Episode spécial Noël ^^ (mieux vaut tard que jamais)


BONUS Chapitre 18 La dernière nuit

Il ferma les yeux.

– Je ne sais pas comment me modérer avec toi parce que tu me fais un effet fou. Je ne peux pas me contenir. Un instant je t'en veux à mort, et juste après j'ai envie de toi. Je ne sais pas comment je dois réagir… J'ai toujours régit ma vie sans écouter mes sentiments mais avec toi je n'y arrive plus. J'ai l'impression que je vais exploser.

Il m'enlaça et enfouit sa tête dans mon épaule. Pourtant la colère grondait en moi.

D'abord il me déteste et me fait vivre un enfer. Ensuite il tombe amoureux mais n'assume pas. Enfin, alors que notre histoire débute et sans même que nous ayons pu parler de notre couple ou définir notre relation il me fait une crise de jalousie ! Ce fût plus fort que moi, je le repoussai et dans un accès de colère le giflai de toute mes forces.

– C'est bon je t'ai remis les idées en place ? Je n'ai pas à payer le prix de tes sautes d'humeur. Que tu n'assumes pas d'être avec moi, soit. Tu as des responsabilités et tu cherches à me protéger j'ai compris l'idée. Mais ce n'est pas une raison pour être désagréable ou me pourrir la vie. Tu passes ton temps à me repousser et me récupérer, et bon sang qu'est-ce que c'était que cette crise de jalousie ! Tu es sérieux ? Je ne suis pas idiote, j'ai bien vu que Finn est un dragueur ! Mais c'est mon contact et il sera peut être la seule personne qui me permettra de rester en vie. Maintenant si tu n'es pas capable de me faire confiance je ne peux rien pour toi…

Bien décidée à le laisser ruminer sur ces paroles je partis d'un pas énervé. Non mais sans blagues !

Il fallait que je me défoule. Je couru vers la fosse et m'en prit à un punching-ball. Je ne sais pas combien de temps je frappai ce pauvre sac de sable mais mes poignets commençaient à me faire mal. Mes épaules me semblaient lourdes et mes coudes peinaient à transmettre mes coups vers me poignets.

Deux mains se posèrent sur mes hanches. Une voix chuchota à mon oreille.

– Ta posture, Al, combien de fois me faudra-t-il te répéter qu'il faut que tu te places correctement ? Tu te fatigues inutilement.

Avec douceur Éric me replaça et posa ses mains sur mes épaules. A son contact une vague de chaleur inonda mon ventre.

« Tourne-toi légèrement… Parfait ».

Je me retournai pour le regarder et me mis en garde. Mon poing partit en direction de son visage mais sa main l'intercepta.

– Ah si tu veux t'en prendre à quelqu'un c'est une autre paire de manche… Contrairement au punching-ball je peux bouger et me défendre !

Sa voix douce et grave me faisait perdre la tête. Comme si des milliers de papillons voletaient dans mon ventre, produisant des étincelles de désir. Une chaleur douce descendit de ma poitrine vers mon bas ventre.

Il m'attrapa les poignets et me coinça contre son torse. Curieusement cette position qui pouvait être tellement douloureuse se révéla agréable. Il mettait beaucoup de douceur dans sa prise et la chaleur de son corps rayonnait à travers ma blouse si fine.

– Il faudrait voir à te changer… Ce haut n'est vraiment pas adapté à un entrainement. Il faut quelque chose de près du corps qui épouse tes formes… Tu ne dois pas le sentir, comme si tu ne portais rien.

Ce faisant il passa une main sur mon ventre puis sur mes cuisses en une caresse électrisante.

Sans réfléchir, je décidai de laisser mes émotions prendre le dessus.

J'attrapai les deux bords de ma blouse et la fit passer au-dessus de ma tête. Je la jetai sur Éric qui l'attrapa au vol avec un air étonné. Mon soutien-gorge était désormais le dernier rempart entre lui et mon désir brûlant.

– Voilà, je ne porte rien.

Il me regarda et hocha la tête. Un silence lourd de sens recueillit nos pensées.

– On va chez moi ?

– On va chez toi !

Il ouvrit ses bras et je me jetai dedans avec une fureur quasi animale. Il me porta tant bien que mal jusque chez lui. Dans la précipitation il me cogna contre un mur mais son rire effaça ma douleur.

Entre deux baisers il essaya d'ouvrir sa porte. Je le pressai de se dépêcher.

– Vite si on croise quelqu'un !

– Arrête de me déconcentrer aussi… Me dit-il faussement fâché, essaye d'ouvrir une porte avec une fille splendide dans les bras qui s'acharne à te déconcentrer !

