Bonjour ! Tout le monde va bien ? Eh oui ! Je n'ai pas mouru ! Je suis d'ailleurs ici pour vous poster le chapitre 4, comme vous le remarquez ^^

Je vous avais demandé vos avis en fin de chapitre 3 et je dois dire que certains d'entre eux m'ont étonné ! Vous croyez vraiment que ça va être simple ? Nooooon !! Il faut bien qu'ils rament un peu, tout les deux !

Ce chapitre est le plus long de tout ceux que j'ai écris pour l'instant, mais vous verrez que le chapitre 5 le sera encore plus ! Plus ça va plus j'écris et j'écris, et sans m'en rendre compte, POUF ! J'ai dépassé les 5000 mots ! C'est peut-être pas énorme comparé à certaines autres fictions (dans l'une des nombreuses que j'ai lu, un chapitre faisait 37 pages Word !!) mais, pour moi et la longueur que j'ai l'habitude de faire, je trouve ça long ^^

Maintenant, pour ce qui est de savoir quand viendra ce ''looong'' chapitre 5, je ne sais pas encore ! Il est prêt dans l'ordi mais, j'essaie toujours d'avoir un ou deux chapitres d'avance par rapport à ce que je poste, or, mon chapitre 6 était vraiment pourri donc je dois le reprendre, voire même tout changer ! Mais, comme je vous l'ai dit mouuult fois, je suis en révisions ! Mon concours est dans 10 jours donc, je ne reprendrais l'écriture du 6e chapitre qu'à partir du 26 Janvier, lendemain de mon dernier jour d'examen ! Excusez-moi vraiment, mais j'espère que vous comprenez que mes études passent avant !

J'ai presque fini mon blablabla, promis ! Plus qu'une petite chose à dire, la même que d'habitude : Merci Merci vraiment à vous toutes qui êtes de plus en plus nombreuses à lire mon histoire et à laisser de petites reviews, qui sont toujours adorables et positives J'espère que ce chapitre ne va pas vous décevoir et que vous serez toujours plus nombreuses à suivre ma fic ^^

Je pense qu'à la fin du POV Sarah, vous aurez un peu envie de taper Rob, mais, le POV Rob devrait vous apaiser, je pense ! C'est qu'il a de très bonnes raisons de se comporter comme un imbécile notre loulou !

Sur ce, bonne lecture



POV Sarah.

Ca fait maintenant une semaine que je suis ici. Peu à peu j'ai pris mes marques et mes petites habitudes, comme une sorte de routine. Je me lève puis descends à la cuisine prendre le petit déjeuner avec Rachel et ses parents avant qu'ils ne partent au lycée et au bureau. Une fois qu'ils sont partis, je remonte à l'étage et prends une douche et ensuite, je prends un livre et m'installe dans le coin lecture du salon. Cet endroit est si cosy, et quand je m'y installe le matin, le soleil entre par la fenêtre et passe à travers les rideaux roses. Ca crée une ambiance douce, je me sens comme dans un petit cocon et ça me relaxe complètement. Puis, vers 11 heures je vais dans la salle de musique et appelle mes parents en regardant les gens passer dans la rue. Je me sens bien dans cette salle, et appeler mon père, le musicien, dans cet endroit me paraissait être la chose à faire. Un peu plus tard je descends à la cuisine et en profite ! J'adore cuisiner, et cette cuisine laisse place à toutes les envies ! Il y a tous les ustensiles, tous les robots ménagers existant et de la place ! Je peux m'étaler autant que je veux ! Jusqu'à ce que Catherine, Ronald et Rachel arrivent pour déjeuner, je suis seule dans la maison. Seule avec mes livres, un superbe piano et de douces odeurs de cuisine. Quoique… je ne sais pas si le terme de maison convient parfaitement pour désigner cet endroit. C'est plus une sorte d'hôtel particulier.

