Yooooo ! Pour me faire pardonner mon gros retard que quelques années, voici déjà un nouveau chapitre... mais ne vous y habituez pas trop, je n'ai que (à peine) 2 chapitres d'avances, et j'ai l'impression que mes chapitres de maintenant sont un peu plus longs, donc plus long à écrire aussi. Si j'arrive à finir le 9 bientôt, je vous posterai le 8 la semaine prochaine, et on verra pour la suite !

En attendant merci à vous chers lecteurs, et tournée de bizous général pour toutes celles qui m'ont laissées des reviews !


Chapitre 7 : Pas le temps de pantoufler

Saleté ! Je t'en donnerai du pas après minuit moi !

Watanuki ronchonnait de toutes ses forces en avançant d'un pas traînant. A cause de Domeki, il n'avait pas vu l'heure tourner et évidemment, le carrosse était déjà retourné à l'état de coqueret quand il était arrivée devant. Les souris, elle avait disparues.

Et lui devait donc rentrer à pied chez Yûko, le coqueret à la main, et avec rien d'autre que sa tenue de ménage sur le dos. Autant dire qu'en arrivant devant le portail de la bâtisse, il avait autant froid que sommeil.

Il alla ranger le coqueret dans la Cave, et il eu presque envie de remercier ce Mokona quand il vit que tout était parfaitement propre et rangé. Il se dirigea alors dans sa chambre, enleva son fichu, son tablier et son pantalon avant de se laisser tomber sur son futon. Alors que son réveil affichait tranquillement 02h 21 m et 48 secondes, il s'endormit aussitôt.

Mais pendant ce temps dans la cuisine…

oOo

Watanuki se réveilla, étonnement reposé. Il n'avait pas aussi bien dormi depuis longtemps.

D'ailleurs, maintenant qu'il y pensait, pour se sentir aussi bien, la qualité de sommeil ne suffisait pas, il fallait aussi... la quantité.

Mû par une soudaine panique, il se jeta sur son réveille et le plaqua devant ses yeux myopes et ensuqués. La conclusion était sans appel :

11:47

-ARG !

Maintenant bien réveillé, il s'extirpa maladroitement de ses draps, et se releva d'un bond, enfila ses lunettes et son pantalon aussi vite que possible et passa les trois minutes suivantes à traquer sa saleté de chemise, avant de réaliser qu'elle était déjà sur son dos. Il étouffa un juron contre sa stupidité, et constata avec une grimace qu'elle était toute fripée. Ses tentatives pour la lisser avec le plat de sa main se révélant vaines, il abandonna et mit son tablier par-dessus, en guise de cache-misère.

Sitôt décent, il sortit de sa chambre aussi discrètement que rapidement et alla vérifier que sa tutrice dormait toujours.

C'était le cas.

Après s'être autoriser un long soupir de soulagement, Watanuki décida de faire le point.

UN : Il avait été envoyé de force au Bal par une peluche parlante douée de magie.

DEUX : Il avait été envoyé au Bal travesti en FILLE, toujours contre son gré par la peluche susdite.

TROIS : Il n'avait quasiment pas pu voir la belle Himawari.

QUATRE : La belle Himawari en question l'avait trahit au pire moment possible.

CINQ : Il avait passé la soirée collé à ce fichu Domeki, pire il avait dansé avec ce fichu Domeki, sans oublier les trucs bizarres qu'il avait vu dans le parc avec ce fichu Domeki, et pour couronner le tout, il avait du détaler devant ce fichu Domeki. ET RENTRER À PIEDS !

Une conclusion s'imposait : la soirée avait été catastrophique. Ah ! Et il s'était fait griller par la petite vieille avec qui Yûko partageait ses bouteilles de saké hors de prix. Finalement, il avait bien envie de retourner se coucher.

Après un nouveau soupir, un poil plus désespéré, Watanuki prit la direction de la cuisine... avant de décider faire un petit tour de contrôle dans la Cave. Première bonne surprise, elle était propre et rangée. 'Mokona' lui souffla son intuition. C'était bien la seule chose de positive qu'avait fait la bestiole la veille. Ça et avoir vu Himawari en Kimono. Enfin avant qu'elle le pousse dans les bras de Domeki. Greuh.

Il reprit le chemin de la cuisine pour préparer le déjeuner.

oOo

Une Yûko au réveil, c'était toujours quelque chose de délicat. Plus encore les lendemains de fête.

