Bonsoir à tous, ça fait longtemps que je n'ai pas publié de chapitre donc je le fais. Bref, je vais bientôt finir cette fic, oh il y a encore du boulot mais j'y songe.

Enfin je remercie beaucoup Dragon4ever qui a su montrer son intérêt faramineux pour ma fic. Ça m'a fait extrêmement plaisir de voir qu'on peut trouver mes écrits intéressants.

Merci à Yukomin qui corrige et qui est toujours fidèle au poste.

Sinon j'envisage de faire une fanfiction sur Yu-Gi-Oh! GX (et oui je suis fan de Jûdai/Jaden), y-a-t-il des gens intéressés parmi vous?

Bonne lecture, bonne soirée et bon week-end. À bientôt.


Chapitre 20

Les rumeurs vont bon train quand Harold arrive au village, surtout en compagnie de cinq dragons. Les vikings suivent le groupe jusqu'au Grand Hall avant d'être refoulés par Gueulfor. Ce dernier leur dit de rester à l'extérieur et de ne pas chercher à écouter aux portes sous peine de sanction. Il ferme la porte dès que le dernier dragon est rentré et tourne le verrou avant de mettre une barre de bois dans les crochets qui maintiennent la porte fermée. Harold s'aperçoit que le Grand Hall n'a guère changé mais que les tables ont été poussées contre les murs. Fronçant les sourcils, le jeune homme n'apprécie pas vraiment ce qui se passe. Krokmou le ressent, ainsi que les autres dragons qui se groupent autour d'Harold. Astrid, qui est près de lui, manque de s'étrangler de surprise quand Tempête l'oblige à se serrer contre Harold.

- Qu'est-ce qui te prend ? demande t-elle à sa dragonne.

- Quelque chose cloche, répond Harold, et les dragons l'ont senti aussi bien que moi.

Scrutant les moindres recoins de la pièce, Harold ne voit personne. Soupirant, il se souvient avoir laissé ses armes au Gouffre des Corbeaux. Préférant savoir ce qui l'attend, Harold ferme les yeux et parvient à sentir les esprits de plusieurs personnes dissimulées dans le Grand Hall.

- Je sais très bien que vous êtes là, sortez, déclare Harold en fixant une colonne.

N'ayant aucune réponse, Harold se tourne vers Gueulfor. Ce dernier aperçoit le regard noir et furieux d'Harold.

- Je peux savoir ce qui se passe ? l'interroge Harold en s'avançant vers la colonne. Parce que si c'est une idée, elle est mauvaise. Très mauvaise.

S'étant approché, Harold parvient à entendre les pensées de la personne qui se trouve derrière le pilier et cette dernière prévoit de s'attaquer aux dragons. Serrant le poing, Harold n'hésite pas. Il frappe violemment dans le pilier qui laisse entendre un craquement sinistre. Le pilier ne résiste pas et s'effondre avec fracas, dévoilant la personne qui est était derrière. Harold voit que c'est l'un des villageois qui semble horrifié de le voir.

- Je vous préviens, reprend Harold en fixant plusieurs endroits. Je sais pertinemment où vous êtes. Le premier qui s'en prend aux dragons, je ne le laisserais pas sortir d'ici.

Abasourdis, Gueulfor et Astrid voient les dragons se diriger aux endroits qu'Harold a regardé. Après quelques minutes, ces derniers reviennent avec un villageois suspendu au bout de leur gueule par un morceau de pantalon. Les dragons les laissent tomber devant Harold qui les fixe chacun leur tour avec colère. Pourtant, il ne dit rien et patiente en attendant son père. Ce dernier arrive peu de temps après avec Rustik et ses parents, médusés. En voyant la colonne en miette et les villageois devant son fils, Stoïck fronce les sourcils.

- Qu'est-ce qui se passe ici ? demande t-il soucieux.

- Rien de bien grave, déclare Harold d'un ton amer. Ils ont juste essayés de nous attaquer, les dragons et moi. Mais en même temps, ce n'est pas comme si je n'avais pas l'habitude. Au fait, désolé pour la colonne mais c'était elle ou leur tête.

Passant de rouge brique à livide, le chef de Berk s'avance d'un pas rapide et se plante devant les villageois.