Ensuite, quand tout le monde repart, je sors me balader dans les environs parce que je n'ai pas encore totalement repéré les lieux, et j'ai vraiment trop peur de me perdre ! Oui, je suis une vraie froussarde ! Et vers 17 heures, Rachel revient du lycée et m'amène visiter Londres. Je ne m'étais pas trompé sur elle, elle vit à 100 à l'heure et est excitée 24 heures sur 24 ! Elle est vraiment très amusante et n'hésite pas à faire le clown pour me faire rire. Avec elle je n'ai jamais peur d'être ridicule et elle ne s'impatiente pas quand j'ai du mal à trouver mes mots ! Je lui ai appris quelques petits trucs en français, et elle adore ça ! Elle trouve toujours un endroit où les recaser dans une conversation, à table par exemple. Elle dit quelque chose et pendant que Catherine et Ronald la regardent bizarrement, elle se tourne vers moi pour rire et vérifier qu'elle avait prononcé correctement.

Quelques fois, le soir, on va dans la véranda, à l'arrière de la maison. On s'enveloppe toutes les deux dans le plaid et, assises sur la balancelle, on discute de nos vies, en se balançant doucement. La véranda donne sur un immense jardin. Au fond, il y a une petite cascade avec, à l'arrivée, un petit bassin rempli de petits poissons oranges et jaunes, qui, en nageant créent des faisceaux dorés parmi les gros nénuphars roses et blancs.. Il y a également deux énormes chênes placés côte à côté et qui projettent une immense ombre sur le gazon. Entre ses deux arbres, il y a un hamac, qui se balance paresseusement avec le vent. En prolongement de la véranda il y a une grande terrasse entièrement dallée avec une table et des chaises. Et sur tout le mur opposé, ce n'est qu'une explosion de fleurs multicolores. Certaines se fanent car le froid arrive à grands pas mais, les rosiers sont encore recouverts de petits boutons pourpres au toucher de velours. Ces rosiers sont impressionnants. Il doit y en avoir une centaine pour qu'il y ait une telle profusion de fleurs. La nuit, le jardin s'illumine. Tous les massifs de fleurs sont baignés de petites lueurs jaunes, comme des milliers de paillettes. Certains des rochers de la cascade sont en fait des spots déguisés en rochers et ils illuminent l'eau qui serpente entre les pierres et la mousse. Lorsque la nuit tombe, ce jardin se transforme en monde fantastique, magique, où l'on ne s'étonnerait pas de voir apparaître dans l'ombre des grands chênes une licorne d'un blanc immaculé. La beauté de se jardin est tellement saisissante que, malgré nous, nos voix ne sont plus que des chuchotements, donnant à nos paroles des intonations mystiques et secrètes.

Durant cette semaine, je n'avais pas eu beaucoup plus d'infos sur Edward. Ca me faisait vraiment bizarre de l'appeler comme ça. Pour moi, il n'y avait qu'un Edward, et son nom de famille était Cullen. Quoiqu'il en soit, j'étais toujours au point mort niveau découvertes ou informations croustillantes. Il s'appelle Edward mais préfère qu'on l'appelle Eddy, a 23 ans et arrive des Etats-Unis. Je n'ai pas eu d'éléments pour corroborer ma thèse qu'il soit en réalité Robert Pattinson, mais je n'ai pas non plus eu de pistes pour me faire croire le contraire. Alors mes suppositions sont toujours d'actualité j'imagine. J'aurais le fin mot de l'histoire aujourd'hui. Il doit arriver. Le soir certainement, pour que ses parents et sa sœur puissent l'accueillir. Eh oui, nous sommes déjà lundi ! D'ailleurs, il est temps pour moi d'aller mettre ma tourte au four et de poêler mes légumes !

Je venais de régler la température du four lorsque la sonnette retentit. Je jetais un coup d'œil à l'heure. Etrange … peut-être que Rachel a terminé les cours plus tôt mais pourquoi n'ouvre-t-elle pas avec ses clés ? Peut-être qu'elle les a oublié ? Je me dirigeais vers la porte, un sourire aux lèvres, déjà prête à la taquiner pour son manque de mémoire. Aussi qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je le vis lui sur le pas de la porte. Je m'attendais au petit lutin sautillant et j'avais devant moi l'être qui tapissait les murs de ma chambre à Paris. Le première chose qui me vint à l'esprit fut que j'avais raison. Je n'étais pas folle ! Je ne débloquais pas complètement, mes soupçons étaient fondés ! … Mais alors, pourquoi Rachel m'a-t-elle fait croire qu'il s'appelait Edward ? Pourquoi ne pas m'avoir dit la vérité ? Que craignait-elle ? Que je devienne folle ? Que je la harcèle pour connaître des trucs bizarres sur son frère ? Que je révèle mon côté cinglé que je camouflais ?

