C'est toujours moi ! Je sais, j'avais dit que je publierais toutes les semaines mais j'ai été prise par le temps ... Je tiens a vous remerciez, pour les reviews et pour toutes les personnes qui ajoutent Ames Soeurs à leurs favorites !
Maintenant réponse aux reviews:
Sorciere6174 : Oui, il s'agira d'une fin heureuse, je n'aime pas les histoires tristes ...
Stormtrooper2 : Non Tom et Harry ne se rencontreront pas dans ce chapitre, ni dans le suivant. Peut être dans le 14eme mais je n'en sais rien, je ne l'ai pas encore rédigé ...
Et maintenant, je vous laisse lire. Bonne lecture !
Ah oui si, autre chose : ce chapitre est pour Rosaaa (tu verras bien pourquoi)
Chapitre 12 : Changements / POV Draco Malefoy
Je me réveillais doucement et mis aussitôt ma main devant mes yeux pour les protéger du soleil qui éblouissait la pièce. Une masse remua à côté de moi. Brusquement, la réalité me rattrapa et avec elle, la conversation d'hier soir. Cela avait été … bouleversant. Et si, inattendu ? J'avais appris tellement en si peu de temps … Apprendre ? L'image de mon parrain apparut dans mon esprit et un profond malaise me prit à ce moment là, alors que je réalisais la situation. Oh non ! Mais qu'est-ce qui m'avait pris de faire une promesse pareille avec mon parrain ?! Et comment allais-je faire mon la remplir maintenant que je me sentais si proche de Harry ? Bon, je sais que si je suis allé lui présenter des excuses il y a une semaine c'était avant tout pour cela, mais comment je vais faire maintenant que je l'apprécie ? J'allais le trahir … Et lui allait me détester … Moi qui pensait que collecter des infos sur le Survivant serait aussi simple que bonjour et que je n'aurait pas à m'impliquer outre mesure dans cette amitié factice, je m'étais bien trompé … De toutes façons, c'est toujours comme ça avec Harry, rien ne se passait jamais comme prévu … Et c'est peut être la réflexion que j'aurais du me faire hier soir lorsqu'il a débarqué devant ma chambre.
Flash Back
Je lisais tranquillement dans ma chambre de préfet en chef appuyé contre Blaise qui lui feuilletait un magazine de sport. A ce moment là, on frappa à ma porte.
« Blaise, tu veux pas aller ouvrir ? Lui demandais-je sans grande conviction.
« Tu me donne quoi si je le fais ? Me rétorqua-t-il
Je me tournais vers lui. Il arborait ce petit sourire narquois du parfait petit serpent. Il voulait jouer alors … Parfait ! Tel une panthère, je me dirigeai lentement vers lui, sur lui, et arrêtai mon visage à quelques centimètres du sien.
« Tout dépend de ce que tu veux … Fis-je d'une voix pleine de sous-entendus.
« Tout dépend de ce que tu as à proposer Draco. Répondit-il du tac au tac, sans se dépêtre de son sourire.
« Et si on commençait par …
Et je ne pus finir ma phrase car on frappa de nouveau à la porte. Je jurai, ce qui fit rire ma « victime » au-dessus de laquelle j'étais toujours.
« Une prochaine fois, mon petit dragon …
Il sourit et m'embrassa sur la joue, comme il le faisait souvent ces derniers temps … En fait, depuis qu'il avait appris pour mon homosexualité. Malgré cela, je vis bien dans son regard qu'il était déçu … Et en faisant glisser mon regard vers son entre-jambe, je pus voir qu'il était également frustré. Je rigolais et il me frappa avec son magasine.
On cogna à nouveau à la porte. Qui que ce soit, ça allait mal se mettre ! On dérange pas un Malefoy à 21h … En fait, on ne dérange jamais un Malefoy ! C'est lui qui vous dérange !
Je me dirigeai donc vers la porte que j'ouvris à la volée. Je m'apprêtai à lancer un « Quoi ?! » bien cinglant quand je vis la personne qui se trouvait sur le pas : Potter. Un Potter trempé des pieds à la tête, les jambes pleines de boue et ce qui ressemblait à un œil au beurre noir. Il grelottait, et semblait à peine tenir debout, seulement retenu par son balai.
« Je sais que je dois te déranger mais …
« Entre. Le coupais-je en m'écartant de la porte.
Je jetais un coup d'œil à Blaise. Impassible. Sauf pour moi. Il regarda Potter, de haut en bas, son visage ne reflétant aucune expression, alors que ses yeux hurlaient de jalousie.
« Je vais vous laisser. Bonne nuit Draco. Potter. Salua-t-il avant de sortir de la chambre.
