Bonjour !

Me voici de retour avec, comme promis, la suite de ma fic. Bonne lecture !

Chapitre 11

Quelques semaines plus tard, alors qu'elle passait chez elle avec Castle pour récupérer des affaires avant de rentrer au loft, elle remarqua la fine couche de poussière qui s'était accumulée sur la table basse du salon. Elle réalisa soudain que cela faisait une semaine qu'elle n'avait pas dormi dans son appartement. Elle se tourna alors vers son homme.

- Castle ?

- Qu'y a t-il ?

- Hum...Tu sais, ta proposition...

- Laquelle ? Tu peux préciser, s'il te plaît ? Parce que je te fais souvent des propositions, coquines la plupart du temps...

- Tu peux être sérieux deux minutes ? le coupa-t-elle

- Excuses-moi, ...je t'écoute, se contenta-t-il de répondre.

- Je parlais de ta proposition de venir vivre au loft...Ça tient toujours ?

- Bien sûr, quelle question ! S'empressa-t-il de répondre. Pourquoi ?

Elle répondit à sa question par une autre question.

- Depuis combien de temps on n'a pas passé une soirée et une nuit ici ?

- Hum, une semaine, il me semble...

- C'est ça. Et j'en ai assez de devoir passer tous les soirs par ici pour prendre des affaires pour le lendemain. Alors, dit-elle en s'approchant de lui et en passant ses bras autour de sa taille, j'ai réfléchi et...je pense que je vais accepter...

- Ouah, tu...tu veux dire que...

Il en perdait ses mots tellement il était surprit. Elle sourit.

- Tu as quelque chose de prévu ce week-end ?

- Rien de spécial à part passer du temps avec la femme de ma vie. Pourquoi ?

- Parce que je vais avoir besoin d'un homme fort pour m'aider à déménager quelques petites choses...

- Je pense que je suis l'homme de la situation, dit-il en la serrant un peu plus contre lui.

- Je n'en doute pas un instant, répondit-t-elle en caressant les muscles de ses bras et en s'approchant de sa bouche pour y déposer un baiser, auquel il répondit immédiatement.

- Kate ? Tu es sûre de toi ou c'est juste parce que...ma femme de ménage est plus efficace que la tienne ? demanda-t-l en jetant un coup d'œil vers la table recouverte de poussière.

- Idiot, répondit-elle en riant et en le tapant gentiment sur le torse.

Il sourit, content de lui, et se jeta à nouveau sur ses lèvres, tout en la poussant vers le canapé dans lequel ils s'effondrèrent. Ce soir-là, ils rentrèrent au loft juste à temps pour le repas qu'avait préparé Alexis.

Ils décidèrent de garder malgré tout l'appartement de Kate, qui constituerait leur havre de paix lorsqu'ils voudraient échapper pour une soirée à la « tornade rousse » qui sévissait au loft. Et bien que sa décision soit prise, Kate craignait tout de même la la réaction de Martha, et surtout celle d'Alexis. Elle savait que cette dernière avait une relation très fusionnelle avec son père, et elle ne voulait pas lui donner l'impression de prendre sa place. Mais lorsqu'elle avait fait part de ses doutes à Castle, il l'avait rassuré aussitôt.

- Pour Alexis, la seule chose qui compte, c'est que je sois heureux. Et elle sait que mon bonheur, c'est d'être avec toi. Alors crois-moi, elle est ravie que tu viennes habiter chez nous. D'autant plus qu'elle grandit et que d'ici peu, elle partira. Donc, elle est soulagée de savoir que je ne serai pas seul quand ce jour-là arrivera.

Dans la semaine, lors d'un passage à la morgue pour une enquête, Kate en parla avec Lanie, lui expliquant qu'elle se demandait quelle serait sa place dans leur vie déjà bien organisée. Son amie lui répondit alors:

- Chérie, ils ont leur passé commun et tu ne peux rien y changer. Maintenant, tu vas devoir trouver un moyen pour que ton passé s'harmonise avec le leur. Ça va être à toi d'écrire votre propre histoire.

C'est ainsi que le vendredi suivant, en sortant du boulot, ils passèrent à son appartement. Ils préparèrent deux sacs contenant les affaires de Kate, mirent en carton quelques bibelots auxquels elle tenait particulièrement, puis ils rentrèrent au loft.

