Bonsoir, voilà le chapitre 01 de ma nouvelle fic de Dragons. Elle plaît beaucoup à Yuko alors je pense que vous allez vous régaler.
J'ai reçu un message de Krokmou-emma et apparemment je ne l'ai pas en review. Donc, pour répondre à sa question: Harold a bien trouvé Krokmou mais les gens de Berk ne l'ont jamais vus. Et pour ce qui va arriver à la Mort Rouge, je vous laisse lire plus loin ! Puis, pour le Hiccstrid, ben je sais pas encore.
Je vous laisse à votre lecture, bonne soirée!
Dragons ne m'appartient pas, je ne fais qu'emprunter les personnages et l'univers de l'œuvre originale.
Chapitre 01
Le réveil des habitants de Berk est retentissant. Alors que tous dormaient encore, un bruit d'explosion les a réveillés en sursaut. Sautant de leur lit, tous sortent de leur maison en pensant que quelque chose attaque leur île. Les hommes comme les femmes sortent armés. Tous regardent les maisons puis l'horizon mais rien. Surpris, les berkiens aperçoivent leur chef qui s'avance vers la falaise et scrute au loin. Voyant un nuage noir s'élever à l'horizon, il fronce les sourcils. Un des habitants le rejoint rapidement.
- Qu'est-ce que c'était ? demande t-il inquiet.
- Aucune idée, déclare le chef. Mais ce n'est pas rassurant. Je pense aller voir de plus près avec quelques hommes. Je suis inquiet pour la sécurité de Berk.
- Je viens avec vous, répond l'homme en tournant les talons.
Acquiesçant, le chef se tourne vers les membres de son clan et s'aperçoit qu'ils ont besoin d'une réponse.
- N'ayez crainte mes amis, dit-il pour les rassurer. Le bruit était certainement un éboulement survenu sur une des îles non loin de Berk. Je vais partir m'en assurer avec quelques braves. Qui serait volontaire pour se joindre à moi ?
Beaucoup de jeunes lèvent la main en même temps, ce qui fait soupirer le chef. La nouvelle génération ne peut que lui rappeler ce qu'il a perdu. Son propre fils. Ce dernier s'est enfui et Stoïck n'a jamais compris pourquoi. Trois ans sans nouvelles. Stoïck ne s'attend plus à en avoir. Harold n'ayant jamais été capable de se débrouiller seul, il le pense perdu depuis bien longtemps déjà. Finalement sortit de ses pensées en voyant les jeunes gens avec leurs mains toujours levées, Stoïck décide d'en choisir quelques uns.
- Astrid, Rustik, Varek et les jumeaux, dit-il d'une voix grave. Vous venez avec moi avec les autres. Allez préparer vos affaires pendant que j'explique la situation à Gueulfor.
Ne se le faisant pas dire deux fois, les jeunes vont immédiatement préparer ce dont ils ont besoin pour un voyage de trois voire quatre jours. Pendant ce temps, Stoïck part voir Gueulfor, le forgeron de Berk. Il trouve ce dernier derrière les fourneaux de sa forge. L'air sombre qui se lit sur le visage de l'homme en dit long sur ce qu'il pense. S'arrêtant devant la porte, Stoïck le regarde faire pendant quelques minutes avant de se racler la gorge.
- Que puis-je faire pour toi ? demande Gueulfor en l'apercevant du coin de l'œil.
- Tu le sais très bien, réplique Stoïck avec humeur. Mais je passe pour cette fois-ci. J'ai besoin de toi.
- Pourquoi faire ?
- N'as-tu rien entendu ce matin ?
- Oh, le gros boum ? l'interroge Gueulfor en frappant sur la barre en fer qu'il sort du feu. Si, je l'ai entendu.
- J'aimerais que tu m'accompagnes pour voir de quoi il s'agit, répond Stoïck.
S'arrêtant brusquement, Gueulfor regarde Stoïck avec des yeux écarquillés. Il replace la barre en métal dans le feu avant de se tourner vers le chef.
