Voilou voilou !
Désolée, j'avais dis que je posterais ce chapitre ce week-end mais voilà, tout ne s'est pas passé comme prévu, mais bon, lundi c'est pas mal non plus, ça compense le fait de devoir recommencer une nouvelle semaine non ?
Et puis j'ai quand même pensé à vous car hier j'ai continuer d'écrire dans mon carnet rose (oui j'écris ma fanfic dans un carnet rose j'ai honte de rien *_*) ! Le chapitre 13 avance, et va falloir que je continue parce qu'à ce rythme là je me rattrape vite moi même ! Donc je pense que pour le 12 il faudra attendre week-end prochain, comme ça avec un peu de chance j'aurais entamé l'écriture du 14 d'ici là ! Mais trêve de blabla :
Bonne lecture !
Chapitre 11 : Drama Onirique
Il était au lycée. Chaque pas qu'il faisait le laissait un peu plus fébrile. Pourtant il allait juste dans sa classe.
Oui mais il serait là.
Il fit coulisser le battant de la porte, et son cœur fit un bond. Il était là, comme entouré d'étincelle, le beau prince de la classe, et il s'était tourné dans sa direction à son entrée. Il sentit ses joues commencer à le brûler, et se dépêcha de rejoindre sa place, où ses deux amies eurent tôt fait de le rejoindre pour le saluer en chœurs :
-Bonjour Kimi-chan !
Chan ?
Watanuki regarda alors ses mains, plus fines qu'a l'habituée, puis son uniforme, constitué d'une jupe. C'est aussi avec une voix plus féminine qu'il répondit
- Bonjour Hiro-chan, bonjour Himawari-chan ! Bien dormi ?
- Oui !
- Oui ! Et toi tu as rêvé de…
Hiro-chan compléta sa phrase en jetant un regard des plus indiscrets vers le prince avant d'adresser un clin d'œil à son amie.
- À moins que se soit lui qui est rêvé de toi, il a sourit quand tu es rentrée, rajouta Himawari-chan.
- Ne me taquinez pas avec ça ! Je suis déjà suffisamment rouge !
Et tout en disant ça, les dites joues continuaient de lui cuire. Hiro se retourna rapidement avant d'ajouter :
- Olala ! Kimi-chan je crois qu'il regarde dans notre direction !
- Quoi ?!
Himawari se retourna et confirma les dires de son amie avec un hochement de tête. Kimi-chan cacha alors son visage rouge tomates dans ses mains. Mais intriguée, elle se risqua à une discrète œillade entre ses doigts. Effectivement, il regardait par là et abordait un sourire amusé.
- Maaaais ! Pourquoi il fait ça !
- Petite veinarde ! On dirait que t'as décroché le gros lot !
- Non, ça ne veut peux être rien dire ! J'ai peut-être juste une coiffure bizarre.
Elle plaqua alors ses mains sur sa tête, essayant de lisser les épis qu'elle imaginaient. Hiro-chan, elle, continua de la taquiner :
- Mais elle est très mignonne ta coiffure, justement !
Kimi-chan laissa alors sa tête tomber sur son bureau, priant pour que le cours commencent, qu'elle puisse retrouver un peu de calme. Sa prière due être entendue car dans les secondes qui suivirent la sensei entra dans la classe. Hiro pris place à la table devant son amie, et Himawari leur adressa un signe de main avant de regagner sa propre place un peu plus loin sur la gauche. Le cours commença.
oOo
Elle était chez elle, dans la cuisine, en train de préparer des chocolats. C'était le 13 février pour quelques heures encore. Ceux pour sa famille, Hiro-chan et Himawari-chan, en formes de Mokona, étaient finis et n'attendaient plus que l'emballage. Mais le plus important était encore en cours de préparation. Galvanisée par ses amies depuis un bon moment déjà, elle avait décidée de se déclarer le lendemain. Ça n'allait pas être facile, car il y aurait une rude concurrence,elle n'en doutait pas. Mais elle ne devait pas abandonner. Et surtout il fallait que ses chocolats soient bons. Elle s'appliquait à réussir en y mettant tout son cœur.
oOo
Encore une fois son cœur battait la chamade. Depuis le temps elle devrait être habituée, et pourtant à chaque fois elle se sentait aussi fébrile que la première fois que cette flamme avait pris possession de ses sens. Elle était devant la porte de la classe. De l'autre côté, le prince qui régnait sur son cœur était d'astreinte après la classe. Toute la journée, elle avait observée les différentes tentatives des autres filles du lycée, qui s'étaient toutes soldée par un ''C'est très aimable mais je ne peux pas accepter.''.
