Ces reviews les amis, ces reviews ! Vous êtes des psychopathes XD m'écrire des romans pour me dire que vous aimez ce que je fais… J'ADORE ! Non content de me flatter, ça me donne encore plus envie de continuer ! C'est toujours avec un immense plaisir que je lis vos adorables messages qui me donnent envie de m'atteler à la tâche quand je me décourage ou quand j'ai simplement la flemme ^^ C'est toujours un peu dur de trouver du temps pour m'y mettre alors ça me motive !
Pour répondre à Nyx-Dn, je suis super contente de ce que tu me dis ; parfois c'est dur de mettre des mots sur des sentiments ou impressions, mais apparemment je ne m'en sort pas mal parce que ce que tu as décrit est exactement ce que j'essaye de faire !
J'ai lu beaucoup de fanfics ou le héros est un bad boy et d'un coup BIM il tombe amoureux et change ; c'est exactement ce que j'ai essayé d'éviter ! C'est pour ça que je prends mon temps, peut être la fanfic pâtit elle de quelques longueurs à cause de cela, mais j'ai du mal à faire autrement.
Je suis passée un peu vite sur l'intégration d'Aliénor aux sans-factions (genre 1 mois plus tard… la facilité hi hi) mais je trouvais que ce n'était pas assez intéressant pour s'y attarder, désolé si ça en a perturbé certain(e)s…
Encore merci pour tout et bonne lecture !
Chapitre 22 Coup double
Tétanisée je n'osais pas me retourner. De nouveau la voix - rauque cette fois ci - se fit entendre.
– Al…
Prenant mon courage à deux mains je me retournai. Une silhouette se découpait sur mon lit. Dans une position plutôt bizarre d'ailleurs. Elle bougea et quelque chose tomba du lit dans un bruit de verre brisé. Une forte odeur d'alcool envahit la pièce.
Nouveau grognement.
Une petite montée d'adrénaline stimula mon cœur, et l'étonnement me sortit de ma torpeur.
Éric ?!
Se pouvait-il que ce soit lui ?
A pas comptés je m'approchai de lui. Mon pied marcha sur quelque chose de dur qui céda en craquant sous mon poids. Un petit bruit de flaque accompagna mon pas suivant. En me penchant, j'allumai la lampe de chevet.
C'était bien Éric. Endormi, et vu le verre qui gisait à mes pieds, sûrement saoul.
Mes muscles se détendirent. Allongé comme cela il avait l'air si paisible… De temps à autre, ses lèvres bougeaient en marmonnant des mots incompréhensibles.
Je caressai l'angle abruptement parfait de sa mâchoire du bout d'un doigt. Son odeur rassurante me manquait. Il me paraissait tellement vulnérable que je ressentais le besoin de prendre soin de lui. C'est une chose que je n'avais jamais pu faire, étant donné son caractère explosif et notre relation bancale. Délicatement, j'enlevai ses chaussures, que je posai soigneusement au pied du lit, je le recouvrai avec la couette et finis en posant un baiser léger sur ses lèvres. J'avais toujours la petite fleur de jasmin prélevée dans la serre plus tôt dans la soirée. Je la posai en évidence sur l'oreiller voisin puis m'attelai à ramasser les bouts de verre.
Notre relation avait à peine commencé, je ne le connaissais pas vraiment et pourtant j'étais désormais sûre d'une chose : telle une héroïne romantique et naïve, j'étais tombée amoureuse de lui. En temps normal ce cliché m'aurait donné envie de m'administrer deux gifles bien senties mais à ce moment j'avais juste envie de le contempler et de passer la nuit à côté de lui.
Hélas une personne comptait sur moi et était sûrement furieuse. Je fis ce pour quoi j'étais venue et empaquetai quelques affaires puis partis pour délivrer Tris de son armoire poussiéreuse.
Au passage, pour ne pas laisser un souvenir trop suspect je déposai la clé contenant les données dans le casier d'Éric.
Avec une démarche souple je me dépêchai d'atteindre le couloir ou se trouvait le placard.
« Tris, c'est moi, ne me frappe pas s'il te plait… » Murmurai-je.
Tris me regarda avec un regard neutre. Au bout de quelques secondes elle sortit et me dis simplement :
– Bien joué. J'avoue avoir eu peur que tu ne reviennes pas.
– J'ai dû improviser, désolée.
– Pas mal le coup de l'eau, dit-elle en décrochant enfin un sourire.
– Merci.
A la vue de mon sac ses sourcils se froncèrent de nouveau. Je me justifiai rapidement.
– Ce sont quelques affaires… Je… J'ai été déracinée chez vous et je me suis dit que puisque j'étais là je pourrais récupérer quelques affaires… Histoire de me sentir plus chez moi.
Le visage de Tris se détendit.
