Bonjour à tous.
Voilà la suite, pour celles et ceux qui continuent à me lire.
Merci pour vos messages et bonne lecture.
Chapitre 8
Les journées passaient, paisiblement. Le matin, ils prenaient le petit-déjeuner sur la terrasse face à la mer. Puis, après s'être douchés et habillés, ils partaient faire quelques courses en ville, prévoyant ainsi les repas en fonction de leurs envies du jour. Puis ils flânaient un moment et rentraient à la villa.
Ils préparaient le repas dans une ambiance joyeuse. Puis, après avoir mangé et rangé la cuisine, Kate allait se reposer sur le bord de la piscine. Castle en profitait généralement pour écrire un peu.
Ils partaient ensuite pour une longue balade sur la plage, ramassant ça et là quelques coquillages aux formes originales, comme des enfants l'auraient fait.
De retour à la maison, ils s'installaient sur le canapé avec un bon verre de vin, puis Rick préparait le repas du soir. Kate adorait le regarder cuisiner. Chez elle, elle ne cuisinait qu 'à de très rares occasions et se contentait le plus souvent de prendre son téléphone afin de se faire livrer un plat préparé. Alors que Rick, fin gourmet, adorait cuisiner. Pour lui, c'était un art à part entière, et dans lequel il excellait. Il parvenait avec trois fois rien à préparer un plat digne d'un grand restaurant.
Généralement, après le repas, ils s'installaient à nouveau dans le canapé. Et soit ils regardaient un bon film, soit Kate lisait tranquillement un des livres qu'elle avait emprunté dans la bibliothèque très bien fournie de Castle, tandis que lui continuait à écrire. Mais quel que soit leur programme, cela ne durait jamais très longtemps ! Ne pouvant ni l'un ni l'autre résister à leur attraction mutuelle, leurs soirées se terminaient irrémédiablement de la même manière : par une longue étreinte passionnée qui se finissait dans un véritable feu d'artifice d'émotions. Leurs corps fusionnaient en parfaite harmonie. Mais pas seulement. Dans ces moments-là, bien plus de leur enveloppe charnelle, c'était aussi leurs âmes qui ils avaient alors le sentiment de ne former plus qu'un, d'avoir enfin trouvé l'autre partie de soi.
Les jours passaient, et il semblait que chacun ait trouvé naturellement sa place dans ce début de vie à deux. Jusqu 'au jour où, après un appel à sa fille, Castle raccrocha et lui dit joyeusement:
- Bonne nouvelle. Mère et Alexis viennent passer le week-end avec nous !
Surprise, Kate, qui était en train de couper des tomates pour le repas de midi, suspendit un instant son geste. Il s'en rendit compte et lui demanda :
- Ça pose un problème ?
- Non, aucun.
Puis elle reprit son activité. Un moment plus tard, ils passèrent à table. Beckett restait étrangement silencieuse.
- Kate, ça va ?
- Mmm, mmm, se contenta-t-elle de murmurer.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien, tout va bien. Tu es content de revoir ta mère et ta fille ?
- Bien sûr ! On est ici depuis presque deux semaines, alors ça va nous faire du bien d'avoir de la visite. Et ne va surtout pas croire que je m'ennuie avec toi, mais Alexis me manque.
Kate ne répondit pas. Voyant qu'ils avaient chacun fini leur assiette, elle leva le couvert et porta le tout à la cuisine. Rick la suivit.
- Kate, dit-moi ce qu'il y a.
- Je te l'ai dit. Il n'y a rien.
- Je sais ce que c'est que rien. Et là, ce n'est pas rien. Tu n'as quasiment pas prononcé un mot depuis que je t'ai dit que Mère et Alexis venaient pour le week-end. Qu'est ce qui t'arrive ?
Kate hésita un instant et se lança :
- Castle, il est peut-être temps que je rentre à New-York.
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Parce qu'avec ta famille qui arrive, ma place n'est plus ici. Tu l'as dit : on vient de passer deux semaines seuls tous les deux, et c'était merveilleux. Mais c'est TA maison, TA famille.
Il pouvait voir à nouveau la peur dans son regard. Il tenta de la rassurer.