Kimi-chan gardait donc espoir, même s'il était probable qu'elle est droit à la même phrase fatidique, comme elle le craignait.
Alors la voilà plantée devant la porte, hésitante, cherchant son courage pour faire ce qu'elle s'était promis d'accomplir. Respire… à 3 j'y vais. 1… 2…
Elle fut alors bousculée sans ménagement par Kaede, une des filles les plus populaires du lycée, également dans sa classe. La douce jeune fille tomba sur ses fesses, sans lâcher la boite des ses chocolats qu'elle serrait contre son cœur. Sa camarade, loin de s'excuser, la toisa avec dédain avant d'ajouter en agitant ses propres chocolats :
- Trop tard ! Il est pour moi... De toute façon tu n'étais pas de taille.
Puis elle franchit la porte sans hésitation, la laissant par terre. Elle ne referma pas complètement le battant -fait exprès ou non ?- ce qui permit à Kimi-chan d'entendre la conversation.
- Domeki-kun, tu as besoin d'aides ? Elle avait prit sa plus belle voix.
- Non merci, j'ai presque fini. J'allais rentrer.
- Oh… Domeki-kun, avant que tu t'en ailles, je...je voulais t'offrir ceci. Je les aient fait moi-même. S'il te plaît accepte-les, ainsi que mes sentiment… Shizuka...
Le silence tomba pendant quelques secondes, avant que résonne la voix du prince :
- C'est très aimable, mais…
- QUOI ?! Tu me rejettes ?!
- … je ne peux pas accepter.
- Mufle !
Il y eu quelques pas précipités avant que Kaede ne franchisse de nouveau la porte en sens inverse avant de la claquer violemment. Elle repartie en courant, sans jeter un seul regard à sa camarade, toujours au sol. Le tout s'était déroulé en moins de deux minutes. Kimi-chan n'en revenait pas. Non seulement du comportement de sa consœur, mais de ce qu'elle avait entendue. En elle, la bataille entre optimisme et pessimisme repris de plus belle. Car si Domeki rejetait une fille aussi belle que Kaede, quelles étaient ses chances à elle ? Mais d'un autre côté, cela signifiait que ''la place était toujours libre''.
Elle prit quelques grandes respirations et s'apprêtait à se ressaisir -et se relever accessoirement- quand la porte s'ouvrit de nouveau, dévoilant son beau prince, sur le départ, qui tourna vers elle un regard surpris.
Kimi-chan, prise de court ne sut que faire sinon bredouiller de façon incompréhensible. Domeki lui se contenta de lui tendre la main pour l'aider à se relever. Rouge pivoine, elle accepta sa main et se redressa sans lâcher son précieux paquet, toujours serré contre sa -petite- poitrine. Le prince sembla alors le remarquer. Il le prit doucement des mains de la jeune fille, lui offrit un sourire et parti avec un signe de main, la laissant planté là.
Plus en moins en état de choc, il faut le dire.
oOo
Le week-end qui suivit ce vendredi de Saint-Valentin fut le plus long de toute sa vie. Après de grandes discussions très animées avec Hiro-chan et Himawari-chan, elles en étaient arrivées à la conclusion que Kimi-chan semblait avoir toutes ces chances. Mais le doute persistait et tout se jouerait lundi. Notre lycéenne angoissait terriblement. Et si elle se faisait seulement des idées ? Et s'il n'aimait pas ses chocolats ? Tout le monde l'avait félicitée, mais peut être n'étaient-ils pas à son goût à lui ? Ou peut être les avaient-ils juste pris par pitié ?
oOo
Le lundi était enfin-là. Et Kimi-chan était en retard. Trop nerveuse, elle n'avait pas pu trouver le sommeil la veille au soir. Et comme bien souvent dans ses cas là, quand elle avait finalement trouvé Morphée, celui-ci lui avait joué un vilain tour, passant son réveil sous silence.
