Bonjour !
Demain, je passe la première partie de mes exams et, je n'ai pas pu résister à vous poster le chapitre 5 ! Alors le voilà :)
Je n'ai pas vraiment le temps pour faire de grands blabla comme j'en ai l'habitude !
Néanmoins, je voudrais comme d'habitude remercier toutes les personnes qui postent des reviews, et qui me mettent dans leur favoris :) J'ai atteint les 49 reviews ! Et je suis SUPER contente !
Merci également à ceux qui m'ont souhaité bonne chance pour mes exams :)
Je vous embrasse fort
J'espère que ce chapitre va vous plaire :)
A très très vite :)
POV Sarah.
De petits coups frappés à la porte me sortirent du sommeil. Depuis combien de temps est-ce que je dormais ? J'avais l'impression que je ne m'étais assoupie que cinq minutes. Je baragouinais un faible ''entrez'' avant de renfoncer ma tête dans l'oreiller. A la démarche sautillante, je sus que c'était Rachel. Elle s'assit sur mon lit et tira la couette.
« Debout là-dedans ! Ca suffit de dormir madame la marmotte ! »
Je grognais légèrement tout en essayant de récupérer ma couette. Peine perdue, j'étais encore groggy de sommeil et Rachel était en pleine forme.
« Allez ! C'est l'heure de déjeuner ! On voulait attendre que tu te réveilles mais j'ai trop faim ! »
« Humpf… »
Elle me secoua par l'épaule.
« C'est bon, c'est bon ! Je me lève madame l'impatiente ! Laisse-moi le temps d'émerger au moins ! »
Elle se leva et se mit à sautiller sur place, tapant légèrement dans ses mains, un immense sourire dévoilant ses dents. Ca ne faisait que deux semaines que je la côtoyais mais je ne l'avais jamais vu si excitée.
« Quelle est la raison de cet enthousiasme débordant Duracell ? C'est parce que tu vas pouvoir manger ? »
Elle rit de ma taquinerie avant d'enchaîner de sa voix flûtée.
« Mon frère est arrivé ! Voilà pourquoi je suis surexcitée ! Mais tu le sais déjà vu que c'est toi qui l'as accueillit… »
Elle s'arrêta soudainement de sautiller et sa voix s'éteignit. Son visage pris un air grave et sa voix devint sérieuse.
« Tu m'en veux ? »
« De ? » Je ne voyais vraiment pas où elle voulait en venir. De quoi parlait-elle ?
« De pas t'avoir mentit sur mon frère, de pas t'avoir dit qui c'était… »
Elle me regarda comme si une deuxième tête me poussait. Qu'est-ce qui se passe ? Puis tout d'un coup, tout refit surface. La porte qui sonne. Lui. La surprise. Son agressivité. Mon énervement.
Son frère. C'est son frère.
Je levais les yeux sur elle. Mon sommeil m'avait fait enfouir cette histoire mais, à présent que j'étais bien réveillée, tout revenait à la surface. Calme. Il fallait que je reste calme.
Je me levais de mon lit et rabattis d'un coup la couette. Je me tournais vers Rachel et elle avait l'air apeurée, ignorante de ma prise de conscience.
Si je lui en voulais ? Bien sûr que je lui en voulais. Mais je ne pouvais pas lui dire ça.
« Non, je ne t'en veux pas Rachel, t'inquiète pas ! »
« Tu es sûre hein ? Parce que tu as l'air euh … énervée ? »
« C'est pas après toi que j'en ai Rachel, c'est ton fr… » Je me tu à temps. Je ne pouvais pas faire ça. Je ne pouvais pas cafter. Si le sujet venait, je lui dirais mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée qu'elle soit au courant. Quelque chose me dit qu'elle sera excessive.
« C'est mon quoi ? »
« Rien ! Laisse tomber ! C'est rien, vraiment ! »
Je lui souris pour la rassurer, en espérant qu'elle me croit.
« Sarah … »
Son ton était menaçant. Je décidais de faire comme si de rien était.
« Oui ? »
« Dis-moi tout de suite ce qu'à fait mon frère. »
Oh ! Comment a-t-elle su ?! Ca ne devait pas être très difficile à deviner mais quand même. Il fallait que je trouve un moyen d'esquiver sa question…
« Et n'essaie pas de te défiler ! Qu'a-t-il fait ? »
Mais comment elle a pu savoir que je cherchais une excuse pour pas répondre ?! Et, elle me faisait un peu peur… Sa voix était très calme, froide, alors qu'habituellement elle est chantante. Un peu comme si de Rachel, elle était passé en mode ''Dark Rachel''. Ca faisait peur.
Elle attrapa ma main et me tira pour que je m'assoie sur le lit, à côté d'elle. Elle ne lâcha pas ma main et reprit la parole.