Je me faisais toutes ces réflexions, mon regard détaillant chaque traits de son visage. Ses yeux gris-vert taillés en amande, entourés de cils aux reflets dorés, sa bouche pleine, ses cheveux désordonnés. Mes yeux descendirent ensuite sur son corps. Il était tellement parfait. Son t-shirt blanc et son jean brut, ses chaussures noires qui détonnaient un peu avec le reste de sa tenue mais qui donnait justement à son allure cette impression de perfection, l'étui de sa guitare en main et sa valise argentée posée à ses pieds. Le soleil qui était dans son dos l'entourait d'une sorte de halo, donnant à ses cheveux une étrange teinte d'or, qui faisait comme une auréole autours de sa tête. Un ange, on aurait dit un ange. Je n'avais jamais rien vu d'aussi beau. Il était encore mieux en vrai. Et il était devant moi. Et il attendait pour entrer dans la maison, sa maison. Et moi je restais plantée là comme une idiote, mon sourire étirant toujours mes lèvres. Mais BOUGE ! Sarah ! Réveille toi !

Il se racla la gorge bruyamment et je savais que je devais me pousser pour le laisser entrer, mais je n'arrivais pas à faire un pas. Mes muscles ne recevaient visiblement pas les messages que leur envoyait mon cerveau. Marche ! Allez muscle, contracte-toi ! Contracte-toi ! Tu peux le faire ! Je devais avoir l'air débile, voire mentalement déficiente ! Idiote idiote idiote !

« Tu comptes rester dans le passage toute la journée où je vais enfin pouvoir entrer dans ma maison ? »

Sa voix était dure et agressive, hostile. Ca me remit les idées en place. Je me plaquais contre le mur pour le laisser entrer et je sentis mes joues devenir rouges de gêne. J'étais vraiment intimidée, mais aussi… déçue en quelque sorte, et étonnée. Je ne pensais pas qu'il allait être si peu accueillant. Que lui avais-je fait ? Mis à part le fait que je sois restée bloquée devant la porte pendant quelques minutes. Cette toute petite chose n'a pas pu tant l'agacer pour qu'il soit si agressif … si ? C'est sûr que ça ne doit pas être très facile à accepter qu'une inconnue vive chez soi, et vous accueille à votre retour alors que les vôtres ne sont pas là. Qui plus est si l'inconnue en question est une fan. Parce que Rachel a forcément du lui en parler, je pense. Ma passion ne passe pas franchement inaperçue quand on voit que mon livre n'est jamais loin de moi, le plus souvent dans ma main. Et puis, elle était venue suffisamment de fois dans ma chambre pour apprécier le nombre de bouquins et de magazines que j'avais apporté posé sur mon bureau ! Donc elle lui en avait forcément parlé. Peut-être est-ce pour ça qu'il est énervé ? Avoir une fan chez soi, quelle horreur ! Bien que, je pense n'avoir montré aucune marque d'hystérie quelconque… ma passion est assez contenue, même si je vis avec cette saga. Je ne me passe pas les films en boucle. A vrai dire, j'aime davantage le livre que le film. Oh ! Bien sûr que j'ai attendu le film avec impatience et que je guette les moindres infos sur les prochains mais, je suis davantage lectrice que spectatrice. Je salue la prestation des acteurs, moi qui aime tant ces personnages, j'attendais beaucoup de ces films. Et je n'ai pas été déçue. Je trouve vraiment qu'il fait un très bon Edward. Même si, quand les magasines ont commencé à parler du film et que j'ai appris que ce serait lui qui jouerait ce rôle, je n'étais pas trop d'accord ! Mais, il n'y a que les imbéciles qui ne change jamais d'avis, non ? J'ai vu le film et j'ai apprécié sa façon de jouer Edward. Et je l'ai apprécié lui aussi. Comment ne pas craquer ? Il est vraiment très séduisant. Et il l'est encore plus en vrai ! Mais tout ça n'explique pas son hostilité. Peut-être a-t-il peur de se montrer gentil parce qu'il pense que je vais alors le harceler pour savoir des choses ? Il a peut-être peur de m'apprécier parce qu'il doit penser que je n'aime que le rôle qu'il joue et non lui ? Bon, là, il n'a pas tort. Bien sûr que si Edward frappe à ma porte, je lui saute dessus ! Mais, je ne pouvais pas le connaître lui, si ce n'est à travers le cinéma ou les interviews. Et, je ne vais pas davantage le connaître s'il ne fait pas d'effort pour être agréable. Parce qu'il n'est pas question que j'accepte son comportement. Peut-être qu'il est fatigué par le voyage et le décalage horaire ? Soit. Je lui laisse une chance de se montrer plus gentil. Mais, s'il reste hostile et agressif, qu'il ne compte pas sur moi pour redoubler d'attentions et de gentillesse. Je serais cordiale, et polie. Mais je ne ferais pas d'effort pour qu'il m'apprécie. Il veut jouer sa star ? Très bien. Je garderais mes distances. Même si ce sera dur. Je tiendrais le plus longtemps possible, je peux être très têtue quand je veux.