Je me retrouvais seul avec mon ancienne Némésis. Depuis ce fameux jour où je lui avais présenté mes excuses, nous n'avions plus vraiment eu l'occasion de discuter. Bien que nous ne nous insultions plus, on ne se parlait pas pour autant. Peut être un peu en potion, puisque Tonton Sevy avait toujours le chic pour nous mettre ensemble (traître ! … sans mauvais jeu de mots …) mais en général on se parlait surtout pour savoir on en était l'autre dans la préparation. Pourtant, je n'avais pu manqué les regards qu'il pouvait lancé à ses deux meilleurs amis lorsqu'il pensait que je ne le voyais pas. Des regards … tristes ? J'avais d'abord cru à de l'envie (par pour l'un ou l'autre ! Juste envers leur « couple » ! Qui voudrait avoir envie d'un castor ou d'une belette?!) mais j'avais vite remarqué que ça n'en était pas. Au fil de ses derniers jours, j'avais bien remarqué que Potter passait beaucoup de temps seul : il arrivait toujours un peu en avance en cours, il mangeait dans les premiers ou dans les derniers, parfois même il ne mangeait pas, où du moins il ne venait pas dîner (tout le monde sait où se trouve la cuisine, juste Dumbledore qui se rend compte de rien ! Désespérant ce type …), et je le voyais quelques fois errer sans but dans le parc. S'était-il passer quelque chose avec ses deux animaux de compagnie ? Je n'en savais rien. Mais à voir l'état dans lequel il se trouvait ce soir, je me dis que je tenais là l'occasion parfaite de lui tirer les verres du nez (au sens figuré, bien évidemment) que ce soit à propos de ses amis ou pour la mission de mon parrain.
Potter n'avait pas bougé. Il était debout entrain de ruiner mon très cher tapis persan … Aucun respect ! Je me repris lorsqu'une coulé de boue s'abattit sur le tapis. Après un rapide sort de nettoyage, je lui proposais de s'asseoir en lui indiquant un fauteuil. Il s'écroula dedans alors que je m'asseyais sur le rebord de mon lit.
J'attendais qu'il parle, qu'il m'explique ce qu'il faisait ici au début de la nuit et, surtout, la raison de son état. Pourtant il ne dit rien. Il resta là, silencieux. Il ne me regardait même pas, trop occupé à fixer ses pieds. Je crois en fait que même lui ne savait pas pourquoi il était venu ici. Un coup de tête sûrement … Le genre de truc insensé et irréfléchi et donc totalement Griffondor !
Je ne voulais pas le brusquer mais au bout de deux minutes de silence, je craquai.
« Je peux savoir pourquoi tu es ici ?
Il releva immédiatement la tête. On aurait dit qu'il avait oublié l'endroit où il se trouvait, noyé dans ses pensées.
« Je … Je … Désolé Malefoy … Je ne … Je ne sais pas exactement … Enfin …
« Potter, remets ton cerveau à l'endroit et essaye de faire une phrase coordonnée, s'il te plaît.
Okay, c'était sarcastique. Mais je n'avais pas pu m'en empêcher. Ça le sortirais peut être de sa léthargie …
Cela eu plus ou moins l'effet escompté, il se releva brusquement et me toisa.
« Tu sais quoi ? Je n'aurais pas du venir ici. Laisse tomber.
Il se dirigea vers la porte et je me dis que si je ne l'empêchais pas de partir, je ne pourrais pas ré-avoir une conversation avec lui de si tôt, et donc par extension, je ne pourrais pas obtenir les informations que je souhaitais. Aussi je le retins par le bras.
« C'est bon Potter, calme-toi et assis-toi. Tu es là maintenant, tu es arrivé comme un elfe de maison (il me lança un regard noir à cette phrase … Oh Saint Potty, défenseur de la femme, de l'orphelin et des opprimés, comme c'est touchant …) à une heure où tu devrais te trouver dans ton dortoir. Laisse-moi te dire que tu risque déjà d'être collé si tu es retrouvé errant dans un couloir par un préfet, et qu'en plus, puisque tu as débarqué dans MON dortoir, j'aimerais avoir quelques explications. Alors tu te rassois, et tu parle !
Je le poussai dans le fauteuil qu'il venait de quitter et fit venir le service à thé que je gardais toujours dans ma chambre pour des occasions comme celles-ci.
Potter était tellement estomaqué qu'il ne réagit même pas lorsque je lui tendis une tasse (j'aurais limite pu lui faire boire avec sa bouche grande ouverte …). Il finit par se ré-saisir mais il reposa tout de même pas la tasse, sans la boire. Non mais qu'est-ce que tu vas t'imaginer ?! Que j'ai préparé du thé au Veraritaserum ?! Hey ! Mais c'est pas idiot ça ! A y repenser pour une prochaine fois ...
Je bus la mienne, et de nouveau il y eu ce silence pesant. Mais cette fois Potter prit la parole.
« Écoute, je ne sais pas ce qui m'a prit de venir ici ce soir. Je n'ai pas vraiment réfléchi … Je suis désolé de t'avoir dérangé, tu avais sûrement autre chose à faire …
« Pitié Potter, arrête tes jérémiades. Je t'aurais déjà foutu dehors si tu m'avais dérangé. J'ai juste été … pris de court on va dire …
« Moi aussi je dois dire, annonça-t-il en se grattant l'arrière du crâne, mal à l'aise. Je n'ai réellement pris la mesure de mon acte qu'au moment où tu as ouvert.
« Et crois-moi le spectacle n'était pas beau à voir !