« Je suis sérieuse Sarah, dis moi ce qui s'est passé… »
J'en avais marre de lutter. Alors je lui racontais. Je lui racontais comment j'étais restée plantée devant la porte et comme il avait été agressif. Comment, en l'entendant parler en mal de moi, je m'étais énervée contre lui avant de m'éclipser dans ma chambre. Elle m'écouta sans m'interrompre, et, au fur et à mesure de mon récit, je sentais sa main serrer de plus en plus fort la mienne. Quand j'eus fini, j'avais la main broyée !
« Rachel… dis quelque chose, tu me fais peur là… »
Elle se leva et commença à tourner en rond devant moi, en serrant ses petits poings.
« Tu sais, je crois que j'ai peut-être un peu exagéré… c'est pas si grave… je me suis énervée mais, peut-être qu'il n'y avait pas vraiment de raison pour que je sois aussi furieuse… »
Qu'est-ce que j'étais en train de faire ? Je le protégeais ! Je minimisais ce qu'il avait fait en prenant tout sur moi… suis-je devenue folle ? Enfin, quand on voit dans quel état est Rachel, je ne suis pas sûre qu'il sortira indemne de la confrontation … Il faut que je la calme.
« Rachel… »
Elle se tourna vers moi et siffla entre ses dents.
« Je te jure que… mais pourquoi il… JE VAIS LE TUER ! »
Et elle sortit en trombe de ma chambre, dévalant les escaliers à toute vitesse. J'essayais tant bien que mal de la suivre en espérant pouvoir la retenir.
« Mais laisse tomber Rachel, c'est pas… »
« ROB ! » Rugit-elle. Elle marcha à grands pas vers la cuisine, les poings serrés le long de son corps. Qui aurait pu penser qu'une si frêle jeune fille comme Rachel puisse faire aussi peur ? On passa devant Catherine et Ronald qui étaient en train de regarder la télé, installés dans le canapé. Ils virent leur fille passer puis moi après. Je levais les bras en faisant une grimace, espérant leur faire comprendre que j'étais impuissante.
Rachel fit claquer la porte de la cuisine contre le mur, le chambranle se mit à trembler et le bruit était assourdissant. Ca se trouve la poignée à fait un trou dans le mur … faudra que je vérifie ça plus tard.
« ROB ! »
J'entrais à sa suite dans la cuisine et il était là, appuyé contre la table, grignotant tranquillement une pomme, l'air presque amusé devant la scène, complètement inconscient de la boule de nerfs qui se trouvait être sa sœur.
« Oui ? Que puis-je faire pour toi ma chère sœur ? »
« MAIS C'EST QUOI TON PROBLEME ?! »
Elle avança vers lui et du lever la tête pour pouvoir le fixer droit dans les yeux. Il faisait une tête de plus qu'elle mais, vu comment elle était furieuse, je n'aurais pas été si nonchalant à sa place !
J'étais toujours dans l'embrasure de la porte et commençais à culpabiliser. C'était de ma faute. J'aurais jamais du lui raconter.
« De quoi parles-tu Rachel ? »
« DE QUOI JE PARLE ? TU TE MOQUES DE MOI ? »
Elle plaqua un de ses poings sur son épaule, de toutes ses forces apparemment. Il n'eut même pas la décence de faire semblant d'avoir mal. N'avait-il donc aucun instinct de conservation ? Elle allait le massacrer !
« Rob, es-tu complètement idiot ? Je te parle du comportement de rustre sous évolué digne d'un animal primitif que tu as eu avec Sarah ! »
Elle avait arrêté de crier et s'était approchée encore plus de lui, sifflant entre ses dents.
« Oh ! Ca … »
Je crus qu'il allait continuer mais non, il se tut. Ce mec était cinglé. Pas d'autres explications.
« C'est notre invité merde ! Dans la phrase ''comportes-toi bien avec elle'', qu'est-ce que ton petit cerveau atrophié n'a pas compris ?! Tu vas arrêter de faire ton prince et descendre de ton piédestal tu veux ? Tu la traites avec la considération et le respect qu'elle mérite. T'as compris ? »
« J'entends bien. Mais il est absolument hors de question que je m'écrase. Ce n'est pas toi qui va me dicter mon comportement. »
Il avait baissé son visage vers elle et, à sa place, je n'aurais pas fait ça. Je serais resté hors d'atteinte.
J'entendis la porte s'ouvrir dans mon dos et, Catherine et Ronald entrèrent à leur tour dans la cuisine. La scène était digne d'une pièce de théâtre dramatique en 3 actes. Espérons qu'on en soit à la fin…
« Mais qu'est-ce qui se passe ici ? C'est quoi ces cris de sauvages ? On n'est pas chez les fous ! »
Rachel se tourna vers sa mère.
« Il se passe que ton bien-aimé fils s'est très mal comporté avec Sarah lorsqu'elle l'a accueillit. Il a été désagréable, agressif et blessant. »
Catherine eut l'air choqué, et son regard se porta sur son fils.
