Bonjour à tous! La nouvelle année arrive sous peu. Donc pour vous souhaiter la bonne année, je publie un chapitre. ^^ Bonne lecture et merci pour tous vos commentaires ainsi qu'à Yuko pour la correction; en espérant que la suite de cette fic vous plaise. BONNE ANNÉE !
Chapitre 02
Froid, chaud ? Ou chaud, froid ? Aucune idée. Sa tête lui fait mal car quelque chose semble s'insinuer à l'intérieur. Une douleur le parcourt au niveau du ventre, ce qui lui déplaît. Puis d'un coup, quelque chose se fait entendre.
- Il y en a plein partout, déclare une voix. Et ils arrivent par ici.
- Mais nous ne pouvons pas bouger, répond une autre voix inquiète. Il n'est pas en état de le faire.
- Je le sais mais comment allons-nous faire ?
Ouvrant les yeux, quelqu'un se lève dans l'obscurité de la grotte et prend quelque chose qui fait retentir un bruit métallique.
- Je vais y aller, déclare la personne à l'entrée de la grotte.
- En es-tu sûr ? Tu n'es pas assez remis.
- C'est une évidence, mais je ne peux pas les laissez venir ici. Les hommes vont tueraient tous sans chercher une solution à leur problème. Venez avec moi au cas où. Je vous appellerais au moindre souci.
Se levant pour accompagner la personne, des yeux jaunes et une paire d'yeux verts partent en silence.
Les hommes ont du mal à avancer avec une forêt aussi dense autour d'eux. Pourtant, ce n'est pas ce qui les gêne le plus. C'est l'ambiance qui règne en ces lieux. Les vikings se sentent observés par quelque chose qu'ils ne parviennent pas à définir. Avançant avec prudence, ils remarquent des montagnes non loin et s'approchent de plus en plus. Dans les fourrées, les yeux les observent toujours et sont sur le point d'attaquer quant quelqu'un leur dit de rester patient. Quant les vikings sont arrivés aux pieds des montagnes, ils sont surpris d'y trouver une personne. De taille standard, mince, habillé tout en noir. Les vikings échangent un regard en la voyant masquée. Stoïck fronce les sourcils en voyant la tunique noire entrouverte de la personne.
- Nous ne vous voulons pas d'ennuis, déclare t-il respectueusement. Nous voulons savoir si des dragons sont venus dans les parages récemment ? Et si oui, pouvez-vous nous indiquer où ils sont partis ?
- Je te l'avais dit qu'ils vous avez vus ! Bande d'idiots.
Sans répondre, la personne devant les vikings, sort deux épées de leurs fourreaux qui se trouvent dans son dos. Une des épées est plus courte que l'autre, ce qui ne semble pas gêner son propriétaire. Se plaçant en position de combat, la personne toise du regard les vikings.
- On dirait que notre ami n'est pas très coopératif, déclare Rustik avec un sourire. Je vais vous le faire parler, moi. Regarde bien ton futur mari, ma chère Astrid.
- Cause toujours, répond cette dernière.
S'élançant sur son adversaire, Rustik fait tournoyer sa masse et l'abat sur la personne. Mais au lieu d'esquiver, cette dernière croise ses épées au-dessus de sa tête et d'un coup de pied, envoie Rustik voler sur quelques mètres. Abasourdis, les vikings observent leur adversaire. Chacun d'entre eux se frotte à la personne, sans arriver à la faire bouger d'un centimètre. Les renvoyant toujours à leur point de départ. Seuls les plus vieux vikings, Stoïck, Gueulfor et Astrid n'ont pas tentés leur chance. Soupirant, la jeune fille sort sa hache et s'élance sur la personne. Abaissant sa hache, elle assène un coup de pied violemment à la personne qui recule. L'ayant reçu dans le ventre, la personne porte la main où le coup lui a été donné. Dès qu'il la sort de sous sa tunique, elle est couverte de sang. Les vikings grimacent en voyant le sang mais ne disent rien. Astrid profite de ce moment et parvient à donner un coup de hache à la tête de son adversaire qui l'esquive de justesse. La hache d'Astrid agrippe pourtant le masque de la personne qui s'arrache. Les berkiens restent bouche bée en voyant le visage de la personne qui se tient devant eux. Le choc est plus que violent pour Stoïck qui blêmit rapidement.
- Ha…Harold, souffle Stoïck médusé.
- Ce n'est pas le prénom de ton fils disparu ça ? demande Efron en regardant la personne devant lui.
- Si et c'est bien lui qui est devant nous, répond Gueulfor heureux mais surprit.
Astrid, qui n'a que faire des retrouvailles, s'élance de nouveau sur Harold qui pare son coup. Pourtant, cette fois, le jeune homme ne se laisse pas faire. Dès qu'elle veut lui asséner un nouveau coup, il pare et l'envoie rouler au sol à plusieurs dizaines de mètres. Il sent alors quelque chose couler le long de ses lèvres. Passant sa main sur sa bouche, il remarque que ce qu'il sentait couler est du sang. Fermant les yeux, Harold soupire avant de rengainer ses épées dans leurs fourreaux respectifs.
- Je crois que j'en ai trop fait, dit-il dans sa tête.
- Nous avons remarqué, il est temps pour nous d'intervenir, réplique une voix ferme.