A leur arrivée, Martha l'étreignit chaleureusement, lui souhaitant la bienvenue. Puis, regardant les deux petits sacs qu'elle venait de poser par terre, lui dit :

- C'est tout ce que vous avez apporté ? Quand je pense que Richard a vidé la moitié de son dressing pour vous faire de la place ! Allez donc vous installer pendant que je commence à préparer le repas.

- Mère, j'ai déjà eu du mal à convaincre Kate de venir s'installer chez nous. Je ne voudrais pas qu'elle regrette sa décision dès le premier soir à cause d'une intoxication alimentaire !

- Très drôle, Richard ! Qu'à cela ne tienne ! Va donc en cuisine, mais sert-nous d'abord un verre de champagne, que l'on fête comme il se doit l'arrivée de Katherine parmi nous !

A ces mots, la porte s'ouvrit sur Alexis.

- Bonsoir tout le monde !

- Bonsoir, Chérie, dit Castle. Je croyais que tu devais passer la soirée avec tes amies ?

- Et rater la première soirée « officielle » de Kate à la maison ? dit-elle en embrassant son père. Sûrement pas !

Elle se dirigea vers elle, la pris dans ses bras, l'embrassa, et lui dit simplement :

- Bienvenue à la maison, Kate.

- Merci, Alexis. C'est très gentil.

- Bien, puisque tout le monde est là, champagne ! S'exclama Castle en se dirigeant vers la cuisine. Enfin, sauf pour toi, dit-il à sa fille en se retournant. Mais je vais te préparer un cocktail sans alcool dont tu me diras des nouvelles !

Une fois de plus, le repas de Rick fut un véritable délice. Puis ils décidèrent de regarder un vieux film. Lorsque celui-ci fut fini, Martha et Alexis se retirèrent dans leurs chambres après leur avoir souhaité une bonne nuit.

- Il est tard. Si on allait au lit nous aussi ? demanda Rick en se levant et en attrapant les sacs de Kate qui étaient resté dans l'entrée.

- Tu as raison. Allons dormir, Castle, dit Kate en le suivant dans la chambre.

- Dormir? Qui parle de dormir ? Dit-il en fermant la porte et en posant les sacs devant la commode.

Il posa une de ses mains dans le creux des reins de Kate pour l'attirer contre lui. De son autre main, il fit passer une mèche de cheveux derrière son oreille afin de dégager un accès à son cou.

- En fait, je pensais à autre chose, murmura-t-il en venant déposer un tendre baiser juste sous son oreille, sur cette zone qu'il savait sensible.

Elle sentit ses mains s'insinuer sous son tee-shirt pour venir caresser la peau de son dos.

- Je dois ranger mes affaires, dit Kate sans grande conviction.

Dans le même temps, elle pencha la tête afin de lui faciliter encore plus l'accès et passa ses mains dans son cou pour le rapprocher d'elle. Elle commença à lui caresser les cheveux, tandis que les lèvres de Rick remontaient sur sa mâchoire pour venir chercher sa bouche.

- On s'en occupera demain, dit-il juste avant de l'embrasser langoureusement.

- Et je dois prendre une douche, murmura-t-elle quand il eut libérer sa bouche.

Rick se redressa soudain, l'air intéressé.

- Ça tombe bien, moi aussi !

Elle n'eut pas le temps de dire quoi que soit qu'il l'avait déjà soulevé dans ses bras et prit le chemin de la salle de bain. À peine l'eut-il reposé à terre qu'il reprit possession de sa bouche. Leurs langues se trouvèrent, se mêlèrent, se caressèrent, tandis qu'il se déshabillaient rapidement. Sous le jet d'eau chaude de la douche, leurs mains se joignirent à la danse et entamèrent un ballet de caresses, déclenchant un véritable brasier. Tout à coup, Kate se figea.

- Qu'est ce qui se passe ? Demanda-t-il, surprit.

- Et si Martha et Alexis nous entendaient ?

- Aucun risque. L'isolation phonique est très bonne, répondit-il en reprenant ses caresses.

- Une isolation phonique dans ta salle de bain ? Sérieusement, Castle?

- Dans ma salle de bain ET dans ma chambre ! Je peux... te faire subir... toutes les délicieuses tortures... que je veux... elles n'entendront pas tes cris.

Disant cela, ses mains allaient de ses épaules à ses seins, de ses seins à son ventre, de son ventre à ses fesses, tandis que ses lèvres quittaient sa bouche pour glisser lentement le long de sa mâchoire, vers son cou, sur son épaule... déposant des baisers au passage.

- Mes cris ?

- Ben oui...je compte bien...te faire crier.. de plaisir !

