Bonsoir à tous, la suite des aventures d'Harold est enfin vôtre. Je vous remercie tous pour vos commentaires, ça m'encourage à me donner à fond. =) Pour la classification de ma fic, effectivement le M, j'avais pas compris. Du coup suite à une conversation avec Yuko, j'ai décidé de la classer T. ^^ Voilà, voilà. Ah, si, merci à Yuko pour la correction. Apparemment, je n'ai plus autant de fautes qu'avant, yesssss! Bon, assez de bla bla, voilà bonne lecture et bonne soirée. Et à bientôt.
Chapitre 05
Sur le chemin de la grotte, Gueulfor est loin d'être calme. Les paroles de Stoïck résonnent encore dans sa tête. Le chef de Berk a beau être son ami, Gueulfor n'a jamais aimé comment il traitait Harold. Avant sa fuite, le jeune garçon se confiait beaucoup au forgeron. C'est comme ça que le vieux viking en sait plus que tout le monde sur Harold. Gothi, l'ancienne du village, était aussi une confidente du jeune garçon. Pourtant, Gueulfor n'a jamais pu dire ce qu'il ressentait à Stoïck. Était-ce de la peur vis-à-vis du chef ? Non, c'était la crainte de perdre son amitié. Gueulfor avait longtemps déprimé après le départ d'Harold. Il se sentait responsable d'avoir gardé enfouis ses sentiments. Quand Vina et Gueulfor arrivent à la grotte, le viking sort enfin de ses pensées.
- Hors de question de laisser le gamin seul de nouveau, souffle t-il en pénétrant dans la grotte avec le dragon.
Arrivé rapidement au creux, Gueulfor écarquille les yeux. Le dragon noir s'est redressé ainsi qu'Harold. Ravie de le voir réveillé, Vina s'empresse de venir le voir et de frotter son museau sur la tête du jeune garçon.
- Comment te sens-tu ? demande t-elle.
- Bien mieux qu'hier, répond Harold en souriant.
- Parfait, parce que tu as de la visite ! dit Vina sur un ton doux.
Se retournant vivement vers ce que lui désigne Vina, Harold aperçoit Gueulfor sur le haut du creux. Ce dernier ne sait pas trop comment aborder le jeune homme et opte finalement pour le conventionnel pour tenter de détendre l'ambiance.
- Salut, cure-dent, dit Gueulfor en descendant dans le creux avant de se mettre à l'aise sur les coussins.
Fronçant les sourcils, Harold le fixe un moment avant de détourner la tête pour porter son regard sur Vina.
- Tu ne sais plus parler ? l'interroge Gueulfor.
Reportant son regard sur Gueulfor, Harold sent la colère monter en lui sans qu'elle ne trouve d'issue. Krokmou doit le ressentir car il se frotte doucement contre Harold. Le viking a dû sentir que quelque chose ne tournait pas rond non plus car il baisse les yeux.
- Il ne peut pas te faire de mal ici, déclare Vina en se frottant contre Harold également avant de s'allonger contre lui.
- Pas physiquement, c'est sûr, répond Harold en fixant Gueulfor. Par contre, les mots, c'est une autre histoire.
- Parle-lui alors, dit la dragonne. Après tout, tu as sauvé ton père. Si tu t'en fichais, tu l'aurais laissé mourir.
Réfléchissant aux paroles de Vina, Harold jette un regard à Krokmou qui acquiesce, l'encourageant ainsi à parler à Gueulfor.
- Vas-tu te décider à me parler ? déclare le viking blessé par le silence. J'aimerais bien savoir ce qui t'est passé par la tête pour t'enfuir de la sorte.
- Pourquoi ? le questionne Harold plus froidement qu'il ne l'aurait voulu.
- Eh bien, j'aurais aimé savoir qu'est-ce qui t'a pris ?
- Un souci familial peut-être, répond Harold d'un ton acide. Demande à mon père, il te répondra aussi bien que moi.
- Oh, Stoïck sait très bien ce que je pense, avoue Gueulfor. Je lui ai fait assez bien comprendre pendant ces trois dernières années. Il s'en veut énormément, tu sais. Quant il a vu que je revenais sans toi, tout à l'heure, il voulait te rejoindre.
- Et pour faire quoi ? demande Harold en fronçant les sourcils. Pour m'empoigner ? Ou alors pour me faire la morale devant tout le monde en disant que je suis un bon à rien qui ne sait que causer des catastrophes autour de lui ?
- Ben, j'avoue que la première était la bonne, admet Gueulfor, gêné.
- J'en étais sûr, déclare Harold écœuré.
- Est-ce que seulement il aurait pu ? l'interroge le viking les yeux pétillants.
- De quoi ?
- T'empoigner ? J'ai bien vu comment les dragons te regardent et comment tu te bats. Et je pense que Stoïck n'aurait jamais pu te toucher. N'ai-je pas raison ?