Voyant là une occasion de le faire parler, je me décidais à lui poser la question qui me brûlait les lèvres.
« Pourquoi étais-tu dans cet état ?
« Oh, pour rien, un truc idiot. J'étais parti volé et je me suis cassé la figure en tombant … D'où mon état.
Il mentait. Très mal d'ailleurs. Ou alors c'était les cours d'Occlumencie que j'avais reçu de mon parrain qui me faisaient croire qu'il ne disait pas la vérité. Et puis d'ailleurs, qui pourrait croire ce genre de chose ? Enfin ! Tout le monde sait que Potter est un as du vol … Même moi je le sais (ouais bah c'est bon, je sais être honnête avec moi même aussi ! Potter est meilleur que moi, ce qui me rend dingue rien que d'y penser!) Donc jamais il n'aurait pu tomber. Et même s'il était tombé, il n'aurait pas eu un œil au beurre noir, il aurait des ecchymoses sur tout le visage, des égratignures, et peut être même des os cassés. Pour être tombé, à l'âge de 7 ans, je savais à quoi m'attendre ! Je me souviens que j'avais du rester immobiliser deux-trois jours … Bon j'étais resté dans mon lit cinq jours finalement, parce que j'adore être chouchouté … Mais on s'égare là ! Tout ça pour dire que Potter ment. Il n'est pas tombé de son balai : il s'est prit un coup de poing en pleine figure. Mais de la part de qui ? Inutile de lui demander. Sachant qu'il ne m'a même pas dit la vérité, insister le ferait se braquer plus qu'autre chose.
« Tu es donc tomber de ton balai … Récapitulais-je. Et tu t'es dit que l'infirmerie étant trop prêt du terrain de Quidditch, le mieux était d'aller directement chez moi ? Ironisais-je
« Disons simplement que je n'avais pas envie de rentrer à mon dortoir, sachant que le tien était beaucoup plus prêt. Me répondit-il de la même façon.
Il y avait une pointe de vérité dans ses propos. Potter était un véritable livre ouvert ! En tous cas, cela me permettait de savoir que c'était des personnes de sa propre maison qui l'avait mis dans cet état … Un entraînement de Quidditch qui aurait mal tourné ? Je ne vois pas d'autre raison pour avoir son balai avec lui …
« Plus sérieusement Potter …
« Harry ! Me coupa-t-il vigoureusement en souriant
« Pardon ?
« Appelle-moi Harry. Se reprit-il. J'ai l'impression d'être avec Snape lorsqu'on m'appelle comme ça …
« D'accord … Donc, Harry, sérieusement, pourquoi être venu me voir moi ?
« J'en sais rien, soupira-t-il. On a fait une trêve, on l'air de s'entendre assez bien lorsque l'on travaille ensemble, et tu me prends pour la personne que je suis …
« Un petit merdeux idolâtré par tous, qui va sauvé le monde à 16 ans à peine et qui ne peut s'empêcher de captiver l'assistance par sa simple présence ? Rigolais-je
« Non, un simple adolescent de 16 ans, a qui on a rien demandé, qui ne sert que d'une arme pour son propre camp et qui a comme lourde tâche le devoir de tuer le plus grand mage noir de tous les temps alors qu'il ne lui arrive même pas à la cheville …
J'étais complètement abasourdi ! Il pensait vraiment ça de lui ? Et moi qui croyait depuis des années qu'il n'était qu'un petit prétentieux avec une cicatrice … Depuis tout ce temps il « simulait » ? Il n'avait jamais été le garçon fort et courageux que l'on adule ou que l'on déteste (ça dépend du jour, un peu comme la météo!) de la Gazette du sorcier ? Il faisait illusion … Un vrai Serpentard. Je suppose que …
« Je suppose que si l'on avait désigné quelqu'un d'autre à ta place tu aurais tout de suite accepté non ? Finis-je à voix haute.
« A ton avis Malefoy ?! Tu crois peut être que ça m'amuse d'avoir perdu mes parents à l'âge d'un an ?! Tu crois peut être que vivre avec la peur de mourir du jour au lendemain depuis Son retour m'est égal ? Tu crois peut être que j'aime l'idée que la plupart des personnes que j'aime ne s'intéressent à moi juste parce qu'elles pensent que je vais tuer Voldemort (je frissonnais) ?! Je ne suis qu'une arme Draco (il m'appelait par mon prénom …) … Je le sais, depuis peu de temps certes, mais je l'ai bien compris. Je ne suis en vie que pour ça. Tu sais, tu m'en as toujours voulut parce que je savais attirer n'importe qui, juste avec mon nom, parce que j'étais choyé et protégé. Mais crois-moi, j'aurais préféré ne rien avoir de cela. Avoir une vie simple, avec des parents aimants, de vrais amis, pouvoir passer mes vacances d'été dans une vraie famille, et non pas dans un foyer où l'on est traité comme un monstre …
J'étais complètement retourné. Po … Harry parlait comme si cela faisait des semaines voir des mois qu'il retenait ces paroles. Il venait de me jeter à la figure toute la rancœur qu'il avait pu accumuler et ce, envers son propre camp. Effectivement, il n'avait que peu parler du Seigneur des Ténèbres qui, oui, lui avait gâcher sa vie mais pas de la même manière que pouvait le faire la communauté sorcière à présent. Je n'aurais jamais pu imaginé que c'était ce qu'il pensait de lui, des autres, de ceux à qui il faisait confiance …
C'était un vrai Serpentard finalement. Pas au niveau du cœur, non, il avait bien un cœur de Griffondor : je me sacrifie pour les autres, et je vois après si je survie. Mais physiquement, il agissait comme n'importe lequel d'entre nous : visage fermé, fierté et orgueil exacerbé cachant la plupart du temps une profonde tristesse. Fort heureusement, les Serpentards sont solidaires entre eux, ce qui permet de nous ouvrir et de laisser aller cette souffrance. Harry, lui, avait juste du vivre avec, sans en parler, et agir comme on lui demandait, en attendant de pouvoir servir. C'était dégueulasse. Et ça se disait le camp de la Lumière ? Même les Mangemorts sont plus solidaires ! En bon Serpentards, on ne blesse jamais un des nôtres sous peine de lourdes représailles. Soudain, la dernière phrase de Harry me frappa.