« C'est vrai mon bébé ? Tu n'as pas été gentil ? Mais pourtant tu es un garçon si doux… Mon bébé n'a pas été agréable… mon dieu »
Catherine avait vraiment l'air tourneboulé, visiblement elle voyait vraiment son fils comme un idéal, incapable de faire du mal à qui que ce soit. Je dois avouer que je pensais également ça il n'y avait pas si longtemps. Pour moi, il avait tout. La beauté, l'humour, le talent. Mais tout ça n'était que poudre aux yeux… C'était quelqu'un d'arrogant, d'hostile, et il était incroyablement agaçant. Ma main me démangeait de se poser sur sa joue, mais pas pour une caresse, plutôt pour lui mettre une claque de toutes mes forces, quitte à me faire mal.
Il reprit la parole, l'air agacé par le comportement un peu excessif de sa mère, trahie par son soleil.
« Maman ! Dramatise pas, c'est bon ! C'est rien du tout, je dois juste m'expliquer avec Rachel. »
Il prenait cette histoire avec tellement peu de considération. Comme si ce n'était rien de plus qu'un petit ennui qu'il allait balayer d'une pichenette. Je devais avouer que le comportement de Rachel était excessif mais, il n'en restait pas moins qu'il s'était mal comporté.
« Bon, je vous laisse régler ça alors. MAIS JE NE VEUX PLUS ENTENDRE AUCUN CRIS, c'est bien clair ?! »
Ils hochèrent tous les deux la tête, l'air un peu apeuré. Puis Rachel se tourna de nouveau vers son frère alors que ses parents retourner devant les infos.
« Mais qu'est-ce qui t'arrive bon sang ? Je ne te reconnais plus. Depuis quand as-tu la grosse tête comme ça ? Si le cinéma te rend comme ça, arrête ! Ce n'est pas ce qu'il te faut ! Je ne reconnais plus mon frère. Il ne se serait jamais comporté comme ça. Qu'est-ce qui se passe ? »
La voix de Rachel était de plus en plus faible et je pouvais sentir qu'elle était blessée, émue par ce qu'elle disait.
« Je vais très bien Rachel, merci ! Je dis juste que je n'aie pas à faire d'efforts pour une fille dont je ne me soucie guère. Ce n'est pas moi qui l'accueille ! Elle est peut-être dans ma maison, mais ce n'est pas ma volonté. J'étais contre l'accueil d'un correspondant, tu te rappelles ? Justement par peur qu'une groupie stupide et cinglée ne débarque. Mais comme d'habitude, tu n'en as fait qu'à ta tête et tu as obtenu ce que tu voulais. C'est ton choix et c'est toi, et uniquement toi qui es responsable d'elle. Ne compte pas sur moi pour être agréable avec ce parasite. »
Il croqua dans la pomme et je vis que Rachel fulminait. Un peu plus et j'aurais pu voir la fumée sortir de ses oreilles. J'étais blessée par ce qu'il venait de dire. Parasite. J'étais un parasite.
« Une groupie stupide et cinglée ? UNE GROUPIE STUPIDE ET CINGLEE ? SARAH A L'AIR D'UNE GROUPIE STUPIDE ET CINGLEE ? »
Il me jeta un regard, de haut en bas, puis de bas en haut, me jaugeant.
« Hum … non. Mais qui peut en être sûr ? Je ne veux pas risquer quoique ce soit. »
« Espèce de… de… »
« Oui ? Je t'écoute ? Espèce de … ? »
« ARGH ! Tu n'es qu'un abruti ! »
« Demi-portion. »
« Abruti. »
« Demi-portion. »
« Abru… »
« OK ! STOP ! » C'était sortit malgré moi. Mais je ne pouvais pas rester comme ça, bras croisés à attendre que ça passe. Je ne pouvais pas laisser un frère et une sœur se déchirer à cause de moi. Avant de changer d'avis et de retourner dans mon coin comme la peureuse que je suis, je vins m'intercaler entre eux deux. Je posais une main sur le sternum de Rachel et l'autre sur le torse de son frère.
« J'EN AI MARRE ! CALMEZ-VOUS ! »
Ils ouvrirent de gros yeux et se regardèrent comme s'ils se demandaient ce qui m'arrivait.
Et là, je pris conscience de ce que j'étais en train de faire. Ma main. Sur son torse. A lui. Ne pas me dégonfler. Ne pas me dégonfler. Concentre-toi Sarah ! Je pris de nouveau la parole.
« Ca suffit de vous crier dessus n'importe comment ! Je ne veux pas que vous vous disputiez à cause de moi, c'est clair ? Rachel, je ne veux plus que tu fasses ça, je peux me débrouiller et me défendre toute seule si quelque chose ne me plaît pas, même si j'apprécie beaucoup que tu aies fait ça. Ca me touche vraiment beaucoup Duracell. Mais la prochaine fois, s'il y en a une, reste neutre et laisse moi régler ça, d'accord ? »
J'avais utilisé son surnom pour lui faire comprendre que je ne lui en voulais pas. J'espérais que ça la calmerait. Elle m'envoya un grand sourire, auquel je répondis.