Pour toute réponse, Harold se lève en surprenant Gueulfor. Ce dernier se redresse comme un ressort.
- Tu ferais mieux de ne pas trop bouger, s'inquiète Gueulfor. Tes blessures sont quand même graves.
- Ça doit être déjà refermé comme la première fois, déclare Harold.
- Que veux-tu dire par là ? s'étonne Gueulfor en fronçant les sourcils.
Soupirant, Harold enlève ses bandages sous les yeux effarés du forgeron qui s'affole. Pourtant, quand la blessure du jeune homme est en vue, Gueulfor remarque qu'elle est effectivement guérit. La peau a cicatrisée en à peine deux jours. Fronçant les sourcils, le forgeron se laisse tomber assit sur les coussins en marmonnant.
- Qu'est-ce que tu dis ? demande Harold en fermant sa tunique.
- Que tu ne devrais pas être déjà guérit, réplique Gueulfor soucieux. Qu'est-ce qu'il t'est arrivé durant ces trois années ?
- J'ai découvert la liberté, des amis et une famille, répond Harold en montant les escaliers du creux pour rejoindre la source d'eau froide. J'ai parcouru quelques îles avant de venir m'établir ici.
- Tu n'es pas trop proche de Berk ? l'interroge Gueulfor.
- Non, j'en suis assez loin, et aucun des drakkars ne vient ici, en temps normal, grogne Harold en se passant de l'eau froide sur le visage.
En s'essuyant dans un morceau de tissu, Harold remarque que ses armes sont posées sur sa forge. Gueulfor arrive en clopinant, un sourire sur ses lèvres.
- En tout cas, tu t'es sacrément bien débrouillé pour construire ça, dit-il en montrant la grotte en entier. Ça t'a pris combien de jours ?
- Une semaine ou deux, je ne sais plus exactement, avoue Harold en rattachant ses armes à sa ceinture.
- Comment tu t'y es pris ? Le résultat est vraiment superbe, dit Gueulfor en touchant la paroi lisse.
- Tu oublies que je ne suis pas seul, réplique Harold avec un sourire. Les dragons m'ont aidé.
- Intéressant, d'ailleurs, tu aurais dû voir la tête de ton père quand il a vu que les dragons t'obéissaient, ricane Gueulfor. Son visage est passé du rouge brique au livide en un instant. Un peu plus et il expulsait son foie.
Dès qu'il a finit de se préparer tout en écoutant Gueulfor, Harold se tourne vers lui en croisant les bras.
- Et toi ? Qu'en penses-tu ? demande Harold.
- De quoi ? Des lézards ?
- Oui.
- Eh bien ! Ma foi, j'ai vu le résultat et comment ils se comportent avec toi, explique Gueulfor. J'ai vu celui-là se battre contre un autre pour protéger ton père, et en plus ils ont nourris les vikings donc euh …
- Donc ?
- Ben, je pense qu'il y a moyen de s'entendre, tu en es la preuve vivante.
- Ça reste à voir, dit Harold. Je ne commande pas aux dragons et je ne leur donne aucun ordre. S'ils veulent m'aider ils le font, sinon je les laisse libre.
- Je vois, répond Gueulfor. Mais tu as confiance en eux ?
- Bien plus qu'en vous, rétorque Harold en prenant le chemin de la sortie, suivit de près par Krokmou qui l'a rejoint.
- Tu n'y as pas été un peu fort ? demande ce dernier.
- Non, je pense que certains points méritent d'être clairs, répond Harold.
- Mais il ne t'a rien fait celui-là, déclare Vina en ouvrant grand les yeux. Prend garde à ne pas te faire consumer par ta propre rage.
- Je ferais attention, lui promet Harold.
Préférant rejoindre les vikings à pieds, Harold et Gueulfor finissent par engager une conversation sur la façon dont chassent les dragons. Le jeune homme éclate de rire quand Gueulfor lui fait part de sa peur d'être pris pour un en-cas.
- Aucune crainte, ricane Harold. Les dragons ne tuent que par nécessité. Et je peux te dire que pour eux, tu serais vraiment immangeable. De plus, ils n'attaquent que quand ils se sentent menacés.
- Comment expliques-tu les raids sur Berk ? le questionne Gueulfor.
- N'ont-ils pas cessés ? répond Harold.
- Que … Comment le sais-tu ?
- Parce que les dragons qui attaquaient Berk sont à présent ici, rétorque Harold. Et ils ne le faisaient pas par plaisir.
- Que-veux-tu dire par là ?
Refusant de répondre, Harold garde le silence jusqu'à ce qu'il arrive là où se trouvent les vikings. En les voyant arriver, ces derniers se lèvent et restent sur leurs gardes. Krokmou et Harold restent en retrait tandis que Gueulfor rejoint les autres.
