Bonsoir à tous, tout d'abord, je tiens à m'excuser car je n'ai pas publié de chapitres depuis des lustres. Pas beaucoup de motivation, un boulot crevant, d'autres soucis et j'en passe. Donc je suis ravie de vous annoncer que j'ai enfin fini cette fanfiction. Je publie donc les chapitres manquants sauf le dernier pas corrigé. Je vous le publierais sous peu. Pour l'instant, profitez des chapitres et n'hésitez pas à me faire part de votre ressenti. Merci à tous ceux qui ont commenté et je vous donne rendez-vous au dernier chapitre. Merci à Yukomin pour mes corrections. Bisouilles.
Chapitre 22
Dès qu'il fait jour, Harold veut s'attaquer à la confection de la selle pour Rustik, non sans un sourire amusé. N'ayant pas de forge, il part en direction de Berk avec Krokmou. Ce dernier semble de très bonne humeur, ce qui intrigue Harold.
- Tu m'as l'air bien joyeux, dit le jeune homme.
- Oui, affirme Krokmou en laissant un gloussement lui échapper. Je me demande combien de temps va mettre le jeune viking pour comprendre comment se tenir sur une selle correctement.
- Alors là, c'est une bonne question, déclare Harold en souriant. Je ne pense pas qu'il sache ce qu'est une selle, vois-tu ?
- Navrant, soupire Krokmou. Sont-ils tous aussi bêtes ?
- Merci, je vais faire en sorte de ne pas t'avoir entendu, réplique Harold amusé.
- Tu sais très bien ce que je veux dire, dit Krokmou en essayant de lui faucher les jambes par jeu.
Sentant le piège venir, Harold fait un pas en arrière et évite le petit jeu de son ami. Il le regarde avec un sourire avant de voir le dragon l'observer en agitant la queue.
- Loupé, dit Harold avant de se mettre à courir en direction du village. Tu veux jouer ? Essaye de m'attraper.
Il faut un petit moment pour que Krokmou réagisse. Ne se faisant pas prier, il commence à poursuivre Harold. Ce dernier court bien plus vite que les autres humains et Krokmou à du mal à le rattraper.
- Eh ben alors, mon grand ? s'exclame Harold, étonné. Tu n'arrives plus à suivre ?
- Tu vas voir, rétorque Krokmou en prenant son envol sous les yeux surpris de son ami.
- Ha non, c'est de la triche, dit le jeune homme en redoublant de vitesse.
La course poursuite se poursuit pendant une quinzaine de minutes jusqu'à ce qu'Harold entre dans le village. Comme il est tôt, beaucoup de vikings dorment encore sauf Gueulfor qui est déjà à la forge. Harold fait signe à Krokmou de redescendre en silence et s'avance sans faire de bruit. Dès qu'il est à la fenêtre de la forge, il remarque que le forgeron a le dos tourné. Esquissant un sourire, Harold donne un petit coup de coude à Krokmou et ce dernier comprend ce qu'il veut faire. Le furie nocturne prend une profonde aspiration et d'un coup expire. De ce fait, il pousse un cri aiguë qui fait sursauter le viking. Apercevant Harold, Gueulfor jure avant de s'avancer.
- Espèce d'idiot, tu m'as filé une de ces frousses ! s'exclame Gueulfor furieux. Qu'est-ce qui t'a pris ?
- Un petit bonjour à notre façon, déclare Harold en haussant les épaules.
- Eh bien, la prochaine fois passe par la porte comme tout le monde, grogne Gueulfor avant de secouer la tête.
Fier de son entrée, Krokmou laisse pendre sa langue en guise de contentement sous le regard médusé du forgeron qui jette un regard à Harold.
- Laisse, il est juste d'humeur joyeuse, déclare ce dernier avant d'entrer dans la forge. As-tu trouvé tout ce que je t'avais demandé ?
- Bien sûr ! s'exclame le forgeron indigné. Tu me prends pour qui ?
Gueulfor désigne alors une table où du matériel est entassé. Du cuir, des lanières, des morceaux de ferrailles et autres. Harold inspecte l'équipement avant de secouer la tête.
- Un problème ? demande Gueulfor soucieux.
- Pas du tout, ça va être long, soupire Harold. On va y passer la journée. Crochefer, j'ai besoin de toi. Rejoins-nous ici.
Faisant parvenir une image précise du lieu où ils sont, Harold et Krokmou attendent patiemment le dragon. Il ne faut guère de temps pour que ce dernier se montre. Se dirigeant rapidement vers la forge, il descend en piqué. Dès qu'il est posé, il trottine jusqu'à Harold en fixant intensément le forgeron. Se frottant contre Harold, Crochefer est plus que surprit en sentant quelque chose s'appuyer contre lui. En se retournant vivement, il crache du feu. Krokmou a juste le temps de faucher la jambe et la prothèse de Gueulfor pour lui éviter d'être carbonisé.
- Oups, déclare Crochefer peiné. Désolé. Mauvais réflexes.
Lui tapotant la patte, Harold contourne le cauchemar monstrueux avant de venir aider Gueulfor. Remis de sa chute, le forgeron observe le dragon avec des yeux plissés.
- Qu'est-ce qui lui a prit ? questionne t-il. Je ne lui ai pas fait de mal.
