Disclaimer : Les Personnages ne sont pas à moi mais à CLAMP, et la trame de fond est à ce bon vieux Perrault ! Mais tout ce qui a entre les deux, c'est de bibi !
Pairing : DomekiWatanuki
Voilà le chapitre 1 ! J'espère vraiment qu'il vous plaira et qu'il vous fera rire ! J'espère aussi avoir réussit à écrémer un maximum de faute ^^' Allez, Bonne lecture !
Chapitre 1 : L'Orphelin et la Marâtre
Watanuki espérait que sa rentrée au lycée ce ferait sereinement. Il avait beaucoup travaillé pour pouvoir être admis dans le meilleur établissement de la ville.
Malheureusement, son établissement était prit dans une folle effervescence car le Prince de leur beau et prospère royaume avait choisi –Ô immense honneur- d'y étudier. Cela laissait toutefois Watanuki de glace, même s'il semblait être bien le seul dans ce cas. Il avait déjà suffisamment de préoccupations avec tous les caprices –culinaires entre autres- de Yûko. Aussi, apprendre que le Prince serait dans la même classe que lui le laissa tout aussi insensible. Et il ne passait donc évidemment pas son temps à épier les faits et gestes de sa Majesté, contrairement au reste de ses camarades.
Pourtant, et ce malgré tout le sang froid qu'il employa, il ne pu rester insensible bien longtemps… Mais contrairement à ces condisciples, qui eux l'adulait, il se mit à le détester. On peut même franchement avouer que notre Watanuki ne pouvait supporter son visage impassible, éternellement blasé, à la limite même du méprisant, et qu'il rêvait de lui encastrer la tête dans un mur à chaque fois qu'il le croisait.
Il n'arrivait pas non plus à supporter sa –semblait il dédaigneuse- facilité en cours : toute les réponses semblaient lui tomber du ciel dès qu'on l'interrogeait, alors que Watanuki était prêt à jurer qu'il dormait les yeux ouverts quelques secondes plus tôt ! Alors forcément, tous les professeurs n'en avait que pour lui : Et des «Domeki-sama » par ici et des «Notre merveilleux Prince » par-là…
Watanuki ne pouvait VRAIMENT plus l'encadrer.
Vous vous demanderez : pourquoi tant de haine ?
On pourrait alors parler de l'effet désastreux de l'obséquiosité des professeurs sur les nerfs de notre pauvre petit, puisque c'est en effet le cas. On pourrait aussi parler d'injustice et de favoritisme, ce qui l'agaçait tout autant. Mais, le principal problème était que, par sa simple présence, Domeki volait le peu d'existence que l'orphelin avait dans le « monde extérieur » comme il se plaisait à l'appeler. Ne pouvant quitter la boutique que pour les cours et les courses, Watanuki s'était fait un devoir d'exceller dans son travail scolaire. Ainsi au primaire et au collège, il s'était distingué par son sérieux en cours et ses notes, s'attirant la sympathie et les félicitations de ses professeurs.
Mais voilà, depuis que Sa Seigneurie Domeki, était dans le même établissement que lui, finit tout ça. Il avait beau travailler autant, voir plus, il restait dans un anonymat des plus déprimants, invisible aux yeux des autres élèves et des professeurs. Et il détestait ça. Ayant alors l'impression de ne plus exister que pour servir d'esclave à Yûko et à ses deux infernales créations.
Et tout ça à cause de son Altesse Domeki Shizuka.
Greuh.
oOo
Comme tous les soirs Watanuki rentrait chez Yûko après le lycée. Dans quelques mois, sa première année toucherait à sa fin. Et il détestait toujours autant Domeki, sinon plus, qui était ENCORE dans sa classe.
Fidèle à son habitude, il s'était attardé au lycée pour étudier ses leçons de la journée, avant d'aller crouler sous les corvées données par sa tutrice.
Il marchait d'un pas las, des paquets de courses pleins les bras. A ce rythme, il arriverait en retard, et la maîtresse de maison ne manquerait pas de lui faire remarquer. Tout comme la veille... Il allait falloir qu'il se surpasse une fois de plus pour le dîner pour lui faire oublier…et qu'il la laisse se saoûler… et qu'il supporte ses divagations alcoolisées… Puis qu'il attende qu'elle est son compte pour pouvoir la traîner jusqu'à sa chambre pour la coucher, enfin.
Monde de merde.
