Bonsoir à tous, désolée j'ai eu pas mal de choses à préparer ces derniers temps donc j'ai un peu zappé de publier. Mes plus plates excuses. Sinon, je suis ravie de voir que ma fic plait toujours autant, et je vous remercie pour vos commentaires. Merci à Yuko pour la correction. Et j'ai plus qu'à vous souhaiter une bonne lecture et une bonne soirée. À bientôt.
Chapitre 12
Abasourdis par la réponse d'Harold, Stoïck et Gueulfor le fixent avec des yeux ronds. Gothi, quant à elle, sourit avant de s'approcher de Krokmou.
- Tu ne plaisantes pas ? demande Gueulfor.
- Pourquoi le ferais-je ? lui réplique Harold.
- Comment ? l'interroge Stoïck intrigué.
- Fais une phrase sinon je ne peux pas te comprendre, répond Harold en soupirant.
- Comment ça t'est arrivé ?
- Je ne sais pas, déclare Harold en haussant les épaules. C'est arrivé, c'est tout. Vous n'êtes pas venus me voir que pour ça. Alors ?
Se regardant avec anxiété, les trois berkiens ne savent pas par quoi commencer. Finalement, Stoïck décide de se lancer.
- Nous avons eu une grande conversation avec le village, déclare Stoïck avec sérieux. Et je dois t'avouer que certains ont peur de tes dragons.
- Pour quelles raisons ? le questionne Harold.
- Des choses futiles, intervient Gueulfor. Du genre, pas assez de nourriture pour tous.
Éclatant de rire, Harold échange un regard avec Krokmou qui finit par être hilare ainsi que les autres dragons.
- Pas assez sur Berk, c'est sûr, finit par dire le jeune homme une fois calmé. Sauf que les dragons sont plus friant de poissons que de viandes. Donc, il n'y aura pas de problème.
- Alors pourquoi nous avoir attaqué pour de la nourriture ? questionne Stoïck.
- Ils ne l'ont pas fait de leur propre chef, mais pour leur survie, explique Harold en désignant les dragons. Dans un groupe comme celui-là, il y a ce que l'on appelle un alpha. C'est-à-dire un dragon qui se place au-dessus des autres. Ce dernier se fait obéir des plus faibles et obtient ce qu'il désire en les faisant travailler à sa place. Un peu comme dans une ruche si tu préfère.
- Ça veut dire qu'il y a un chef dans ton groupe de dragons ? demande Gueulfor.
- Non, car nous avons décidés de rester tous égaux et de ne pas nous plier à un chef, admet Harold.
- Mais pourtant, ils te défendent tous, intervient Stoïck en fronçant les sourcils. Comment ça se fait ?
- Question de confiance, déclare Harold. Ils savent très bien que je ne leur ferais jamais de mal, donc ils m'ont accordés leur confiance.
Réfléchissant aux paroles de son fils, Stoïck l'observe puis passe à Krokmou. Ce dernier s'est allongé contre Harold et semble dormir.
- Pourquoi sur l'île où se trouve la carcasse géante, il y avait les traces des boules de feu de ton dragon ? questionne Stoïck.
Avisant l'air sombre d'Harold, les berkiens se doutent qu'il cache quelque chose. Ils sont sur le point de lui demander quand Krokmou se met à bailler. Se levant, il agrippe Harold par la tunique et l'éloigne.
- Qu'est-ce qui lui prend ? demande Gueulfor.
- C'est l'heure de dormir, réplique Harold. Et je dois dire qu'après une journée de vol et l'accueil que vous nous avez réservé, nous sommes un peu fatigués.
- C'est vrai qu'il est tard, avoue Gueulfor. Alors nous allons repartir au village. Bonne nuit Harold.
- Bonne nuit à vous aussi, dit ce dernier en s'allongeant près de Krokmou qui rabat son aile pour le couvrir.
Les berkiens reprennent alors la route sur village, non sans se poser des questions. Certes, Harold a répondu aux interrogations, mais pas à toutes. Préférant le laisser se reposer, Stoïck et Gueulfor raccompagnent Gothi chez elle avant de partir chacun de leur côté. Quand Stoïck arrive à sa maison, il ouvre la porte. En entrant chez lui, il a toujours ce sentiment de solitude qui le gagne. Pourtant, il sait pertinemment qu'Harold se trouve au Gouffre des Corbeaux. Il ne sait pas comment lui dire de revenir vivre avec lui. Stoïck reste un moment à réfléchir puis il va se coucher tout en pensant à son fils.
La nuit s'avère bien courte pour les humains comme pour les dragons, car un bruit d'explosion retentit sur l'île. Sursautant, Harold se redresse en vitesse, cherchant ce qui se passe. Sortant de sous l'aile de Krokmou, il regarde d'où vient le bruit avant d'apercevoir du feu s'élevait du village.
- Les bannis, dit-il en jurant.
Instantanément, les dragons ouvrent les yeux. Plusieurs d'entre eux s'agitent et viennent près d'Harold avec inquiétude.