« TOI ! » Je me tournais vers Rob, index en avant, lâchant Rachel. « Tu ne veux pas faire d'efforts ? Très bien. Ca m'est complètement égal. Mais je n'en ferais pas non plus. Ce n'est pas parce que tu es célèbre que je vais me pâmer d'admiration devant toi. Oui, je suis fan, je ne m'en cache pas. Mais je ne pense pas être décérébrée ou inconsciente. J'aimais l'image de toi que tu donnais à travers tes rôles et tes interviews, mais, j'ai eu le déplaisir de croiser ta route et je vois que j'ai tout faux. T'avoir adressé la parole ce matin m'a suffit pour savoir que je ne veux pas te connaître davantage comme je l'ai toujours pensé jusque là. Si ça peut te rassurer, sache que je ne compte pas du tout te harceler. Et, comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne partirais pas d'ici, sûrement pas à cause de toi, alors il va falloir que tu t'habitue à ma présence. Je ne te demande pas de faire de grandes démonstrations de politesse et de gentillesse. Tu ne m'aimes pas, je l'ai bien saisi. Pour toi je ne suis qu'un parasite qui vient interférer dans ta petite vie parfaite. Mais, sans grandes conversations, je mérite un minimum de considération. »
Je m'éloignais et alla rallumer le feu sous la poêle. Je passais ensuite ma tête dans le salon pour appeler à table. Catherine et Ronald étaient de nouveau sur le canapé mais ne semblaient pas captiver par le programme qui passaient à la télé. Ils avaient entendu l'échange et devaient sûrement y repenser.
« A table ! » Dis-je d'un ton enjoué et souriant, comme si rien ne s'était passé.
Ils tournèrent la tête vers moi et me firent signe qu'ils arrivaient d'un air absent. Ils se levèrent et lorsque Ronald passa devant moi, il me chuchota quelques mots.
« Je suis ravi que tu ne sois pas intimidée par Rob. Il a vraiment besoin d'être remis dans ses pampers de temps en temps et tu l'as très bien fait ! Je savais que t'accueillir ne pouvait qu'être bien ! Tu veux que je te dise, tu es la fille parfaite pour lui ! »
Il s'éloigna en me faisant un clin d'œil et je me sentis rougir de la tête aux pieds. ''Parfaite pour lui''. Même s'il m'agaçait au plus au point, qu'est-ce qu'il était sexy …
Il fallait que je me reprenne ! Je sortis le plat du four et servis tout le monde.
« Alors au menu de midi, tourte au saumon et légumes poêlés ! »
Je suis ensuite allé m'asseoir à table, sur ma chaise attitrée, juste en face de lui. Je n'osais plus le regarder mais, quand j'eus le malheur de lever les yeux, je surpris son regard sur moi. Un regard brûlant et sauvage. Il fait chaud ici, non ?
POV Robert P.
Mes parents étaient arrivés vers une heure, suivis de près par Rachel. Les revoir me fit un bien fou ! Je crus que Rachel allait me casser une côte tant elle me serait fort contre elle ! Elle arrêtait pas de sautiller partout en riant. Qu'est-ce qu'elle m'avait manqué !
Ma mère, toujours fidèle à elle-même pleura en marmonnant des ''mon bébé''… Ca m'agaçait quand elle m'appelait comme ça ! Mais bon, après tout, c'était ma maman !
Même mon père qui est habituellement pas très expansif m'a serré fort dans ses bras.
« Allons-nous asseoir au salon, que tu puisses nous raconter un peu ! »
Ma mère était visiblement pressée !
« Attendez, je vais chercher Sarah ! »
Ma sœur … je craignais la confrontation. Parce que Rachel finirait par être au courant et je passerai un sale moment … je voulais retarder ça le plus possible. Une excuse, trouve une excuse, vite !
« Je crois qu'elle s'est endormi Rachel. Laissons là se reposer, on attendra qu'elle se réveille pour passer à table. »
Rachel me regarda, étonné.
« Je peux te parler cinq minutes Rob ? »
Que voulait-elle me dire ? Elle ne pouvait pas déjà être au courant, hein ? Je me raclais nerveusement la gorge et lui répondit.
« Oui, bien sûr … »
« Viens dans la cuisine »
Elle m'attrapa par le bras et ferma la porte derrière nous. Elle se retourna ensuite vivement face à moi et croisa les bras.
« Alors ? »
Où voulait-elle en venir ?
« Oui ? »
« N'as-tu pas quelque chose à me dire ? »
Elle savait ! Mais comment ? Sarah n'a pas pu lui dire …
Je lui lançait un regard interrogateur, simulant l'innocence.
« Euh … ? »
Soudain un grand sourire illumina son visage. Ma sœur était la reine du changement d'humeur !
« Elle est géniale non ? »
De quoi elle parlait ? Oh ! Elle ne savait rien ! Elle voulait juste entendre '' tu avais raison''.
