Bonsoir à tous, tadam chapitre 06. ^^ Je vous avez laissé sur l'arrivée d'Harold, donc maintenant la confrontation. è-é Je suis sadique ( à ce qu'il paraît de la part de Yuko, quoique elle ferait bien de se regarder mais bon ) Bref, je vous laisse à votre lecture. Je vous remercie également pour vos commentaires. Bonne soirée et à bientôt.


Chapitre 06

Gueulfor est en train de parler aux vikings quant il voit Stoïck s'approcher de son fils. Ce dernier ne semble pas faire mine de bouger, même en voyant l'air menaçant de son père. Stoïck est sur le point de gifler Harold quand il entend des sifflements provenir de tous les côtés. Gardant le bras levé, il toise Harold qui fixe son père avec colère.

- Eh bien, vas-y ! Qu'est-ce que tu attends ? dit-il. Mais laisse-moi te dire que je ne me laisserais pas faire.

Rougissant de colère, Stoïck abat sa main sur le visage d'Harold. Gueulfor arrive en vitesse mais il reste surprit, tout comme les autres. Harold, même en ayant grandi, ne surpasse pas son père en taille. Pourtant, il tient le bras de son père près de son visage. Stoïck écarquille les yeux en voyant qu'il n'arrive pas à bouger et fixe Harold.

- Qu'est-ce que… , commence le chef de Berk avant qu'Harold ne lui fasse un balayage et qu'il tombe au sol.

Regardant son père avec rage, Harold parvient à se calmer au bout de plusieurs minutes. Aussitôt, des dragons surgissent de tous les coins. S'approchant du jeune homme, ils se frottent à lui avant de s'allonger derrière Harold, tout en gardant leurs yeux rivés sur les vikings.

- Je suis heureux de constater que tu es resté fidèle à toi-même, dit Harold en se tournant dos à son père. Frapper en premier, parler ensuite. La devise même du viking par excellence.

- Et comment veux-tu que je réagisse, hein ? l'interroge Stoïck avec rage. Tu es partit de Berk sans rien dire. On aurait dit un enfant qui fuit ses responsabilités.

- Mais j'étais un enfant, déclare Harold. Je n'avais pas encore atteint l'âge d'homme.

S'avançant vers le jeune homme, les berkiens fixent Harold avec un étonnement mélangé à de la crainte. Pourtant, Astrid et Rustik s'élancent sur lui sans sommation. Soupirant, Harold ne prend même pas la peine de dégainer ses armes. Il lit simplement dans les pensées de ses adversaires et les esquive sans rien dire.

- Bats-toi, espèce de lâche ! hurle Astrid.

- Tu ne fais que t'enfuir, cousin, ricane Rustik.

Avant qu'ils ne puissent tenter autre chose, les deux jeunes se retrouvent par terre. Harold a agit si vite que personne n'a rien vu. Rustik se relève en chancelant, tandis qu'Astrid se masse les jambes. Harold hausse les épaules et se dirige vers Krokmou. Dès qu'il est à ses côtés, il soupire.

- Je t'avais dit que ça ne servirait à rien, Gueulfor, déclare Harold en se tournant vers le forgeron. Les berkiens sont pire que des mules, jamais ils ne pourront comprendre. Remarque, ils n'ont jamais compris. La seule chose qu'on me balance en pleine figure, c'est que je suis un lâche doublé d'un fuyard.

Acquiesçant, Gueulfor s'avance vers Harold ainsi que Stoïck. N'aillant pas apprécié le comportement du père de son ami, Krokmou défend à l'homme barbu d'approcher plus près.

- Laisse-moi passer ! hurle Stoïck furieux.

Comme pour répondre, Krokmou lui fauche les jambes et le viking se retrouve de nouveau par terre. Alors qu'ils sont sur le point de partir, un groupe de cauchemars monstrueux arrive près d'Harold. Stoïck reconnaît immédiatement celui qui a failli le tuer et le fixe intensément. Pourtant, Cendres semble l'ignorer. Il vient auprès d'Harold et se frotte à lui, penaud.

- Pardonne-moi, dit Cendres.

- Il va falloir apprendre à te calmer, répond Harold en lui grattant le museau.

- Je sais, Vina m'a dit la même chose, rétorque Cendres.

- Et elle n'a peut-être pas tort, souffle Harold avant d'apercevoir Luciole.

S'éloignant un peu, Harold arrive bien vite auprès du cauchemar monstrueux qu'a blessé son père. Les vikings le regardent faire, ébahis en voyant Harold à l'aise avec tous les dragons. La blessure de Luciole n'est pas bien grave et quand Harold descend de son dos, le dragon frotte sa tête contre la sienne pour le remercier.

- Tu vois, ce n'était rien, dit Harold à Cendres quand il revient près de lui. Dans un ou deux jours, ça sera passé et ton petit pourra de nouveau voler correctement.

Fixant Harold avec de gros yeux quand il caresse le dragon, Gueulfor s'avance.

- Le dragon qu'a blessé Stoïck est le petit de celui-là ? questionne le forgeron.

