Helloooo !

pardonnez mois pour mon retard de quelques mois -encore- mais j'avais écrit la suite sur papier, et il fallait que je retranscrive, ça plus la vie qui ne me laisse pas lire/écrire des fanfics tout le temps ! Mais je ne vous avais pas oubliez, et maintenant tout est passé du papier à l'ordi, et j'ai même continué, il me reste 3 chapitres et demi d'avances, donc je vais essayer de na pas vous laisser languir trop longtemps cette fois-ci !

Ce chapitre est assez court, j'essairai donc de poster la suite dans pas trop longtemps, peut être le soir de la rentrée pour récompenser ceux qui en ont une à subir!


Chapitre 9 : Relai

C'est avec deux lourds sacs qui cliquetaient à chacun de ces pas que Watanuki rentrait chez lui. Il avait été tellement distrait depuis la fin des cours qu'il avait dû retourner deux fois au konbini alors qu'il venait d'en sortir pour combler un oubli. Probablement une sorte d'effet secondaire de son malaise du midi. Quoi d'autre sinon ? Rien à part se drôle de moment partagé avec le prince à l'infirmerie. Mais ça ne pouvait pas être ça, pourquoi ça le préoccuperait ? On ne se préoccupe que des choses qui compte pour nous après tout.

Il franchit le seuil de la vaste maison pour constater que les jumelles l'attendait. Moru se saisit de ces sacs de courses pour aller les ranger. Maru inhabituellement resta avec lui le temps qu'il se déchausse. Il n'eut pas sitôt fini quelle le prit par le poignet pour le tirer avec force vers le salon. Là Yûko l'attendait, assise plutôt que vautré sur son divan pour une fois. Maru l'emmena aux côtés de sa marraine. Yûko fixait Watanuki avec une intensité qui le mettait mal à l'aise. Elle tendit la main pour l'attirer sur le divan à côté d'elle et entreprit de l'examiner attentivement, avec cette mine sérieuse qu'elle prenait rarement.

Il se laissa faire, calmement. Ce n'était pas la première fois que ce petit rituel était exécute. À chaque fois que Yûko le tirait d'un pas vraiment dangereux s'en suivait ce manège. C'était un moment particulier pour Watanuki. Un des rare où il se sentait protégé par sa tutrice. C'était un instant un peu à part de tout, où ils partageait une curieuse complicité. Pour finir son examen, elle releva son menton d'un doigt et le fixa droit dans les yeux pendant de longues secondes. Puis elle conclu :

- Tu vas bien.

- Oui

- La cavalerie est arrivée a temps. ajouta-t-elle avec un sourire en coin

- On peut dire ça comme ça je suppose.

Il rechignait à penser à ce qui se serait passé sans l'intervention de Domeki. Serait-elle arrivée elle à temps ? Comme pour répondre à sa question non formulée, Yûko repris :

- Ce n'était pas à moi de venir cette fois-ci. A vrai dire, ce temps est même révolu.

Watanuki fronça les sourcils mais se garda bien de piper mot. Il n'aimait pas ce que ça pouvait sous-entendre, aussi préféra t-il l'occulter en concluant qu'il ne serait probablement plus jamais mis en danger par des esprits.

(nda – haha)

oOo

La nuit avait été épouvantable. Et il se traînait d'un pas lourd jusqu'au lycée. Peut-être avait-il trop dormi à l'infirmerie, et que le sommeil l'avait fui pour cette raison. Mais une petite voix dans son esprit lui soufflait que non. Elle lui soufflait même plutôt qu'il était redevable envers Domeki. Et ça l'énervait, beaucoup. Et énervement et sommeil font rarement bon ménage...

Et puis il y avait cette requête ridicule que lui avait fait le prince. En quoi son plat préféré à lui, Watanuki, orphelin quelconque, pouvait suffire à combler une dette pareille ?! Pas qu'il veuille spécialement faire de cadeaux à cet empaffé, mais il y avait dans cet échange quelque chose.. d'inégal. Et une chose qu'il avait appris de cette vie avec sa marâtre, c'était que toute chose avait un prix, et qu'un compensation trop faible était source d'ennuis.

À moins qu'il y est quelque chose qu'il ne sache pas ? Mais il avait beau retourner tout ça dans sa tête en boucle, il ne trouvait pas. À part si c'était pour se moquer de lui ? Fichu prince ! C'était sûrement ça !

Mais quelque part en lui, il savait que ce n'était pas le cas. Que Domeki n'était pas comme ça. Et ça l'agaçait encore plus, car ça voulait dire qu'il commençait à le connaître... comme on connais un ami, et c'était déjà bien plus qu'il ne voulait l'admettre ! Non il ne voulait pas être l'ami de sa majesté princière Shizuka Domeki !