Je n'avais pas vraiment envie de lui faciliter la tâche… Dans mon élan ma main se perdit dans ses cheveux que j'agrippai et mes lèvres semèrent des baisers dans son cou si musclé, remplissant les creux et les bosses.

Il finit par y arriver et reclaqua la porte d'un coup de pied. Nous tombâmes tous les deux dans le lit en riant. En appui sur les coudes, il me surplombait de toute sa masse musculeuse et outrageusement enivrante.

Il se releva, déboutonna sa chemise et la jeta dans un coin. Sa musculature parfaite associée au roulement de ses muscles sous sa peau provoquèrent un retour de flamme en moi. Dans un geste simple et pourtant terriblement sensuel, il retira sa ceinture et déboutonna son pantalon qui partit rejoindre la chemise. Un simple boxer peinait à cacher son entrejambe en proie à une forte excitation.

D'un coup sec il baissa mon pantalon. Ses yeux me dévorèrent du regard, s'attardant sur ma poitrine. De nouveau il m'embrassa, de façon un peu plus insistante cette fois.

Le frôlement sur mes hanches de la bosse pointant sous son caleçon provoqua un grand frisson que j'accompagnai d'un soupir alangui. Je me sentais un peu stupide de ne pas réussir à me contrôler. Avec une douceur empreinte d'impatience il retira mon soutien-gorge, dévoilant mes seins ronds comme deux pommes défendues.

Maladroitement, je plaçai mes mains dessus pour me cacher un peu. Toujours avec douceur, Éric les déplaça et m'embrassa le cou. Sa langue agile vint ensuite titiller l'arrondi de mon sein, puis un téton qui s'érigea sous la caresse. Mon dos s'arqua de plaisir. Son visage descendit ensuite vers mon nombril, tandis que ses doigts agiles courraient sur mes hanches pour s'attaquer au dernier rempart de dentelle qui protégeait mon intimité.

Je n'avais que peu d'expérience et une trouille terrible de le décevoir. Inconsciemment j'avais aussi peur de n'être qu'une fille supplémentaire. Je voulais marquer le coup pour lui mais cela me mettait une telle pression que j'avais du mal à me laisser faire. Il dut s'apercevoir de ma gêne car il remonta pour poser un baiser tout doux sur mes lèvres. Je tentai de me justifier.

– J'ai terriblement envie de toi mais…

– Chut. Pense à toi, à ton plaisir et pas qu'à moi ! il n'y a que comme ça que ça peut bien se passer…

Il se releva et me tendit la main.

– Viens !

Je ne comprenais pas ce qu'il faisait mais je le suivis quand même.

Il me tira vers la salle de bain pour mettre la douche en marche, puis baissa son caleçon. Il était magnifique. Droit et beau comme un dieu grec. Il s'agenouilla devant moi et sans quitter mon regard baissa ma petite culotte. Une fois sous la douche je ne me sentais plus aussi vulnérable, les gouttes d'eau ruisselaient sur ma peau comme autant de doigts caressants. En prenant son temps, comme pour découvrir mon corps, il me massa le dos, les fesses, puis mon entrejambe, ce qui eut pour effet de me faire suffoquer de bonheur.

Je m'étais totalement abandonnée à lui, passive. Il passa ses mains à l'arrière de mes cuisses et prenant appui contre le mur me rehaussa pour commencer à entrer en moi doucement. Ses va-et-vient d'abord lents prirent un rythme plus rapide, nous entrainant tous deux dans une spirale de plaisir. Mon dos se cambra tandis qu'une vague de jouissance me submergea. Éric finit par s'abandonner lui aussi dans un râle assourdi par le bruit de l'eau. Nous étions tous les deux haletant, fatigués par une bataille dont les deux adversaires sortent unis et vainqueurs. Nous nous séchâmes mutuellement avec complicité, et tandis qu'il étendait les serviettes, je regagnai le lit, toujours nue.

Il me regarda avec un sourire conquérant sur le visage. Je l'invitai à me rejoindre. Il s'endormit sur ma poitrine découverte assez rapidement. Je passai mes doigts avec tendresse dans ses cheveux bouclés par l'humidité puis rejoignis moi aussi les bras de Morphée.


J'espère que la scène vous a plu parce que c'est HY-PER dur à écrire ! Il faut que ce soit érotique mais pas vulgaire ; de plus ce genre de situation c'est beaucoup de ressenti et d'émotion et pour le transcrire c'est galère ^^

Bref rdv dans un petit moment pour la suite et le départ et chez les sans-factions.