Bonsoir, voilà la suite ! J'espère que vous êtes impatients de lire ce chapitre. =) Merci Nyuko pour la correction. ^^ N'hésitez pas à me dire s'il vous a plu. Merci pour vos commentaires et votre soutien. Bonne lecture et à bientôt.

P.S. : clem2605, j'en suis qu'à ma deuxième fanfiction, donc il est vrai que je manque un peu de qualités descriptives. ^^"


Chapitre 08

- Et toi ? Que vas-tu faire ? demande Gueulfor.

- Ils vont venir ici aussi, répond Harold en esquissant un sourire. Et je ne suis pas sûr qu'ils vont aimer l'accueil que l'on va leur réserver.

- Nous pouvons t'aider ? l'interroge le forgeron. Et après, tu pourrais… hum… rentrer avec nous sur Berk ?

Hoquetant de surprise, Stoïck observe Gueulfor avec étonnement. Puis il regarde Harold et s'aperçoit vite que la question ne lui a pas plus. Les vikings, eux aussi retiennent leur souffle.

- Rentrer sur Berk ? déclare Harold froidement. Pour faire quoi ?

- Euh…, commence Gueulfor en réfléchissant.

- C'est bien ce que je disais, pour rien, répond Harold avec colère en regardant un à un les berkiens. À part toi, Gueulfor, et Gothi, chaque membre de l'île de Berk m'a bien fait comprendre que je n'étais qu'une bouche de trop à nourrir.

- Mais nous ne…, commence un berkien penaud.

- Mais quoi ? rétorque Harold. Vous croyiez peut-être que je suis stupide ? Je vais vous dire ce que je pense. Vous n'avez jamais écouté ce que je vous disais. Est-ce que je suis un menteur ? Désolé, mais si c'était le cas, je serais le premier au courant et je ne vous ai jamais donné une raison de douter de ma parole. C'est agréable selon vous d'avoir un père toujours absent qui fait passer le village avant son propre fils ? Ou alors de se faire battre par son propre cousin ? Un cousin que personne n'empêche d'agir parce que selon vous, j'ai besoin d'une correction. Oh, et j'oubliais d'avoir un père, qui au lieu de me parler comme n'importe quel parent, me hurlait dessus au moindre problème. Un parent normal prendrait son enfant à part, non moi c'était devant le village entier, c'est plus marrant. Vous m'avez toujours blâmé pour tout. Vous privilégiez la parole des autres avant que je n'ai eu assez de temps pour ouvrir la bouche. Pour vous, je n'étais et je ne suis qu'un désastre. Le pire viking que Berk ait jamais eu. Ça vous rappelle quelque chose ? Sans le vouloir, vous avez fait de moi un banni non officiel. Et je devrais vous remercier ?

- Je…, intervient Stoïck avant de voir la colère sur le visage d'Harold et de se taire.

- Tu ? déclare Harold. Finis ta phrase qu'on en finisse.

- Nous n'avons jamais voulu que tu penses ça, répond un des berkiens.

- Bien, je suis avancé, réplique Harold. Et vous voulez que je le prenne comment ? Vous avez fait de ma vie un enfer juste parce que je ne rentrais pas dans vos critères.

Incapable de répondre à l'accusation du jeune homme, les vikings échangent des regards sans savoir quoi dire. Harold est sur le point d'en rajouter quand tous les esprits des vikings plus celui des dragons se déversent dans sa tête. Alors qu'il vacille, Krokmou le rattrape et quand il voit les berkiens s'approcher, rugit. Vina elle aussi secoue sa queue et envoie plusieurs dizaines de piques entre Krokmou et les vikings. Ces derniers, surpris, restent debout sans bouger. Gueulfor leur dit alors de patienter et de ne rien tenter. Les pensées de tout le monde s'accaparent l'esprit d'Harold qui ne peut se protéger devant autant de présences. Krokmou le ressent rapidement et demande aux dragons de fermer leurs esprits. Vina vient près d'Harold et pose sa tête contre celle du jeune homme.