- J'espère que ce que Harold vient de dire est une plaisanterie, dit-il en vociférant.

- Mais…, commence l'un des hommes.

- Mais quoi ? hurle le viking. Vous songiez à quoi ?

- À se faire tuer, peut-être, dit Harold en regardant les jeunes devant lui. Parce que si je ne m'étais pas retenu, c'est ce qui serait arrivé.

- Harold, souffle Astrid en prenant le bras du jeune homme pour le forcer à l'écouter. N'en rajoute pas. Laisse ton père gérer ça.

- Très bien, je me tais, murmure Harold avant de se tourner vers les dragons et de s'adosser à une colonne.

Remerciant Astrid du regard, Stoïck hurle sur les jeunes villageois pendant un bon quart d'heure en leur faisant bien comprendre qu'il n'y aura pas de deuxième chance. Il leur demande la raison de leur attaque sur Harold et la réponse ne tarde pas à venir.

- Nous pensions qu'il allait tuer Rustik, déclare l'un des jeunes.

- Et si ce n'est pas le cas, rétorque un deuxième en fixant Harold. Pourquoi il a ramené des dragons avec lui ?

- Oh, répond Harold en intervenant. Parce que vous ne m'auriez pas attaqué si j'étais venu seul ?

N'obtenant aucune réponse, Harold est fixé sur la réponse et se tourne vers son père. Gueulfor et Astrid remarquent immédiatement le regard froid du jeune homme.

- Maintenant, il faut que je me méfie de tout le monde, c'est ça ? demande Harold écœuré. Les bannis, les villageois, ça sera quoi ensuite ? Le lynchage sur la place publique ? Quoique, non, ça a déjà été fait. Je pense que je vais repartir de Berk, je ne veux pas me retrouver avec un couteau planté dans le dos, j'ai assez donné. Et je ne veux pas avoir le sang d'un idiot sur les mains.

Se tournant vers la porte, Harold ne regarde personne. Il est sur le point de faire tomber la barre qui bloque la porte, quand Krokmou l'agrippe par le haut de la tunique. Soupirant, Harold tente de se dégager mais finit par cesser de résister.

- Pourquoi m'empêchez-vous de partir ? demande t-il.

- Règle immédiatement le problème, dit Vina sérieuse. Dis-leur bien que c'est la dernière fois. Aucun de nous n'en toléra plus.

- C'est bien ça le problème, ils n'écoutent rien, répond Harold. J'aurais beau leur parler, leur expliquer, ils n'en auront rien à faire.

Krokmou libère finalement Harold qui se tourne vers les vikings. Ces derniers le regardent bouche bée, avec des yeux écarquillés.

- Quoi ? les interroge Harold étonné.

- Tu viens de parler tout seul, réplique l'un des jeunes. Je savais bien que tu n'étais pas sain d'esprit.

Fronçant les sourcils, Harold jette un regard à Vina qui lui fait signe qu'il a bien parlé tout seul. Avisant le jeune qui vient de lui parler, le jeune homme demande à Vina de venir près de lui. Obtempérant, la dragonne prend bien soin d'effrayer le viking avant de revenir auprès d'Harold avec un sourire satisfait. Stoïck décide de mettre un terme à la conversation en appelant deux vikings qui escortent les jeunes dans leur maison respective. La tension redescend d'un cran dans le Grand Hall mais elle reste palpable. Surtout quand Harold pose son regard sur Rustik qui devient livide.

- Je ne veux pas rester avec lui dans la pièce ! s'exclame Rustik effrayé. C'est pas un viking, il est pas normal.

- Tu dis enfin quelque chose de sensé, répond Harold d'un ton glacial.

Les deux jeunes hommes se regardent longuement avant qu'une porte claque dans le Grand Hall. Stoïck fait signe à Gothi de s'approcher et de s'asseoir. Les parents de Rustik vont s'asseoir près d'elle ainsi que Gueulfor et Astrid. Horrifié de voir Harold sans personne autour de lui, Rustik recule avant de se heurter à Stoïck.

- Vous le laissez comme ça alors qu'il a cherché à me tuer ?! s'étouffe Rustik apeuré.