Elle avait couru sur tout le trajet, et c'est finalement avec seulement deux minutes de retard qu'elle arrivait en classe, rouge et essoufflée. Elle s'excusa auprès de leur sensei en rentrant et fila sans attendre à sa place, sans remarquer qu'un certain regard la suivait. En la voyant arriver, il était passé de l'inquiétude au soulagement avant de froncer de nouveau les sourcils. Mais les explications devraient attendre quelques heures.
Une demi-heure avant la sonnerie de mi-matinée, Kimi-chan reçu un petit mot soigneusement enroulé. Vérifiant d'abord que le professeur ne regardait pas elle l'ouvrit et lu :
3e étage, escalier est.
Ce n'était pas l'écriture d'Hiro-chan, qui était pourtant celle qui lui avait pourtant passé le mot. Elle attira son attention, lui montra le papier avec un regard interrogateur. Discrètement son amie lui fit comprendre que le mot venait de l'avant de la salle. Avant où se trouvait… Domeki.
Était-ce possible ? Il lui donnait rendez-vous ? Son cœur accéléra. Encore 20 minutes avant de savoir.
oOo
Encore une volée de marche et elle y serait. Elle avait vu Domeki s'éclipser discrètement dès que la pause avait sonnée. Mais rien ne prouvait qu'il était là-haut et qu'il l'attendait. Elle avait même du mal à y croire. Mais il n'y avait qu'un seul moyen de savoir. Elle rassembla son courage et repris son ascension.
Il était là, assis sur la volée suivante. Il se tourna dans sa direction à son arrivée, et ses lèvres s'étirèrent en un léger sourire. Elle le salua, et il fit de même avant de lui demander :
- Est-ce que tu vas bien ?
Dans son regard, elle pouvait voir que ce n'était pas juste une question de courtoisie, il semblait vraiment inquiet.
-Bien, j'ai juste eu un peu de mal à m'endormir…
-Tant mieux.
Le silence retomba. Il lui fit signe de se rapprocher et elle s'assit à côté de lui, à une distance respectueuse. Ce fut lui qui brisa le silence.
- Tes chocolats étaient très bons.
Elle soupira de soulagement et sourit. Rougit aussi.
- Merci.
Le silence retomba. Elle devait dire quelque chose elle le savait. Mais les mots étaient coincés dans sa gorge. Ce fut donc lui qui brisa de nouveau le silence.
- Hum… tu avais quelque chose à me dire l'autre jour ? Je ne t'en ai pas laissé le temps, désolé…
Voilà elle était au pied du mur. Dans ses cas là, il ne reste plus qu'une chose à faire. Alors, les joues brûlante, elle plongea son regard dans le sien, et il avait toujours un léger sourire en coin, mais qui ne semblait pas moqueur pour autant. Obligeant sa gorge à se détendre elle finit par réussir à dire :
-Oui, je… Domeki-kun, je t'aime.
C'était dit. Et il continuait de sourire. Bon signe. Dans sa poitrine à elle, son cœur était à deux doigts d'exploser.
- Merci.
Et il la prit dans ses bras. Son cœur explosa alors, mais de joie. Elle n'en revenait pas ! Timidement, elle se laissa aller contre son torse. Le sentiment de justesse que lui procurait ces bras était puissant, et résonnait très profondément en elle. Comme si elle n'avait pas encore réalisé à quel point elle l'aimait, et à quel point elle avait besoin d'une telle étreinte. Quand bien même elle l'aurait voulu, elle n'aurait pu résister à ce qui ce dégageait de ce moment et de ce geste. Et puis, elle le savait, au fond d'elle même, c'était tout ce qu'elle souhaitait. Alors délicatement, elle glissa ses bras autour de son prince et le serra à son tour contre elle.
