Bonsoir, voici la suite des aventures d'Harold. Je remercie tous ceux qui m'ont laissé des messages sur ma fic. Vous êtes tous de super lecteurs. ^^ Je vous laisse lire et je vous souhaite une bonne soirée ainsi qu'une bonne lecture. Merci à Yuko pour la correction du chapitre. =)

ps: Pas de chapitre ce week-end, cause = convention de manga.


Chapitre 14

Hésitant, Stoïck finit par finalement ouvrir la grille à contrecœur. Laissant passer Harold et les deux dragons, il referme aussitôt derrière eux. Harold observe ce qui l'entoure et s'aperçoit que rien n'a changé depuis les trois dernières années. Il est sorti de ses pensées quand il entend un grincement métallique devant lui. D'un coup, la porte en bois cède et laisse un torrent de flammes se déverser hors de la cage. Un cauchemar monstrueux sort alors comme une furie avant de tenter de s'envoler. Se heurtant au sommet de l'arène, il redescend pour poser son regard sur Harold. Ignorant ou ne voyant pas les deux dragons en retrait, le cauchemar fixe le jeune homme avec fureur.

- Qu'est-ce que tu attends ? lui demande Harold en le regardant. As-tu peur de moi ?

Intrigué par les paroles d'Harold, le cauchemar monstrueux se calme et les flammes sur son dos disparaissent. Les berkiens ouvrent des yeux ronds en voyant ce qui se passe et ne cessent de regarder le dragon.

- Es-tu vraiment humain ? l'interroge le dragon en observant le jeune homme.

- Je te laisse le découvrir par toi-même, déclare Harold en tendant la main devant lui.

Invitant le cauchemar monstrueux à s'approcher, Harold est loin de se douter que son cousin traîne dans les parages. N'étant pas ravi d'avoir été démasqué et qu'Harold soit le centre de l'attention, Rustik cherche un moyen de le discréditer. Il arrive près de la grille qui se trouve de l'autre côté de l'arène. Il remarque que personne ne le voit et avant d'être repéré, il prend un marteau en fer forgé. Souriant bêtement, il s'empare d'un bouclier et frappe dessus. Le bruit métallique se répercute dans l'arène. Harold est obligé de se boucher les oreilles car le son se dédouble à l'endroit où il se trouve. Cherchant d'où vient le bruit, il voit Rustik et jure. Pourtant, il n'a pas le temps de faire quoique ce soit car le cauchemar monstrueux a entendu le bruit aussi. Se sentant menacé, ce dernier s'enflamme et crache du feu sur toutes les autres portes des cages. Les dragons prisonniers ne perdent pas de temps et fracassent leur porte. Gueulfor, quant à lui, arrive à stopper Rustik en lui mettant un coup de marteau sur la tête, mais reste horrifié en voyant Harold face à quatre dragons devant lui.

- Quel crétin, murmure le jeune homme en fixant son cousin.

- Que comptes-tu faire ? demande Krokmou en venant près de lui. Ils n'ont pas l'air de vouloir t'écouter maintenant.

- Hum, on fait comme avant ? l'interroge Harold.

- Minimiser les risques, déclare Vina en les rejoignant. C'est une bonne idée. Par lequel je commence ?

- Le vipère de droite, dit Harold.

Inquiet pour son fils, Stoïck relève la grille et lui ordonne de sortir tout de suite. Les berkiens, eux aussi effrayés, hurlent au jeune homme de faire pareil.

- Merci pour votre peu de confiance, déclare Harold lassé. Mais je ne vais pas sortir.

- Sors de là ! hurle Stoïck.

- Crois-tu vraiment que je n'ai jamais été dans ce cas de figure ? demande Harold en souriant. Krokmou à gauche, Vina à droite.

Dès qu'il a finit sa phrase, Harold s'élance en même temps que les dragons. Krokmou s'occupe du braguettaure et du gronckle tandis que Vina se charge du vipère et de la terreur terrible, qui n'est pas bien grande. Harold, lui, se charge du cauchemar monstrueux. Ce dernier ne tarde pas à réagir. Il cherche dans un premier temps à attraper Harold, mais ce dernier, lisant dans ses pensées, évite tout. Pourtant, le cauchemar monstrueux n'en reste pas là. Se retournant vivement, il tente de faucher Harold avec sa queue, en vain. Harold est bien trop habitué à ce genre de choses avec Krokmou. Profitant du fait que son adversaire ait le dos tourné, Harold se précipite sur son côté et avant que le dragon ne puisse bouger, il le retourne sur le dos. Voyant ce qui se passe, les berkiens n'en reviennent pas. Harold, le chétif de première, gringalet, vient de retourner un dragon comme si de rien n'était. Grimpant sur le ventre du cauchemar monstrueux, Harold l'observe un moment. Il voit bien que son adversaire hésite à l'attaquer de nouveau. S'agenouillant pour éviter une boule de feu qui lui arrivait en plein tête de la part du vipère, Harold sourit.

