Chapitre 2 :
Clarke peinait à ouvrir les yeux. Elle ne voulait pas se réveiller, elle voulait rester dans ces ténèbres où elle ne sentait plus ses problèmes, où elle n'avait plus à se soucier de rien. Seulement des bras la secouait, essayant de la faire revenir dans ce monde où elle ne se sentait plus à sa place. Les secouements cessèrent, des pas retentirent dans le noir. Ce fut au prix d'un effort immense, mais surtout de la curiosité de la jeune femme que Clarke ouvrit finalement les yeux. Sa vision mit quelques temps à s'adapter à la nouvelle vue qui s'offrait à elle. Elle se trouvait dans une espèce de hutte, elle-même allongée sur une espèce de lit, confortable malgré sa fabrication de branches et de feuilles. Elle jeta un regard étonné à ses mains, qu'elle retrouva bandées. Elle se releva difficilement, le corps courbaturé, et ce n'est qu'en essayant de poser les pieds au sol qu'une vive douleur l'élança à sa cheville droite. Elle fut de nouveau surprise de découvrir une attelle de fortune qui la stabilisait droite. Toutes ses pensées étaient confuses, pourquoi ne l'avait-il pas attachée, s'il l'avait traînée jusqu'ici ? Ses pensées furent rapidement interrompues par une voix qui lui parvint du dehors.
« -Maintenant que tu es réveillée, pourquoi ne me rejoindrais-tu pas prendre le déjeuner ? »
Le cœur battant à tout rompre à ses tempes, elle se leva, et d'une démarche hésitante elle sortit découvrir son hôte.
Du côté du camp :
Après son bain glacé, les pensées de Bellamy s'éclaircirent. Ce qui n'était malheureusement pas de son goût. Depuis le départ de la jolie blonde, elle assaillait son esprit. Il aura fallu qu'elle parte pour qu'il découvre ce qu'il avait perdu. Se redirigeant vers le centre du camp, il ne put éviter le regard noir que sa sœur lui lançait tout en aiguisant sa lame. Son visage resta cependant ferme face à cette vision. Même s'il était peiné d'être en froid avec elle, il ne pouvait encore se résoudre à affronter directement ce qu'il traversait. Il craignait de mettre des mots sur son état, et qu'enfin devoir assumer la réalité de sa se dirigea derrière le comptoir de la cafétéria, s'arrêtant sur le passage pour taper sur l'épaule de ses amis. Il se versa une longue rasade d'alcool, lequel il n'aurait pu dire, il avait simplement estimé à l'odeur qu'il serait suffisant à son désarroi. Il avalai sa première gorgée quand Sam s'approcha discrètement de lui.
« -Alors ? » demanda Bellamy, d'une voix devenue rauque par son manque d'utilisation.
« Je ne l'ai pas trouvée. »
Les ténèbres semblèrent s'obscurcir de plus belle aux paroles de son ami, qui avait su se révéler suite à la descente sur Terre comme le meilleur limier.
« -J'ai suivi ses traces depuis sa sortie du camp, et j'ai beau essayer au maximum de me concentrer, il y a un endroit dans la forêt où les traces s'arrêtent. J'ai regardé dans le périmètre environnant, mais je suis rentré bredouille... C'est comme si elle avait soudainement disparue. Je suis désolé Bellamy, mais il semblerait qu'elle ne veuille pas qu'on la retrouve. »
Les deux jeunes hommes laissèrent planer un long silence suite à ces révélations, puis Bellamy se leva, emportant par la même occasion la bouteille.
« -C'est peut-être mieux ainsi. »
Mais en s'éloignant il ne pu faire taire la douleur au creux de sa poitrine.
