Bonsoir à tous, me revoilà. Ma convention s'est finie et j'ai eu un peu de mal à m'en remettre. Je vous laisse donc dévorer ce chapitre de Dragons. Bon appétit, oups, lecture. Bonne soirée et à bientôt. =) ps: merci pour tous vos commentaires et également merci à Yuko pour la correction.


Chapitre 15

Sur le chemin du retour, Harold réfléchit aux paroles de son père et à celles d'Astrid. Le Gouffre des Corbeaux approche rapidement et le jeune homme désigne l'endroit où ils vont aux nouveaux dragons. Ces derniers plongent immédiatement, suivis de près par Harold. Ce dernier est soucieux surtout que Vina est blessée à l'une de ses pattes. Dès qu'ils sont posés sur la terre ferme, les dragons viennent voir Harold. Tous se frottent à lui avant d'observer les nouveaux venus. Peu à l'aise, ces derniers se cachent derrière Harold.

- Aucun des miens ne vous fera du mal, ils sont juste curieux, dit Harold en s'approchant de Vina. Montre-moi ta patte.

Obéissant, la dragonne s'allonge et étend sa patte avant gauche pour qu'Harold puisse la voir. Le jeune homme soupire en voyant qu'il n'y a rien de grave. La coupure est peu profonde et ne saigne déjà plus. Harold part alors chercher quelque chose dans l'un de ses sacs avant de revenir. Ouvrant un pot qu'il tient dans sa main, Harold met un peu de pommade sur la blessure de Vina. Une fois qu'il a finit, la dragonne se redresse et ronronne pour le remercier. Krokmou, quant à lui, pousse les anciens dragons prisonniers vers leurs congénères respectifs. Harold sourit en le voyant faire, tandis que Vina s'amuse de la situation. Pourtant, Krokmou finit par réussir à mettre chaque dragon avec les siens. Il revient ensuite voir son ami en agitant la queue, inquiet.

- Tu ferais mieux de soigner tes mains, dit-il soucieux.

- Je sais, soupire Harold en défaisant ses pansements de fortune.

Apercevant les mains d'Harold, Krokmou laisse échapper ce qui ressemble à un soupir. Harold tourne les talons et part en direction du lac, suivit de Krokmou. Le jeune homme plonge ses mains dans l'eau froide et grimace.

- Elle ne t'a pas loupé, souffle Krokmou inquiet.

- Ne t'en fais pas, ça sera vite guérit, répond Harold en souriant. De plus, je ne peux pas lui en vouloir d'avoir voulu se défendre.

Acquiesçant, Krokmou observe Harold. Ce dernier prend soin de bien se laver les mains puis d'appliquer la même pommade qu'il a apposé sur Vina sur ses mains. Ensuite, il part chercher des bandes de linges propres et entoure chacune de ses mains. Le vipère qui a blessé Harold ainsi que les autres dragons de l'arène viennent alors le voir. Surprit, Harold les laisse venir près de lui quant il s'assoit près de ses affaires.

- Un souci ? demande t-il en finissant de se bander les mains.

- Je voulais te présenter mes excuses, dit le dragon vipère, penaud.

- Pour ? l'interroge Harold en la fixant dans les yeux.

- Tes mains, répond la dragonne.

- Ça ! s'exclame le jeune homme en souriant. Ce n'est rien, ne t'en veux pas. Je suis le seul fautif, je n'ai pas été assez rapide pour me dégager à temps.

Étonnés par son comportement les dragons s'allongent devant lui tout en le fixant. Intrigués par cet humain étrange, ils ont beaucoup de questions à lui poser. Harold le sent immédiatement et esquisse un sourire.

- Vous voulez me demander quelque chose, n'est-ce pas ? questionne t-il.

- Effectivement, déclare le cauchemar monstrueux, intrigué. Pourquoi un humain aide t-il les dragons ?

- Pourquoi je ne le ferais pas ? rétorque Harold. Krokmou et moi sommes amis depuis un peu plus de trois ans. Je ne dis pas que je suis parfait, loin de là. Avant notre rencontre, j'étais un viking dont le seul but était de se faire reconnaître en temps que tel. J'essayais de faire comme les autres. Tuer un dragon. Pour eux, c'était simple. Mais pour moi, pas vraiment. Quand je suis tombé sur Krokmou, ma première idée était de faire tout ce qu'un viking faisait. Pourtant, je ne l'ai pas fait. Pourquoi ? Parce que je devais être le seul viking à ce moment là qui refusait de tuer un dragon. Par la suite, j'ai tenté de changer l'esprit des vikings avec lesquels je vivais. Malheureusement, ça n'a pas fonctionné. La mort des dragons était toujours d'actualité sur Berk. Alors je suis parti avec Krokmou. Je savais qu'un furie nocturne risquait gros en restant sur une île avec des vikings. Je me suis mis en tête de l'aider à partir en fabriquant un aileron pour qu'il puisse s'envoler le plus loin possible. Plus on passait de temps et plus on se comprenait. Et avant même qu'on puisse le dire on était devenus inséparable. Quand je n'ai plus supporté ma vie ici, et le mode de vie viking qui ne me convenait pas, on est partit sans rien dire. Je m'en suis énormément voulu car je savais que vous restiez derrière. Et je ne pouvais rien faire à l'époque, je n'étais qu'un enfant. Par la suite, Krokmou et moi avons voyagé. Puis nous avons fait beaucoup de rencontres et avons formé notre famille. Nous sommes revenus ici par un concours de circonstances pas vraiment agréable mais ça m'as permit de faire ce que je n'ai pas pu faire à l'époque. Vous sortir de l'arène. C'est tout pour mon histoire, les autres vous raconteront la suite. Est-ce que ça répond à ta question ?