Quelque part, elle n'en revenait pas de sa chance. D'être celle, parmi toutes les autres, que Domeki avait choisi. Au départ, il semblait si inaccessible. Et pourtant…
Des larmes commencèrent à perler au coin de ses yeux, puis à couler le long de ses joues et Domeki finit par sentir une certaine humidité imprégner ses vêtements. Il se recula alors un peu pour voir le visage de sa bien aimée. Voyant ses larmes, il remonta ses mains pour prendre son visage en coupe et essuya les gouttes d'eau salée de ses pouces.
- Quelque chose ne va pas ?
- Si, si ! C'est que je suis tellement heureuse que… j'ai du mal à contrôler mes émotions…
- C'est parce que tu as un cœur en or. Je l'avais remarqué, et c'est une des raisons qui te rendent spéciale pour moi.
A cette déclaration, le visage de Kimi-chan reprit des couleurs de plus belle, jusqu'à atteindre un jolie nuance de cramoisie.
- Mais aussi parce que tu es adorable comme ça…
Domeki se pencha alors vers elle, et le cœur de Kimi-chan rata un battement quand il lui vola son premier baiser. Le contact de ces lèvres posées sur les siennes était si doux, si tendre ! Il maintient son chaste baiser quelques secondes encore, avant de reculer son visage, juste assez pour remonter embrasser le bout de son nez, puis son front, avant de redescendre vers sa bouche. Ce second baiser, tout aussi tendre, semblait pourtant moins chaste. Sans pour autant être pressant, il était plus intense, comme pour demander une permission. Bien qu'intimidée, Kimi-chan en était également très heureuse, elle entrouvrit doucement ses lèvres pour…
-AAAAAAH !
Watanuki se redressa dans son futon d'un seul coup, en plaquant ses deux mains sur sa bouche.
Mais c'était quoi ce...ce… cauchemar !?
Il attrapa le premier truc qui lui passait sou la main pour s'essuyer vigoureusement la bouche. Mais le truc en question était sa chemise de la veille, chemise qu'il portait lorsque Domeki l'avait attiré dans ses bras. Un peu comme dans son rêve. Le tissu semblait presque encore porter l'odeur de son camarade.
- Raaaah !
Il rejeta la chemise au loin avant de s'essuyer de nouveau la bouche avec ses draps. Et pourquoi il avait des fourmillements dans ses lèvres, hein ? Et puis il sortait d'où se rêve débile ?!
Lui en fille, nan mais sérieux ? Et en pâmoison devant l'autre ? Franchement, c'était n'importe quoi d ce truc. Malgré lui les différentes scènes repassaient dans sa tête. Il fit par faire un lien. Le scénario cul cul la praline de ce rêve, non de ce cauchemar, ressemblait beaucoup à la conversation de Yûko et Mokona. Ça plus quelques bouts de sa journée complètement dingue. Finalement la nourriture de la boule de poil ne valait peut être pas beaucoup mieux que celle de Yûko si elle lui retournait le cerveau à ce point.
Ou bien il avait de la fièvre ? Posant une main sur son front, il eu l'impression de le sentir un peu chaud, mais sans plus. Probablement juste le fait de son agitation.
Mais tout de même ! De là à rêver qu'il était une lycéenne docile folle amoureuse du prince Domeki ! Il se figea soudain quand une idée très dérangeante se glissa dans sa boîte crânienne, fruit d'un parallèle entre l'histoire à l'eau de rose de son rêve et du câlin d'aujourd'hui. Et si… s'il y avait une dimension romantique dans les événements du midi ? Pas de son point de vue bien sûr mais… de la part de Domeki ?
Non ! Une telle chose ne pouvait pas être possible, hein ?
Et oui c'était moins long que le chapitre précédent ! Mais il faut dire que le 10 était hors-standard !
Alors, que pensez vous du boulot de Yûko et Mokona en temps que marchand de sable pour notre petit Kimi-chan ? Review ? ;)
