Bonsoir à tous, le précédent chapitre était un peu mouvementé alors que celui-là l'est un peu moins. Bref j'espère qu'il va vous plaire. ^^ Merci pour vos commentaires. x3 Et merci à Yuko pour ma correction. Bonne lecture et bonne soirée. Bisouille.
Chapitre 13
- Je te remercie, dit Stoïck. Sans toi et tes dragons nous serions à la merci des bannis.
Enlevant son masque qu'il laisse glisser dans son dos, Harold voit les villageois de Berk le dévisager.
- Ne me remercie pas, ils reviendront tôt ou tard, réplique Harold. Et de plus en plus nombreux.
- Qu'est-ce qui te fait penser ça ? demande Gueulfor en les rejoignant.
Esquissant un sourire, Harold jette un regard vers Krokmou qui émet un ronronnement amusé sous le regard inquiet des villageois.
- Ça fait un moment qu'on a un différend avec les bannis, finit par dire Harold. On dirait qu'ils nous suivent. Peu importe où nous allons, ils sont là.
Les berkiens regardent le jeune homme avant de murmurer entre eux. L'un d'eux ne peut se taire et brise le silence ambiant.
- Et qui nous dit que tu n'es pas avec eux ? questionne t-il. Tu reviens et ils débarquent, n'est-ce pas étonnant ? En plus, ils te recherchent peut-être, qui sait ?
Rendu furieux par les paroles de l'homme, Krokmou ouvre la bouche et sors ses dents en prenant une position hostile en le voyant s'avancer vers Harold. Ce dernier le laisse faire en l'écoutant proférer ses menaces jusqu'au moment où l'homme se trouve trop près de lui. L'empoignant, Harold le plaque au sol avant de planter une de ses épées juste à côté de sa tête puis de poser un genou sur la poitrine de l'homme pour l'empêcher de se relever. Les berkiens restent figés sur place en le voyant aussi en colère, ce qui est une première pour eux. Stoïck est sur le point d'intervenir quand Gueulfor le retient.
- Ne me met plus jamais dans le même sac que ces meurtriers, déclare Harold avec rage. Tu sais ce que ça fait de voir les membres de sa famille se faire tuer parce que tu ne peux rien faire ? Qui a prévenu de l'arrivé des bannis sur Berk à ton avis ? Et sache que si je suis là, c'est parce qu'on me l'a demandé. Je me serais très bien passé de revenir ici après l'enfer que j'y ai vécu par votre faute. Recommence une fois, une seule, à me dire que je suis avec les bannis et l'un des dragons t'emmènera faire un plongeon dans l'océan. Dis-toi également que si les bannis me cherchent, c'est parce qu'inconsciemment, j'ai protégé les miens ainsi que vos personnes ignorantes du danger que vous aviez au-dessus de vos têtes.
Se relevant après plusieurs minutes, Harold laisse l'homme se redresser tout en le regardant avec rage. Penaud, ce dernier part se réfugier dans l'une des maisons et claque la porte derrière lui. Krokmou perçoit la colère d'Harold et vient se frotter contre lui pour le calmer. Stoïck s'avance vers son fils avec prudence mais reste à distance.
- Je me demande bien pourquoi je suis revenu ici, déclare Harold avec dégoût en montant sur Krokmou.
Il est sur le point de partir quand Gothi lui barre le passage. Traçant des mots sur le sol, elle fait signe à Stoïck de les lire.
- Gothi te remercie et te dit de ne pas te soucier de ce que pensent un ou deux imbéciles présents, traduit Stoïck.
- Sauf que ces imbéciles sont ceux qui finiront par faire un écart de trop, répond Harold. Et ce jour-là, je ne serais peut-être pas là pour les protéger de leur propre bêtise.
- Nous en sommes conscients, admet Gueulfor. Mais ne laisse pas ces idiots avoir raison.
- J'en ai pas l'intention. Et si ça ne rentre pas dans leur tête, ça peut toujours s'arranger à coup de plongeons dans l'océan.
- Tu ne plaisantais pas ? l'interroge Stoïck.
- J'en ai l'air ? questionne Harold avant de voir son père secouer la tête.
Observant l'inquiétude sur les visages des berkiens, Harold ne peut s'empêcher de sourire. Stoïck les fait se disperser avant de les voir partir dans leurs maisons respectives vu l'heure tardive.
- Il est temps d'aller se recoucher, dit Harold à Krokmou avant de se tourner vers son père. Demain, je viendrais avec deux des miens. Il est grand temps que je sorte les dragons de l'arène. Ils se plaignent de ne pas pouvoir voler comme ils le veulent.
Abasourdis, Stoïck et Gueulfor jettent un regard à Harold en même temps que Gothi. Remarquant leur air d'incompréhension, Harold soupire.
- Tu veux dire que tu les entends d'ici ? demande Gueulfor bouche bée.
- Oui, même trop bien, rétorque Harold en grimaçant. J'arrive à les entendre jusqu'au Gouffre des Corbeaux, et les dragons aussi. C'est épuisant car ils savent que nous sommes là et j'ai eu du mal à les dissuader de tenter quoi que ce soit. Je leur ai promis de venir demain sauf qu'ils ignorent que je suis un humain et pas l'un des leurs.
- Ils vont réagir comment ? s'inquiète Stoïck.
