Bonsoir à tous! J'espère que vous allez bien? Je suis ravie de voir que j'ai plein de nouveaux viewers, ça me fait énormément plaisir surtout sachant qu'à la base, je pensais que cette fic ne fonctionnerait pas. Je continue donc à me creuser la cervelle pour faire toujours aussi bien. Un énorme merci à tous et je vous laisse en compagnie d'Harold! Bisous, bonne soirée et à bientôt. ( Merci à ma Yuko qui corrige mes fautes inlassablement, mais je m'améliore, non ? ^^ )


Chapitre 07

Ruminant ses pensées, Harold cherche à savoir pourquoi ils restent sur l'île où il s'est installé. Il est vite tiré de sa rêverie en arrivant à l'endroit où il voulait se rendre. La brume y est toujours aussi dense et se repérer toujours difficile. Harold demande à Krokmou de descendre sans faire de bruit. Le dragon acquiesce avant de se reprendre et de plonger vers un rocher d'où on peut voir la plage de l'île.

- Qu'est-ce qui te prend ? demande Harold étonné.

- Regarde, dit Krokmou en scrutant la plage.

Avisant ce que regarde le dragon, Harold aperçoit des dizaines de drakkars. Beaucoup de vikings se sont rassemblé devant la carcasse du dragon géant. L'un d'eux, le chef visiblement, prend soin d'examiner attentivement les restes. Harold observe leurs tenues puis leurs drakkars pour voir d'où ils viennent. Ne voyant aucun drapeau sur l'un d'eux, il fronce les sourcils. D'un coup, un rire dément se fait entendre sur l'île. Harold reporte son attention sur les vikings sans comprendre, apercevant un homme hilare.

- Je n'y crois pas, s'exclame ce dernier si fort qu'Harold l'entend. Un dragon de cette taille abattu. Je veux à tout prix savoir comment. Est-ce le fait d'un homme ? D'un dieu ? Ou d'autre chose ?

- Mais comment va-t-on le découvrir ? demande l'un des vikings.

- C'est très simple, dit le chef en empoignant l'homme. À part notre île, il n'y a que les Clans des Ramasseurs, des Forges et des îles vides. Sans compter Berk. Il y a au moins l'un des trois qui a une réponse. Nous allons nous séparer en quatre groupes. Chacun va aller trouver l'un des clans et le quatrième va se charger des îles environnantes.

- Et si nous rencontrons des dragons ?

- Vous faites comme d'habitude ! hurle le chef excédé. Vous vous en débarrassez. Ce n'est pas la première fois qu'on le fait, alors au boulot.

Furieux, Krokmou est sur le point de s'envoler quand Harold l'en empêche. Gardant les yeux sur le chef, il attend qu'il rejoigne son drakkar.

- Pourquoi attendre ? demande Krokmou impatient. Il faut aller prévenir les autres.

- J'ai un mauvais pressentiment, c'est tout, répond Harold.

En voyant le chef des vikings venir dans leur direction, Krokmou se dissimule un peu plus sur le rocher. De ce fait, Harold parvient à entendre ce que le chef et l'un de ses subalternes se disent.

- Dis-moi, Alvin, dit ce dernier soucieux, Berk n'est pas ton île natale ?

- Bien vu, déclare le chef en souriant l'air mauvais. C'est d'ailleurs pour ça que c'est nous qui nous nous rendons à Berk. J'ai des affaires en suspens.

- Quels genres d'affaires ? l'interroge l'homme.

- C'est personnel, déclare le chef. Mais si tu veux savoir, ça concerne le chef actuel de Berk, Stoïck.

- Je vois, tu es toujours sur tes gardes même avec moi, déclare l'homme en souriant. Pourtant, tu es plus sournois que moi, n'est-ce pas, Alvin le traître !

- Tu as raison, s'exclame Alvin. D'ici, nous serons à Berk dans trois voire quatre jours. J'ai hâte de voir la tête de ce bon vieux Stoïck.

Fronçant les sourcils, Harold observe les vikings tendre les voiles de leurs drakkars. Dès qu'ils ont fini de le faire, ils hissent un pavillon. Le jeune homme prend un air furieux en voyant un drapeau noir avec, dessiné dessus, une épée blanche brisée barrée par un trait rouge. Sentant la colère d'Harold, Krokmou s'agite et se laisse glisser dans la brume. Dès qu'il est sûr de ne pas être vu, il s'envole pour se mettre bien au-dessus du brouillard.

- Les bannis ! déclare Harold froidement. Décidément, ils nous collent à la peau ceux-là.

- Ce ne sont pas ceux que l'on a rencontré sur notre île précédente ? demande Krokmou inquiet.

- Si, mais heureusement, nous avons fait en sorte que le clan des Cueilleurs les garde sous clefs, répond Harold. Ils nous l'ont promis, et je ne remettrais pas leur parole en cause.

- Qu'est-ce qu'on fait ? l'interroge le dragon. Apparemment, ils veulent venir sur notre île.

- Et pas que la nôtre, ils vont faire le tour de tous les clans alentours.

- Mais qu'est-ce qu'ils cherchent?

- À ton avis ?

- Ah ça. Mais pourquoi ?

- Pas pour nous féliciter déjà, j'en ai peur, déclare Harold.

- Accroche-toi, je vais accélérer, dit Krokmou anxieux. Nous devons vite rentrer. Que nous soyons recherchés par des humains ne présage rien de bon.