Ainsi, dans sa grande sagesse, Watanuki avait-il préparé des amuses gueules avant de se lancer dans la préparation du déjeuner à proprement parler. Au cas-où sa tutrice se réveille avant qu'il est fini, et grand bien lui en prit, car ce fut le cas.

Midi et demi à peine passé, il entendit les premiers signes de vie venant de la chambre de sa tutrice, et une bonne demi-heure plus tard, elle sortie, accompagné de Maru et Moru, vêtue avec faste, comme toujours, mais affublée d'un teint cadavérique et de cernes à rendre jaloux des insomniaques. Elle darda son regard vers Watanuki qui sans un mot lui indiqua du bout de sa spatule le flacon en verre teinté posé sur le guéridon à l'entrée de la pièce, juste à côté d'elle. Yûko le saisi et l'engloutit d'une traite avant de lui lancer un nouveau regard qu'il traduisit comme « J'ai faim et je veux pas attendre ». Elle prit ensuite la direction du salon, entourée de ses deux petites qui tourbillonnaient dans tous les sens.

Maru et Moru réapparurent quasi immédiatement et s'emparèrent des deux plateau préparés à l'avance, avant de s'en retourner au côtés de leur maîtresses. Watanuki lui, gardait son air soigneusement concentré sur la pomme de terre qu'il épluchait, espérant que cette diablesse goinfre et ivrogne ce contente de ça.

-ET MON SAKÉ ?

Comme si elle n'avait déjà pas assez bu la veille ! Qu'avait il fait aux esprits pour être confié à la garde d'une personne pareille ? Mais il se contenta de poser sa pomme de terre sans piper mot, et alla ouvrir la réserve d'alcool. Mais...

Misère ! Malheur de misère ! Tout mais pas ça ! TOUT mais pas ça ! Bon respire, décontracte. Du sang froid pour gérer la crise... En dix ans passés ici, une telle situation en s'était produite que deux fois.

Panne sèche d'alcool. Saké, vins, bière, liqueur. Rien, zéro, niette, quedal, nada. Ce qui était anormal, puisqu'il avait regarnie la réserve pas plus tard que la semaine dernière.

Mais de toute manière il était évident que le problème ne venait pas de lui, puisque le coupable roupillait tranquillement dans l'étagère, en serrant dans ses pattes ridiculement courtes une de ses nombreuses victimes (une très bonne liqueur de poire soit dit en passant). Et cette !#*~=# de boule de poil noire avait le culot de lui ronfler au nez avec un sourire bienheureux !

-WATANUKIIII ! J'AI SOIF !

La panique commença à la gagner. Panne sèche d'alcool alors qu'il avait une Yûko potentiellement explosive dans le salon, c'était vraiment pas de bonne augure pour lui !

En désespoir de cause, il arracha le cadavre (de bouteille hein!) des pattes de la bestiole infernale, et entreprit de la réveiller en chuchotant à voix basse mais furieuse :

-Hey ! Ho ! Hey bestiole ! Mokona réveille toi !

Mokona ouvrit les yeux, en murmurant vaguement un « à boire ? » qui agaça un peu plus les nerfs de Watanuki.

-Non pas à boire, t'as déjà tout sifflé ! J'en ai besoin moi de l'alcool, Yûko veut son saké, alors t'as intérêt à m'en faire apparaître là tout de suite si tu veux pas finir dans la poubelle !

La boule de poil le regarda avec un regard condescendant avant de répliquer :

-Allons, même toi tu devrais savoir que ce n'est pas possible.

Bon, là il était en très, très mauvaise posture.

-JE VAIS FINIR PAR ME DESHYDRATER WATANUKI !

Le ton de Yûko était déjà menaçant, alors il se retint de lui répliquer de boire de l'eau et de lui foutre la paix. Il se frotta les yeux. Comment faire ? En les rouvrant, la bestiole avait disparue de l'étagère. Il se retourna vers la porte pour voir Mokona sautiller vers la porte. OH. !

Si jamais Yûko apprenait qu'il avait réveillé ce petit démon il était foutu. Oui, car ça ne pouvait pas être autre chose qu'un démon. Il se précipita à la poursuite de l'espèce de lapin mutant, les bras tendus en avant pour l'attraper, mais Mokona l'esquiva facilement et s'exclama :

-Oho ! Watanuki veut jouer à Chat avec Mokona ?

-Non ! Et chuuut elle va t'entendreuuh !