« Oh ! Eh bien, tu sais, on n'a pas vraiment parlé … Elle m'a juste ouvert la porte et filé … »
Le sourire de Rachel se fana un peu.
« Ah bon ? »
Son entrain l'avait quitté, comme si elle était déçue.
« Je sais pas … Peut-être qu'elle est timide ? »
« Hmm … peut-être… mais ça m'étonne, surtout vu comment elle t'aime, en tant qu'acteur… ça m'étonne qu'elle ait pas … je sais pas… »
« Si tu me dis qu'elle m'aime bien, c'est sûrement ça, elle a du être intimidée … mais ne t'inquiète pas ! Je suis sûre que ça ira mieux ! »
« Oui, tu as raison ! »
Son sourire étira de nouveau ses lèvres, creusant ses fossettes. Elle fixa ses yeux dans les miens et j'eus un pressentiment sur ce qu'elle allait dire. Elle avait son regard d'entremetteuse…
« Elle est jolie hein ? »
Elle me fit un petit clin d'œil. Ca y est, j'étais nerveux. Je détournais mon regard et passa ma main dans mes cheveux.
« Oh ! Euh … eh bien, oui, j'imagine qu'on peut dire ça … mais tu sais je l'ai pas vraiment vu… c'était vraiment rapide et… »
« Menteur ! Tu l'as trouvé belle. J'en suis sûre ! C'est tout à fait ton genre de fille ! »
« Si tu en es si sûre Rach', pourquoi tu me poses la question alors ? »
J'avais tiré la situation à mon avantage. Je lui fis un petit sourire en coin, certain d'avoir gagné.
« Eh bien, pour avoir le plaisir de te l'entendre dire mon cher frère ! »
Elle essayait tant bien que mal de se rattraper mais ce n'était pas terrible !
« Il faut absolument que je parle à Sarah, que je sache pourquoi elle a été si timide ! Et je veux savoir si elle m'en veut … parce que, je lui ai pas dit que tu étais qui tu es… »
Sa bouche se tordit en une petite grimace et elle leva un regard d'excuse vers moi.
« Qu'est-ce que tu lui as raconté ? »
Je ne sais pas pourquoi mais je sentais que ça n'allait pas me plaire …
« Je lui ai dit que tu t'appelais Edward … mais que tu adorais qu'on t'appelle Eddy… Tu vas me taper ? »
Rachel … mais pourquoi elle lui a dit ça ?! Edward ? Edward ? Ma sœur est folle. Il n'y a aucune autre explication plausible. Néanmoins, ça expliquait certaines choses … Sarah avait été surprise. C'est pour ça qu'elle n'a pas décollé du seuil de la porte pendant quelques minutes … elle a été prise au dépourvu ! Et moi j'ai fait le rustre ! La pauvre ! Elle doit se demander dans quelle famille elle a atterri ! Entre ma sœur qui raconte des cracks plus gros qu'elle, ma mère qui s'émerveille d'un rien, mon père qui est assez secret et moi qui me suis conduit comme un crétin, elle est servie ! Faut vraiment que j'essaie de rattraper mon comportement. J'étais partagé. Je voulais qu'elle m'apprécie. Mais en même temps, mon instinct de conservation me disait de me comporter en imbécile. Je ne savais plus vraiment quoi faire. C'était comme si, en sa présence, toute ma bonne volonté s'effaçait et que mon agressivité prenait le dessus. Je crois qu'elle me rendait nerveux et, en réponse à cette nervosité j'utilisais l'hostilité comme bouclier parce que j'étais vulnérable.
Il fallait vraiment que je me calme ! Avec tout le bien que mes parents et Rachel m'ont dit sur elle, je n'ai aucune raison de m'inquiéter d'elle, ou de ce qu'elle pourrait faire ! Mais j'ai toujours une petite voix dans ma tête qui me dit ''et si elle les avait tous embobinés ? Et si elle faisait semblant, cachait son jeu ?'' Je crois que la meilleure solution et de me faire moi-même un avis. Je devais rester froid pendant quelques jours, pour avoir le temps de la jauger, elle et ses réactions, et voir si je pouvais lui faire confiance. J'avais raison non ? Je ne pouvais décemment pas accorder ma confiance aveugle à une inconnue sous prétexte que mes proches l'apprécie. Alors voilà, je tiens ma solution. Je vais être distant et je verrais bien. Mais il fallait vraiment que mon agressivité arrête de ressortir comme ça malgré moi. Je ne devais pas laisser mon manque de confiance en elle prendre le dessus. J'avais déjà été suffisamment blessant ce matin sans avoir besoin d'en rajouter ! Je devais vraiment me racheter, me faire pardonner.