« Traité comme un monstre ? Lui demandais-je en arquant un sourcil sans comprendre
« Oh, oui, parce que, comme si je n'étais pas assez puni, je vis aussi chez ma tante et mon oncle avec mon affreux cousin. Des Moldus. Tu les adorerais, vraiment. N'aillant jamais pu supporter l'idée que ma mère ait été une sorcière et aillant écopé de ma garde à sa mort, ils me détestent. Pour eux je ne suis qu'une raclure, une tare de la famille. Un être anormal qui ne devrait pas exister et qui pollue leur petite vie bien tranquille et bien normal. Pour eux, je suis un monstre. Enfin ça va, au fil des années j'ai réussi à m'habituer aux regards de dégoût, aux privations de nourriture, et à l'interdiction de laisser sortir ma chouette … Et puis, au moins avec eux, je sais à quoi m'attendre …
Harry avait baissé les yeux depuis maintenant quelques minutes vers ses pieds. Il ne voyait donc pas l'expression de dégoût profond que devait afficher mon visage. Non mais c'était une blague n'est-ce pas ?! Ce n'était pas possible ! Comment pouvait-on laisser quelqu'un grandir dans une atmosphère pareil ?! Comment Dumbledore avait-il pu laisser le sois-disant sauveur du monde grandir dans cette « famille » ? Je ne savais même pas si je pouvais employer ce mot là …
Retenant tant bien que mal ma colère envers cette homme qui se disait du « bon » coté, je questionnais Harry.
« Mais … Tu n'en as jamais parlé à Dumbledore ? Ce vieux taré aurait bien du pouvoir intervenir non ?! Pourquoi avoir du rester dans cette « famille » (je crachais le mot) ?!
Harry releva la tête. Ces yeux brillaient de larmes contenues. Il n'avait jamais du avoir l'occasion de dire ce qu'il pensait à qui que ce soit. Il fallait crever l'abcès, une bonne fois pour toute.
« A quoi bon Draco ? Reprit-il d'une voix triste. Où aurais-je pu aller ? Je n'avais aucune autre famille ? Mon seul autre parent vivant est Sirius … Black et il était enfermé à Azkaban.
« La belette aurait pu te prendre chez elle … ? Enfin Weasley quoi … Me repris-je, réalisant que j'avais promis à Harry de ne plus insulter ses amis.
« Leur maison a déjà du mal à supporter tous ses habitants, autant ne pas en rajouter … Et puis, je ne crois pas que Ron aurait aimer que je m'accapare sa famille … Lui qui déjà n'avait pas aimé que j'ai été tiré au sort lors du Tournois des Trois Sorciers …
C'est moi, où il venait plus ou moins d'insulter son meilleur ami ? Quelque chose n'allait vraiment pas …
« Harry, qu'est-ce qui s'est passé ?
« Comment ça ? Il ne semblait pas comprendre le sens de ma question.
« Que s'est-il passé pour que tu viennes ici ?
« Je te l'ai déjà dit : je suis tombé …
« Tombé de ton balai, oui je sais. Le coupais-je. Toutefois, force est de constater que ça ne concorde pas.
Il me regarda, surpris. Ces yeux reflétaient un mélange de soulagement, avec aussi un peu de … peur ?
« Je ne vois pas ce que tu …
« Harry, ne me prends pas pour une buse. Tu débarque chez moi, boueux, trempé, avec un œil au beurre noir. On se déteste depuis des années, et bien qu'on est fait la paix récemment tu décide de venir me voir moi. Tu ne parle pas, tu me mens sur ton état et ses causes, et puis tu pars dans un récit sur ta vie et ce que tu endure. Je ne te critique pas ! Répondis-je rapidement alors qu'il me lançait un regard noir. Juste que c'est inhabituel. Mais le coup de grâce, c'est quand même la description que tu as pu faire sur ceux que tu appelles tes amis et sur ton propre camp. Tu as le discours d'une personne qui a changé de point de vue, voir de camp, ou du moins qui ne croit plus en celui qu'elle considérait comme tel. Et, étant le « Sauveur du monde sorcier » tu n'as pas pu changé d'avis aussi vite sans une bonne raison. Alors je t'écoute, pourquoi es-tu ici ?