Harold hoche la tête et se plaque sur le dragon noir. Ce dernier part alors en vitesse pour rejoindre l'île. Ils prennent soin d'éviter les grandes étendues d'eaux pour ne pas être visibles et préfèrent longer les îles. Même en le faisant, ils arrivent rapidement sur leur île. Les berkiens aperçoivent vite Krokmou qui plane au-dessus de leurs têtes. Faisant des cercles, Krokmou appelle tous les dragons de l'île à venir auprès des humains. Ces derniers arrivent en trombe, inquiets. Avisant le nombre de dragons, les vikings se tassent ensemble. Peu de place pour autant de dragons entraîne quelques différends. Les gronckles et les cauchemars monstrueux se battent pour la place tandis que les vipères et les braguettaures observent. Vina lève les yeux en voyant Krokmou et Harold foncer sur les deux clans adverses. Krokmou, excédé par leur bagarre, envoie une boule de feu qui met fin à la dispute. Se posant sur le sol, le dragon noir observe avec un air furieux les gronckles puis les cauchemars monstrueux. Prouvant sa colère, sa queue tape sur le sol. Conscient de ça, Harold le gratte doucement sur le museau.

- Je ne suis pas sûr que les assommer soit la solution, mon grand, dit-il en descendant de sur son dos.

Stoïck regarde son fils avec appréhension. Puis il observe les marques que le dragon noir à laissé sur le sol. Interloqué, le chef de Berk se souvient d'avoir vu les mêmes sur l'île où se trouve la carcasse du dragon géant. Il est sur le point de poser la question à Harold quand Vina s'approche de son fils.

- Qu'y a-t-il ? demande t-elle inquiète. Pourquoi nous avoir tous fait venir ?

- Nous avons un problème, dit Harold. Je vais t'expliquer.

Détaillant avec précisions ce qu'ils ont vus, Harold et Krokmou expliquent ce qui se passe aux dragons. Dès qu'ils ont finis leur récit, tous les dragons commencent à parler en même temps. Grimaçant, Harold fait comprendre à Krokmou qu'ils doivent cesser sous peine de le faire devenir fou. Stoïck s'avance prudemment et fixe Harold.

- On peut savoir ce qui se passe ? demande t-il.

- Des problèmes en perspective autant pour vous que pour nous, déclare Harold.

Écarquillant les yeux, Stoïck ne comprend pas ce que veut dire son fils. Gueulfor sent l'énervement de son ami en voyant que son fils ne lui en dit pas plus et tente d'y remédier.

- Explique-toi, intervient Gueulfor.

- Je reviens de l'île aux dragons, dit Harold en croisant les bras. Et devine un peu qui j'ai croisé en venant ici.

- Euh… pas Odin, j'espère, déclare Gueulfor. Quoique.

- Non, pire que ça, j'ai croisé les bannis, répond Harold. J'ai déjà eu affaires à eux sur notre île précédente. Et on va dire qu'ils ont la même idée que sur Berk. Décimer les dragons. Mais la dernière fois, on va dire que ce n'était qu'un petit groupe que l'on a réussi à faire disparaître.

Bouche bée, les berkiens regardent Harold avec stupéfaction pour certains, peur pour les autres. Lisant dans leurs esprits sans le vouloir, le jeune homme soupire.

- Non, ils ne sont pas morts, et pas dévorés non plus, déclare t-il. Vous nous prenez pour quoi ? Des bêtes sauvages ? On les a laissés au Clan des Cueilleurs. Ils sont au courant pour nous.

- Quoi ! s'exclame Stoïck. Et ils ne nous ont rien dit ?

- Bien sûr que non, réplique Harold froidement. Je leur ai dit de ne pas le faire.

- Pourquoi ? tonne Stoïck.

- Pourquoi, bonne question, veux-tu vraiment que j'y réponde ? l'interroge Harold d'un ton acide. Dois-je te rappeler ce que vous faites aux dragons, vous, les berkiens ?

Préférant ne pas relever, Stoïck secoue la tête avant de laisser Harold continuer.

- J'ai croisé Alvin le traître sur l'île, avoue Harold en voyant les visages des berkiens changer de couleur puis se tourner vers son père. Apparemment, il te connaît et aurait un compte à régler avec toi.

- On peut dire ça, déclare Stoïck. C'est ça ton urgence ?

Soupirant de nouveau, Harold secoue la tête avant de prendre une de ses épées et de dessiner un dessin au sol. Dès qu'il a finit, Harold demande à tous de regarder.

- L'île aux dragons est ici, dit-il en expliquant. Vous avez tous vu une carcasse géante là-bas.

- Comment ne pas la voir ? déclare Gueulfor.

- D'ailleurs, les marques des boules de feu de ton lézard ressemblent à celles qui sont présentes sur les rochers là-bas, déclare Stoïck. T'aurais une explication ?

- Revenons à nos moutons, grogne Harold. Berk est là, les autres clans sont autours. Eh bien, l'idée d'Alvin est de rendre visite à chaque clan pour avoir la raison de la mort du dragon.

S'étranglant de surprise, les berkiens échangent des regards inquiets avant de se tourner vers Stoïck.

- Tu veux dire qu'il cherche ce qui a tué cette chose ? demande le chef de Berk.

- Oui. Je vous suggère de rentrer sur Berk et le plus rapidement possible, avoue Harold. Car Alvin y va en personne.