Sans plus un regard vers lui je partis vers la cuisine et mit la table. Je l'entendais s'égosiller dans l'entrée, appelant sa famille.

« Maman ? Papa ? Rach' ? Je suis arrivé ! »

Voyant que personne ne répondait, il finit par abandonner. J'entendis une lourde valise tomber sur le sol pendant que je rallumais le feu sous la poêle. Quelques secondes plus tard, des pas sur le carrelage de la cuisine.

« Ils sont où ? »

Sa voix retentit dans mon dos, toujours aussi dédaigneuse, comme si s'abaisser à m'adresser la parole lui demandait un effort surhumain. Comme si je lui étais inférieure ! Mais pour qui se prend-il ? Ne pas m'énerver. Je ne devais pas m'énerver. Je n'avais qu'à rester calme et froide. Distance Sarah, n'oublie pas.

« Deux mots. Bureau. Lycée. »

Je ne m'étais même pas retournée pour lui parler et n'étais même pas sûre qu'il m'ait entendu. Puis, je compris que oui. Il renifla et marmonna dans sa barbe. J'éteignis le feu et réussi à entendre quelques bribes de ses paroles.

« Même pas là pour m'accueillir… me laissent tout seul avec elle… qui sait ce qu'elle va faire… suis sûr que Rachel a tort et qu'elle va me harceler… »

Le ton dégoûté de sa voix lorsqu'il parla de moi me fit enrager. Calme. Je me retournais vivement vers lui, et le fixa droit dans les yeux, mains sur les hanches. Ma colère ne demandait qu'à éclater. Je ne pouvais pas le laisser parler comme ça, c'est juste inadmissible et totalement déplacé. Il n'a pas à dire des choses comme ça sur les gens, surtout quand ils sont présents et peuvent entendre ! Est-il complètement inconscient ou quoi ? Finalement, en l'entendant continuer de marmonner, je ne pus plus me retenir et j'explosais.

« Si tu veux tout savoir, ça ne m'enchante pas non plus de me retrouver seule avec toi et tes sales manières. Toi et ton agressivité. Toi et ton air dédaigneux. Tu penses que tu m'es supérieur ? Qu'est-ce qui te permet de dire ça ? Parce que tu touches du doigt la célébrité alors tu penses que tout t'est permis et que tout va t'être excusé ? Peut-être que ça marche avec les autres mais crois-moi, n'espère pas jouer à ce jeu avec moi. Tu veux faire la star ? Très bien, je m'en fiche. Mais tu n'as pas à me traiter comme tu le fais. Je suis un être humain et je mérite pour cette seule raison un minimum de considération ! Et, va falloir t'habituer à vivre avec moi, parce que je ne partirais pas sous prétexte que tu es insupportable. »

Je m'approchais de lui et pointa mon index sur sa poitrine.

« Tu ne me feras pas partir d'ici, ok ? »

Et je sortis de la cuisine. Mon énervement avait pris le dessus mais je ne pouvais pas accepter qu'il parle comme ça de moi. Avec tant d'arrogance dans la voix.

