Je suis toujours vivante ! Je suis désolée de se retard, surtout que j'ai plusieurs chapitres d'avance. Je vais essayer de publier toutes les semaines mais je ne vous promets rien.
Merci de croire encore en Ames-Soeurs ...
Bonne lecture !
Chapitre 13 : Trahison / POV Harry Potter
La phrase de Draco me perturba, néanmoins je consentis tout de même à quitter la salle. Je soupirais de soulagement en fermant la porte : c'était enfin les vacances! Malgré l'immense pile de devoir qu'il allait falloir que je rédige, j'étais heureux de pouvoir souffler un peu. Mes « nouveaux » (oui ça me perturbe encore ...) amis ne restant pas au château, j'allais pouvoir remettre mes idées en place. En plus, Draco m'avait affirmé, pour reprendre ses propres mots, que « la belette et sa copine le castor passeront tous les deux leurs vacances dans le trou à rat du premier … sans mauvais jeu de mots bien sûr » ce qui m'avait fait bien rire, surtout à cause de l'expression de dégoût qu'arborait Draco. Il allait me manquer … ILS allaient me manquer … J'en revient toujours pas de ce brusque changement quand même … Et j'ai du mal à me dire qu'ils m'acceptent vraiment, même si Pansy ne cesse de me le répéter. Mon cœur se serra … J'allais passer mes vacances seul à Poudlard … pour la première fois ! Pansy, Draco, Blaise et Théo m'avaient bien proposer de rester, mais je savais que c'était forcé … Leur geste était vraiment gentil, mais je ne voulais pas les priver de leur vacances, vacances dont ils avaient planifiés les moindres détails depuis la rentrée apparemment. Enfin bref ! J'avais décliné. Draco m'avait alors demandé pourquoi je n'écrivais pas à mon parrain. Sur le coup j'étais tombé de mon lit, rouge de confusion, bredouillant que je ne savais pas de quoi il parlait. Il avait rit avant de m'aider à me relever. Il m'avait dit qu'il le savait depuis longtemps, avant moi je pense (sûrement à cause de sa famille …). Il avait ensuite quitté le dortoir, me laissant seul pour réfléchir. J'avais rédigé une courte missive, plus ou moins codée (enfin codée …), en lui disant rapidement que j'avais beaucoup de choses à lui dire et que j'aurais aimé passer les vacances chez lui. J'ai envoyé cette lettre lundi soir. Normalement, un hibou met un ou deux jours maximum pour porter une lettre, et puis Sirius n'habitait pas non plus en Roumanie ! Aussi, j'étais assez préoccupé … bien que j'essayais au mieux de le cacher … Je pense que Draco et les autres ont bien du remarquer que quelque chose n'allait pas, mais vu qu'en ce moment rien ne va … Hier soir, je me suis rendu à l'évidence : il avait du arriver quelque chose à Sirius. Les mots « condamnation », « mort » ou « baiser du Détraqueur » résonnaient en boucle dans ma tête lorsque je me mis au lit. La seule chose qui me permit finalement de m'endormir fut de me dire que si quelque chose était arrivé à Sirius, les journaux en auraient forcément parlé. Le lendemain, je fus réveillé par un bruit aux carreaux. En tirant mes rideaux, je me rendis compte que c'était Fumseck qui tapait à la vitre. Je me suis presque jeté sur la fenêtre, et j'ai mit un temps fou à retirer la lettre de la patte de l'oiseau. Finalement, j'y parvins et Fumseck partit sans demander son reste. Je me rassis alors sur mon lit, et fermait les rideaux. Mes mains tremblaient tellement qu'il m'était impossible d'ouvrir l'enveloppe. Au prix d'un effort surhumain dans une telle situation, je me forçai à me calmer. Je décachetai l'enveloppe et en retirai la missive. Une écriture fine et penchée … si j'avais eu un doute maintenant j'étais sûr qu'elle venait de Dumbledore … Étais-ce à propos de Sirius ? Ma lettre avait-elle conduit à son arrestation ? Était-il … Les larmes me montèrent aux yeux. Je devais me ressaisir … J'inspirais profondément et lut la lettre. C'était une très courte missive, pourtant les mots me restèrent en travers de la gorge : Sirius, qui était en mission pour l'Ordre, ne pourrait pas m'accueillir durant les vacances, et s'en suivait une phrase de salutation et bla bla bla. L'information en elle même n'était pas très importante, j'étais déçu mais bon, je préférais ça plutôt qu'une arrestation … Non, ce qui l'était, c'était l'expéditeur. Pourquoi Dumbledore ? Sirius l'avait-il chargé de me répondre ? Ça ne lui ressemblait pas d'agir comme ça, lui qui répétait sans cesse vouloir passer plus de temps avec moi … Mais soit, j'avais au moins ma réponse. La lettre se consuma devant mes yeux ne laissant que des cendres.