- Aucune idée, on verra bien et au pire, j'improviserais, déclare Harold. Oh, une dernière chose. Ne dites à personne que j'entends les pensées des dragons et que je leur parle. Je ne veux pas que ça se sache.
Les trois berkiens acquiescent et promettent de ne rien dire. Harold repart donc au Gouffre des Corbeaux avec Krokmou. Finissant leur nuit bien écourtée, les deux amis ne se lèvent pas avant le milieu de matinée. Harold semble encore endormi en prenant son déjeuner alors que Krokmou examine avec attention l'entrée du Gouffre des Corbeaux. Impatient d'aller voir les autres dragons présents sur l'île, Krokmou ne cesse de jeter des regards à Harold.
- Harold, as-tu bientôt fini ? demande Vina, excédée. Parce que ton dragonneau s'impatiente.
- Qui ? l'interroge Harold.
- Je ne suis pas un petit ! déclare Krokmou avec mécontentement.
- Alors arrête de te comporter comme tel, réplique Vina agacée.
Dès qu'il a finit son repas, Harold part se rafraîchir un peu avant de revenir rapidement. Krokmou s'empresse de lui emboîter le pas et, avec Vina, ils partent en direction du village. En chemin, ils croisent les dragons qui reviennent de leur surveillance sur les bannis. Apparemment, ces derniers sont retournés sur des îles assez éloignées, au grand plaisir d'Harold. Les remerciant, le jeune homme leur dit d'aller se reposer, ce que les dragons s'empressent de faire. Alors qu'ils sont près du village, Harold surprend les pensées de son cousin, Rustik. Ce dernier ne semble pas apprécier le retour d'Harold et cherche à lui jouer un mauvais tour. L'attendant derrière l'une des barricades d'une maison, Rustik entend quelqu'un approcher. Décidant d'attaquer, il se redresse et fait face à deux dragons, l'observant avec des yeux ronds. Harold a quant à lui disparut. Pourtant, Rustik l'a vu en compagnie des dragons.
- Tu as perdu quelqu'un chose, cousin ? demande une voix derrière Rustik.
Sursautant, ce dernier se retourne vivement pour faire face à Harold. Le jeune homme ne semble pas d'humeur à plaisanter et Rustik le remarque rapidement.
- Je voulais…, commence Rustik en bredouillant.
- M'attaquer avec ta hache, termine Harold. J'avais bien compris. Sauf que je ne suis plus aussi naïf qu'auparavant. Je suis sur mes gardes à présent et si tu m'avais attaqué, je n'aurais pas donné cher de ta peau. Surtout avec ces deux là.
Désignant Krokmou puis Vina, Harold esquisse un sourire en voyant les deux dragons approcher de son cousin. Ce dernier finit par se redresser avant de partir en courant à toutes jambes.
- Pas très intelligent celui-ci, remarque Vina.
- Il ne l'a jamais été, réplique Harold en prenant le chemin de l'arène.
Traversant le village, le jeune homme ne passe pas inaperçu. Nombreux sont ceux qui veulent voir ce qu'il va faire et surtout comment il va s'y prendre. Stoïck, Gueulfor et Gothi sont déjà présents devant la grille qui permet la fermeture de l'arène quand Harold arrive. Ce dernier commence à avoir des maux de tête en sentant les pensées des dragons de l'arène.
- Heureusement que tu as l'habitude avec nous, le rassure Vina. Si tu avais développé un tel don ici, je ne sais pas si tu serais aussi sain d'esprit qu'aujourd'hui.
- Les pensées de ces dragons sont vraiment menaçantes, remarque Krokmou en agitant la queue. Pas question qu'on te laisse seul avec eux.
- Très bien, dit Harold. Comme vous voulez.
Observant son fils, Stoïck fronce les sourcils, inquiet. Gueulfor le remarque immédiatement avec Gothi qui cherche à le rassurer, à coup de bâtons.
- On est prêts, dit Harold en défaisant sa ceinture sous les yeux horrifiés des berkiens.
Lorsqu'il la laisse près de la grille, Stoïck échange un regard avec Gothi. Gueulfor s'avance alors vers Harold et le fixe avec appréhension.
- Tu vas aller là-dedans sans armes ? demande t-il soucieux.
- Oui, je n'ai pas besoin d'utiliser une arme contre eux, avoue Harold.
- Ils ne sont pas aussi gentils que ceux que tu côtoies, réplique Stoïck inquiet. Ceux-ci ont l'habitude d'attaquer.
Éclatant de rire, Harold est bientôt suivit par Krokmou et Vina. Surpris, les trois berkiens les regardent sans comprendre.
- Gentils, hein, répond Harold en reprenant son sérieux. Tu ne nous as jamais vus combattre de près alors.
- C'est vrai, mais tes dragons nous ont protégés sur l'île, déclare Gueulfor. Ils ne peuvent pas être mauvais.
- Je leur avais demandé de ne pas vous toucher, réplique Harold en s'avançant vers la grille. De plus, Krokmou savait exactement qui vous étiez. Si, par malheur, ça avait été les bannis, je ne vous dis pas comment ils seraient sortis de l'île. Je n'étais pas en état pour les empêcher de se protéger eux-mêmes.
- Je vois, dit Stoïck.
- Bon, tu vas te décider à ouvrir cette grille ? demande Harold en levant un sourcil.