Le coup de grâce fut porté à son sang froid en arrivant au lycée. Il jeta un regard en direction du toit ou l'incident était arrivée, et la réalisation le frappa : il n'était pas arrivée comme par magie à l'infirmerie. Domeki l'avait probablement -très certainement- porté. Et même porté dans ses bras. L'image mentale s'imposa à lui.

Et ce fut l'explosion.

Sous l'effet de la colère son visage vira cramoisi il se mit a hurler haut et fort contre cette fichue fatalité qui n'en finissait pas de se foutre de sa gueule, sous les regards de ses camarades qui passaient par là : certains inquiets devant tant de hargne, d'autre médusés et certains amusés, comme le grand brun qui venait de passer le portail du lycée, un peu plus loin derrière ce lycéen si bruyant. De toute évidence, ce n'était pas le bon moment pour aller lui parler, mais rien ne l'empêchait de profiter du spectacle de loin.

oOo

Il fallut toute la matinée à Watanuki pour retrouver -presque- son calme. S'il avait arrêté de hurler avant de rentrer dans sa salle de classe, ça ne l'avait pas empêcher de pester intérieurement pendant tous ses cours. Il avait d'ailleurs eu bien du mal à prendre des note et avait casser les mines de son pauvre crayons à plusieurs reprise.

Domeki aussi avait eu besoin de plus de sang-froid qu'il ne l'aurait cru pour s'empêcher de rire à chaque fois qu'il entendait un craquement un peu plus loin derrière lui, là où il savait que Watanuki était, probablement en train d'essayer de le foudroyer par la pensée. Voilà longtemps qu'il ne s'était pas autant amusé au lycée, voir même amusé tout court.

Dans une certaine mesure lui même était surpris. Là où les pitreries et les blagues de tous ses camarades l'avait laissé de marbre pendant sa scolarité, Watanuki réveillait en lui des émotions oubliées. Et Domeki, assez conscient de ce qui se passait chez lui, savait que ce n'était pas que grâce à son extraordinaire exubérance. Il y avait quelque chose d'autre chez lui, qui s'était faufilé au travers de sa carapace. Mais il n'arrivait pas à cerner vraiment ce que c'était. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait fait cette demande au médium. Il avait déjà compris de choses sur lui en mangeant les bentos qu'il leur préparait à lui et Himawari quand il partageaient leur pause déjeuner sur les toits. Mais savoir quel était son repas préféré, et de surcroît le savourer alors qu'il allait être préparé spécialement à son attention en dévoilerait plus.

C'était une première pour Domeki d'utiliser sa capacité de façon aussi volontaire et calculée. D'habitude, il prêtait à peine attention à ce qu'il pouvait découvrir sur une personne par se biais, à quelques exception près. Mais là, sa curiosité avait été piquée au vif.

Pourtant Watanuki n'avait pas attiré son attention au départ. Un élève parmi tant d'autre qu'il croisait. Seule différence, il ne cherchait pas absolument à rentrer dans ses bonnes grâces à tout prix. Peut-être était-ce ça qui la première chose que Domeki avait remarqué de lui. Puis il avait surpris certains de ses regards assassins. Il en avait été un peu étonné, mais sans plus.

Les choses avaient commencées à basculer cette fois où Himawari l'avait convaincu d'aller profiter des premiers beaux rayons de soleil de l'année pour aller déjeuner sur le toit. Intrigué par l'attitude de son camarade, il avait piqué dans son bento visiblement fait maison pour en savoir plus.

Il ne s'était pas attendu à ça.

Son masque n'avait rien laissé transparaître, mais quelque chose s'était mis en mouvement à ce moment là.

D'abord il avait trouvé ça Bon. Il était pourtant compliqué niveau nourriture et c'était un des meilleurs chefs de la contrée qui était chargé de ses repas avec un équipe triée sur le volet. Leurs savoir-faire étaient incontestables, mais rien de ce qu'il avait mangé jusqu'à ce jour ne lui avait fait ça. Jamais il n'avait ressentit aussi fort ce que le mot Bon, pouvait voulait dire. Et ce n'était pas les que le talent objectif de Watanuki pour la cuisine qui avait donné lieu à de telles sensations. Il y avait quelque chose chez lui que Domeki n'avait jusqu'alors jamais rencontré. Et les jours qui avaient suivis il n'avait pas pu s'empêcher de goûter tout ce qu'il pouvait de lui. Et à l'image de son caractère expansif, les plats qu'il préparait étaient imprégnés de ces humeurs. Le prince n'avait jamais vu, ni même goûté quelque chose comme ça.

Et il y avait eu le bal.