Cette fois ce fut Harry qui resta abasourdi, la bouche ouverte. Il finit par se reprendre, et me regarda dans les yeux, avec une sorte de reconnaissance.
« C'est étrange, dit-il enfin. En quelques minutes tu as pu discerner ce que personne n'a pu voir en me côtoyant tous les jours depuis plusieurs années …
« Parce que je suis un Serpentard, et que je sais lire à travers le masque, Harry.
« Je … Merci.
Merci ? Mais je n'avais rien dit pourtant ?
« Tu m'as simplement écouté. Ce que personne n'avait encore fait …
Aurais-je parler tout haut ?
« Et après c'est moi le livre ouvert ! Plaisanta-il en me regardant. Non je ne lis pas das les pensées si c'est la question que tu te pose. Je suis absolument nul en Occlumencie. Mais ton visage parlait pour toi.
« Si tu le dis … Tu sais que tu es un vrai Serpentard Harry ?
« Pourquoi dis-tu cela ? demanda-t-il interloqué.
« Parce que tu essaye de me faire oublier la question que je t'ai posé. Très vicieux. Mais je joue à ce jeu là depuis plus longtemps que toi !
Harry se renfrogna.
« Je … C'est juste que je n'ai pas envie d'en parler …
« Tu viens de me raconter toute ta vie, enfin la partie que le monde sorcier ne connaît pas bien sûr (ma réplique lui arracha un petit sourire), et tu ne veux même pas me parler de ce qui t'amène ?
« C'est juste que … J'ai peur de ta réaction …
« Comment ça ?
« J'ai peur que tu réagisse comme Ron lorsqu'il l'a apprit …
« Lorsqu'il a appris quoi ?
« Que j'étais gay.
Silence. Harry était très nerveux. Il avait replié ses jambes contre lui, et avait les yeux qui brillaient. Après tout ce qu'il avait bien pu me dire ce soir, cette information semblait dérisoire. Pourtant, elle semblait de la plus haute importance pour lui. Dans d'autres circonstances, je me serrais amusé un peu avec lui. Mais ce n'était pas le moment.
« Tu sais Harry, il n'y a pas de honte à être gay ! Je ne sais pas comment c'est vu chez les Moldus, et je m'en contre-branle totalement, mais dans le monde sorcier, c'est assez courant tu sais … Enfin non tu ne sais pas justement … La belette … désolé, on avait promis de ne plus …
« Ce n'est pas grave …
Ouh la ! Pas bon ça. Harry qui m'autorise à insulter ses amis ? Mais qu'avait donc bien pu faire cette espèce de blatte ?
« Le belette donc, repris-je, doit être très étroit d'esprit s'il n'est même pas capable d'accepter l'homosexualité de son propre meilleur ami !
« C'est vrai alors ? Ce n'est vraiment pas une tare ?
« Regarde-moi bien Harry ! Tu crois que j'ai l'air d'une tare ? Non ! J'ai la classe, le style, le look, et je suis riche ! Et par extension j'emmerde le monde ! Et je suis gay !
« Et très modeste aussi, rigola-t-il.
« Aussi ! Plus sérieusement Harry, il n'y a aucune honte à afficher ses préférences sexuelles. La plupart des sorciers sont tolérants et les couples gay peuvent même concevoir des enfants.
« Vraiment ? Mais comment est-ce possible ?
« Harry, je piquais un fard, on en reparlera plus tard, veux-tu ? (Il hocha la tête, rouge de gêne) Si ton « ami » ou ce qu'il en reste, n'est pas capable d'accepter ça, alors il ne mérite pas d'être appelé comme tel.
« C'est facile à dire pour toi ! Répliqua-il vivement. Tu es le prince des Serpentards ! Tout le monde obéit à ce que tu dis ! Il n'y avait donc pas de raison pour que tu sois rejeté !
« T'es idiot ou tu comprends rien ? Rétorquais-je. L'homosexualité est quelque chose de bien vu. Ma maison l'accepte parce que j'ai de vrais amis qui se fichent de savoir ça ! Tout simplement.
Cela eu au moins le don de lui cloué le bec.
« Dans ce cas, j'avais bien raison … Reprit-il d'une voix morte
« Qu'est-ce que tu veux dire ?
« Les gens que je croyais être mes amis ne me voit que comme une arme, ou un bouclier derrière lequel se réfugier. Ce qui les intéresse c'est Harry Potter, et non Harry …
Harry avait ce petit côté mélodramatique qui aurait fait de lui un parfait acteur dans une œuvre de Racine … mais je m'égare là !
Après une petit silence, Harry reprit la parole.