Remarquant le comportement de son fils, Stoïck s'avance vers Astrid et l'aide à se relever. Il observe ensuite Harold et fait quelques pas vers lui. D'un coup, sans prévenir, une bourrasque de vent l'en éloigne. Quant il repose les yeux sur Harold, à ses côtés se trouve un dragon noir qui les regarde avec un air mauvais. La queue enroulée autour du jeune homme et ses ailes dépliées en signe de menace.
- Qu'est-ce que…, commence Stoïck avant de voir des dizaines de dragons sortir des fourrés et les entourer, l'air menaçants.
Curieux, mais de loin, les dragons observent les vikings qui lèvent leurs armes pour se défendre. Aussitôt, les dragons laissent échapper du gaz explosif près des vikings, les dissuadant de se battre. Les vikings décident donc de laisser tomber leurs armes au sol pour éviter une catastrophe. Stoïck reporte alors son attention sur son fils ainsi que les autres.
- Peux-tu me dire ce qui se passe ici ?! hurle t-il excédé.
- Toujours à crier, pense Harold. Même pas un : ravi de te retrouver après trois ans d'absence, tu m'as manqué. Je me demande à quoi je m'attendais.
Perdu dans ses pensées, Harold sent soudain une douleur fulgurante lui parcourir le ventre. Le ramenant à la réalité, la douleur le fait vaciller. Le dragon noir le rattrape de justesse avant qu'il ne heurte le sol. Le soutenant avec sa tête, le dragon émet une sorte de ronronnement inquiet.
- Désolé, mais je crois que je vais devoir te demander de l'aide pour rentrer, souffle mentalement Harold en haletant.
S'abaissant, le dragon noir attend que Harold soit sur lui avant d'ouvrir ses ailes et de toiser les humains du regard en s'envolant.
- Je peux savoir où tu vas ? s'exclame Stoick furieux.
- Loin de tes reproches et de tes cris, pense Harold épuisé, avant de tomber évanoui sur le dos du dragon.
- Ne faites aucun mal à ces humains, déclare le dragon noir aux autres. Mais empêchez-les de partir. Donnez-leur du poisson et de l'eau mais rien d'autre.
Disparaissant dans la grotte, le dragon noir est rapidement hors du vue. Les vikings échangent des regards inquiets en voyant les dragons les regarder aussi intensément et leur tournant autour.
- Que faisons-nous ? questionne Efron affolé. Ils vont faire quoi de nous ? Et que manigance ton fils ?
- Aucune idée, admet Stoïck avec rage. Je me suis inquiété pendant trois ans pour rien. Il était vivant et n'est jamais revenu. Et je le retrouve ici en compagnie de dizaines de dragons. J'aimerais savoir aussi bien que toi.
- Je ne sais pas si tu as remarqué quelque chose, déclare Gueulfor. Mais ton fils était blessé et toi tu ne fais que lui hurler dessus. Tu l'as retrouvé et tout ce que tu arrives à faire c'est de l'accabler de reproches.
S'éloignant avec fureur de Stoïck, Gueulfor part se placer au meilleur endroit où il peut voir l'entrée de la grotte où se sont engouffrés le dragon noir et Harold. Il laisse le temps au chef de Berk de méditer ses paroles et s'inquiète plus du sort du jeune homme que du sien.
Pendant ce temps, une agitation gagne les dragons dans la grotte. Tous sont inquiétés de voir dans quel état est revenu Harold.
- Il est mal en point, dit une voix au-dessus d'Harold. Sa blessure s'est rouverte.
- Pas étonnant avec le coup qu'il a reçu, réplique une voix durement.
Ouvrant les yeux avec difficulté, Harold cherche le dragon noir du regard avant de sentir quelque chose se mélanger à ses pensées. Un flot de pensées qui ne sont pas les siennes le parcourent violemment.
- Ce n'est qu'un traître ! Il est vivant, comment ? Pourquoi sait-il se battre ? Sa blessure est-elle grave ? Pourquoi est-il avec des dragons ? Il se fait obéir d'eux ? Va-t-on se faire dévorer par ces monstres ?
Ne pouvant en supporter plus, Harold se recroqueville sur lui-même en se bouchant les oreilles. Les voix qu'il entend lui font mal. Pourtant celles des dragons ne l'ont jamais autant fait souffrir. Ignorant la blessure qu'il a au ventre, le jeune homme tente de se recroqueviller encore plus, essayant d'échapper à ce qu'il entend.
- Harold, dit doucement une voix auprès de lui. Calme-toi, ça va bientôt s'arrêter. Essaye de te concentrer sur ma voix et pas les leur.
Obéissant, Harold cherche à n'entendre que la voix près de lui. Au bout de plusieurs minutes, il y parvient et ouvre les yeux. Le dragon noir s'est roulé autour de lui sans le faire bouger.
- Merci, Krokmou, souffle Harold.
- Ce n'est rien, réplique le dragon noir. Mais ce que pensent les humains dehors me fait froid dans le dos. Es-tu sûr de vouloir les laisser ici ?
- Ils ne tenteront rien de stupide, murmure Harold en grimaçant. Du moins, je l'espère.
- Tu as rouverts tes blessures, grogne Krokmou en agitant la queue. Il faut qu'on te soigne.
N'ayant pas de réponse, Krokmou remarque que son ami s'est endormi sur son ventre. Krokmou fait alors un signe de tête à l'un des dragons près de lui. Ce dernier lui ramène un morceau de tissu et le place sur le ventre d'Harold qui grimace. Krokmou étend son cou vers son protégé et enroule sa queue autour de lui.