- Il faut que tu te calmes, dit Vina à l'attention d'Harold. Tu es bien trop énervé, ce qui fait que ton pouvoir devient instable. Nous savons que les membres de ton clan t'ont fait énormément souffrir, mais te mettre en colère ne résoudra rien. Le passé est derrière toi et rien ne pourra le changer.

Apercevant le regard d'Harold devenir un peu moins vitreux suite à ses paroles, Vina se frotte doucement contre lui.

- Cherche nos voix à Krokmou et moi, dit-elle avec tendresse.

Après plusieurs longues minutes, Harold se redresse de sur le flanc de Krokmou qui laisse échapper un ronronnement soulagé. Se massant les tempes, le jeune homme a bien du mal à remettre ses idées en place.

- Merci Vina, j'apprécie, dit-il en voyant une forme rouge à ses côtés malgré sa vue brouillée. À toi aussi, Krokmou.

- Viens, dit ce dernier en tirant Harold par la tunique. Je t'éloigne d'eux pour le moment. Tu as besoin de réfléchir et eux aussi. Nous devons discuter de ce que nous allons faire.

Inquiet pour Harold, Gueulfor s'avance vers eux, mais Vina lui barre le passage avec sa queue.

- Ça va, Harold ? demande le forgeron inquiet.

- Ne t'en fais pas, répond ce dernier. Un peu trop de stress, si tu veux mon avis. J'ai besoin de décompresser. Vous feriez mieux de préparer vos affaires pour partir. Les bannis seront là dans pas longtemps.

Tendant les bras vers le ciel, les vikings ne comprennent pas ce que fait Harold. Sauf quand ils voient Krokmou l'attraper avec ses pattes et s'envoler avec lui. Stoïck semble bien las et attristé donc Gueulfor se charge de remettre tout ce qu'ils peuvent dans les drakkars, ce qui risque de leur prendre quelques heures. Pendant ce temps, Krokmou arrive à l'une des falaises de la montagne. Se rapprochant du côté plat, il dépose Harold sur le sol avant de se poser. Le jeune homme s'assoit et attend que le dragon vienne à ses côtés. Peu de temps est nécessaire car Krokmou replie ses ailes et s'allonge près de lui. Une fois installé, les deux amis restent silencieux jusqu'à l'arrivée de Vina. Cette dernière se pose en douceur et fixe Harold de ses yeux jaunes.

- Tu te sens comment ? demande t-elle.

- Comme le dernier des imbéciles, rétorque Harold en grimaçant.

- À cause de tes paroles ? s'exclame la dragonne avant de le voir acquiescer. Oh non, je pense qu'ils avaient besoin de savoir ce que tu pensais. Je te parle de ta colère, elle est passée ?

- Oui, déclare Harold.

- Bien, nous pouvons donc parler de ce qui va nous tomber dessus, déclare Vina en fouettant l'air avec sa queue. Harold, tu sais que je suis comme une ancienne que tous respectent ?

- Évidemment, souffle le jeune homme.

- Alors voilà ce que j'ai à te proposer, explique Vina avec sérieux. Les vikings sont en train de se préparer à partir. Quand ils seront prêts, ils le feront. Nous, nous allons attendre les bannis ici et faire en sorte qu'ils y restent. Ne te fais pas voir, vu que c'est toi qu'ils cherchent. Ensuite, nous partirons pour rejoindre l'île où tu as grandit.

Manquant de s'étrangler, Harold fixe la dragonne avec surprise.

- Tu veux que je retourne sur Berk ! déclare Harold en grognant. Pourquoi ?

- Parce que nous pourrons unir nos forces à celles des humains, rétorque Vina. Je sais que l'idée ne te plaît pas, je le sens, mais nous n'avons pas le choix. Si, comme tu le dis, les bannis en ont après vous deux, nous ne pourrons pas vous protéger. Tu le sais, n'est-ce pas ?

- Hum.

- De plus, je sais que tu es inquiet pour ton père, déclare Vina avec amusement. Ce n'est pas la peine de le cacher, nous le savons.