- Tu as raison, Kate, c'est MA maison. Et je suis libre d'y inviter qui je veux. D'autre part, elles ne viennent pas que pour me voir moi. Elles viennent aussi pour te voir toi ! Crois-moi, elles sont ravies que tu aies accepté de venir ici en convalescence, tout comme elles sont ravies que nous soyons enfin ensemble. Ça fait 3 ans qu'elles attendaient ça . Kate, pour elles, et pour moi, tu fais partie de notre famille depuis longtemps déjà. Et tu as donc toute ta place ici. De toute façon, dit-il en la prenant soudain dans ses bras, maintenant que tu es là, ne crois pas que je vais te laisser partir aussi facilement.
Il posa sur front contre celui de Kate.
- Je ne peux plus me passer de toi, dit-il simplement.
Et, comme pour finir de la convaincre, il se pencha vers elle et posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Leur baiser, d'abord tout en tendresse, se fit rapidement plus passionné. Ils se séparèrent pour reprendre leur souffle.
- Je dois finir de ranger la cuisine, dit Kate sans grande conviction.
- Ça attendra ! J'ai autre chose en tête dans l'immédiat, dit-il en la soulevant dans ses bras et en prenant la direction de leur chambre.
Ce soir-là , alors qu'ils étaient confortablement calés l'un contre l'autre devant la télévision, Kate demanda:
- Castle, tu m'as bien dit que l'eau de la piscine était chauffée?
- Oui, pourquoi ?
Elle se leva rapidement.
- Parce que j'ai envie de prendre un bain.
- Quoi, là, maintenant ?
- Oui, maintenant. Allez, dit-elle en lui prenant la main et en le forçant à se lever, on monte enfiler nos maillots et on y va !
- OK
Ils montèrent dans la chambre. Elle s'engouffra dans la salle de bain tandis qu'il attrapait son maillot dans la commode. Elle ressortit de la salle de bain, les cheveux remontés dans un chignon négligé et vêtue d'un peignoir. Il attrapa les serviettes et ils rejoignirent la piscine.
- Si tu trouves que l'eau n'est pas assez chaude, dit-il en posant les serviettes sur un transat, je peux augmenter la température ou ...
Il s'interrompit à au milieu de sa phrase. Kate venait d'enlever son peignoir.
- Je peux...juste...arrêter de parler...
Ses yeux remontèrent le long des jambes magnifiques de sa compagne, un sourire aux lèvres.
- Kate, tu as...oublié ton maillot...
Elle se mordit la lèvre et le regarda avec un sourire coquin.
- Je sais...J'avais envie de faire ça depuis qu'on est arrivé ici. Et demain, Martha et Alexis seront là.. Alors, je me suis dit que c'était ce soir ou jamais...
Elle passa à côté de lui, lui frôlant légèrement la cuisse de sa main avant de rentrer dans l'eau. Il ne l'avait pas lâché du regard.
- Tu comptes rester là à me regarder ou tu préfères venir me rejoindre ? L'aguicha-t-elle.
Il ne se rendit compte qu'il avait eu le souffle coupé par la vision du corps nu de sa compagne que lorsqu'il dû reprendre sa respiration. À son tour, il entra dans la piscine et se colla aussitôt à elle. Il passa ses bras autour de sa taille pour la rapprocher encore plus de lui, tandis qu'elle passait les siens autour de son cou. Ainsi enlacés, ils se laissèrent flotter un moment, échangeant de petits baisers. Mais peu à peu, la température monta. Tandis qu'ils approfondissaient leurs baisers, que leurs langues se caressaient, il sentit qu'elle passait ses jambes autour de ses hanches pour le sentir un peu plus contre elle. Une douce chaleur envahit son bas-ventre et ses mains se posèrent sur ses cuisses, qu'elle caressèrent amoureusement. Lentement , il se dirigea vers le bord de la piscine, jusqu'à ce qu'elle se retrouve coincée entre lui et le rebord. Poursuivant ses caresses, ses mains remontèrent jusqu'à ses fesses qu'elles parcoururent fébrilement. Les jambes de Kate étant toujours positionnées autour de ses hanches, il eut, d'un simple mouvement vers le bas, un accès direct à sa féminité. Du bout des doigts, il lui fit alors subir une délicieuse torture. Elle se mit à gémir contre sa bouche, ce qui ne fit qu'accroître son propre désir. Et il gémit à son tour lorsqu'il sentit les mains impatientes de Kate tenter de le débarrasser du dernier rempart à leur union. Il l'aida du mieux qu'il put, et lorsqu'il fut nu à son tour, il saisit le rebord de la piscine pour prendre appui et se fondit d'un seul coup de rein en elle. Ensemble, ils soupirèrent de contentement. Sans bouger, ils savourèrent un instant ce sentimentunique de ne faire qu'un, encore une fois. Puis ils entamèrent de lents et voluptueux mouvements qui les mena peu à peu à une jouissance extrème. Lorsqu'ils reprirent pied avec la réalité, ils sortirent de la piscine. Il l'aida à enfiler son peignoir, non sans avoir déposer un baiser sur une de ses épaules avant de la recouvrir. Puis, la serrant contre lui, il approcha sa bouche de son oreille pour lui murmurer tout bas :
- J'espère que tu te rends bien compte qu'à partir de maintenant, je ne pourrais jamais plus me baigner dans ma piscine sans avoir en tête des images de cette soirée ?