- Qu'est-ce qu'on fait ? demande l'un d'eux.
- Nous y allons, déclare Vina en arrivant. Harold, Krokmou, vous restez dans les airs, il ne faut pas qu'ils vous voient.
- Mais, si vous… commence Harold avec angoisse.
- Je sais à quoi tu penses, le coupe Vina en mettant sa tête contre la sienne. Mais ne t'en fais pas, rien ne nous arrivera.
Acquiesçant, Harold enfile ses fourreaux à sa ceinture au cas où et met son masque. Krokmou est déjà prêt et l'attend. Dès qu'il est sûr de ne pas être vu, Harold monte sur son dos et tous les dragons s'envolent en silence. Seul, les jeunes en bas âge avec l'un de leurs parents et les dragons âgés restent au Gouffre des Corbeaux, dissimulés par la forêt. Au village, c'est la panique. Les berkiens se retrouvent face à des bannis qui sont armés alors qu'eux sont dans leur lit. Nombre de villageois se retrouvent ainsi attachés devant leur propre maison. Alvin jubile en voyant le spectacle et cherche Stoïck du regard. Il l'aperçoit en train de se battre contre l'un de ses hommes, non loin de la place centrale du village. Passant derrière son dos, il s'avance vers lui. Harold arrive au même moment et remarque ce qui se passe avec effroi.
- Va aider ton père, déclare Vina en demandant à Krokmou de se poser. Nous nous ferons comme si nous attaquions le village.
- Et Krokmou ? l'interroge Harold.
- Il reste non loin de toi mais caché, souffle Vina en s'attaquant à l'un des bannis.
Harold obéis à la dragonne, et part en direction de la place centrale. La plupart de berkiens sont attachés, y compris Gothi. Ils se retrouvent forcés de regarder Alvin qui se bat contre Stoïck, non armé ainsi que Gueulfor. Ces derniers se font acculés au milieu d'un cercle quant l'un des bannis s'écroule. Alvin se retourne vivement et a juste le temps de parer une épée qui lui arrivé en plein visage. Profitant de son élan, Harold arrive à passer au-dessus d'Alvin et se retrouve devant son père. Le chef des bannis l'observe avec intensité avant de secouer la tête.
- Alors le grand Stoïck n'est pas capable de se battre contre moi et envoie un morveux à sa place, rétorque Alvin.
- Et toi, tu ne sais pas te battre à la loyal et prend un adversaire désarmé, quelle gloire pour ta réputation, rétorque froidement Harold.
- Ce n'est pas un morveux qui va me faire la leçon, tuez-le.
Harold savait très bien qu'il agirait ainsi car au moment où les bannis lui foncent dessus, les dragons attaquent en lançant leur boule de feu devant lui. Ne le touchant pas, Harold profite de cet instant où la fumée est épaisse pour surgir devant Alvin. Surpris, ce dernier pare avec son sabre. Les bannis apeurés par les dragons finissent par partir en courant vers leur drakkar. Pourtant, Alvin continu de se battre contre Harold, ignorant qui il est réellement. Gueulfor en profite pour aller libérer les villageois tandis que Stoïck reste près de la place. Le combat entre Alvin et Harold fait rage. Cependant, Harold à l'avantage et semble jouer avec son adversaire qui s'épuise.
- Tu ne fais que fuir, gamin, rétorque Alvin.
- Tu crois ça, répond Harold.
Fonçant sur Alvin à toute vitesse, Harold abat ses deux épées sur celle d'Alvin. Sous le poids du coup d'Harold, cette dernière se brise net. Le jeune homme désarme son adversaire avec ses deux épées avant de lui mettre les siennes sous sa gorge.
- A quoi sers de fuir quand on peut te désarmé ? l'interroge Harold.
- Qu'est-ce que tu es exactement ? demande Alvin. Un humain ? Un démon ?
- Qui sait ? rétorque Harold.
Reculant de plusieurs pas, le chef des bannis tourne les talons avant de partir en courant.
- Je reviendrais, et on réglera nos comptes, déclare Alvin.
Rengainant ses épées, Harold s'approche de la falaise et aperçoit les dragons faire demi-tour pour retourner au Gouffre des Corbeaux sans être vus. Il remarque que les bannis lèvent les voiles tandis qu'Alvin saute littéralement dans le drakkar dès qu'il est à portée. Les scrutant du regard, Harold les voit rapidement disparaître. Il demande pourtant à quelques dragons de faire le tour de l'île au cas où.
- Bon débarras, rétorque Harold.
Se tournant vers les villageois qui le regardent stupéfaits, Harold se sent rougir sous son masque. Krokmou cesse de se dissimuler et rejoint Harold en ronronnant doucement.
- Penses-tu qu'ils reviendront ? demande t-il soucieux.
- Je le crains, mais nous avons le temps, dit Harold en voyant son père s'avancer vers lui. Après la peur qu'on lui a fait, il reviendra pas de sitôt.