- Et une fois sur Berk, répond Harold en ignorant sa phrase. Nous ferons quoi ?

- Nous verrons bien à ce moment-là, déclare Vina. Pour le moment, nous allons faire partir les vikings d'ici, puis nous les rejoindront.

Harold préfère réfléchir à l'idée de la dragonne avant de dire oui. Il lui faut un moment pour étudier toutes les possibilités. Le laissant à ses pensées, les deux dragons prennent un bain de soleil et profitent de ses rayons pour étendre leurs ailes. Harold n'a pas bougé depuis deux heures et quand il se décide enfin, il soupire. S'étirant après s'être levé, il observe les dragons.

- Alors ? demande Vina.

- On fera comme tu as dit, déclare Harold. Mais je refuse de mettre les pieds au village.

- C'est ton choix, tant que nous avons un endroit où nous poser, répond Krokmou.

- Maintenant, allons en parler à mon cher père, dit Harold. Je suis sûr que ça va lui plaire.

Dès qu'il est sur le dos de Krokmou, Harold se sent un peu mieux. Savoir qu'il doit retourner sur Berk ne lui dit rien. Il aurait préféré rester sur l'île mais Vina n'a pas tort.

- Tout ira bien, ne te fais pas autant de soucis, murmure Krokmou en ronronnant.

- J'espère que tu as raison, souffle Harold en lui grattant la tête.

Cherchant les vikings, ils les aperçoivent sur la plage. Vina et Krokmou prennent donc cette direction et atterrissent près des drakkars. Gueulfor est enchanté de voir Harold et vient vers lui.

- Ça va mieux ? demande t-il inquiet.

- Oui, répond Harold en voyant les vikings s'approcher.

- Qu'as-tu décidé ? l'interroge timidement le forgeron.

Voyant son père s'approcher, Harold ne sait pas s'il doit être heureux ou non d'annoncer la solution que lui a donnée Vina.

- Vous allez partir de l'île, explique Harold. Nous allons nous occuper des bannis ici, et nous les y laisserons. Il y a assez de nourriture pour qu'ils ne meurent pas de faim, enfin, s'ils savent se débrouiller, ce qui n'est pas dit. Ensuite, nous vous rejoindrons sur Berk.

- Vous ? dit Stoïck en fronçant les sourcils. Les dragons viennent aussi ?

- Pourquoi, tu pensais qu'ils resteraient ? l'interroge Harold. Si je viens alors eux aussi.

- Mais nous n'aurons pas assez de place au village pour tous les…, commence le chef des vikings.

- Qui te parle du village? le coupe Harold.

- Que veux-tu dire ? questionne Gueulfor, étonné.

- Je rentre, certes, mais pas au village, rétorque le jeune homme. J'irais au Gouffre des Corbeaux, là où Krokmou et moi nous sommes rencontrés.

- Mais tu viendras de temps en temps ? demande Gueulfor.

- Honnêtement, je n'ai pas réfléchi à la question, répond Harold. Le seul moment où j'y entrerais, c'est pour aller sortir les dragons présents dans l'arène et encore s'ils n'ont pas perdus la tête.

Gueulfor veut dire quelque chose quand Harold se tourne vivement dos à eux. Plusieurs dragons viennent alors rapidement vers lui. Cendres est avec eux et vient devant Harold.

- Ils sont là, dit-il inquiet.

Voyant Harold acquiescer et monter sur Krokmou, les vikings semblent inquiets. Stoïck demande alors à son fils ce qu'il se passe.

- Les bannis sont là, répond Harold en haussant les épaules. Vous feriez mieux de lever les voiles.

- Mais et toi ?

- Je vous rejoindrez dans un ou deux jours, dit le jeune homme. Le temps de tout dissimuler ici et de récupérer mes affaires.

Ne se le faisant pas dire deux fois, les vikings montent sur leurs drakkars et hissent les voiles. Les berkiens lancent un dernier regard à Harold qui s'envole silencieusement.

- L'heure du jeu du chat et de la souris commence, dit Harold aux dragons. Voyons s'ils sont plus intelligents que les autres.