Une fois dans ma chambre, j'attrapais mon tome 1 et l'ouvrit à mon passage préféré, celui avant la partie de base ball. Mais, à peine avais-je lu quelques lignes que je le reposais dégoûtée et trop énervée pour lire. Il avait réussi à me dégoûter de mon passe-temps favori, alors que je pensais ça impossible. Je me rallongeais sur mon lit les bras croisés, repensant à ce qui c'était passé depuis le coup de sonnette. Peut-être que ma réaction a été un peu excessive. Mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Je ne pouvais pas rester là, tranquillement et souriant alors qu'il me traitait comme une moins que rien. J'avais un minimum d'amour propre et je ne pouvais donc pas accepter son comportement. Je ressassais cette histoire et je finis par m'endormir.


POV Robert P.

Je ruminais. Oui, c'est exactement le terme. J'étais chez moi, dans ma cuisine, je grignotais une pomme qui venait de ma corbeille à fruit et je ruminais. Qu'est-ce que c'était que ce bordel ? Mes parents et ma sœur absents le jour de mon arrivée. Personne pour m'accueillir si ce n'est elle. La correspondante. La fan.

J'arrive chez moi, heureux de rentrer à la maison et de revoir les miens et là, le choc. Elle qui m'ouvre la porte, le plus beau des sourires étirant sa bouche charnue. Pourquoi fallait-il qu'elle soit si jolie ? Comment allais-je pouvoir détester une fille si craquante ? Comment allais-je pouvoir garder une certaine distance avec elle ? Je la regardais pendant qu'elle me dévisageait. La surprise s'était affichée sur son visage lorsqu'elle a ouvert la porte mais, elle est restée si calme. Aucune marque d'une quelconque excitation ou hystérie, elle restait juste là, main agrippée à la porte à me détailler. J'étais presque mal à l'aise devant son regard. J'avais pris l'habitude que les gens m'observent, mais son regard était différent. Elle me regardait avec beaucoup d'attention mais ses pensées semblaient être ailleurs, comme si elle réfléchissait à quelque chose en me fixant, sans vraiment se rendre compte de ce qu'elle faisait.

J'avais peur. Peur parce qu'elle était tellement différente de ce que j'avais imaginé. Rachel avait raison, ça avait l'air d'être une fille super. Je ne lui avais pas dit un mot mais je pouvais sentir que c'était quelqu'un de bien. Instinct ? Sixième sens ? Je ne sais pas ce que c'est mais je le savais. Et ça me faisait peur. J'avais pris la décision de rester froid avec la correspondante, de maintenir une distance et même être un peu désagréable pour qu'elle ne se laisse pas aller à un quelconque comportement un peu bizarre ou plus personnel. Si elle était déçue par moi, l'être humain, il n'y aurait aucun problème d'hystérie. Je perdrais une fan tout au plus.

Mais, maintenant que je sais comment est cette correspondante, toutes mes résolutions semblent fondrent comme neige au soleil. Je ne pouvais pas me montrer désagréable avec une fille si jolie qui était en plus adorable, selon les dires de Rachel. Je n'avais aucune raison d'être hostile avec elle. Mais, en même temps, j'avais vraiment peur. Et si elle faisait semblant ? Si elle attendait que je baisse ma garde pour dévoiler son jeu, que se passera-t-il ? Il faut absolument que je m'assure du comportement de cette fille. Je ne pouvais décemment pas lui accorder ma confiance aveugle sous prétexte qu'elle m'a fait bonne impression et que ma sœur l'apprécie. Je ne pouvais pas. Ou peut-être que si ?

Elle était toujours devant moi, son regard à présent posé sur l'étui de ma guitare. Comment était-ce possible qu'elle me fasse tant d'effet ? J'avais vu de très belles filles mais pourtant, aucune ne m'avait ému comme elle. Pourquoi elle ? Pourquoi faut-il que la seule personne avec laquelle je dois être exécrable me fasse craquer ? Il ne fallait surtout pas que je me laisse avoir. J'allais exécuter mon plan du mec pas super agréable et j'aviserais plus tard.

Une fois cette décision prise, j'ouvris la bouche et les mots sortirent presque malgré moi.

« Tu comptes rester dans le passage toute la journée où je vais enfin pouvoir entrer dans ma maison ? »

C'est moi qui viens de parler là ? Pourquoi ma voix est-elle si agressive ? Que se passe-t-il avec moi ? Quel est mon problème bon sang ?! Je dois être un peu désagréable et voilà que je me transforme en imbécile ! Que m'arrive-t-il ?