Quand leurs regards s'étaient croisés, il l'avait reconnu. Et comment ne pas être curieux de ce paradoxe vivant, qui venait incognito et travesti à un bal où il était invité, tout en essayant de disparaître dans le décor ? Il avait alors saisi cette occasion unique de l'observer de plus près. Un peu trop près peut être, ses pieds s'en souvenaient encore. Mais il ne regrettait rien de cette soirée. Il avait vu son camarade autrement alors. Il était plutôt mignon -pas seulement à cause de sa tenue- mais aussi et surtout dans sa façon d'investir toute son énergie dans la moindre des choses qu'il faisait : rester cacher, se venger de lui... Et plus sincère, quand il l'avait vu baisser sa garde, à ce moment là sur le balcon, avant qu'un couple un peu trop échauffé ne le mette en fuite.

Et c'était sans parler encore des curieux liens qu'il semblait avoir avec le monde des esprits.

Comment ne pas être intrigué par tout ça ?

L'heure fatidique du déjeuner sonna, et c'est dans un silence de plomb qu'ils allèrent rejoindre Himawari en bas de l'escalier habituel. Mais au moment de le monter, Domeki jeta un coup d'œil vers lui et se figea. Était-ce une bonne idée pour lui de retourner sur le toit le lendemain même de cette attaque ?

Himawari remarqua l'arrêt soudain de son ami et l'interrogea du regard. Après deux secondes de réflexions il lui répondit :

-Le vent souffle fort aujourd'hui ce n'est peut être pas le temps idéal pour s'installer sur le toit non ?

Elle considéra l'argument quelques secondes avant d'acquiescer. Il n'y avait pas tant de vent que ça, mais c'est vrai que sur le toit il se faisait plus ressentir, et si Domeki n'avait pas envie, elle n'allait pas le forcer.

Watanuki de son côté ne pût s'empêcher de tourner des yeux estomaqués en entendant son camarade parler. Alors qu'il commençait à se sentir nerveux à l'idée de remonter là haut, Domeki avait coupé court sa crainte... Comme s'il avait lu dans ses pensées.

Non. Il remballa vite cette idée et ses yeux de merlan frit avant que quelqu'un ne les remarquent. Personnes ne pouvait lire dans les pensées -sauf peut être Yûko. Mais alors, peut-être avait il tout simplement pensé à la même chose que lui et... fait preuve d'égard ?

Naaaaan ! Il devait juste être frileux. Prince petite nature, ouai !

Le groupe s'installa alors sur le palier, et Himawari fit la conversation à ces deux amis, pas très bavard pour l'instant. Domeki observait Watanuki pour savoir si ce dernier allait bien et s'il avait bien fait d'éviter le toit. Watanuki lui essayait d'avoir l'air fâche contre lui mais curieusement n'y arrivait pas.

Jusqu'à ce que Domeki pique une fois de plus dans son bento pendant qu'il parlait. Alors les choses retournèrent à la normale.

oOo

Était-ce bien de préparer ce plat ? N'était-ce pas trop simple ? Peut être vaudrait-il mieux qu'il laisse ce qu'il était en train de cuisiner de côté et de préparer à la place un met plus raffiné. De toute façon Domeki ne pouvais pas savoir si c'était vraiment ça son plat préféré, non ? Car pouvait-il vraiment servir ça à un prince ?

Mais s'il ne le faisait pas, il ne respectait plus son engagement. Watanuki fronça les sourcils une fois de plus. Pourquoi Domeki n'avait pas repas plus luxueux ? Pourquoi avait-il refusé la proposition du médium de préparer son plat préféré à lui ? Il n'avait pas de réponse, et ça le laissait perplexe.

Autre chose le dérangeait. Au fur et à mesure que le temps avançait et que les plat finis se cumulaient, il réalisa enfin ce qui le titillait le plus avec ce menu : il en disait trop sur lui. La cuisine avait toujours été quelque chose d'important pour lui. Elle était rattachée aux rares souvenirs qu'il avait de ses parents, et particulièrement de son père. Dévoiler son plat préféré, et le faire goûter lui semblait être une chose curieusement… intime. Et c'était très, très dérangeant pour lui. Seule Yûko connaissait ça de lui, car ces recettes qu'il venait faisaient partie des premières qu'il avait pu cuisiner, les ayants apprises avec son père. A vrai dire, en grandissant, et avec l'amélioration de ses compétences, il les avaient préparés de moins en moins. D'une certaine façon elles étaient presque devenu son jardin secret.

Alors montrer ça à Domeki...Watanuki aurait voulu s'énerver en y pensant. Mais la mélancolie qui l'avait saisi ce soir était plus forte.

C'était prêt. Il lui resterait juste deux-trois petite choses à demain matin avant de partir. Il contempla le résultat de son travail quelques secondes avant de secouer la tête et de s'attaquer à la vaisselle.


Et voilà... une petite review ? Elles sont toujours les bienvenues, et n'oubliez pas qu'elles ont un impact non négligeable sur la motivation des auteurs ;p