- Et qui va s'occuper de la forge ? demande t-il en soulevant un sourcil. Le gamin n'est plus là et personne ne pourra le remplacer.
- Nous en avons déjà parlé, Gueulfor, soupire Stoïck. Harold est partit pour…
- Pour quoi ? s'exclame le forgeron. Demande plutôt à cause de qui ? Harold est partit à cause de toi. Je t'avais bien dit qu'un jour ou l'autre, tu finirais par le regretter. Tu n'as jamais écouté un mot de ce qu'il te disait et ce soir-là, tu as été trop dur avec lui. Harold n'avait que quinze ans, Stoïck. La seule chose que tu as fait ce jour-là, c'est de le traiter de bon à rien.
- Vas-tu m'accompagner, oui ou non ? questionne Stoïck en ignorant son ami.
- Oui, mais ça ne sera pas par gaieté de cœur, déclare le forgeron en commençant à préparer ses affaires.
Le remerciant, Stoïck part chez lui pour faire de même. Il prend un bon moment pour faire son sac avant de fixer l'étage. Inspirant, il finit par monter l'escalier. Rien n'a changé depuis la disparition d'Harold. Le bureau est rangé, feuilles à gauche, crayons à droite. Le lit fait et tout le reste est à sa place. Stoïck ne peut s'empêcher de baisser la tête, un air de culpabilité sur le visage quand les paroles de Gueulfor lui reviennent en mémoire.
- Pardonne-moi, fils, murmure t-il.
Ne pouvant rester plus longtemps, Stoïck referme la porte de la chambre pour redescendre. Il prend son sac qu'il envoie sur son épaule et part en direction du port où se trouvent les drakkars. Sur le chemin, nombreux sont ceux qui lui disent bonjour ou qui lui souhaitent bon voyage, mais Stoïck les écoute à peine. Il ne s'aperçoit qu'il arrive au port que quand il aperçoit les vagues sur le quai. Les jeunes l'y attendent déjà, l'air impatient tandis que Gueulfor converse avec un homme de son âge qui les accompagne. En voyant le chef, les deux hommes se taisent avant d'engager la conversation.
- J'espère qu'il n'y aura pas de raids pendant le temps où nous serons partis, déclare le vieil homme.
- Non, ils sont calmes depuis bientôt deux ans, intervient Gueulfor en haussant les épaules. Les seuls qui s'aventurent sur Berk sont solitaires ou affamés.
- Gueulfor a raison, continue Stoïck. Et puis, nous ne sommes pas sans défense sur l'île.
Montant sur le drakkar, Stoïck fait signe à tous ceux qui l'accompagnent de le rejoindre. Les jeunes gens saluent leurs parents et grimpent aussi vite que possible. Le drakkar quitte le port silencieusement et le voyage commence. Au bout d'une demi-journée de navigation, Stoïck ne supporte plus les jeunes. Rustik passe son temps à se vanter de tout et de rien, Varek à poser des questions, et les jumeaux à se bagarrer. Seule Astrid, la plus populaire des filles vikings de l'île, semble normale. Affûtant sa lame, elle semble prête à tout moment à en découdre. Elle a un fort tempérament et le prouve quant Rustik vient la taquiner de trop près. Agitant sa hache sous le nez de ce dernier, Astrid lui file une peur bleue. Le voyage se déroule à peu près bien jusqu'à l'arrivée. La fumée noire apparaît bientôt non loin de l'emplacement du bateau. De la brume épaisse forme un écran devant la fumée mais Stoïck décide de s'y engager. Les vikings du bateau prennent leurs armes en main et font silence.
- Je ne veux aucun bruit, déclare Stoïck en murmurant. Nous serions repérés dans le cas contraire.