Ses yeux s'ouvrirent en grand et elle se poussa prestement, s'aplatissant contre le mur. Un rayon de soleil avait pénétré ses yeux lorsque la surprise les avait agrandis et, j'avais pu y déceler une teinte de bleu absolument merveilleuse. Pourquoi est-ce que je fais ça ? Pourquoi cette méchanceté ? Ce ne me ressemble tellement pas. Mais peut-être que c'est mieux ainsi ? Peut-être que mon inconscient agit dans mon bien et que, malgré ma résolution d'être moyennement gentil, il me protège en étant si hostile ? Ca y est, je crois que je deviens cinglé.

J'attrapais ma valise et entra dans la chaleur de la maison. Des odeurs de cuisine vinrent titiller mes narines et mon estomac se tordit de faim. Elle faisait la cuisine ? Bon Dieu, cette fille est réellement adorable.

Je tournais la tête vers l'endroit où elle était mais elle avait disparu, sans un bruit. J'appelais d'une voix forte ma famille pour les prévenir de mon arrivée mais personne ne répondit. Je posais ma valise par terre et adossais l'étui de ma guitare sur le mur de l'entrée et alla à la cuisine. Elle était là, devant les plaques chauffantes, agitant quelque chose dans une poêle. Ses longs cheveux bruns cascadaient dans son dos en formant de légères ondulations et guidaient le regard jusqu'à sa taille très fine. J'ai toujours aimé les cheveux longs. Et je craque pour une brune. Pourquoi fallait-il que mon idéal soit quelqu'un avec qui je ne peux rien envisager ? La vie s'acharnerait-elle avec moi ? Du genre ''bonjour, c'est moi la nature ! Tu aimes les brunes aux cheveux longs et au sourire éclatant ? Très bien, on va regrouper toutes tes préférences en une personne que tu ne pourras jamais fréquenter mais avec laquelle tu vas devoir vivre !'' Sérieusement, quelqu'un m'en voulait là-haut.

Je voulais lui demander où étaient mes parents, et ma sœur, mais là encore, l'agressivité pris le dessus et ma voix retentit avec des accents hostiles.

« Ils sont où ? »

Elle ne dit rien pendant un moment et je crus qu'elle n'allait pas répondre, ou qu'elle ne m'avait pas entendu avec le bruit de la hotte. Mais finalement, sa voix se fit entendre par-dessus la bruit de la cuisson.

« Deux mots. Bureau. Lycée. »

Elle avait répondu si succinctement ! Mais j'avais déjà pu voir que sa voix avait un drôle d'effet sur moi. J'en étais déjà à me demander comment ce serait de l'entendre prononcer mon nom. J'avais vraiment un problème ! Ca me rendis triste de voir qu'elle avait l'air agacée par moi. Par mon comportement. Mais je n'avais aucune excuse. Je m'étais comporté comme un enfant gâté pourri. Mon agressivité n'avait eu aucune raison de s'exprimer et pourtant elle l'a fait. Je marmonnais quelques paroles pour moi-même.

« Ma famille n'est même pas là pour m'accueillir. Elle me laisse seul avec elle … alors que je suis sûre que Rachel savait que je craquerais, elle sait qu'elle est mon type de fille. Quand je pense qu'il y a à peine quelques minutes j'étais en train de me dire des trucs mauvais sur elle. ''Qui sait ce qu'elle va faire ? Je suis sûr que Rachel a tort et qu'elle va me harceler'' mais quel imbécile je suis ! »

Puis, soudainement, elle se retourna vers moi et je pus voir la colère illuminer ses beaux yeux clairs. Que se passe-t-il ? Elle paraissait contenir son énervement mais son regard vrillait le mien avec une intensité qui me fit presque détourner les yeux. Que lui arrive-t-il ? Nos regards s'affrontaient, un rayon azur contre mon faisceau émeraude. Et, visiblement, sa colère du prendre le dessus sur son calme puisque que, quelques secondes plus tard, sa voix retentissait dans la cuisine, rebondissant contre les murs.