– C'était imprudent… mais je peux comprendre. Ne recommence pas.
Je hochai la tête tandis qu'elle repartait. Le trajet en sens inverse ne posa pas de problème. Tris voulait rejoindre une salle de débriefing.
Elle m'indiqua un siège et s'assit sur une table en face de moi, légèrement en appui sur ses avant-bras.
– Histoire que ton escapade ne te donne pas d'idées, ne cherche pas à joindre tes anciens amis. De un, tu risquerais de les mettre en danger, et de deux tu te mettrais aussi en difficulté car ils ne se gêneront pas pour te dénoncer.
– Je n'en avais pas l'intention, même si j'ai confiance en eux… Je ne voudrais pas leur faire du mal indirectement.
– Bien. Il y a autre chose que j'aimerais savoir. Qui t'a formé chez les audacieux ?
– Différents intervenants, mais comme j'avais du retard une aînée du nom de Kate m'a prise sous son aile. Je lui dois la plupart de mes progrès.
Tris m'indiqua qu'elle la connaissait.
– Et puis il y avait Éric. Il m'a donné des cours particuliers aussi.
Particuliers dans tous les sens du terme…
Je guettai la réaction de Tris. Ses mains s'étaient resserrées sur le bord de table.
– Ses méthodes sont plus que discutables mais j'ai progressé rapidement.
– Hum.
– Je sais que tu le déteste, et que ce nom ne renforce pas le peu de confiance que tu as en moi, mais je t'ai dit que je serais honnête.
Finalement Tris se leva.
– Je moi aussi été victime de ses « méthodes », et fait les frais de sa folie. Je ne le déteste pas, je le hais Al. Il est responsable de la mort de trop de personnes pour lui trouver la moindre excuse.
Ah. Inutile donc de rajouter que c'est un très bon chef de guerre et qu'il se bat lui aussi pour ses idées, sans parler de notre relation… Bon. Pour l'honnêteté on repassera…
Soudain, Quatre entra en trombe suivi de plusieurs membres de son équipe.
Tris s'inquiéta.
– Il y a eu un problème ?
Quatre dévoila son visage radieux.
– Aucun justement ! Quelques gardes vite maîtrisés, et notre stock d'armes et de munitions vient d'augmenter de façon significative ! Aucun blessé, rapide et efficace, cette mission est une réussite à tous points de vue ! Si seulement nous avions connu ces caches plus tôt, la tuerie du mois dernier aurait pu être évitée…
Un soulagement visible détendit les traits de Tris. Quatre s'avança et la prit dans ses bras.
– Ces informations étaient vitales pour nous. Mais comment les as-tu obtenues ?!
Tris me désigna du menton.
– C'est Al.
Tous les regards se tournèrent vers moi, Quatre me remercia.
– Ces informations ont été plus qu'utiles. Désormais nous sommes mieux armés, cela a redonné du courage à tout le monde !
– De notre côté, précisa Tris, nous sommes allées chercher des fournitures médicales. Un succès également. Je pense qu'avec Al comme guide et une personne pour l'accompagner nous pouvons mener des petites missions éclair régulières. Nous pouvons lui faire confiance.
Ces paroles m'avait réchauffé le cœur.
Tout le monde finit par se retirer pour fêter ce nouvel élan de courage dans leur dure bataille.
« Il y a un temps pour tout, avait déclaré l'un d'eux. Les missions, la peur… et en cas de réussite, la fête ! »
J'avais retenu Tris avant qu'elle ne parte également.
– Tris, encore quelque chose. Quatre a parlé de votre attaque du mois dernier. Vous étiez bien armés, vous bénéficiez de l'effet de surprise… Vous auriez pu facilement nous renverser. Qu'est ce qui a dérapé ?
– L'obéissance des troupes. Cette attaque n'avait pas pour but de renverser le gouvernement actuel, comme l'ont pensé les érudits et les audacieux. Cette attaque avait pour but de récupérer des armes et des fournitures. Seulement un groupe séparatiste a été pris dans la folie ambiante et d'autres l'ont suivi. Notre mouvement a été scindé en deux : ceux qui se battaient contre les audacieux dans un élan suicidaire et les autres qui tentaient de suivre les ordres malgré tout. Résultat, nous avons perdu des hommes et n'avons pas récupéré le matériel qu'il nous fallait. Oui Al, malgré les apparences, deux grands groupes animent les sans-factions. Notre plus grande faiblesse n'est pas le manque d'armes mais le manques d'union. Grace à toi aujourd'hui, nous avons comblé les deux. Cette mission a permis de ressouder les groupes. C'est une double réussite.
