Chapitre 3 : Mais pourquoi je pense à ça ! / POV Harry Potter
C'était du grand n'importe quoi ! Et plus j'y repensais moins je trouvais ça rationnel : Pourquoi Le Grand Lord Voldemort, terreur de … de tout le monde magique, avait-il quitté si précipitamment le champ de bataille ? Cette question ne cessait de tourner dans mon esprit et, même en y réfléchissant bien, je ne comprenais toujours pas. Dumbledore m'avait dit que le Seigneur des Ténèbres ne désirait qu'une seule chose : mettre la pagaille. C'était une de ses soit-disant sources qui lui avait rapporté ça. Pourtant, au fond de moi, sûrement à cause de mon lien avec Voldemort, je savais que c'était faux. Ce n'était qu'un prétexte qu'il avait du utiliser pour se justifier auprès de ses petits chiens. Mais le pire dans cette histoire, c'était que je n'arrêtais pas de revoir son regard. Et je dois dire qu'il a des yeux sublimes … Ah ! Mais je suis devenu complètement malade ! Moi, Harry Potter trouve que Lord Voldemort, l'assassin de mes parents, mon ennemi juré, a des yeux sublimes ! On nage en plein délire !
Je me levai précipitamment de mon fauteuil préféré de la Salle Commune des Griffondor, faisant au passage sursauter Hermione.
« Harry ! Dit-elle en s'apercevant que sa plume s'était enfoncé dans le parchemin sur lequel elle écrivait depuis plus d'une heure.
« Désolé Hermione, je peux réparé ça si tu veux. »
Joignant les gestes à la parole, je sortis ma baguette. Mais Hermione fut plus rapide, et la pointa entre mes deux yeux.
« Tu as déjà fait assez de dégâts comme ça ! »
Elle récupéra son parchemin déchiré, ses affaires, et, sans même me lancé un regard, regagna son dortoir.
Je n'avais rien à faire jusqu'au dîner, ainsi je décida d'aller me promener dans le parc. L'air était frais mais tout de même agréable pour un mois de mars. Je m'assis contre un gros arbre en face du lac. C'était vraiment reposant comme endroit. Je sortis ma baguette et m'exerçais durant quelque temps en faisant apparaître diverses choses, comme des oiseaux. Les heures passèrent rapidement et bientôt il fut l'heure d'aller manger. Au sortir de la Grande Salle, je me dirigeais, toujours accompagné de mes amis, vers ma Salle Commune. Elle était pleine à craquer. Hermione déclara avoir des devoirs à faire (oui, elle n'a pas fait ceux pour le mois prochain) et Ron entama une partie de bataille explosive avec Seamus. Décidé à na pas rester ici, je montais à mon dortoir, pris ma cape d'invisibilité et la carte du maraudeur, et j'essayai alors de m'extirper de la Salle. Quelques coups de coudes et écrasement de pieds plus tard, j'étais dehors. Je n'avais pas vraiment d'idée quant au lieu où je pourrais aller, par conséquent, je flânai un peu dans les couloirs. J'étais un peu perdu dans mes pensées, ainsi je ne me rendis pas vraiment compte de l'endroit où j'étais arrivé. Cela faisait bien longtemps que je ne m'y été pas rendu. Curieux, j'entrais dans les toilettes des filles. Mimi Geignarde était allongé sur le rebord de la fenêtre et n'avait pas du m'entendre entrer. Je m'approcha lentement des éviers, notamment d'un en particulier. Le serpent que ce-dernier arborait était encore bien visible. Et là, bizarrement, j'eus envie de rentrer dans la Chambre des Secrets. Maintenant que le Basilic n'y était plus, il n'y avait plus de risque. Mais comment entrer sans que le fantôme de la jeune fille ne m'entende ? … Un sort de silence pourrait peut-être faire l'affaire. Je lança donc le-dit sortilège, et, voulant vérifier s'il fonctionnait je tapai du pied sur le sol. Aucune réaction. Je me plaçai donc devant le lavabo et essayai de visualiser le serpent comme étant vivant.
« Ouvre-toi ! »
Tout s'enclencha alors et quelques secondes plus tard, le passage était ouvert. Je sautais dans le trou et après une suite de virages, j'atterris dans des os. Mouais … C'est toujours aussi sale ici. Un sort de nettoyage devrait pouvoir résoudre le problème. Et en effet ce fut le cas, tout les ossements disparurent de même que la saleté. Maintenant, la pièce était propre. Je suis sûr que ça ferait un magnifique salon si on pouvait l'aménager. Quelques secondes plus tard, des canapés, des coussins et des tapis étaient disposé partout dans la pièce qu'une cheminé éclairait et réchauffait. Je m'installai sur un des canapés, et me surpris à me demander ce que Tom en penserait s'il était là … Uhm selon moi … Il serait furieux !