- On en a fini ? demande t-il au dragon.

- Oui, rétorque ce dernier en baissant les yeux. Je sens ton odeur. Elle est plus proche de la nôtre que de celle des humains. De plus, tu m'as battu. Pour nous autres, dragons, exposer son ventre ainsi est un signe de mort.

- Je ne suis pas là pour ça, dit Harold en secouant la tête. Mais pour vous sortir de cette arène.

Étonné, le cauchemar monstrueux reste muet. Harold descend doucement de son ventre et remarque que Krokmou a déjà maîtrisé ses adversaires. Il ne reste que Vina contre le vipère. Ce dernier semble prêt à en découdre et ne se laisse pas approcher.

- Un souci ? demande Harold à Vina.

- Une tête de mule, voilà ce que j'ai face à moi, s'exclame la dragonne en agitant la queue.

- Elle ne se laissera pas faire, déclare le cauchemar monstrueux en se relevant. Cette dragonne est jeune et impulsive.

Harold remarque immédiatement ce que veut dire le dragon quant Vina se fait toucher par les piques de son adversaire. Ce dernier est sur le point de lancer une nouvelle salve quand Harold s'élance vers elle en courant. Changeant de cible, le vipère fixe Harold de ses yeux. Quand elle est sur le point d'attaquer, Harold demande à Krokmou de tirer une boule de feu devant lui.

- Maintenant ! s'exclame Harold.

Faisant une glissade et disparaissant dans la fumée provoquée par la boule de feu sur le sol, Harold parvient à contourner le vipère. La dragonne le cherche devant elle et Harold arrive à l'attraper par derrière. Se retournant vivement, le vipère sort ses piques plus rapidement que le jeune homme l'avait prévu. Du coup, certains des piques lui entaillent les mains. S'en apercevant, Harold réfléchit. Il lâche la dragonne qui se retourne et se jette sur lui. Mais au lieu de le blesser, elle stoppe net devant sa main levée. Quand la fumée se dissipe, les berkiens laissent échapper des cris de stupeur en voyant la dragonne roulée en boule autour d'Harold. Ce dernier jette un regard aux anciens dragons captifs avant de soupirer.

- C'est bon ? demande t-il. Vous n'allez plus essayer de nous attaquer maintenant ?

- Non, disent-ils en chœur en venant près de lui.

Se frottant contre Harold, les dragons lui accordent leur confiance. Le jeune homme fait signe à son père de relever la grille. Obéissant, Stoïck est sur le point de venir mais Harold le dissuade d'un regard. Les dragons sont certes avec lui, mais ils restent méfiants envers les autres humains.

- Vous êtes libres à présent, leur dit Harold en les grattant chacun leur tour. Il est temps que vous retrouviez goût à la liberté. Vous pouvez suivre Vina et venir avec nous ou alors partir où bon vous semble.

Il ne faut guère longtemps pour que la réponse des dragons se fasse entendre car ils ronronnent vite au contact d'Harold. Satisfait, ce dernier se tourne alors vers son père et lui fait signe de venir mais en gardant une certaine distance.

- Ne vous en faîtes pas, il ne vous fera rien et les autres non plus, intervient Harold en voyant les dragons se crisper.

Arrivé à la limite, Stoïck soupire de soulagement en voyant son fils en un seul morceau. Gueulfor ouvre l'autre grille et est sur le point de se précipiter sur Harold quand Vina l'intercepte. Gesticulant dans tous les sens, Gueulfor se débat.

- Lâche-moi, dit-il en colère. Harold, dit à ta dragonne de me lâcher.

- C'est bon, Vina, laisse-le, répond le jeune homme en souriant.

Une fois libre, Gueulfor ne cherche pas à s'approcher plus mais fixe son ancien apprenti avec un regard soucieux.

- Tu as vu l'état de tes mains, dit Gueulfor en désignant les mains d'Harold.

- Oh, ça, rétorque Harold en voyant des coupures plus ou moins profondes sur ses mains. Ce n'est rien. Par contre… Lui, c'est autre chose.