…
Il y avait toujours de l'animation dans les ruelles sales de l'ancien métro souterrain, mais aujourd'hui une liesse particulière émanait des habitants. Ma fin de nuit avait été courte, je m'étais endormie directement sans déballer mes affaires dans ma petite cellule. On était venu me chercher tôt pour me déménager dans un ancien petit poste de contrôle, j'avais tenté de refuser puisque je n'avais pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit qui mérite une telle promotion, mais aucun de mes arguments n'avait fait mouche.
Je savais que j'étais privilégiée d'avoir cette pièce car la plupart des sans factions vivaient dans des cabanes de fortune le long des voix et des échangeurs.
Ma chambre se constituait donc d'une vieille armoire et d'un lit simple, ainsi que d'un vieux bureau en formica orange avec une chaise paillée. L'ensemble était vieux mais en bon état et plutôt propre. Je rangeai mes vêtements, mes affaires de toilette et pris mes livres. Ces derniers étaient la petite touche qui me permettait de donner un peu de chaleur à la pièce.
L'un d'eux était 1984 de George Orwell. Ce livre était un de ceux que m'avait confié Éric, ce qui était assez ironique. Malgré son histoire plus que pessimiste, je l'avais toujours aimé, car paradoxalement je le trouvais porteur d'espoir. Il donnait envie de se battre pour qu'une situation telle que celle décrite par ce bouquin ne se reproduise pas.
J'ouvris une page et pour la dixième fois au moins, je passai mes doigts sur l'encre violette qui ornait la page.
Pour Sophia…
Je tournai la page puis une autre, et remarquai une phrase inconnue à l'encre violette également. N'ayant toujours ouvert que la page de garde, je n'avais pas fait attention que le message se poursuivait. Juste au-dessus du premier chapitre, de la même écriture élégante et fine était tracée une autre phrase.
…Ceci est une leçon.
Effectivement, le livre était une leçon d'histoire mais le message semblait beaucoup plus personnel. Cela m'intriguait.
Il faudra que je pose la question à Éric.
Je reposai le livre un peu troublée puis décidai d'aller profiter de la joie qui inondait les souterrains.
L'atmosphère était moins oppressante que d'habitude. Les enfants courraient partout comme toujours, et de nombreux vendeurs à la sauvette proposaient leur marchandise. Médicaments, nourriture, armes… Dans une des plus grandes stations, un brasero improvisé avait été converti en feu de joie et je retrouvai la plupart des membres de l'équipe de Quatre. Ce dernier tenait Tris enlacée dans ses bras puissants. Dans un petit pincement de cœur je pensai à Éric. On me mit un verre de force dans les mains et je remerciais en souriant mon serveur qui était déjà reparti.
Je reniflai la boisson mais la reposai en pinçant le nez. Depuis que j'étais ici j'avais fait des efforts question nourriture mais je refusai de boire leur immonde bière éventée. Le goût merveilleux de celle des fraternels m'avait vacciné contre le mauvais alcool.
– Tu ne bois pas ? Fit une voix à côté de moi.
Avant que je ne puisse répondre, Finn, car c'était lui, avait déjà levé le coude pour boire trois gorgées.
– A ta santé, maugréais-je.
– Souris, pour une fois que c'est la fête !
Il m'attrapa par les bras et me fit faire trois pas de danse.
– J'attends toujours ton rapport ma belle…
– Et tu as besoin de danser pour me dire ça ?
– Non, mais autant allier l'utile à l'agréable…
– Autant s'asseoir alors.
Je partis m'isoler dans un coin plus tranquille où nous n'aurions pas à crier pour être entendus. Finn me suivit, sa bière à la main. Il tira une caisse pour se mettre à côté de moi et déclara avec son air roublard habituel :
– Il est temps de me faire un rapport un peu plus détaillé que tes habituelles bêtises. Je ne suis pas idiot chérie, je vois bien que tu t'attaches à eux. Un petit conseil, évite, parce que la chute risque d'être douloureuse. Je te rappelle que tu as une mission ma belle.
– Premièrement, je ne suis pas ta chérie, deuxièmement, je ne suis là que depuis un mois, donc je ne risque pas d'avoir des infos intéressantes.
– Comme je l'ai dit je ne suis pas idiot. Je vois bien que tu es proche de Tris, elle retrouve en toi la petite faiblarde qu'elle était avant de descendre ici. Ceci dit, rassure-toi, tu es beaucoup moins agaçante qu'elle… Bref, honnêtement, je m'en branle pas mal que tu les prennes en pitié, pour moi en haut comme en bas, ce sont les même, tout ce que je veux c'est des infos, parce que ça m'ennuierait d'éliminer un si joli minois…
Mon intuition se confirma, Finn n'était qu'un mercenaire de bas étage. Il avait l'air de se rendre compte de l'injustice de la situation et du calvaire vécu par les sans-factions mais… Il n'avait pas envie de changer quoi que ce soit.
Après quelques instants de silence, j'osai poser la question qui me brûlait les lèvres.