S'en suivie une course poursuite ridicule dans le couloir où Mokona sautait sur un côté à chaque fois que Watanuki s'apprêtait à le saisir. Finalement le petit démon réussi à entrer dans le salon et à bondir sur les genoux de Yûko tandis que Watanuki glissait lamentablement sur le ventre jusqu'au milieu du salon dans une dernière tentative désespérée de l'attraper.

Voilà, j'suis mort.

-Oh Mokona ! Te voilà enfin... juste à temps pour l'apéritif !

Mais en fait non.

Yûko tourna alors son regard vers Watanuki, qui toujours à terre, fixait sa tutrice, éberlué de ne pas se faire incendier. La maîtresse de maison fronça les sourcils l'air perplexe.

-Où il est l'saké ?

Watanuki eu très envie de se cogner la tête sur le tatami. Jamais il ne comprendrais cette femme.

-Il n'y a plus de saké, dit-il d'une voix qu'il vouait calme en se relevant.

-Bon ben de l'eau-de-vie alors !

-Non plus. Ni vin, ni bière. La réserve est vide.

Yûko pâlit alors. Puis avec un agacement très mal contenu elle repris :

-Et dooooonc tu t'apprêtes à aller en racheter immédiatement, n'est ce pas ?

Watanuki laissa échapper un soupir, et tourna les talons sans rien ajouter. Il ôta son tablier et alla enfiler ses chaussures, tandis que Maru et Moru arrivaient en sautillant avec son manteau, et un porte monnaie. Et le grand cabas à roulette, car il n'en fallait pas moins pour regarnir la réserve un minimum.

Il ouvrit la porte et vu qu'il pleuvait à verse. Maru lui tendis alors un parapluie, qu'il ouvrit avant de s'échapper de cette maison de fous. Une promenade, quoique forcée, lui ferait du bien, mais il ne risquerait pas à traîner outre mesure. Il avait réussi jusque là à échapper aux crises de Yûko, et il comptait bien continuer ainsi !

oOo

Décidément, il jouait de malchance aujourd'hui. Les deux konbinis les plus proches étaient exceptionnellement fermés pour congés et le suivant était encore à 10 minutes de marche supplémentaire. Sa promenade allait se transformer en marathon à se rythme là... Heureusement, le troisième fut le bon, et il pu faire ses courses rapidement une fois arrivée.

C'est en repartant, sous un ciel toujours nuageux, mais qui heureusement lui épargnait une nouvelle rincée, qu'il eu une nouvelle surprise.

-Watanuki !

Il ouvrit de grands yeux ronds, croyant reconnaître cette voix avant même de se retourner pour le confirmer.

-Himawari ?

C'était bien la jeune fille aux longs cheveux bouclés, qui avait accéléré le pas pour le rattraper. Une fois arrivée à sa hauteur elle le salua chaleureusement, alors qu'ils reprenaient leur marche cotes à cotes.

-Quelle surprise de te croiser ici ! Comment vas-tu ? Tu n'es pas venu au bal hier ?

-Si...euh nan !

Oups ! Attention à la gaffe ! Oui, il était bien au bal hier, mais pas tout à fait en tant que lui-même. Heureusement, si elle posait la question, c'est qu'elle ne l'avait pas reconnu la veille. Un intense soulagement le toucha quand il compris ça. Mais ça ne changeait rien au fait qu'elle l'avait poussé sur la piste de danse avec Domeki. Il ne savait pas s'il lui ou voulait ou non.

-Bref, je vais bien, et toi ?

-Bien mais un peu fatiguée, après la soirée d'hier ! C'est dommages que tu ne soit pas venu.

-Non, j'ai préféré me reposer, et puis de toute façon, ce n'est pas comme si j'avais été invité.

Himawari s'arrêta nette et le fixa avec de grands yeux ronds.

-Bien sûr que si ! Tu n'a pas lu l'invitation que je vous ai porté à toi et Yûko-sama ? Watanuki secoua la tête.

-Elle ne te l'a pas dit.

-Yûko-san peut être très tête en l'air, elle à probablement oubliée...

Le silence plana quelques secondes, chacun se demandant pourquoi la tutrice de Watanuki avait "omis" ça.

Ce fut Himawari qui reprit la parole la première, au bout de quelques minutes.

-Tu sais Watanuki-kun... j'aurais bien voulu que tu sois là hier, parce que ce Bal, c'était pour l'anniversaire de Shizuka-kun.