- Oui, dit le cauchemar monstrueux après un temps de réflexion. Je suis content que tu aies prit soin de venir nous libérer et les autres pensent comme moi.

- J'en suis ravi, répond Harold. Maintenant que les explications sont faites, puis-je connaître vos noms ?

- Je me nomme Tempête, déclare le dragon vipère.

- Crochefer, répond le cauchemar monstrueux.

- Bouledogre, déclare le gronckle.

- Nous n'avons pas encore de nom, avoue les deux têtes du braguettaure.

- Ce n'est pas un souci, vous finirez par en trouver un, les rassure Harold.

- Harold, intervient Krokmou en s'agitant. Une viking arrive.

Hochant la tête, Harold se lève et prend congé des nouveaux dragons pour aller voir la personne qui arrive. Il est plus que surprit en voyant Astrid, plantée devant plusieurs dragons intrigués. Ces derniers tournent autour d'elle, ce qui ne la rassure guère.

- Tu pourrais leur dire d'arrêter ? demande la jeune fille en apercevant Harold.

Souriant, Harold croise les bras. Il observe un peu ce qui intrigue autant les dragons et remarque immédiatement ce qui ne va pas.

- J'avais bien dit pas d'arme, dit-il en levant un sourcil. Ils sentent que tu en as encore une sur toi.

- Euh… Ha ! s'exclame Astrid en retirant un coutelas de sa botte. Désolée.

Tendant la main, Harold le prend et le jette dans le lac sous le regard médusé d'Astrid. Aussitôt, les dragons se dispersent et la laissent passer. Astrid s'avance vers Harold, non sans jeter des regards autour d'elle. Dès qu'elle est arrivée près de lui, elle esquisse un sourire gênée.

- Que me vaut l'honneur de ta visite ? demande Harold.

- Honnêtement ? l'interroge Astrid, mal à l'aise.

- Oui.

- Je voudrais savoir si … si c'était possible… de faire comme toi, dit-elle en balbutiant.

- C'est-à-dire ?

- De monter un dragon, répond Astrid en rougissant.

Un peu surprit par sa réponse, Harold fronce les sourcils. Il réfléchit quelques instants avant d'observer la jeune fille. Cette dernière le remarque et se sent encore plus gênée.

- Pourquoi ? demande Harold.

- Eh bien, j'ai beaucoup réfléchit, dit Astrid en fixant les dragons. J'aimerais avoir un ami sur lequel compter et je me suis rendu compte que c'est que tu avais avec les dragons.

- Sauf que les dragons ne sont guère des animaux de compagnie, déclare Harold. Ils ont des sentiments. Ce sont des êtres qui ne te trahissent pas. Il faut être capable d'accepter leurs bons côtés comme les mauvais.

- Je vois, dit Astrid en regardant les dragons autour d'elle avant de se tourner vers Harold. Peux-tu m'apprendre ?

- Si c'est vraiment ce que tu souhaites, pourquoi pas, dit Harold. Mais réfléchit bien avant, car un lien avec un dragon n'est pas destructible. Et si tu ne lui fais pas confiance ou que tu as peur, il le sentira.

Préférant réfléchir, la jeune femme tourne et retourne les paroles d'Harold dans sa tête. Il lui faut plusieurs heures pour prendre sa décision. Quand elle a enfin décidée, elle se lève et remarque qu'Harold est près du lac. S'approchant doucement, Astrid remarque qu'Harold plonge ses mains dans l'eau et l'observe. Quand il ressort ses mains de l'eau, elle hoquette de surprise.

- Tes mains, dit-elle en le faisant sursauter. Elles n'ont plus rien.

- Je sais.

- Comment est-ce possible ?

- J'ai une excellente pommade, sourit Harold. Et elle est très efficace.

- Tu m'en diras tant, réplique Astrid.

- Maintenant que tu le sais, tu pourrais…, dit Harold en rougissant, me lâcher les mains ?

Rougissant à son tour, Astrid lâche rapidement les mains d'Harold avant de se retourner. S'approchant d'elle, Harold lui pose une main sur l'épaule.

- Tu as pris une décision ? demande t-il.

- Oui.

- Est-ce que je t'ai laissé suffisamment de temps pour réfléchir ?

- Même trop, déclare Astrid.

- Alors ? Ta réponse ?

- Apprend-moi tout ce qu'il faut savoir sur les dragons, répond Astrid d'un ton décidé.

Hochant la tête, Harold lui désigne un endroit où s'asseoir et dès qu'ils sont installés, commence à lui enseigner les bases. Les deux jeunes gens sont loin de se douter que Rustik les épie du haut des rochers. Quelques jours plus tard, Stoïck vient voir Harold en lui disant qu'un bateau à disparu ainsi que Rustik.