- Oui, Luciole qui se trouve là-bas est l'un des petits de Cendres qui se trouve devant toi, répond Harold en désignant le cauchemar monstrueux.

- Comment tu le sais ? demande Stoïck bouche bée.

- Et pourquoi je ne le saurais pas ?

Stoïck est sur le point de répliquer quand Harold fronce les sourcils et se tourne vers les autres.

- Vous pouvez partir, les dragons ne vous retiendront pas, dit-il en fixant les vikings. Mais ne parlez de nous à personne. Si vous venez ici mettre la pagaille, nous ne serons pas aussi gentils. Les dragons ne sont pas de vulgaires créatures que vous pouvez manipuler, souvenez-vous en. Je suis la preuve vivante qu'on peut coexister sans nous battre. Réfléchissez-y.

Finissant sa phrase, Harold rejoint Krokmou. Tous les deux s'enfoncent alors dans le chemin qui mène à la grotte. Les dragons s'envolent tous et partent dans des directions différentes, laissant le champ libre aux vikings. Ces derniers ne se le font pas dire deux fois et regagnent leurs drakkars. Les chefs parlent entre eux quand les jeunes viennent les interrompre.

- Et on fait quoi pour eux ? demande Rustik. On revient et …

- Personne ne reviendra ici, déclare Efron en fronçant les sourcils. Si le fils de Stoïck n'était pas intervenu, nous serions morts. Les dragons nous suivaient depuis le début. Et comme on se le disait, je préfère ne pas me mettre à dos un jeune homme qui est protégé par des dragons. Ça serait de la folie. On risquerait de tous se faire tuer si on s'en prend à lui. Et que dire des conséquences sur nos villages.

- Nous allons donc le laisser là ? les interroge Astrid en remuant sa hache. Que faire s'il vient nous attaquer ?

Explosant de rire, Gueulfor manque de s'écrouler par terre. Se reprenant assez vite, il fixe la jeune fille.

- Je pense que si Harold voulait nous attaquer, il l'aurait fait bien avant, déclare Gueulfor. De plus, Harold n'est pas du genre à rechercher la vengeance. Pas comme certaines autres personnes dont je ne citerais pas le nom.

- Stoïck, dit Efron en acquiesçant aux paroles du forgeron, il s'agit de ton fils. Parle-lui. Il pourrait avoir raison sur certains points. Mon village est fatigué par les assauts des dragons, mes hommes épuisés. S'il a trouvé la solution pour vivre en paix avec eux, ça n'en sera que bénéfique. Et tu pourras enfin régler les problèmes que vous avez entre vous. Ne pense pas à ton fils comme un gamin. Dis-toi qu'il est adulte à présent. Vous avez déjà loupé trois années de vos vies. N'en perds pas plus.

Réfléchissant aux paroles sages d'Efron, Stoïck lui promet d'essayer. Seul Efron peut comprendre la douleur de perdre un être cher. Son propre fils est mort lors d'une tempête et le vieil homme aurait voulu lui dire tant de choses. Seuls les berkiens restent sur l'île. Les deux autres clans hissent les voiles et s'éloignent rapidement. Stoïck décide de s'installer là où il était un peu plus tôt avec, cette fois, le matériel nécessaire. Quand ils ont finis, les vikings aperçoivent les dragons tapis dans les fourrés. Observant avec attention ce qui se passe, les dragons ne font aucun geste pour arrêter les vikings.

- Ne vous en faites pas, dit Gueulfor à l'adresse de ses amis peu rassurés. J'ai été dans leur nid, si je puis dire, et je suis revenu entier.

Regardant le forgeron, les vikings esquissent des sourires quant ils le voient en train de cacher son crochet dans son dos.

- C'était d'avant, ça compte pas, réplique Gueulfor. M'en reparlez plus.

- Vous avez donc décidés de rester ? demande une voix au-dessus des vikings.

Apercevant Harold sur le dos du dragon noir, Stoïck fronce les sourcils. Il s'avance mais Krokmou recule pour être hors de portée.

- Effectivement, dit le chef de Berk. Nous voudrions savoir comment tu fais pour te faire obéir d'un dragon ?

- Me faire obéir ? l'interroge Harold. Mais il n'en est rien. Ils font ce qu'ils veulent quand ils veulent. Pourquoi devrais-je leur donner des ordres ? Qu'est-ce qui me permet de le justifier ? Ils sont ma famille et mes amis, non des bêtes apprivoisées.

Faisant signe à Krokmou, Harold et le dragon s'envolent plus haut.

- Où vas-tu ? demande Stoïck.

- J'ai besoin de changer d'air, réplique Harold froidement. De plus, je dois vérifier quelque chose.

Sur ces mots, Harold et son dragon disparaissent, laissant les vikings surpris. Krokmou grogne un peu avant que son ami ne comprenne que quelque chose ne va pas.

- Quoi ? Un problème ?

- Sois un peu moins froid la prochaine fois, déclare Krokmou. Sinon, tu risques de le regretter. Je pense que si ton père reste, c'est pour une raison.

- Oui, mais bonne ou mauvaise ? l'interroge Harold inquiet.