Il ne comprit pas tout de suite, et ça devait se voir car la jeune fille continua :

-C'est toujours triste de fêter un anniversaire sans sa famille.

Ah.

Leur fameux point commun.

Orphelins.

-Tu sais Watanuki-kun, je pense que ça lui aurait fait du bien de te voir hier soir. Tu peux vraiment le comprendre toi. Moi dans ces occasions je ne suis d'aucune aide. J'ai beau le connaître depuis toujours, sur ce sujet là, dès qu'il pense à ses parents il se referme sur lui-même, il est inatteignable. Je sais que je ne peux pas comprendre ce qu'il vit, car j'ai encore la chances d'avoir mes parents à mes côtés. Mais toi...tu... je suis désolée d'aborder ce sujet, je sais que ce n'est pas très délicat de ma part, mais... mais j'ai cru que... une compagnie mutuelle aurait pu vous faire du bien. Enfin c'est ce que j'espérais.

La tirade pris Watanuki au dépourvu. Que répondre à ça. Il ne pouvait pas répondre à la jeune fille qu'il détestait son ami d'enfance, et que c'était pas parce qu'ils étaient orphelins qu'ils allaient tout de suite se comprendre et que tout irait mieux. Même si pour être honnête avec lui même (pour une fois) il ne détestait plus vraiment le prince. Et il était évident que cette idée partait d'un bon sentiment d'Himawari, qui comme elle le disait elle même, ne pouvait pas vraiment saisir la portée de la situation.

-C'est vraiment très gentil de ta part de te soucier de ça pour lui. Tu as vraiment un cœur d'or. Mais... Les choses ne sont pas toujours aussi simple...

La lycéenne sourit au compliment, mais son expression était tout de même teintée de tristesse.

-Mais qui sait, avec le temps...

Non décidément Watanuki n'avait pas le cœur de briser les rêves de son rayon de soleil. Même si elle l'avait poussé dans les bras de l'autre alors que la dernière chose dont il avait besoin, c'était une danse devant tout le royaume avec sa Némésis.

-Enfin, repris la jeune fille, peut être que je m'inquiète trop. Pour une fois hier Shizuka-kun n'est pas resté tout seul dans son coin ! Cette jeune fille avait l'air vraiment mignonne et gentille, quoiqu'un peu timide !

Oulàla, terrain glissant !

Watanuki était partagé entre effroi (elle parlait de lui et Domeki comme d'un mignon petit couple) et soulagement (elle ne l'avait vraiment pas reconnu !). Mais aucune de ses émotions n'était une réponse convenable dans la conversation. Heureusement, elle l'épargna en continuant de parler.

-Mais elle a réussi à faire sourire Domeki, et même plusieurs fois ! Peu de gens peuvent en dire autant, à part moi. Ça m'a fait plaisir de le voir, même si je dois admettre que j'étais un peu jalouse ! C'est paradoxal n'est-ce pas ?

Oui, maintenant qu'elle mettait le doigt dessus, ça lui revenait. Il avait vu Domeki sourire. Bon surtout sourire de lui, mais c'est vrai que c'était mieux que la troche d'enterrement qu'il tirait au début ! Mais pourquoi il se sentait soudainement préoccupé par ça ? C'était pas ses oignons ! Il fallait vraiment qu'il change de sujet...

-Pas tant que ça qu'on on est ami avec quelqu'un depuis longtemps. Tiens ça me fait pensé : tu savais que la professeur d'anglais et celle de Littérature japonaise sont des amies d'enfance ?

-Oui ! Il paraît que c'est par hasard qu'elles se sont retrouvé dans le même établissement, elles s'étaient perdues de vue depuis leur sortie du lycée et...

La conversation continua, sur ce sujet plus léger et d'autres, le temps qu'ils continuent tous deux leur route commune. Puis leur chemins bifurquèrent, ils se saluèrent, et partirent chacun de leur côté.

Et bizarrement Watanuki fut soulagé de voir la jeune fille aux longs cheveux bouclés s'éloigner. Le début de leur conversation l'avait troublé plus qu'il ne souhaitait le reconnaître.

Il y avait eu plus de vérité que ce qu'il ne le souhaitais dans ce qu'elle avait dit. Ses pensées prenaient de drôles de tours. Et il se retrouvait avec des réponses à certaines question qu'ils se posait sur Domeki, alors qu'il ne souhaitais pas les connaître. Il ne souhaitais même pas les questions, alors les réponses...