Avisant Rustik se relever en chancelant, Harold se dirige vers lui d'un pas décidé. Les berkiens le regardent du haut de l'arène sans savoir ce qu'il va faire. Dès qu'il est assez proche de son cousin, Harold lui assène un coup de poing en pleine figure. Se retrouvant par terre, Rustik le regarde avec des yeux hébétés. Stoïck et Gueulfor arrivent au bon moment pour arrêter Harold qui allait lui en donner un deuxième. Abasourdis, humains comme dragons observent la scène avec des yeux écarquillés. Harold a bien du mal à se calmer et se recule, préférant ne pas être proche de son cousin. Stoïck l'observe un moment avant de briser le silence.

- Qu'est-ce qui te prend ? l'interroge Stoïck.

- À moi ?! s'exclame Harold, furieux. Demande-lui plutôt pourquoi il a frappé avec un marteau sur le bouclier qui se trouve devant toi. C'est ça qui a rendu nerveux les dragons. Les bruits métalliques, ils les perçoivent comme une menace et même le plus idiot des vikings le sait.

- Il n'a peut-être pas fait exprès, déclare le chef de Berk.

- Ça ne va pas recommencer ! hurle Harold. Je viens de te dire que…

- Harold, le coupe Gueulfor. Calme-toi. Et toi Stoïck, tu ferais mieux d'écouter ton fils. C'est moi qui est arrêté Rustik et effectivement il l'a bien fait intentionnellement.

Fronçant les sourcils, Stoïck observe Rustik avec un air grave, puis il se tourne vers Harold qui semble en colère.

- Je suis désolé, dit Stoïck gêné. Je n'aurais jamais pensé qu'il serait…

- Assez stupide pour faire ça ? questionne Harold excédé.

- Effectivement, avoue son père.

- Ce n'est sûrement pas la première fois et ni la dernière, réplique Harold. Mais si son but était que les dragons m'attaquent, je ne lui pardonnerais jamais. Tu peux en être sûr et certain.

- Harold, déclare Gueulfor en le fixant. Nous savons très bien que tu n'es pas aussi rancunier.

- Et bien, j'ai peut-être changé, répond ce dernier en partant vers les dragons d'un pas rapide.

Les dragons cherchent à calmer Harold dès qu'il arrive auprès d'eux. Observant ses mains, Harold grimace en attachant un tissu sur chacune. S'approchant de Krokmou, il pose son front contre celui du dragon. Aussitôt, sa colère, encore bien présente, se calme petit à petit. Quand il entend des grognements dans son dos, Harold ouvre les yeux et attend quelques minutes avant de se retourner. Il sursaute en voyant que la moitié des berkiens se trouvent devant lui. Stoïck s'avance alors et se plante devant son fils avec un regard qu'Harold ne lui connaissait pas.

- Nous te remercions tous pour ce que tu as fait hier, dit Stoïck. Et également pour nous avoir montré que les dragons ne sont pas les bêtes que l'on imaginait.

- Et aussi nous reconnaissons que tu n'es ni un lâche, ni un froussard, déclare une voix qu'Harold connaît bien.

Surpris, les berkiens ouvrent des yeux ronds en apercevant Astrid. Cette dernière vient près de Stoïck et fixe Harold.

- Je tiens à m'excuser pour ce que je t'ai dit la dernière fois, dit-elle sincèrement. Personne ne savait pourquoi tu étais parti et j'ai pensé que tu avais été lâche. Et je m'aperçois aujourd'hui que j'avais tort. Alors je suis désolée. Acceptes-tu mes excuses ?

Réfléchissant quelques minutes, Harold hoche la tête en regardant Astrid avec étonnement. Cette dernière croise les bras et se pince les lèvres avant de poser sa question.

- Réponds-nous avec franchise, dit-elle, si les dragons ne t'avaient pas écoutés, qu'aurais-tu fait ?

- Je les aurais laissés partir, déclare Harold sans aucune hésitation.

- Comment aurais-tu fait ? demande Astrid intriguée.

Souriant, Harold monte sur Krokmou avant même que quelqu'un l'arrête.

- C'est simple, on les aurait attrapés et relâchés, dit-il en tendant la main devant lui en sentant une présence.

Aussitôt, le terreur terrible vient se poser sur son épaule comme si de rien n'était, amusant Harold.

- Les dragons, même sauvages, viennent naturellement me voir, avoue Harold en regardant le ciel. Pour eux, je suis une curiosité. Un homme parmi les dragons, c'est une chose que peu d'entre eux ont vu.

- Même pour nous, souffle Gueulfor avant de donner une tape sur la patte de Vina. Vous feriez mieux de les sortir de là. Ils ont l'air un peu méfiant avec nous.