- Sauf que je ne l'ai pas fait, comparé à toi, déclare froidement Harold.

- Tu m'accuses de la mort de ce dragon ? Mais je ne l'ai même pas touché.

Furieux, Harold s'avance d'un pas rapide avant de se placer devant Rustik avec un air sombre sur son visage.

- Et qui m'a livré aux bannis ? demande Harold. Ne vas pas me dire que tu ne savais pas ce que tu faisais ? Ou alors es-tu stupide ?

Réagissant aux paroles d'Harold, Rustik est sur le point de lui asséner un coup de poing quand Harold l'esquive et passe derrière lui en prenant son bras, le lui pliant dans le dos.

- Je vais te dire une chose, souffle Harold en le retenant. Je ne vais pas te tuer et les dragons non plus, nous ne sommes pas des bêtes. Par contre, je veux que tu saches que, par ta trahison, une famille entière t'en voudra jusqu'à la fin de tes jours. Le dragon que les bannis ont tué s'appelait Cendres et il avait des petits, dont un qui se trouve juste en face de toi.

Hoquetant de surprise quand Harold le lâche, Rustik remarque un dragon qui l'observe avec des yeux glacials. S'avançant, le dragon vient faire face au viking et le toise du regard.

- Je te présente Luciole, déclare Harold en venant au côté du dragon. Et il veut te faire passer un message.

Luciole s'avance un peu plus vers Rustik et, avant que celui-ci ne réagisse, lui fauche les jambes. Dès que le viking est à terre, le dragon pose une patte sur la poitrine de Rustik avant de montrer ses dents. Puis il s'enlève et repart aux côtés de Vina, satisfait du regard apeuré de Rustik.

- Pourquoi il m'a laissé en vie ? demande Rustik hébété.

- Oh, ça, dit Harold en souriant. Il vient juste de te montrer qu'il peut te battre quand il veut. Montrer son ventre pour un dragon est signe de mort.

Glacés d'effroi, les vikings jettent tous à Harold un regard avec des yeux écarquillés. Le jeune homme n'en tient pas compte et fait signe au deuxième cauchemar monstrueux de venir. Rustik se recroqueville sur lui-même en voyant le dragon s'approcher de lui et le regarder.

- Je te présente Crochefer, dit Harold en tapotant la joue du dragon. Comme tu peux le voir, c'est un cauchemar monstrueux et vous allez passer beaucoup de temps ensemble.

Abasourdis par la nouvelle, les vikings regardent Rustik qui semble aussi stupéfait qu'eux. Ces derniers s'échangent des regards avant de poser leurs yeux sur Harold.

- Ne me regardez pas comme ça, ce n'est pas mon idée mais la leur, explique Harold en désignant les dragons. Moi, je n'étais pas vraiment pour. Surtout avec un viking qui prend plaisir à trahir les siens. Mais bon, apparemment Luciole trouve ça équitable.

- Et je dois faire quoi ? demande Rustik inquiet. Le nourrir ?

- Oh non, ça serait trop simple, répond Harold. Tu vas devoir vivre avec lui et surtout ne t'avise jamais de le trahir ou de chercher à le blesser parce qu'il ne resterait rien de toi.

- Tu veux que je fasse comme Astrid et les autres ? Même après ce que je t'ai fait ?

Fronçant les sourcils, Harold prend un air sombre avant de venir près du viking. Ce dernier aperçoit le regard d'Harold et se fige sur place en voyant ses yeux devenir comme ceux d'un dragon.

- Moi, je ne te pardonne pas ce que tu as fait pour un tas de raison, rétorque Harold froidement. Tu as tué l'un des miens et je t'aurais volontiers abandonné sur une île déserte sauf que je me fies à l'instinct des dragons. Crochefer et moi sommes également amis, et sache que si par malheur il lui arrivait quelque chose, je jure devant les personnes présentes ici que cette fois tu ne t'en tireras pas à si bon compte.

Tournant les talons après avoir souhaité bonne chance à Crochefer, Harold rejoint Krokmou sous le regard stupéfait des vikings qui pensaient à une sanction plus lourde pour Rustik. Gueulfor et Astrid le rejoignent et, ensemble, ils sortent du Grand Hall.