« Hier soir, je suis rentré un peu plus tard que prévu dans ma salle commune. Puisque je n'avais rien dit à personne, tout le monde m'est un peu tombé dessus à mon arrivée. Il était tard, ma robe de sorcier était plus ou moins bien mise, et, le comble c'était le très joli suçon que j'arborais sur le cou, et que je n'avais bien évidement pas vu. Aussitôt je fus assailli de questions. Ils voulaient tous savoir avec qui j'avais passé la soirée, si elle était jolie, dans quelle maison elle était, et bla bla bla. Je leur ai simplement souri et j'ai dit que ça ne l'ai regardait pas, avant de monter me coucher. Je ne voulais pas avoir à me justifier sachant que c'était avec Valentin Sussex que j'avais passé la soirée, UN Serdaigle. Un vague coup d'un soir, enfin peu importe.
Très dévergonder le petit Potter quand même ! Pour quelqu'un qui pense qu'être gay c'est être un monstre, il n'a pas perdu son temps !
« Et c'est lui qui m'a proposé Draco ! (Merde, il avait raison, je devais mieux cacher mes pensées!) Bref. Et ce matin, au petit déjeuner, pour une fois que je me trouvais avec Ron et Hermione, qui bizarrement m'avaient attendu, je tombais sur lui au détour d'un couloir. Il m'agrippa le bras et me plaqua au mur, avant de m'embrasser contre celui-ci. Ensuite, il me dit qu'il avait passé une bonne soirée, et qu'il était partant pour remettre ça lorsque je le déciderais et patati et patata. En fait, je n'ai pas vraiment entendu la suite. J'étais trop concentré sur le visage de dégoût de Ron qui me fixait. C'est à ce moment là que j'ai compris pourquoi ils m'avaient attendu : Ron avait du penser que la personne avec qui j'avais passer la soirée se manifesterais lors du petit déjeuner … Et bien pas manqué ! Celui-ci prit alors Hermione par le bras et il s'éloigna vers la Grande Salle, avec cette-dernière qui ne semblait pas comprendre la situation. Ron m'évita toute la journée, jusqu'à ce soir. On avait entraînement de Quidditch. L'entraînement se passa relativement bien jusque dans le vestiaire. J'étais en train de me changer, et je réfléchissais à tout et à rien. Sans m'en rendre compte, je me suis mis à fixer la douche dans laquelle Ron se lavait. Je le regardais sans le voir, mais lui l'a prit comme une sorte de drague et il est sorti furibond. Avant d'avoir pu comprendre ce qu'il se passait, je me suis retrouvé au sol propulsé par la puissance qu'il avait mis dans son poing. Il me regarda avec dégoût et dédain, avant de me cracher dessus et de sortir des vestiaires en me disant de ne plus jamais l'approcher. Je suis sorti des vestiaires totalement déboussolé. Je craignais d'ores et déjà que Ron avait mis toute la maison au courant de ce qu'il avait pris pour une agression visuelle et ne sachant pas vers qui me tourner, j'ai pensé à toi.
Harry se sentait en « sécurité » avec moi ? Et bah j'aurais tout vu ! En attendant, j'avais serré les poings. Comment la belette avait-elle pu être aussi … stupide ? Non, le mot n'était pas assez fort pour qualifier son attitude. En tous cas, j'avais ma réponse. Voilà donc pourquoi Potter avait changé d'avis sur son camp qui se révélait plus si lumineux que ça.
Les paupières de Harry commencèrent à se fermer doucement. Je regardais ma montre : 00h54. Heureusement on était samedi. Je m'accroupis à ces côtés.
« Harry ? Hey Harry ! T'endors pas sur le fauteuil !
« Hein ? Fit-il de manière très élégante. Mmh tu as raison, bailla-t-il, je ferais mieux de retourner dans mon dortoir … J'ai déjà assez abusé de ton temps comme ça … Conclut-il en se levant.
« Oh sûrement pas ! M'exclamais-je en le repoussais sur le fauteuil. Tu vas rester ici, ce soir. Demain, on passera à ton dortoir et tu récupéras tes affaires.
« Mais … je … Pourquoi ?
« Je ne te laisserais pas là-bas.
« Pourquoi ? Me demanda-t-il comme si sa vie n'avait aucune importance, ce qu'il devait d'ailleurs penser …
« Parce que les Serpentards protègent les leurs. Je te trouverais une chambre dans le dortoir demain. Mais maintenant, au dodo ! Tu as besoin de dormir.
« Je ne te savais pas si prévenant Draco … Sourit-il en baillant à nouveau.
« T'as raison. Cet excès de gentillesse m'a complètement épuisé ! Lui répondis-je en rigolant.
On se déshabillait et on se roulait dans les couvertures. Alors que je sentais les bras de Morphée m'agripper, je pus entendre une petite voix dans le silence.
« Merci Draco.
« De rien.
Fin du Flash Back
Harry remua à côté de moi et finit par s'éveiller. Il regarda la pièce où il se trouvait avant de s'arrêter sur moi. En me voyant, je cru qu'il allait tomber du lit tellement il recula. Je rigolais.
« Ça fait toujours plaisir de proposer à quelqu'un de passer la nuit là lorsque celle-ci se réveille horrifiée le matin venu … Répliquais-je ironiquement.