- Ce n'est pas contre toi, c'est un réflexe, répond Harold en se rapprochant du dragon. Crochefer a été longtemps soumis aux entraînements donc il est un peu plus imprévisible que les autres. Je vais me charger des mesures si tu veux bien.
- Avec plaisir, dit Gueulfor en donnant son mètre à Harold avant de se reculer prudemment.
Il faut bien une demi-heure à Harold pour avoir toutes les mensurations du cauchemar monstrueux. Aucun autre incident ne se profile à l'horizon pour la plus grande joie du forgeron. Une fois qu'il a fini, Harold dit à Crochefer de s'installer et commence à travailler avec l'aide de Gueulfor. La matinée consiste à confectionner les différents matériaux en métal prévu pour la selle. Bague, roulement et autres sont fondus d'après les moules d'Harold et refroidis dans un bac d'eau froide. Gueulfor et Harold s'accordent une pause aux alentours de midi pour souffler et manger. Le forgeron remarque vite que son ancien apprenti n'est pas gêné par la chaleur alors que lui-même est rouge et en sueur. Il est sur le point de poser une question à Harold quand des enfants viennent les voir de plus près. Intrigués par les dragons, les enfants les regardent avec appréhension.
- Vous avez de la visite, souffle Harold à Crochefer et Krokmou en train de dormir au soleil.
Ouvrant les yeux, les deux dragons aperçoivent les enfants avant de s'étendre un peu plus. Harold fait alors signe aux enfants d'y aller mais met en garde Crochefer pour qu'il fasse attention. Acquiesçant, le dragon prend garde à ne faire aucun mal aux jeunes vikings et les laisse même monter sur son dos. Avisant le spectacle, Gueulfor éclate de rire.
- Ils sont moins bêtes que leurs parents, dit-il amusé en donnant une claque dans le dos d'Harold. Tu n'es pas loin de l'entente entre nos deux races.
- Ce n'est pas encore gagné, déclare Harold plus réaliste que le forgeron. Les vikings de Berk ne sont pas tous aussi ouverts d'esprits que toi, je le crains.
- Toujours aussi pessimiste, hein, souffle Gueulfor attristé.
- Je n'y peux rien, j'ai été élevé comme ça, rétorque Harold avant de reprendre le travail sur la selle.
L'après-midi se déroule comme le matin, dans la chaleur. Harold et Gueulfor passent la selle en revue en fin d'après-midi et constatent qu'elle est terminée. Harold est sur le point d'enlever son tablier quand un viking se précipite sur les deux dragons. Ces derniers, encore avec les enfants, voient l'homme venir en courant vers eux et le regardent avec étonnement.
- Rendez-moi les enfants, dit-il d'une voix tremblante en menaçant les dragons d'une épée.
- Mais papa, déclare une fillette, ils ne sont pas méchants, ils jouent avec nous.
- Je ne veux pas le savoir, reviens ici tout de suite ! hurle le viking en s'approchant un peu plus près.
Mécontent, Harold sent la colère monter en lui en voyant l'air chagriné de la fillette ainsi que celui des autres enfants. Il enlève son tablier et sort discrètement de la forge. Le viking a presque atteint les dragons quand Harold le voit agripper son épée.
- Je serais toi, je me méfierai de mes actions, dit-il d'une voix glaciale.
Surprit, le viking se retourne et devient livide en apercevant Harold en face de lui. Gueulfor ne tarde pas à rejoindre le jeune homme en regardant le viking. Ce dernier ne tarde pas à se reprendre.
- Dis à tes dragons de relâcher les enfants ! hurle le viking.
- Alors, je vais t'expliquer plusieurs choses, intervient Harold en s'avançant d'un pas. D'un, je ne suis pas sourd, donc pas la peine de hurler. De deux, les dragons ne retiennent pas les enfants, ils les apprécient et jouent avec eux et de trois, ne t'avise plus jamais de les menacer d'une arme ou tu ne resteras pas vivant bien longtemps.
Acquiesçant devant l'air furieux d'Harold, le viking rengaine son épée avant de regarder les enfants, incrédules.
- Il est temps pour vous de rentrer, leur dit Harold en esquissant un sourire. Si vous voulez, vous pouvez revenir quand vous le désirez mais seulement ici. D'accord ?
Hochant la tête vigoureusement, les enfants rejoignent le viking un peu perdu avant de rentrer avec lui. Krokmou regarde son ami avec un air anxieux et s'agite.
- Il nous aurait attaqué ? demande t-il.
- Aucune idée, mais je préfère le prévenir avant qu'il ne fasse une grosse bêtise, déclare Harold.
- Ça va Harold ? demande Gueulfor en le voyant aussi pâle.
- Mauvais souvenir, répond ce dernier avant de secouer la tête. Crochefer, peux-tu aller chercher Rustik ?
- Vous avez déjà terminé la selle ? demande le dragon ébahi. Vous avez été rapides.
- Oui, c'est plus facile à deux, répond Harold en souriant. Oh, et essaie de ne pas le faire tomber.
- Je ne peux rien te promettre, souffle Crochefer gêné. Dès que je vole, cet idiot ne cesse de gigoter et du coup, il perd sa stabilité.
- Ça ne m'étonne même pas, sourit Harold.