- Et...ça te dérange ? Demanda- t-elle, mutine.
- Pas le moins du monde !
Main dans la main, ils reprirent le chemin de la maison.
Le lendemain matin, ils partirent faire des courses en prévision du week-end. Martha et Alexis devaient arriver en fin d'après-midi. De retour à la villa, ils préparèrent les chambres, mangèrent, et profitèrent de leur après-midi tranquillement.
Le soir venu, et malgré les paroles rassurantes de Castle la veille, la nervosité de Kate semblait être revenue. Mais son inquiétude disparue dès l'arrivée des deux rouquines. En effet, à peine sorties de la voiture, elles se précipitèrent vers elle et la serrèrent chaleureusement contres elles, l'embrassant et lui disant combien elles étaient ravies de la voir en aussi bonne forme. Puis, après avoir rapidement embrassé Rick, elles prirent chacune Beckett par un bras et entrèrent, le laissant seul s'occuper des valises.
Lorsqu'il redescendit des chambres, il les trouva toutes les trois en grande discussion dans le salon. Sa mère et sa fille submergeaient Kate de questions : comment elle trouvait la maison et les alentours, ce qu'ils avaient fait depuis leur arrivée…tellement bien que cette dernière avait à peine le temps de répondre.
- Mère, Alexis, peut-être pourriez-vous laisser Kate un peu tranquille. Je vous rappelle que nous avons tout le week-end pour parler tout ça. Que diriez-vous d'un petit verre de vin pendant que je prépare le repas?
- Avec plaisir, Richard, dit sa mère.
- Ce sera un jus d'orange pour moi, répondit sa fille.
- Je viens t'aider, dit Kate en commençant à se lever.
- Je te l'interdit, lui répondit-il. Je te rappelle que tu es ici pour te reposer, alors je m'occupe de tout.
Il leur servit leur verres et retourna en cuisine. Le repas se passa dans la joie et dans la bonne humeur. Il constata avec plaisir que Kate était désormais parfaitement détendue et à l'aise.
Martha et Alexis s'occupèrent de lever la table et de ranger la cuisine, laissant Kate et Rick aller faire une ballade et admirer le coucher de soleil sur la plage. À leur retour, ils décidèrent tous d'aller se coucher.
Une fois au lit, Kate se colla contre son homme.
- Et voilà, dit-il en soupirant. Finis la tranquillité. La « tornade rousse » est de passage dans les Hamptons.
- N'exagère pas ! Elles sont adorables. Exubérantes, mais adorables. Et puis, tu avais raison.
- À quel sujet ?
- Pour la première fois depuis longtemps, ce soir, j'ai eu l'impression d'être en famille.
Il fut touché par ses paroles. Il la serra un peu plus contre lui, l'embrassa tendrement et lui souhaita bonne nuit.
Le week-end passa rapidement, mais fut à l'image de cette première soirée, tout en joie et en bonne humeur. Au départ de sa mère et d'Alexis, Rick était ravi de voir la complicité qui s'était installée durant ce court séjour entre les désormais trois femmes de sa vie.