J'étais toujours dans les couloirs lorsque je remarquais que j'avais oublié ma plume. Jurant contre moi-même d'être trop préoccupé pour faire attention à mes affaires, je revins sur mes pas, me préparant mentalement aux remontrances de Snape sur mon comportement enfantin et irréfléchi, et j'en passe ! Une fois devant la porte, je me préparais à frapper lorsque j'entendis des éclats de voix. Je sais que la curiosité est un vilain défaut mais je ne pu m'en empêcher. Collant mon oreille contre la porte et regardant par le trou de serrure, j'essayais de comprendre la conversation en cours.
« … sentiments de côté Draco ! S'exclama une voix que je n'eus aucun mal à identifier : Snape
La réalité me frappa ! Mais oui ! Draco m'avait dit qu'il devait rester à la fin du cours ! Je vais peut être savoir pourquoi …
« Facile à dire pour toi ! Lui répondit Draco sur le même ton. Et puis ça sert à rien de m'engueu …
« Draco, ton langage !
« Ça sert à rien donc de me crier dessus ! On avait un marché : tu faisais sauter ma colle et je te transmettais des infos sur lui. Voilà c'est fait ! Maintenant on en parle plus.
« Draco reste ici …
Ledit Draco venait en effet de se diriger vers la porte. Je le vis se rasseoir devant Snape et retint un soupir de soulagement : j'avais vraiment cru qu'il allait me trouver là.
« Que s'est-il passer ? Demanda doucement le Maître des Potions.
« Pourquoi voudrais-tu qu'il se soit passer un truc ?
« Pas à moi, jeune homme. Je croyais pourtant que tu aimerais cette « mission », si on peut l'appeler comme ça. Toi qui aurait enfin eu un moyen de pression sur lui … Ce n'est pas ce que tu voulais depuis le début Draco ? En faire voir de toutes les couleurs à Potter et pouvoir l'atteindre psychologiquement pour ne plus qu'il se relève ?
J'étais resté bloqué à l'entente de mon nom. Ils parlaient de moi ?
« Si … Mais …
« Et n'est-ce pas justement pour cette raison que tu t'es rapproché de lui ? Dans ce seul et unique but ?
« Si mais …
Mon cœur battait comme un dingue dans ma cage thoracique … C'était une blague pas vrai ?
« Et, reprit Snape, n'est-ce pas toi, qui tout cet été n'a cessé de me répéter vouloir briller aux yeux du Lord ?
« Je ne vois pas le rapport …
« C'était une mission du Lord, cette récolte d'informations sur Potter.
« QUOI ?!
QUOI ?! Alors c'était vrai … Il l'avait vraiment fait … Il m'avait espionné, manipulé, et tout ça pour Voldemort …
« Mais, pourquoi ? Reprit Draco. Que veut-il en faire ?
« Je ne peux pas le dire.
« Pour... Ah. Je vois.
Moi je ne voyais pas. Je ne voyais plus du tout en fait : les larmes ravageaient mon visage. Et pourtant j'étais incapable de faire le moindre geste.
« Dans ce cas Draco, n'es-tu pas fier de ce que tu as fait ?
« Si mais …
« Alors je ne vois pas où est le problème.
« Je l'ai trahi …
« Tu savais très bien dans quoi tu t'engageais lorsque tu as accepté. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même.
« Mais, je ne pensais pas qu'on s'entendrait aussi bien et je …
« Draco, mais reprend toi un peu ! Tu dois te comporter comme l'exige ta position : dis-toi que c'était nécessaire. Et puis, Potter n'en saura jamais rien, tu pourras redevenir ami-ami avec.
« Je ne vais jamais pouvoir le regarder en face …
« Bien sûr que si ! Tu as viré Poufsouffle ma parole ?
Je crois que c'était la phrase de trop. Draco explosa.
« Tais-toi ! Je ne suis pas un Poufsouffle ! Alors arrête avec ça ! Je suis un Malefoy ! Je suis un manipulateur, j'ai ça dans le sang ! Je m'en fiche royalement de Potter ! (je sursautais, et les larmes dévalèrent de plus belle) Ce n'est qu'un moins que rien ! Et si je l'ai invité dans nos dortoirs c'est uniquement pour lui soutirer des infos ! D'accord ?!