« Si tu veux tout savoir, ça ne m'enchante pas non plus de me retrouver seule avec toi et tes sales manières. Toi et ton agressivité. Toi et ton air dédaigneux. Tu penses que tu m'es supérieur ? Qu'est-ce qui te permet de dire ça ? Parce que tu touches du doigt la célébrité alors tu penses que tout t'est permis et que tout va t'être excusé ? Peut-être que ça marche avec les autres mais crois-moi, n'espère pas jouer à ce jeu avec moi. Tu veux faire la star ? Très bien, je m'en fiche. Mais tu n'as pas à me traiter comme tu le fais. Je suis un être humain et je mérite pour cette seule raison un minimum de considération ! Et, va falloir t'habituer à vivre avec moi, parce que je ne partirais pas sous prétexte que tu es insupportable. »

Sa voix avait des accents de colère mais restait étonnement calme. Il n'y avait pas de cris dans ses paroles. Et c'était d'autant plus impressionnant.

Elle s'approcha de moi et une drôle de sensation envahit mon estomac. Une fois qu'elle fut juste en face de moi, elle pointa son index sur moi et me fixa droit dans les yeux. Ne pas craquer. Je ne devais pas craquer. La voir comme ça me rendait fou, l'électricité et la tension qu'il y avait dans l'air ne me donnait qu'une envie, la dévorer de baisers. Elle. Que je ne connais même pas. Mais que m'a-t-elle fait ?

Elle repris la parole et sa voix n'était plus qu'un chuchotement.

« Tu ne me feras pas partir d'ici, ok ? »

Et elle sortit de la cuisine. Wow. Un peu plus et je lui aurais sauté dessus, sans pouvoir me contrôler. Elle avait été si près de moi que j'avais senti son corps irradier de chaleur. Et son odeur m'avait frappé de plein fouet. Une odeur très fruitée. Elle sentait les vacances, le soleil, les bonbons. Le sucre de sa fragance m'avait fait saliver.

J'étais également étonné. Son anglais était vraiment correct et presque sans imprécisions. Elle ne semblait pas réellement chercher ses mots. Et son léger accent français était tout simplement sexy.

Oh ! Non, non, non ! C'est une très mauvaise idée de craquer pour elle. C'est une fan bordel ! C'est pas la chose à faire. Mais elle ne ressemblait tellement pas à une fan. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et n'hésitait pas à remettre les gens en place, qui qu'ils soient. Une fan ne m'aurait jamais parlé comme ça. Une fan ordinaire du moins. Mais je savais qu'elle était spéciale. Je l'avais détecté au premier regard.

Et elle me détestait. Mais peut-être était-ce mieux ainsi ? Si elle ne m'appréciait pas, je n'aurais pas d'autre choix que de laisser tomber. Alors que si elle m'aimait bien, ce serait d'autant plus dur pour moi de lui résister.

J'avais fini ma pomme, exploitant au maximum la chaire qu'il y avait. J'avais pratiquement mangé le trognon ! Je devais vraiment être perdu dans mes pensées pour faire ça !

Je retournais dans l'entrée chercher ma valise et ma guitare et monta l'escalier à pas lourds. Je vais jouer un peu de guitare, ça me ferait du bien, me détendrait.

Arrivé à l'étage, j'eus un blocage face à la porte de sa chambre. Et si j'entrais m'excuser de mon agressivité ? C'était plus fort que moi. Je ne supportais pas l'idée qu'elle puisse être énervée contre moi. Je voulais qu'elle m'apprécie. Même si je savais que ce n'était pas bien.

Je frappais doucement à la porte. Aucune réponse. Elle devait forcément savoir que c'était moi. Et la seule explication était qu'elle ne voulait pas m'ouvrir. Elle doit faire la tête. A moins qu'il ne lui soit arrivé quelque chose ? Oh mon Dieu ! Et si elle s'était blessé ? Evanouie ? Je ferais mieux d'entrer voir non ? Parce que, si elle était en difficulté et que je ne l'aidais pas, ça pourrait être considéré comme non-assistance à personne en danger je pense … je ne veux pas qu'elle porte plainte contre moi !

