Bonsoir, nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira. ^^ Merci pour tous vos commentaires et encouragements, ça me fait plaisir. Merci également à Yuko pour la correction de mes lignes. xD Sur ce bonne soirée, et bonne lecture. À bientôt. Bisouilles.


Chapitre 16

Pendant les deux mois qui suivent, Harold enseigne à Astrid comment faire pour être en parfaite harmonie avec son dragon. Ou sa dragonne plutôt, car la jeune femme a choisi Tempête comme compagnon. Les rangs des apprentis ont d'ailleurs augmentés car Varek et les jumeaux ont rejoints la jeune femme pour apprendre également à monter un dragon. Les jeunes berkiens ne s'en sortent pas trop mal et ne cessent d'étonner Harold. Varek est sur-protecteur avec sa dragonne, Bouledogre, et les jumeaux sont aussi têtus que leur braguettaure qu'ils ont baptisé Prout et Pète. Chacun des jeunes sait à présent monter sur un dragon et Harold les autorise même à partir voler tant qu'ils restent sous ses yeux. Les dragons, eux aussi, font des progrès. Les anciens dragons de l'arène sont en harmonie avec leurs dresseurs respectifs et ne cessent de remercier Harold. Les villageois sont plus à l'aise avec les dragons et vont même jusqu'à les laisser gambader dans Berk sans Harold. Stoïck n'en revenait d'ailleurs pas quand il a vu plusieurs dragons aider les villageois dans leurs travaux respectifs. La vie a donc reprit son cours malgré le fait qu'Harold refuse toujours de quitter le Gouffre des Corbeaux. Ne se sentant pas prêt pour revenir avec son père, le jeune homme préfère rester auprès des dragons. Après une journée éreintante à cause des jumeaux qui n'ont cessé de faire des dégâts avec leur dragon, Harold s'allonge près de Krokmou en fixant le ciel qui commence à s'assombrir. Ronronnant doucement, le dragon pose sa tête sur l'épaule de son ami.

- Fatigué ? demande t-il.

- Avec les jumeaux, ce n'est guère étonnant, répond Harold en fermant les yeux. Pourtant, ils savent se débrouiller, et heureusement. Astrid et Varek s'en sortent encore mieux avec leur dragon. Ils pourront bientôt se passer de moi.

- C'est une bonne nouvelle, déclare Krokmou.

- Effectivement, sauf qu'Astrid se plaint qu'elle ne peut pas communiquer directement avec Tempête, avoue Harold en fronçant les sourcils. Et je ne veux pas qu'elle sache que je le fais avec vous.

- La raison de ton changement était inévitable, le rassure Krokmou. C'est une première chez nous autres, les dragons, et personne ne doit savoir.

- Et ce sera le cas, promet Harold. Je préférerais me tuer que de révéler quoi que ce soit.

Fermant les yeux, le jeune homme s'endort contre son ami. Leur réveil est fort déplaisant car des explosions retentissent dans le Gouffre des Corbeaux. Paniqués, les dragons se redressent en sursaut et regarde leurs assaillants. Des dizaines d'hommes armés arrivent de tous les côtés. Harold, en voyant ce qui se passe, jure.

- Partez, hurle t-il aux dragons. Réfugiez-vous au village ou ils vous tueront.

Les dragonnes avec des petits ne se le font pas dire deux fois. Elles s'envolent et partent donner l'alarme à Berk. Pendant ce temps, Harold est aux prises avec les bannis. Beaucoup de questions se bousculent dans sa tête. Comment les ont-ils trouvés ? Qui les a aidés ? Le jeune homme n'a pas le temps de penser à grand-chose quand il ressent une piqûre dans son cou. Retirant une fléchette, Harold sent immédiatement quelque chose se répandre dans ses veines. La tête lui tourne et il tombe à genoux avant de s'écrouler. Puis plus rien, un gouffre noir se place devant ses yeux.

Quand les berkiens arrivent au Gouffre des Corbeaux, ils ne retrouvent que des cendres. Beaucoup de dragons sont morts durant l'affrontement et Astrid retrouve Krokmou qui se redresse. En voyant les siens autour de lui, le dragon laisse échapper un grognement déchirant. Astrid le prend doucement dans ses bras avant de le serrer. Aussitôt, Krokmou s'agite, il cherche quelque chose.

- Harold ! s'exclame t-il. Harold ! Où es-tu ?

- Il n'est pas ici, déclare Vina tristement. Les humains l'ont emmené, ceux qu'il appelle bannis. Et il n'est pas le seul, des dragons ont disparus aussi.

Furieux, Krokmou donne un coup de queue dans un tronc d'arbre mort. Ce dernier explose et Astrid recule en voyant les yeux du dragon se rétrécir. Krokmou cherche alors un des bannis encore vivant et en trouve un qui s'est réfugié près des arbres. S'avançant d'un air menaçant, les berkiens comprennent maintenant le sens des paroles d'Harold qui disait que les dragons étaient dangereux. Krokmou agrippe l'homme par sa tunique et l'envoi rouler aux pieds de Stoïck avant de revenir. Le chef de Berk empoigne le banni par le col et le soulève.

- Où est mon fils ? demande t-il avec rage.

- Qui ? l'interroge le banni en souriant.

- Le jeune homme que les autres ont pris, déclare Astrid. Où l'avez-vous emmené ?

Éclatant de rire, le banni fixe les berkiens avec un air ahuri.

- Je ne vous dirais rien, dit-il avant de voir le visage furieux de Stoïck. Vous ne me faites pas peur !