« Non je ne vais pas te taper Rachel… même si j'en ai envie ! Pourquoi tu lui as dit ça ? Tu m'étonne qu'elle a du être surprise en ouvrant la porte ! Tu t'étonnes qu'elle ait disparu ? Qu'elle ait été intimidée ? Tu devrais pas ! »
« Je sais pas vraiment pourquoi je lui ai dit ça… Je crois que je voulais juste la taquiner, la pousser à se poser des questions sur toi. Et puis, je ne savais pas comment elle allait réagir si je lui disait qui tu étais vraiment … C'est vrai, elle est tellement fan de cette saga … Elle aurait sûrement été très nerveuse si elle avait su… Et je voulais vraiment qu'elle soit naturelle pour t'accueillir. Je suis désolée Rob, vraiment. Sur le moment ça m'avait paru être une bonne idée… »
« Arf ! Allez, c'est pas si grave va ! Viens, on retourne rejoindre papa et maman. »
« Ouais … je vais aller chercher Sarah, quitte à la réveiller, parce que j'ai trop faim pour attendre qu'elle se réveille naturellement ! »
« Rachel ! T'es vraiment un ventre sur patte ma parole ! »
« Eh oui ! Ca n'a pas changé ! »
Elle partit en riant vers les escaliers et moi je commençais à angoisser. Elle allait lui dire. Sarah. Sarah allait lui dire. C'était forcé. Et Rachel allait être furieuse que je me sois mal comporté. Je ne crois pas qu'elle accepterait mon excuse du ''c'était plus fort que moi''. Non, définitivement non, ça ne passerait pas. Il fallait vraiment que j'ai une bonne excuse. Sauf que rien ne me venait à l'esprit. Je ne pouvais tout de même pas lui dire ''C'est la faute de Sarah !'' parce que c'est faux. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir dire à Rachel ? Il fallait que je trouve vite quelque chose parce qu'elle ne devrait pas tarder à descendre l'escaliers en trombe, en hurlant mon nom à travers la maison.
J'attrapais une pomme dans la corbeille de fruit et croqua dedans. Manger une pomme m'aidait à réfléchir. Chacun son truc hein !
« ROB ! »
Oops, déjà ! Je l'entendais venir vers la cuisine et je reculais jusqu'à sentir le rebord de la table contre mes jambes. Je n'avais aucune échappatoire. Et je n'avais même pas de bonne excuse. J'étais foutu.
Rachel ouvrit la porte de la cuisine d'un coup sec, faisant claquer la poignée dans le mur. Elle devait vraiment être énervée. Je levais les yeux vers elle et vis Sarah derrière elle, les cheveux un peu ébouriffés par son sommeil mais l'air très surpris. Elle devait vraiment être étonnée que Rachel se fâche autant.
Je croquais dans ma pomme pour me donner une contenance.
« ROB ! »
Je souris et me demandait ce que je pouvais faire. Gagnes du temps, gagnes du temps ! Je pris un air nonchalant avant d'ouvrir la bouche.
« Oui ? Que puis-je faire pour toi ma chère sœur ? »
Je vis Rachel fulminer. Et sa colère éclata.
« MAIS C'EST QUOI TON PROBLEME ?! »
Aie aie aie ! Elle avança vers moi jusqu'à être juste en face, et leva la tête pour fixer mes yeux. Je jetais un coup d'œil vers Sarah qui était encore sur le seuil de la cuisine et observait la scène les yeux ronds de surprise. Elle était tellement mignonne… ROB ! C'est pas le moment ! Il faut que tu gagnes du temps ! Fais l'innocent !
Je refixais mes yeux dans les pupilles turquoises de ma sœur.
« De quoi parles-tu Rachel ? »
Je la vis devenir folle, littéralement. Je crus pendant un instant qu'elle allait me sauter dessus et m'arracher la tête !
Elle cria encore plus fort.
« DE QUOI JE PARLE ? TU TE MOQUES DE MOI ? »
Et là, elle plaqua un de ses poings de toutes ses forces contre mon épaule et je fis mon maximum pour essayer de rester stoïque. Sarah regardait la scène, je ne voulais pas qu'elle croit que j'étais une mauviette, même si, bon sang, ça faisait un mal de chien !
« Rob, es-tu complètement idiot ? Je te parle du comportement de rustre sous évolué digne d'un animal primitif que tu as eu avec Sarah ! »
Sa voix n'était plus qu'un sifflement alors qu'elle avait approché son visage encore plus près du mien. Elle allait me massacrer.
« Oh ! Ca … »
Je ne trouvais rien de plus à dire, et Rachel repris la parole.
« C'est notre invité merde ! Dans la phrase ''comportes-toi bien avec elle'', qu'est-ce que ton petit cerveau atrophié n'a pas compris ?! Tu vas arrêter de faire ton prince et descendre de ton piédestal tu veux ? Tu la traites avec la considération et le respect qu'elle mérite. T'as compris ? »
Et, à partir de là, je me suis comporté en salaud, oubliant toutes mes bonnes résolutions sur l'agressivité. L'hostilité pris le contrôle de mon cerveau et je ne pus pas empêcher mes lèvres de laisser échapper les mots.