Je tournais la poignée doucement en priant pour que la porte ne grince pas et entrais dans la chambre. Il n'y avait aucun bruit. Je posais mes yeux sur le lit et elle était là, recroquevillée sur les draps couleur violine, endormie. Sa tête était perdue dans les oreillers. Son visage, entouré par ses ondulations brunes, était incliné vers moi. Je m'approchais tout doucement, sans trop me rendre compte de ce que je faisais et m'accroupis pour être au niveau de son visage. Sa beauté me coupa le souffle. Ses traits étaient totalement détendus, lui donnant une expression sereine. Sa respiration était très calme et paisible. Son souffle s'échappait entre ses petites lèvres entrouvertes. Cette petite bouche rose et charnue, comme un petit coussin sur lequel on rêve de déposer nos lèvres. Mon regard remonta sur son petit nez, parsemé de petites tâches de rousseur absolument craquantes qui lui donnait l'air d'une petite fille. Sa frange créait une ombre sur ses yeux clos et ses cils étaient d'une longueur si incroyable qu'il reposait sur le haut de ses pommettes.

Je regrettais qu'elle dorme, son sommeil ne me permettait pas de détailler ses yeux, ses paupières protégeant ses iris. Je savais qu'ils étaient bleus mais je voulais en savoir plus. Je n'arrivais plus à savoir s'ils étaient clairs ou au contraire bleu marine. Ils m'avaient semblé transparents lorsque le soleil les avait frappés de son rayon doré, mais au contraire, ils avaient été assez foncés, d'un bleu profond, lors de notre affrontement dans la cuisine.

Un léger gémissement se fit entendre dans sa respiration et ça me fit sursauter. Allait-elle se réveiller ? Par peur d'être pris sur le fait, j'attrapais ma valise et ma guitare et fila dans ma chambre.

Que m'arrivait-il bon sang ? J'avais espéré qu'elle ne me harcèle pas mais c'était tout le contraire ! C'est moi qui la traque ! Peut-être serait-ce moi qui aurais du mal à ne pas profiter de notre porte communicante finalement.

J'attrapais ma guitare et fis quelques accords d'un air absent en repensant à son visage. Elle avait les traits si fins. On aurait dit une poupée de porcelaine, la plus belle des poupée. Son teint de pêche, ses longs cils, sa bouche pulpeuse. Sa beauté est tellement précieuse, je voudrais la garder pour moi seul. Je voulais que cette fille que je ne connaissais pas il y a une heure ne soit qu'à moi. Sarah. Ce prénom jusqu'alors si banal prenait maintenant les accents les plus magnifiques. Ce prénom que je détestais parce qu'il appartenait à cette inconnue était à présent le plus beau de tous, justement parce que c'était le sien.

Je ne l'avais vu que quelque secondes mais déjà elle ne quittait pas mes pensées. Alors qu'on ne peut pas vraiment dire que notre rencontre se soit déroulée de la meilleure des façons. Entre mon agressivité et son énervement. J'étais vraiment un imbécile. Je me suis mis à dos la seule personne que je veux.

Comment est-ce que je vais pouvoir me rattraper ?


ALOOOOORS ? Pas ce à quoi vous vous attendiez je pense hein ? Mis à part une de vous qui m'avais soumis un assez bon pronostic, vous avez pour la plupart pensé que Rob craquerait (ce en quoi vous n'avez pas totalement tort) et qu'il serait doux comme un agneau, or il a plutôt été rude avec Sarah !


Que pensez-vous qu'il va se passer ensuite ? Va-t-il se rattraper ou continuer de se conduire en véritable crétin ? Et Sarah, va-t-elle tout effacer de son comportement odieux ?

J'attends vos avis avec impatience !!!

J'essaie, à partir du 26, d'écrire le chapitre 6 le plus vite possible, en ne le bâclant pas cette fois, afin de pouvoir poster le chapitre 5 !

Merci encore de me lire Vous êtes juste super !

Et, comme d'habitude, j'attends vos avis, critiques, et suggestions éventuelles. N'hésitez également pas à me faire part de petites fautes de frappe ou d'orthographe qui ont pu échapper à ma vigilance et à celle de Microsoft Word ! C'est qu'elles se cachent les coquines !

A très vite pour le chapitre 5, bonne semaine à toutes, et bonne chance si certaines d'entre vous entrent en période d'examens ou attendent des résultats

Je vous embrasse

Laura