- Vraiment ? Dit-elle en riant doucement, tout en savourant les merveilleuses sensations que les caresses et les baisers de son homme déclenchaient dans le creux de son ventre. De son côté, elle faisait aller ses mains tout le long de son dos, allant de son cou à ses fesses et remontant en passant par ses hanches et son ventre.

- Quoi ? Tu en doutes ?

- Des mots, Monsieur l'écrivain, rien que des mots ! Le provoqua-t-elle.

Il releva la tête et lui jeta un regard plein de défi.

- Qu'est-ce qu'on parie ?

Sans qu'elle ne s'y attende, il la plaqua fermement contre le mur de la douche et elle sentit une de ses mains se poser sur sa féminité. Elle sursauta. Leurs yeux rivés l'un à l'autre, il se mit à la caresser doucement. Elle ferma les yeux et gémit de plaisir. Sans qu'elle ne puisse sans empêcher, elle écarta un peu les jambes afin qu'il approfondisse sa caresse. Lorsqu'il introduisit un doigt en elle, il sentit la main de sa compagne se contracter sur son cou. Au deuxième doigt, elle s'accrocha des deux mains à ses épaules. Et lorsqu'il entama un délicieux va et vient, elle fit aller son bassin afin d'accompagner le mouvement. Il accéléra le rythme tout en passant un bras autour de sa taille. La respiration de Kate était de plus en plus saccadée, ses gémissements de plus en plus sonores. Il sentit ses jambes vaciller au moment de l'extase et resserra son étreinte afin de la soutenir, tandis qu'elle étouffait son cri de plaisir en mordant doucement l'épaule de son homme. Lorsqu'elle ouvrit enfin les yeux, elle tomba sur son regard et son sourire triomphant. Sans un mot, elle fondit sur sa bouche. Ils échangèrent un baiser mêlé de tendresse et de douceur. Ils se séparèrent le temps de reprendre leur respiration.

- Tu ne crois pas t'en tirer aussi facilement, murmura alors Kate avec un sourire.

Il sentit une de ses mains s'emparer de sa virilité et entamer une lente et exquise caresse, tandis que de l'autre elle parcourait son torse. Elle déposa des baisers tout le long de son cou, sur ses épaules, sur sur torse, sur sur ventre, jusqu'à venir prendre en bouche son sexe à présent bien tendu. Il gémit de plaisir et accompagna à son tour de son bassin les mouvements de sa compagne, ses mains dans ses cheveux. Mais, sentant qu'il ne pourrait pas se retenir très longtemps, il interrompit ce délicieux supplice. Prenant son visage entre ses mains, il la fit remonter vers lui afin de s'emparer à nouveau de sa bouche. Il passa les mains sous ses fesses et la souleva. S'accrochant à son cou, elle passa ses jambes autour de ses hanches. Tout en continuant à l'embrasser, elle vint s'empaler sur sa virilité dans un soupir de bien-être et commença à jouer lentement du bassin. Il la laissa faire. Elle se pencha légèrement en arrière afin de mieux le sentir en elle, puis elle accéléra le mouvement, de plus en plus vite jusqu'à ce qu'ils perdent pied et qu'ensemble, ils atteignent des sommets de plaisir. Toujours rivés l'un à l'autre, ils se laissèrent glisser le long du mur afin de s'asseoir et de reprendre leur souffle.

Un peu plus tard, alors qu'elle attendait que Rick la rejoigne dans le lit, elle le vit aller ouvrir un tiroir de la commode et en sortir une petite boîte.

- J'ai failli oublier...Tiens, c'est pour toi, dit-il en s'allongeant à ses côtés et en lui tendant la boîte, un sourire aux lèvres.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Ouvre, tu verras bien...

Elle souleva le couvercle de la boîte et découvrit une clé.

- C'est la clé de quoi ? De ton cœur ? Demanda-t-elle en riant doucement.

- Non, celle-là, tu l'as déjà depuis longtemps ! C'est celle du loft.

- Castle, tu n'es pas obligé...

- Kate, la coupa-t-il, je veux que tu te sentes ici chez toi. Et pour ça, il faut déjà que tu puisses entrer ou sortir à ta guise.

Elle posa la boîte sur sa table de nuit et se pencha vers lui.

- Merci, dit-elle doucement en déposant un léger baiser sur ses lèvres.

Il passa sa main dans sa nuque pour la garder tout contre sa bouche.

- De quoi ? Demanda-t-il en lui rendant son baiser.

- D'être toi. Tout simplement.