« J'entends bien. Mais il est absolument hors de question que je m'écrase. Ce n'est pas toi qui va me dicter mon comportement. »
A ce moment-là, j'entendis la porte de la cuisine s'ouvrir à nouveau et levais la tête vers l'embrasure de la porte. Super, papa et maman qui arrivaient !
« Mais qu'est-ce qui se passe ici ? C'est quoi ces cris de sauvages ? On n'est pas chez les fous ! »
Rachel se tourna vers maman.
« Il se passe que ton bien-aimé fils s'est très mal comporté avec Sarah lorsqu'elle l'a accueillit. Il a été désagréable, agressif et blessant. »
Ma mère sembla choquée et leva les yeux vers moi, comme pour me supplier de lui dire que c'était faux. Malheureusement, Rachel avait parfaitement résumé la situation. Je ne pouvais pas nier.
« C'est vrai mon bébé ? Tu n'as pas été gentil ? Mais pourtant tu es un garçon si doux … Mon bébé n'a pas été agréable … mon dieu. »
Elle avait vraiment l'air bouleversé, et ça me fit mal au cœur de voir ma mère comme ça, aussi déçue. C'était comme si je l'avais trahi. Ma mère ne voyait pas mes défauts. Et c'était là tout le problème. Je jetais un œil vers Sarah et vis son regard pointé droit sur moi. Elle avait l'air vraiment mal à l'aise, mais également profondément énervée. Elle plissait ses si jolis yeux, comme si elle allait venir me mettre une claque ou je ne sais quoi et qu'elle pesait le pour et le contre. Il fallait que mes parents s'en aillent.
« Maman ! Dramatise pas, c'est bon ! C'est rien du tout, je dois juste m'expliquer avec Rachel. »
Il fallait absolument qu'ils sortent de cette cuisine. Je ne voulais pas qu'ils se mêlent de cette histoire.
« Bon, je vous laisse régler ça alors. MAIS JE NE VEUX PLUS ENTENDRE AUCUN CRIS, c'est bien clair ? »
J'hochais la tête, choqué. Ma mère venait de hurler. Ca ne lui ressemblait vraiment pas !
Rachel se tourna de nouveau vers moi.
« Mais qu'est-ce qui t'arrive bon sang ? Je ne te reconnais plus. Depuis quand as-tu la grosse tête comme ça ? Si le cinéma te rend comme ça, arrête ! Ce n'est pas ce qu'il te faut ! Je ne reconnais plus mon frère. Il ne se serait jamais comporté comme ça. Qu'est-ce qui se passe ? »
J'entendais à sa voix que sa gorge était serrée. Oh, Rachel ! Si tu savais comme je regrette. Je ne me reconnais pas moi-même dans ce comportement de crétin, je suis à baffer !
Je voulais lui dire ça, mais je ne pouvais pas. Je voulais la serrer dans mes bras, mais j'étais prêt à parier qu'elle me casserait les deux jambes si je faisais ça. La seule solution était de mentir, ou du moins de reprendre mon ancien comportement. Celui que j'avais avant de rencontrer Sarah, quand Rachel m'avait annoncé qu'elle voulait accueillir un correspondant.
« Je vais très bien Rachel, merci ! Je dis juste que je n'ai pas à faire d'efforts pour une fille dont je ne me soucie guère. Ce n'est pas moi qui l'accueille ! Elle est peut-être dans ma maison, mais ce n'est pas ma volonté. J'étais contre l'accueil d'un correspondant, tu te rappelles ? Justement par peur qu'une groupie stupide et cinglée ne débarque. Mais comme d'habitude, tu n'en as fait qu'à ta tête et tu as obtenu ce que tu voulais. C'est ton choix et c'est toi, et uniquement toi qui es responsable d'elle. Ne compte pas sur moi pour être agréable avec ce parasite. »
Mensonges, ce n'était qu'un tissu de mensonges. Mais je devais avoir l'air convaincant étant donné que Rachel s'énerva de nouveau. Comment pouvait-elle croire à ça ?
Je croquais dans ma pomme et Rachel explosa de nouveau.
« Une groupie stupide et cinglée ? UNE GROUPIE STUPIDE ET CINGLEE ? SARAH A L'AIR D'UNE GROUPIE STUPIDE ET CINGLEE ? »
Je jetais un regard vers Sarah, faisant semblant de la jauger alors que je ne faisais que la dévorer du regard. Mon dieu, cette fille me rendait fou. Comment pouvait-elle être aussi belle alors qu'elle n'était réveillée que depuis quelques minutes, choquée, déçue, blessée et énervée ?
« Hum … non. Mais qui peut en être sûr ? Je ne veux pas risquer quoique ce soit. »
Salaud ! Salaud, salaud, salaud ! Menteur !
« Espèce de… de… »
Maintenant que j'avais commencé ce jeu, je devais continuer, je ne pouvais pas abandonner comme ça, ça n'aurait pas paru normal.
« Oui ? Je t'écoute ? Espèce de … ? »
« ARGH ! Tu n'es qu'un abruti ! »
Et là, la seule réponse que je trouvais à donner était mauvaise.