Ses réflexions s'assombrissant, il en arriva à la conclusion que ça ne valait peut être même plus la peine de faire tant d'efforts, puisque plus personne ne semblait prendre conscience ne serait-ce que de sa simple existence. Pourquoi ne pas se laisser bouffer par le premier mauvais esprit qu'il croiserait ?
Watanuki franchi la barrière de la propriété sur cette triste pensée, et entra dans la bâtisse en prenant une expression affable, même si c'était à l'opposé de ses sentiments. Il fut accueillit aussitôt par Maru et Moru qui s'exclamèrent :
-Watanuki ! La Maîtresse t'attend !
-Oui la Maîtresse t'attend, vite Watanuki !
Il soupira en posant son sac, se déchaussant rapidement, confia les courses aux deux fillettes qui allèrent les ranger pendant que lui allait rejoindre Yûko.
Le shoji de la pièce principale franchit, il vit sa maîtresse exactement comme il s'y attendait : étendue de tout son long sur son divan, elle portait son kimono onéreux d'une façon bien peu conventionnelle et à la limite de la bienséance.
-J'ai faiiiiiiiim ! Dépêche-toi ! Et apporte-moi du sake ! Bien frais !
Sans broncher Watanuki tourna les talons et disparut dans la cuisine, il en rapporta 3 bouteilles de sake bien frais à Yûko avant de s'en retourner à ses fourneaux.
oOo
Yûko sirotait un verre de sa 6e bouteille après l'excellent repas qu'elle venait de faire. Watanuki, assit un peu en retrait dans un coin de la pièce, profitait de cet instant de répit. Bientôt il allait falloir qu'il se mette à la vaisselle, ensuite il lui faudrait coucher la maîtresse de maison ivre, puis Maru et Moru. Il soupira discrètement.
Elle lui ordonna soudainement d'aller ouvrir la porte. Watanuki croyant à un de des stupides caprices, se dirigea vers la porte, en ronchonnant intérieurement, convaincu de ne rien y trouver. Mais au moment où il ouvrit la porte il fut surpris de voir une charmante jeune fille, la main encore levée en direction du carillon, interrompue dans son geste.
À sa vue, le jeune homme se sentit émerveillé. Que cette fille était belle avec son petit air surpris et ses longs cheveux noirs bouclés ! Ses yeux s'agrandirent sous surprise, et il ne pu réagir l'espace de quelques secondes. Mais il se reprit : il ne devait pas rester avec une tête de carpe, surtout devant une aussi jolie damoiselle. Cette dernière, sortant aussi de sa paralysie, s'inclina respectueusement et se présenta.
-Désolée de vous déranger à une heure si tardive, je suis Kunogi Himawari, et je viens de la part du Palais royale pour remettre ceci à la maîtresse de maison.
Elle montra à Watanuki un rouleau de parchemin scellé avec le cachet de la famille Domeki. Il la conduisit alors jusqu'à Yûko. Arrivée dans la grande pièce, elle salua la sorcière et tendit le petit parchemin à sa destinataire. Elles échangèrent quelques politesses et banalité d'usage, et une fois sa mission accomplit, Himawari s'inclina de nouveau en leur souhaitant une bonne soirée et s'en alla.
Watanuki la regarda s'éloigner à regret. Aurait-il une chance de la recroiser un jour ? Elle semblait avoir son âge, dans quel lycée pouvait-elle bien étudier ?
Il fut tiré des ses pensées par l'exclamation triomphante de Yûko qui l'inquiéta quelque peu. Quelle idée bizarre avait-elle encore eu ? Le sourire qu'elle affichait alors qu'il l'observait ne le rassurait en rien. Comme tout ce qui plaisait à Yûko, il n'en ressortirait rien de bon pour lui.
-Prépare mon plus beau Kimono de cérémonie, ainsi que mes bijoux et fait moi couler un bain !
Il la regarda éberlué.
- Un bain ? A cette heure ? Yûko-sama vous n'êtes pas sérieuse j'espère ?
Le regard qu'elle lui adressa en réponse confirma malheureusement pour lui que si, elle était sérieuse. Pauvre Watanuki, il lui semblait voir ses heures de sommeil s'envoler une à une. Et c'est tout piteux qu'il se dirigea en direction de la salle de bain, obéissant à son caprice. De toute façon il n'avait pas le choix.
Aaaaah, Yûko
Bref, auriez vous la charité de me dire ce que vous en avez pensez ? ;)