Mais si cet air si neutre, si lisse, n'était effectivement qu'une façade qu'est ce qui pouvait se passer derrière ? Ce qu'il avait pu voir la veille chez Domeki, notamment sur ce balcon, était-ce un peu de ce qui se cachait en dessous ? Watanuki se laissa aller à la réflexion quelques secondes, avant de se rabrouer intérieurement. Il ne voulait pas savoir. C'était pas ses oignons, et en parlant d'oignons, il en avait déjà bien assez à lui à gérer pour s'encombrer de ceux des autres !

Alors pourquoi se mettait-il à ressentir des élans de sympathie pour ce mec ? C'était pas parce qu'il avait du subir cette fichue soirée de Bal qu'il devait changer d'avis !

Et puis d'abord, pourquoi devait-il se retrouver à côtoyer et penser autant à la personne qu'il avait choisi comme tête de turc, hein ? Ne pouvait-on pas le laisser détester son prochain tranquillement ?

oOo

Quand Watanuki pénétra dans le salon, une bouteille de saké dans chaque main, il pu être le témoin d'un curieux spectacle : Yûko et Mokona, plongés dans un profond silence, se fixait droit dans les yeux, sans ciller, immobiles de part et d'autre d'un des plateau d'amuse-gueules préparés plus tôt par Watanuki. Ils étaient tellement immergés dans leur délire qu'aucun des deux n'avait remarqué l'arrivée du jeune homme.

Le silence se prolongeait, et puis il fut finalement rompu par la voix boudeuse de Yûko :

-Juste un. Un seul. En attendant...

-Non ! Répondit Mokona, catégorique. Pas d'apéro sans boisson !

Levant les yeux au ciel, Watanuki se racla la gorge pour signaler alors sa présence.

-Le voilàaaaaaaaaaaaaa ! s'exclamèrent en cœur les deux ivrognes ! Levant leurs bras (et leurs pattes) en signe de joie.

Avec un soupir à peine contenu il leurs déposa les boisson, avant d'aller chercher un seau de glace pour les maintenir au frais, puis se dépêcha de retourner dans sa cuisine, en priant pour que leur bêtise ne soit pas contagieuse.

oOo

Quand il revient dans le salon une bonne grosse demi-heure plus tard, chargée de plateaux avec la première partie du repas, il fut surprit -non pas de découvrir les deux bouteilles vides- mais de voir à quelle point Yûko était de bonne humeur. Devait il remercier le lapin démoniaque pour ce miracle ?

Mais en le voyant réclamer plus d'alcool et se jeter sur la nourriture, Watanuki se jura une chose :

JAMAIS, ô grand JAMAIS, il ne remercierait cette insupportable bestiole. La dernière chose dont il avait besoin, c'était une Yûko bis en forme de lapin, merci bien !

oOo

Il était pas loin de 16h quand il leur apporta le dessert accompagné d'une bouteille d'eau de vie de framboise. Yûko était de nouveau ivre, quoique légèrement seulement (c'est qu'elle tenait rudement bien l'alcool la vielle bique). Watanuki allait s'apprêter à ressortir du salon quand sa tutrice lui demanda :

-Alors tu t'es bien amusé hier soir ?

Oh Oh

Alerte maximale ! Tous les radars de Watanuki était en panique. Elle ne pouvais pas savoir, n'est-ce pas ? Si elle le savait, la petite vieille l'avait reconnue, sûrement sa tutrice pouvait en faire autant... si elle l'avait vu. A moins que la vieille n'est parlé de lui/elle ? Dans le doute, Watanuki préféra faire comme si de rien n'était.

-Pas vraiment, puisque je suis resté ici à faire du ménage.

-Aaaah ? Pourtant c'est bien connu, quand le chat n'est pas là les souris dansent...

Oh Oh

L'emphase bien audible que sa tutrice avait fait sur le mot danse ne présageait rien de bon.

-Peut-être même que les souris valsent, rajouta Mokona.

Là, il ne restait plus qu'une solution à Watanuki, c'était le repli stratégique vers la cuisine. Alors il haussa les épaules comme s'il ne comprenait pas ces allusions, et se dépêcha de quitter la pièce, avant qu'il n'est le temps de céder à la panique.


N'oubliez pas de me laisser un petite reviews, j'y répondrais aussitôt et avec beaucoup de plaisir... et ça me motive à écrirer donc si vous voulez la suite...

(non non ce n'est pas de chantage ! *sifflote*)