« Désolé, Draco. Juste … J'ai été pris de court.
« Aucune importance.
« Quelle heure est-il ? Demanda-t-il
« 8h12. Répondis-je en regardant ma montre. Tu devrais aller prendre une douche. J'aimerais que l'on descende dans le dortoir avant d'aller déjeuner, histoire de briffer les Serpentards sur la situation.
Même dos à moi, je vis Harry se tendre à ma remarque.
« Ne t'inquiète pas, tout ira bien. Et puis, tu es un Griffondor, tu es courageux, téméraire, impulsif et complètement irréfléchi, et tu as déjà connu des situations bien pires que celle-là. Les serpents ne mordent pas. Conclus-je avec un sourire.
« Si tu le dis … Et d'ailleurs, comme peux-tu savoir que tous les Serpentards seront dans votre salle commune à 9h ?
« Tradition familiale. On a l'obligation dans nos familles d'être frais et dispos dès 9h le matin. C'est pour cela que la table des Serpentards est toujours pleine lors du petit déjeuner.
« Vous êtes bizarres …
« Et toi tu es un ignare ! Répliquais-je en lui tirant la langue.
« Très adulte … Ricana-t-il
« Mais va-t-il aller la prendre cette douche ? Fis-je en lui lançant un oreiller qu'il évita de justesse.
« Oui maman !
Il partit s'enfermer dans la salle de bain. Pendant ce temps, je sortis de mon placard une tenue pour Harry. Non mais il ne va quand même pas remettre son uniforme ! On est samedi. Du coup me voici farfouillant dans mon armoire à la recherche d'une tenue pour Harry. Il sortit de la salle de bain au moment même où je finissais de choisir un caleçon.
En voyant le désordre dans la chambre, je le vis pouffer me rire.
« Mets donc ça, au lieu de te marrer ! Répliquais-je en lançant un sort de rangement.
Il regarda le chino bleu marine à brettelles et le tee-shirt blanc à col V très échancré comme s'il n'avait jamais vu rien de tel. Le caleçon le fit sourire.
« Des serpents argentés sur un fond vert … Original !
« Tu l'as ferme et tu essaye les merveilles que j'ai réussi à te trouver !
« Attends tu veux vraiment que je porte ça (il montra le chino) ? Mais c'était la mode il y a 100 ans au moins ! Je vais avoir l'air d'un papy !
« Tu as déjà lu un magasine de mode Harry ? Demandais-je le plus calmement du monde en serrant mes poings.
« Euh … Non.
« Alors tu l'as ferme et tu enfile ça !
Et puisque je suis magnifique et que j'ai trop la classe, il se trouva que la tenue allait parfaitement à Harry qui du lui même reconnaître qu'il n'était pas trop mal. Pfff pas trop mal … Canon oui ! Ignare !
Je partis moi-même prendre ma douche et après avoir enfilé un pull à col V bleu marine et un jean slim de la même couleur, nous descendîmes dans le dortoir.
A ce moment là, il y eu un gros silence. Harry était très mal à l'aise, je pouvais le sentir sans même le voir. Avant d'être assaillit de questions, je pris la parole devant toute ma maison.
« Bonjour à tous. Bon alors, pas besoin de faire les présentations, Harry Potter, la maison Serpentard. Bon, je vais entrer dans le vif du sujet : Harry Potter va rester ici. Je sais que beaucoup ici ne l'aimez pas car vous croyez qu'il est comme nous le pensons tous : un petit connard prétentieux qui est persuadé que tuer le Seigneur des Ténèbres est d'une facilité enfantine. Je vais vous demander, du moins pour ceux qui le souhaiteront, de regarder à travers le masque. Une expression qui, je le pense, parle à tout le monde ici. Donc voilà,nous accueillons un nouveau serpent …
Aussitôt, Pansy arriva en courant et prit Harry dans ces bras, ce qui le fit se contracter. Elle le regarda en souriant avant de déclarer « Bienvenue dans la maison ! » ce qui fut reprit par toute la maison.
Tandis que les plus jeunes partirent déjeuner, Pansy fut bientôt rejoint par Théo, Blaise, Vinc' et Greg. Je fis les présentations. Ensuite nous partîmes nous aussi dans la Grande Salle. En chemin, alors que Pansy parlait à Harry, je fis un topo de la situation à mes deux meilleurs amis. Autant dire qu'en arrivant dans la Grande Salle, Théo et Blaise avaient également des envies de vengeance sur la belette. Tous les élèves présents nous dévisagèrent à notre arrivée et j'entendis Pansy murmurer à Harry de ne pas y faire attention.