– Tu te rends bien compte que les fondements de cette société sont immondes ? Le fait d'éliminer ceux qui ne sont pas d'accord avec le pouvoir, cette absence totale de liberté…
– Je t'arrête tout de suite princesse. Moi, savoir si les hommes sont faits pour vivre libres ou s'ils en sont incapable et ont besoin de servitude, je m'en carre. Oui, cette société est pourrie, et n'a pas d'avenir… mais ce que proposent les sans factions n'est pas forcément mieux, vu l'anarchie qui règne ici. Moi, je me suis juste allié aux plus forts pour avoir un peu de répit. Désolé de décevoir ton âme romantique beauté, mais je n'ai pas de traumatisme enfantin, je n'ai pas perdu un être cher dans des torrents de larmes, ni quoi que ce soit qui justifie mes actions, je me fous juste de ce qui arrivera, si je peux aider à maintenir un semblant d'équilibre et qu'on me foute la paix c'est tout ce que je demande !
Son discours me donnait la nausée.
– Tu peux penser que je suis un salaud, ça ne changera rien à ma vie. Maintenant ton rapport.
Je décidai de lui donner ce qu'il voulait afin de partir au plus vite d'ici.
– Je n'ai rien de fou, je sais juste qu'il y a plusieurs pôles, la population n'est pas groupée à un endroit. Et ils sont divisés en deux mouvements, certains aimeraient attaquer vite, les autres préfèrent attendre et sont plus réfléchis. Il y a des tensions, leur unité n'est qu'une façade. Les leaders se déplacent constamment et n'ont pas de QG pour ne pas être des cibles faciles. Je n'ai rien de plus.
Je me levai pour partir.
– Complais-toi dans ta médiocrité, moi je veux faire bouger les choses. Dénonce moi, ce n'est pas grave un autre prendra ma place.
– Je te l'ai dit je n'en ai pas envie, il faudrait tout recommencer, c'est du travail en plus…
Ce genre de personne ne m'inspirait que du mépris. Comment pouvait-on être si égoïste ?
Je pris le chemin de ma chambre avec la ferme intention d'avoir la paix, mais une main me saisit le bras. En réagissant avec la vitesse de l'éclair, je pris appui sur cette poigne ferme pour pivoter et lancer un coup de pied puissant à mon adversaire. Quasi imparable, technique Éric.
– Fous-moi la paix Finn !
Mon pied atterrit malheureusement dans les côtes de Quatre qui se plia en deux sous la douleur.
– Oh mon Dieu, Tobias ! Je suis désolée je t'ai pris pour quelqu'un d'autre !
– Ouff, tu as des talents cachés ! Je ne m'attendais pas à ça… Je voulais te mettre en garde mais… manifestement tu n'as pas besoin de conseils…
Frottant son côté en grimaçant, il me dévisagea.
– Il y a longtemps que je n'avais pas subit cet assaut… Et aujourd'hui comme hier, je suis encore incapable de le bloquer… Je crois que si Éric avait une once d'humanité il serait fier de toi ! C'est lui qui t'as montré ce mouvement n'est-ce pas ?
Je hochai la tête en silence.
– Je suis désolée Tobias, j'aurais dû regarder qui c'était avant de frapper. Une réaction typiquement audacieuse tient, on cogne d'abord, on pose les questions ensuite…
– Peut-être pour l'audacieux de base… Mais les leaders eux sont beaucoup plus stratégiques que ça… Bref je voulais te dire de te méfier de Finn, c'est un très bon élément, mais pas très fiable avec les filles.
– C'est un tocard fini oui ! Je m'en suis rendue compte rassure toi, je ne risque pas de céder…
En cet instant je mourrais d'envie de le dénoncer mais cela n'aurait fait que desservir ma cause. Il pouvait encore être un atout pour moi.
Quatre sourit.
– Bref, je voulais savoir si tu voulais te joindre à nous pour un repas plus au calme ?
J'hésitai.
– Accepte et je te pardonne ton attaque ! Plaisanta-t-il.
– Avec plaisir alors…
Quatre m'emmena donc avec lui vers un lieu plus calme. Je retrouvai Tris en compagnie de quelques responsables et de Sara, qui m'avait accueillie à mon arrivée ici. Un couple attira mon attention. Tout de bleu vêtus, ils étaient propres et détonnaient dans cet environnement.
– Des érudits ici ?!
– Oui, ce sont des chefs de file du mouvement de rébellion. Leur famille fait partie de ceux qui sont à l'origine du soulèvement.
J'étais sidérée.
On aura tout vu ici…
Nyx-Dn, La plume Argente, LittleFlicka, lostSnowFlake, EmilieApril, Etincella, TheRecklessAna... Petite dédicace !
Gros bisous à ceux que j'oublie :)