« Demi-portion. »
Je savais que Rachel était on ne peut plus agacée par sa taille et je l'attaquais sur ce front. J'étais vraiment un crétin.
« Abruti. »
« Demi-portion. »
On pouvait continuer longtemps comme ça !
« Abru… »
« OK ! STOP ! »
C'était qui ça ? Oh ! C'est Sarah. Elle doit vraiment en avoir assez pour intervenir. Elle avança vers nous et de plaça entre moi et Rachel. Elle posa une de ses mains sur le buste de Rachel, et l'autre sur mon torse. Mon torse ! Elle me touchait ! … Comment peut-on se laver sans mouiller son torse ? Est-ce possible ?
« J'EN AI MARRE ! CALMEZ-VOUS ! »
J'ouvris de grands yeux et échangea un regard avec ma sœur, comme si nous étions maintenant du même côté.
« Ca suffit de vous crier dessus n'importe comment ! Je ne veux pas que vous vous disputiez à cause de moi, c'est clair ? Rachel, je ne veux plus que tu fasses ça, je peux me débrouiller et me défendre toute seule si quelque chose ne me plaît pas, même si j'apprécie beaucoup que tu aies fait ça. Ca me touche vraiment beaucoup Duracell. Mais la prochaine fois, s'il y en a une, reste neutre et laisse moi régler ça, d'accord ? »
Rachel lui sourit, et Sarah répondit avec son sourire, celui qui m'avait faire craquer lorsque je l'avais vu pour la première seconde.
« TOI ! » Elle se tourna vers moi et lâcha Rachel. Elle était très proche, vraiment très proche de moi, et son index était pointé sur mon torse, à l'endroit exact où sa main était posée quelques secondes avant, laissant une impression de chaleur lorsqu'elle l'enleva.
« Tu ne veux pas faire d'efforts ? Très bien. Ca m'est complètement égal. Mais je n'en ferais pas non plus. Ce n'est pas parce que tu es célèbre que je vais me pâmer d'admiration devant toi. Oui, je suis fan, je ne m'en cache pas. Mais je ne pense pas être décérébrée ou inconsciente. J'aimais l'image de toi que tu donnais à travers tes rôles et tes interviews, mais, j'ai eu le déplaisir de croiser ta route et je vois que j'ai tout faux. T'avoir adressé la parole ce matin m'a suffit pour savoir que je ne veux pas te connaître davantage comme je l'ai toujours pensé jusque là. Si ça peut te rassurer, sache que je ne compte pas du tout te harceler. Et, comme je te l'ai dit tout à l'heure, je ne partirais pas d'ici, sûrement pas à cause de toi, alors il va falloir que tu t'habitue à ma présence. Je ne te demande pas de faire de grandes démonstrations de politesse et de gentillesse. Tu ne m'aimes pas, je l'ai bien saisi. Pour toi je ne suis qu'un parasite qui vient interférer dans ta petite vie parfaite. Mais, sans grandes conversations, je mérite un minimum de considération. »
Et elle s'éloigna, allant rallumer le brûleur sous la casserole. Je l'observais, toujours bouche bée. Elle passa sa tête dans le salon et appela mes parents à nous rejoindre à table.
Lorsqu'ils arrivèrent dans la cuisine, je vis mon père s'arrêter à côté d'elle et lui chuchoter quelques mots. Il lui fit un clin d'œil et ses joues se colorèrent de la plus belle des rougeurs. Que lui avait-il dit ?
Je pris place à table et elle servit les assiettes.
« Alors au menu de midi, tourte au saumon et légumes poêlés ! »
Elle s'assit sur la chaise en face de moi et je ne pouvais m'empêcher de la fixer. J'adorais l'observer. Elle ne levait pas les yeux vers moi, évitant de regarder dans ma direction. Mais elle du baisser sa garde à un moment ou à un autre parce qu'elle finit par croiser mon regard. Ses yeux restèrent agrippés aux miens quelques secondes avant qu'elle ne rougisse de nouveau. J'espérais qu'elle avait compris que je ne la détestais pas. Je sentis Rachel me donner un coup de coude et tourna la tête vers elle. Je regrettais aussitôt, elle avait son air satisfait.
« Je savais bien que tu craquais pour elle… »
Pitié, faites que Sarah n'ait pas entendu ! Je jetais un coup d'œil vers elle, et la vit qui nous regardait. Ok, je vais mourir de gêne … à moins qu'elle n'est pas compris … c'est vrai quoi, l'anglais n'est pas sa langue maternelle, et Rachel a chuchoté, et avec le bruit des couverts … Oui, c'est sûr, elle n'a pas du comprendre. Je me rassurais mais, en regardant de nouveau vers elle, je la vis échanger un regard entendu avec Rachel. Bon, elle avait peut-être saisi finalement…
Alors ?
N'hésitez pas à me donner vos avis :) Merci d'avance
Bonne journée à vous
