersait, j'aperçus Rumple qui taquinait Ruby.
- Regina ! Regarde !
Mais je ne lui laissa pas le temps de voir quoi que ce soit que je la pris par le bras pour nous entraîner à leur rencontre.
- Rumple ! Ruby !
- Emma ? Regina ? Quelle surprise ! Sourit Ruby.
- Vous vous en êtes sorti alors ! Nous n'avons pas cessé de penser à vous durant toutes ces années. Je suis tellement soulagée, dis-je.
- Eh bien, après votre départ, nous avons décidé de faire la même chose. Nous sommes tous parti dans des directions différentes. Avec Rumple et d'autres personnes, nous sommes tombés sur une route où une voiture nous a ramené. Pour les autres encore là-bas, je sais que le lendemain matin, les autorités avait libéré tout le monde et arrêté Robin.
C'était un soulagement impressionnant. Nous qui avions cru avoir laisser nos amis à la mort, ils avaient tous survécu, et grâce à notre fuite.
- Je dois te laisser, chérie, à tout à l'heure, me quitta Regina.
Le micro grésilla :
- Nous allons à présent écouter un discours touchant et émouvant. Mais qui, surtout, doit nous rappeler, que ce qui est arrivé, ne doit jamais se reproduire. Je vous prie d'accueillir à présent Madame le maire, Regina Mills.
FIN