Ils échangèrent un long baiser langoureux. Puis elle s'allongea tout contre lui, la tête sur son torse. Il éteignit la lumière, et ils s'endormirent rapidement.

Les mois passèrent. Et leur bonheur d'être ensemble faisait plaisir à voir et ravissait tout le monde. Même Gates avait décidé de faire semblant d'ignorer la vraie nature de leur relation, tant qu'ils se comportaient de manière professionnelle au poste.

Ils avaient tenu la promesse qu'ils s'étaient faite quelques mois plus tôt dans ce parc, sur les balançoires. Kate, de son côté, avait continué de vivre. Non pas parce qu'elle l'avait promis à Rick, mais parce que grâce à lui, elle avait repris goût à la vie, tout simplement. Rick avait lui aussi tenu sa promesse. Ensemble, ils avaient discrètement repris d'enquêter sur l'affaire de Johanna Beckett. Castle avait suggéré de suivre la piste de l'argent du chantage auquel avaient été soumis les 3 flics à l'époque. Ils avaient ainsi pu remonter jusqu'à celui qui en était l'instigateur : le sénateur Braken. Ils désespéraient de trouver un jour des preuves contre lui, jusqu'à ce qu'ils apprennent l'existence d'un enregistrement audio pouvant l'incriminer, enregistrement fait par un de ses anciens associés. Ils comprirent tous les deux que cet ancien associé n'était autre que le capitaine Montgomery, que celui-ci avait remis cet enregistrement à la mère de Beckett, mais que cette dernière avait été tuée avant de pouvoir l'utiliser. Ils finirent par trouver cet enregistrement caché dans un bibelot dont Kate avait hérité de sa mère. Ils avaient enfin leurs preuves ! Dans cet enregistrement, Braken avouait avoir fait chanter les flics, et avouait avoir commandité des meurtres, dont celui de Johanna Beckett.

Le lendemain de leur découverte, et alors que Braken était en pleine interview télévisée pour sa candidature au poste de président, Kate débarqua dans son bureau, se dirigea vers lui et lui dit :

- Sénateur, vous êtes en état d'arrestation pour conspiration, fraude, et pour le meurtre de ma mère Johanna Beckett. Tournez-vous, s'il vous plait.

Elle lui passa les menottes, les larmes aux yeux d'avoir enfin réussi à rendre justice à sa mère.

Des officiers firent sortir le sénateur sous les nombreux flashs des journalistes.

Rick l'attendait dehors, sur le trottoir. Elle se dirigea vers lui. Ensemble, ils regardèrent la voiture de police emmener Braken au poste. Puis il la regarda et lui dit :

- Elle est fière de toi. Où qu'elle soit, elle est fière.

- Je n'aurais jamais réussi sans toi, lui répondit-elle.

Il lui sourit, puis ils s'enlacèrent tendrement.

Ce soir-là, ils décidèrent de passer la soirée dans l'appartement de Beckett. À peine arrivée, elle se dirigea vers la commode dans lequel elle rangeait tous ses objets de valeur. Elle ouvrit un tiroir et en sortit une petite boîte à bijoux. Castle se tenait à l'embrasure de la porte et la regardait. Il la vit enlever la chaîne autour de son cou, celle à laquelle pendait la bague de sa mère, la mettre dans la boîte, la refermer et remettre la boîte dans le tiroir.

Elle se tourna vers lui.

- Tu es sûre ? lui demanda t-il

- Oui, je suis sûre. C'est enfin terminé. Je suis prête maintenant.

- Prête à quoi ?

- À me tourner vers l'avenir sereinement, NOTRE avenir, lui répondit-elle en se rapprochant de lui. Et toi, tu es prêt ?

- Je n'ai jamais été aussi prêt, dit-il en posant sa main dans le creux de son dos et en l'attirant contre lui.

Elle caressa sa joue, plongea ses yeux dans les siens et lui dit :

- Je t'aime, Rick.

C'était la première fois qu'elle prononçait ces mots. Bien sûr, elle lui montrait tous les jours les sentiments qu'elle éprouvait pour lui, par un geste, par un regard. Mais c'était la première fois qu'elle exprimait à haute voix ses sentiments. Et il en fut ému.

- Je t'aime aussi, répondit-il.

Il se pencha alors vers elle et ils échangèrent un long et tendre baiser, sachant l'un comme l'autre que ce moment-là scellait la fin d'un chapitre de l'histoire de Kate, mais aussi le début d'un nouveau chapitre de leur propre histoire.