- Très bien, déclare Stoïck en le relâchant. Ce sont donc les dragons de mon fils qui se chargeront de toi.

- Qu… Que veux-tu dire ? bredouille le banni soudain apeuré.

- Mon fils, celui que tes camarades ont emmené, est le chef de ce groupe de dragons, déclare Stoïck avant de désigner Krokmou. Et celui-ci est son compagnon. Il n'a d'ailleurs pas l'air d'être content que mon fils ne soit plus là. Comme tu ne veux pas parler, je te laisse en leur compagnie.

S'éloignant, les berkiens laissent le banni en compagnie des dragons. Ces derniers s'approchent de lui avec un air furieux. Krokmou ouvre la bouche et laisse ses dents sortir pour bien les montrer à l'homme.

- Trois, deux, un… compte Astrid avant d'entendre le banni leur dire de revenir. Gagné ! Je vous l'avais dit.

- Bien joué, dit Gueulfor en tapant dans le dos d'Astrid.

Revenant vers le banni, les berkiens croisent les bras. Ce dernier finit par tout leur avouer. Comment ils sont venus sur Berk, et où ils retiennent Harold. Ironie du sort, sur l'île où ils étaient. Stoïck n'attend pas la suite, il assomme le banni avant de réunir les hommes de Berk ainsi que les jeunes. Les dragons eux aussi commencent à bouger et chacun d'eux accepte qu'un viking le monte. Dès qu'ils sont tous prêts, les dragons s'envolent vers leur île à toute vitesse. Vina et Krokmou, fous furieux contre les bannis, ouvrent la voie.

Quand Harold se réveille, il est attaché contre un piquet. Cherchant à se détacher, il ne se sent pas très bien et grogne.

- Harold ! déclare une voix.

Il faut plusieurs minutes à Harold pour distingué Cendres attaché avec des chaînes en fer, le dragon le regarde avec soulagement.

- Est-ce que ça va ? demande Harold.

- Et toi ? l'interroge Cendres inquiet. Nous n'avons pas arrêté de te parler mais on aurait dit que tu n'entendais rien.

- C'est le cas, admet Harold. Je pense que je suis à moitié drogué. Mon esprit n'est pas très clair et je ne suis pas au meilleur de ma forme.

- Tiens, te voilà réveillé, enfin ! résonne une voix qui s'approche d'Harold.

Avisant un groupe d'hommes venir devant lui, Harold reconnaît immédiatement Alvin le traître et à ses côtés se trouve Rustik. La colère ne tarde pas à gagner Harold quand il le voit avec un air triomphant sur son visage.

- Alors, le combattant que j'ai affronté à Berk, c'était toi, dit Alvin en s'agenouillant devant Harold. Le fils de Stoïck, tu m'en diras tant. Ton père doit vraiment avoir honte de toi en voyant ce que tu es. Mais passons, j'ai plusieurs questions et tu vas y répondre. Tu commandes des dragons à ce qu'il paraît et je veux savoir comment tu fais.

Restant muet, Harold fixe Alvin dans les yeux. Le chef des bannis patiente plusieurs minutes mais n'ayant aucune réponse sort en poignard et le pose sous la gorge d'Harold.

- Tu vas répondre ? demande t-il excédé.

Voyant le silence s'éterniser, Alvin plante le poignard dans l'épaule gauche d'Harold, mais à sa grande surprise, le jeune homme ne laisse rien transparaître. Jusqu'au couché du soleil, Alvin interroge Harold sans que celui-ci ne réponde à quoi que ce soit. Il abandonne et retourne près du feu de camp. Cendres tente de s'agiter en voyant que personne ne s'occupe de soigner Harold, mais ce dernier lui fait un signe de tête. Harold ne cesse de regarder Rustik qui se sent vite mal à l'aise en le voyant faire. Harold est couvert de blessures et avant même qu'il ne le remarque Alvin se tient devant Cendres.

- À ce que m'a dit ton ancien ami, dit Alvin en regardant Harold. Tu aimes beaucoup ces lézards ? Est-ce que c'est vrai ?

- Oui ! s'exclame Rustik. Il en a des dizaines sur Berk et vous avez dû les voir.

- Je ne t'ai pas parlé, déclare froidement Alvin.

Voyant qu'Harold ne réagit pas, Alvin vient près d'Harold et le soulève par la gorge.

- On dirait que tu refuses de parler ! vocifère Alvin. Mais tiendras-tu le même discours si l'un d'eux meurt ?

Posant un regard sur Cendres, Harold voit un des bannis s'approcher de lui avec une épée. Aussitôt, le jeune homme tente de se dégager, mais Cendres secoue négativement la tête.

- Si vous touchez à l'un des miens, dit Harold à l'adresse des bannis. Je vous pourchasserais jusqu'à ce que vous soyez tous morts.

- C'est tout ce que tu avais à dire, rétorque Alvin en faisant signe au banni près de Cendres.

- Cendres, s'exclame Harold horrifié.

- Prend soin de mes petits, dit le dragon. Je te fais confiance.

Avant même qu'Harold n'ait pu faire quelque chose, le banni abat son épée sur le dragon sans défense. Le jeune homme sent Cendres s'éteindre sans rien pouvoir faire. Quand il sent que la présence du dragon s'efface de son esprit, Harold laisse sa rage et sa tristesse prendre le dessus. Rustik recule alors de peur en voyant les yeux d'Harold changer et devenir verts émeraudes mais avec des pupilles de dragons.