Les berkiens hochent vigoureusement la tête et scrutent les moindres recoins. Détour à droite ou à gauche, le chef a fort à faire pour éviter de s'écraser sur les récifs ou les épaves de différents drakkars. Le silence environnant fait que l'anxiété à bord est palpable. Enfin, Stoïck touche terre et les jeunes descendent avec précaution sur le sable. Le chef fait de même avec Gueulfor. Tous se mettent en cercle et avancent. Entendant du bruit sur la gauche, le chef de Berk lève son marteau de guerre quand une silhouette humaine apparaît. La silhouette émerge lentement du brouillard, ses traits devenant peu à peu distinguables, permettant à Stoïck de mettre un nom sur le nouveau venu.
- Efron, mon vieil ami, dit Stoïck en abaissant son marteau. J'ai bien cru que tu étais un ennemi.
- Pareil pour moi, vieille canaille, répond le nouveau venu.
Se faisant une accolade assez musclée, les deux hommes discutent pour savoir ce qui les amène sur la même île. Étrangement, ils ont repéré la fumée de leur île respective.
- Nous avons décidés de venir voir ce qu'il en était et nous sommes tombés sur quelque chose d'assez inhabituel qui mérite réflexion, avoue Efron. Suis-moi.
Menant Stoïck vers les rives un peu plus loin, les berkiens reste bouche bée en voyant ce qui apparaît sous leur yeux. Un corps hideux encore fumant se trouve sur les rives. Un dragon vu ce qu'il en reste. Mais ce qui impressionne les hommes et femmes qui se trouvent là, c'est la taille du dit dragon. Long de plusieurs centaines de mètres, le dragon est immense.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? s'exclame Stoïck.
- Les restes d'un dragon et, apparemment, le bruit que tout le monde aux alentours a entendu, c'est sa chute ici, déclare Efron. Le Clan des Ramasseurs, le Clan des Forge et même vous les berkiens, tout le monde est là. Pourtant, nous habitons plus ou moins loin de cette île.
- Comment un dragon de cette taille a pu passer au-dessus de nos têtes sans qu'on s'en aperçoive ? questionne Varek abasourdi. Ça ne se loupe pas.
- Le petit a raison, admet Efron en hochant la tête. Sauf que dans le cas présent cette chose est sortie de là.
Désignant l'un des flans du volcan, le vieil homme montre un trou immense. Au sol, des traces de griffes attestent ses dires ainsi que les rochers qui parsèment le chemin. Stoïck examine avec attention les alentours et voit des marques d'impacts.
- Ce dragon n'était pas là seul, apparemment, dit Stoïck en désignant les marques.
- Effectivement, avoue Efron. Mais les dragons que nous avons vus ici n'ont pas engagés le combat. Ils sont partis à toute vitesse vers l'une des îles, un peu plus loin.
- Si un autre monstre se cache là-bas, il faut le débusquer et le tuer, s'exclame Stoïck en se dirigeant vers le drakkar. Nous ne pouvons attendre qu'ils viennent nous chercher. S'ils se rassemblent, ce n'est pas pour rien.
- Et ça risque de sentir le roussi pour nous, déclare Kognedur.
Prenant au sérieux la remarque de Stoïck, tous les clans qui se trouvent sur l'île rejoignent leurs drakkars respectifs et le suivent. Sortant du brouillard, les drakkars prennent la direction que leur indique Efron. Toutes voiles dehors, les drakkars naviguent sans un bruit sur la mer calme. Le chef de Berk ne cesse de revoir la carcasse du dragon géant dans sa tête et s'inquiète.
- Que Thor nous vienne en aide, si une autre de ces choses se trouve sur cette île, déclare le berkien.
Une autre demi-journée est nécessaire pour que tous arrivent sur l'île où se sont réfugiés les dragons. Les vikings accostent en restant sur leurs gardes, descendants sur la rive, toutes armes dehors. Ils ne savent pas qu'au même moment, des yeux les observent avec curiosité. Tapis dans la forêt qui est dense, ils suivent les vikings de loin.