Le petit déjeuner se passa très bien. Harry s'intégrait vite et la maison semblait déjà l'avoir adopté. Lorsque le repas prit fin, nous nous dirigeâmes tous les sept vers le dortoir de l'ancien rouge et or. Pansy refusa qu'il y rentre seul, et l'accompagna. Il ne leur fallut gère beaucoup de temps pour qu'ils ressortent. Pansy ne s'en remettait pas « Y'a trop de rouge dans ce dortoir ! » ne cessait-elle de répéter, ce qui fit bien rire Harry. Nous passâmes la journée à flâner dans le parc et à rigoler. Le soir, après le repas, nous eûmes la bonne surprise de trouver la salle commune décorée et aménagé en une sorte de pyjama-party géante avec des hamacs un peu partout dans la pièce. Ce fut une soirée confidence pendant laquelle Harry put répondre à la question que beaucoup de Serpentards se posait : la raison de son changement de point de vue. La soirée prit fin avec l'arrivée de Snape qui envoya tout le monde au lit. Il ne fit aucune remarque sur la présence de Harry. D'ailleurs, s'il était surpris cela se voyait à peine … Il semblait … heureux ? Mmh il a anguille sous roche … Je chercherais plus tard. Harry fut installé dans le dortoir de Blaise, Théo, Vinc' et Greg.
En montant me coucher, j'étais content de cette journée. Harry n'était vraiment pas comme je l'imaginais après tout. Personne ne l'imaginait comme ça : il pouvait être drôle, vicieux, sournois, manipulateur, en bref, un parfait petit serpent ! C'était ce à quoi je pensais lorsque Pansy entra dans ma chambre.
« Draco, je peux te parler ?
« Bien sûr. C'est à propos de Harry ?
« Oui …
« Je vois que tu t'entends bien avec lui !
« En même temps, tu l'as vu ! Il est tout mignon avec son petit air innocent ! Répliqua-t-elle. Et puis, le pauvre, il a toujours peur de déranger …
« Bah en même temps, il se retrouve avec une fille super protectrice, il est pas habitué ! Ou alors peut être que si … Il a déjà eu à faire à la mère de la belette après tout … Ricanais-je
« Espèce de sale … Répliqua-elle en prenant un oreiller. Je vais t'étouffer sale vermine !
Bon finalement, elle n'y arriva pas, et nous finîmes juste écrouler de rire allongés sur mon lit.
« Au fait, repris-je lorsque j'eus calmer ma respiration, tu voulais me dire quoi en arrivant ?
« J'avais pensé à quelque chose en fait … mais peut être est-ce trop prématuré … En tous cas, on peut toujours y réfléchir et aviser au fur et à mesure …
« A quoi penses-tu ? Demandais-je suspicieux
« Harry veut changer de camp non ? Alors pourquoi ne pas …
« Tu n'y penses pas sérieusement j'espère ?! La coupais-je en sachant très bien ce qu'elle allait dire. Il n'acceptera jamais !
« Il peut, peut être, changer d'avis … On peut (elle appuya le mot) le faire changer d'avis …
« Laisse tomber Pansy, il n'acceptera jamais de rejoindre le Lord … Soupirais-je
« Que serait la vie si on ne prenait pas de risques ?
« Laisse tomber Pansy …
Celle-ci soupira et se dirigea vers la porte. Toutefois, elle s'arrêta avant de sortir.
« Réfléchis-y quand même.
« C'est ça ! Bonne nuit Pansy. Répondis-je en m'enroulant dans mes couvertures.
Six jours passèrent. Plus ou moins de manière identique. Harry était toujours avec nous, et il avait encore l'impression d'être un boulet … Ce qu'il allait finir par devenir s'il continuait comme ça ! Nous étions vendredi soir. Nous finissions notre semaine par potion et après vacances ! Le cours du jour était sur les propriété du sang de licorne et il nous fallait concocter une potion au nom indéchiffrable qui contenait justement cet ingrédient. Je faisais équipe avec Harry qui se révélait très bon en potion. Celui-ci était d'ailleurs concentrer à écraser des yeux de corbeaux et ne faisait donc pas attention aux regards que je lui lançais. J'étais inquiet en fait : Harry allait rester deux semaines à Poudlard sans aucun de nous pour le défendre en cas d'attaque. La seule bonne nouvelle était que la famille belette passait les vacances chez eux et ce avec la femelle castor. Au moins Harry serait tranquille. Il n'y avait d'ailleurs pas eu de représailles sur Weasley, par rapport à l'œil au beurre noir de Harry. En effet, Pansy avait pensé que si l'on touchait à l'un des Griffondors, les autres se vengeraient sur Harry pendant les vacances. Personne n'a voulut prendre le risque. Mais toute la maison attendait le retour des vacances impatiemment ...
Il n'empêche j'étais inquiet. Et pas que pour ça : j'avais reçu un hiboux de Severus. Je devais lui remettre à la fin du cours mes conclusions sur Harry (les deux semaines de délais étaient déjà écoulées). Ma poitrine était serrée depuis le matin à cause de cela. J'avais passé la nuit à rédiger une lettre convenable et je n'avais d'ailleurs pas dormi. J'allais trahir Harry. Enfin, théoriquement, je l'avais déjà trahi, sachant que si j'étais devenu ami avec c'était uniquement dans ce but là. Mais maintenant ? Si Harry le découvrait … Je n'osais même pas y penser …
Le cours se termina bien trop rapidement à mon goût. Harry m'attendait comme toujours, mais cette fois je lui dis de rejoindre les autres. Il fronça les sourcils mais ne posa pas de questions.
