Désolée, un peu de temps pour publier ce premier chapitre! J'espère qu'il vous plaira!

-Natacha

Chapitre 1 :

Clarke se sentait flotter, entourée de ténèbres. Ses sens lui semblaient s'amenuiser. Les ténèbres l'attirait, inlassablement. Un choc la fit revenir à la réalité. Elle essaya d'ouvrir les yeux, et le monde se mit à tourner sous son regard. Vivement elle les referma, laissant les vertiges qui l'assaillaient cesser. Sous la noirceur de ces paupières, elle pu enfin distinguer les sons qui l'entourait. Un sorte de raclement semblait résonner dans l'air. Les secondes s'écoulaient, et avec elles peu à peu les sens de Clarke se réveillaient. Elle avait maintenant l'impression de bouger, elle sentait les caresses du vent sur son visage. Elle du lutter pour ouvrir les yeux de nouveaux. Après de longues minutes luttes contre son corps, elle réussit enfin. Tout d'abord, ce fut la lumière intense qui l'aveugla. Battant des cils afin d'essayer de distinguer les détails de ce décor lumineux, elle pu enfin voir. Au dessus d'elle tout bougeait, et cette fois ce n'était pas un étourdissement. Elle voyait à présent des formes, vertes, marrons... « Des arbres ! Je suis toujours dans la forêt ! » se dit la jeune fille. Elle tourna vivement la tête, provoquant encore une fois une douleur dans tout son corps, mais la panique qui commençait à la submerger réussit à lui faire faire abstraction. Elle était allongée sur un brancard, construit de branches, de lianes et recouvert de feuilles. Elle était traînée par quelque chose, ou quelqu'un. Elle n'avait pas encore la force de tourner la tête. Ses jambes, dans une impulsion soudaine lui répondirent, et la jeune femme se releva difficilement. À peine le temps de se stabiliser qu'elle s'élança devant elle, courant à s'en rompre les os.

Du côté du camp :

Le jeune homme ouvrit difficilement les yeux, l'esprit encore embrumé de l'alcool bu la veille. Le monde tournant autour de lui, il entreprit de s'accroupir sur le bord du lit. Trois jours s'étaient écoulés depuis le départ de Clarke, et la douleur était encore présente, malgré ses efforts pour la faire disparaître. Les draps prés de lui bougèrent, et une demoiselle s'en dégagea, entourant le dos de Bellamy par ses bras, murmurant à son oreille :

« -Bonjour Bel'... »

Bellamy se dégagea de son étreinte en la repoussant de son bras droit, tout en prenant de sa main gauche ses habits éparpillés sur le sol. La bouche sèche, et la migraine transperçant son crâne il les enfila, essayant avec peine de se souvenir de la veille. Mais c'était le même scénario que la soirée d'avant, et celle d'avant encore. Il se souvenait simplement de s'être assis autour du feu, d'avoir pris la gourde qui se passait de main en main, et à partir de là, le néant. Il se réveillait encore une fois auprès d'une inconnue, une fille quelconque du camp qui lui faisait oublier le manque qu'il ressentait. Il se retourna vers elle, lui lançant au visage ses vêtements de la veille.

« - À mon retour, tu seras partie. »

Il la laissa là, prenant la direction de la forêt, avec l'intention de se baigner à la rivière. L'air froid le revigora instantanément, et ses pensées redevinrent claires. Il se déshabilla, laissant ses habits sur la berge. Il plongea son corps dans l'eau gelée du petit matin, laissant ses soucis partir avec le courant, effaçant ces doutes et ses peurs pendant un cours instant. Ces moments, loin du camp où il arrivait enfin à se retrouver se faisaient rare et il en profitait donc le plus possible. Après s'être vigoureusement frotté le corps dans l'eau vive, il sorti, laissant sécher son corps au soleil. Déjà la température montait, le printemps arrivait, accompagné des nouveaux bourgeons aux arbres, et aux nouveaux départs pour Bellamy.