« D'accord Draco …
Ils se tournèrent violemment vers moi d'un seul mouvement. Le visage de Draco, rouge de colère auparavant était maintenant aussi blanc que la chemise qu'il portait. Snape était égal à lui même, quoiqu'un peu plus blanc peut être. Mais je ne faisais pas vraiment attention à lui. J'avais le regard rivé dans les yeux de Draco. J'avais séché mes larmes et je le regardais à présent avec le regard le plus noir que je possédais. Inconsciemment, des brides de souvenirs de cette semaine me revinrent en mémoire comme nos fou-rires, nos discutions, les promenades dans le parc, les soirées avec Pansy et les autres … Et les autres d'ailleurs ? Étaient-ils de mèche avec Draco ? Oui, sûrement, depuis le début même … Je me sentais trahi à un point ... Mon cœur battait à tout rompre, mes oreilles sifflaient, un profond malaise m'avait envahi suivi d'une forte envie de rendre mon déjeuné, et les larmes, les larmes que je devais contrôler, en même temps que ma mâchoire pour ne pas m'effondrer en pleurant.
Je ne sais combien de temps dura cette échange de regard entre lui et moi … Je finis tout de même par amorcer un mouvement pour récupérer ma plume. Lorsque ce fut fait, Dra... Malefoy n'avait toujours pas fait un geste.
Arrivé à la porte, je trouvais quand même le courage de me retourner vers lui.
« C'est ce que tu voulais Draco ? Que je me sente anéanti ? Et bien tu as réussi …
La porte claqua violemment derrière moi sans que je n'eus besoin de baguette. Déboussolé, je courus le plus loin possible de cette pièce. En passant devant un couloir, je cru entendre Pansy m'appeler mais je l'ignorais et continuai ma course. A bout de souffle et transi de froid, je me rendis alors compte que j'étais dehors. Une tour attira mon attention et je repris ma course. Arrivé en haut de la volière, un seul mot raisonnait dans mon esprit : Sirius ! Peu importe ce qu'il faisait, où il était, j'avais désespérément besoin de lui. En arrivant, je fus étonner par la concentration de chouette et de hiboux, normalement, lors de l'entrée d'une personne (surtout lorsque celle-ci courrait), la plupart de ceux-ci s'envolaient. Hors, là, ils semblaient agglutinés autour de quelque chose. Je me rapprochais. Mon cœur manqua un battement.
« Hedwige ?! M'écriais-je
Ma chouette était dans un état effroyable : il lui manquait des plumes par endroit, elle était parsemée de sang et une de ses ailes formant un angle très bizarre.
Je ne pus me rapprocher plus, puisque les autres oiseaux se mirent à m'attaquer. Je reculais. Je réussi tout de même à apercevoir ce qui ressemblait à une plume rouge, mais peut être était-ce du sang ? Il fallait que j'aille voir Pomfresh. Elle devait bien soigner les oiseaux non ?
C'est alors que la réalité me frappa : Hedwige avait été attaquée ! Mais par qui ? Un Griffondor ? Voldemort ? Draco ?
Cette dernière proposition me fit me relever violemment. Mes poings se serrèrent. Peu importe, qui que ce soit il allait le regretter.
Je m'enfuis en courant vers l'infirmerie.
Je revins quelques minutes plus tard avec l'infirmière, armée de gants de dragon et de différentes potions. Elle fit déguerpir les volatiles et entreprit de soigner ma chouette. Elle me demanda si je l'avais trouvé dans cet état, et je répondis d'un vague hochement de tête, totalement ailleurs.
J'étais perdu. Vraiment perdu. Je ne savais plus à qui me fier : mes amis m'avaient trahis, mes ennemis-amis aussi, Dumbledore se fichait royalement de mon sort, Voldemort collectait des informations sur moi, et le comble : je n'avais pas de nouvelles de mon parrain ! Et oui : mon parrain est plus important qu'une récolte d'informations sur ma personne !
J'étais déboussolé. J'avais besoin de repères. Pomfresh me fit revenir à la réalité :
« Monsieur Potter, j'ai donné du Poussoss à votre chouette, ainsi que diverses potions antidouleurs. Elle devrait être rétablie d'ici demain, néanmoins, il serait dans son intérêt de ne pas vous en servir pendant une à deux semaines. Compris ?
« Ne vous inquiétez pas, Madame, je n'ai personne à contacter de toutes façons.
Je ne la regardais pas. Je sortis de la volière, oubliant mon parrain, Malefoy, et tout ce qui allait avec, et je partis m'enfermer dans la seule pièce où l'on ne me dérangerait pas : la Chambre des secrets.
Mimi Geignarde n'était pas présente lorsque j'arrivais. Au pire, j'en avais rien à faire : présente ou pas, j'allais quand même descendre dans cette pièce.
Une fois le mot de passe prononcé, je me glissais dans le long tuyau, avant de me ramasser lamentablement à l'arrivée. Je me traînai jusqu'à un des canapés que j'avais ajoutés il y a quelques semaines et m'écroulais dessus.
Les mots de Draco allaient et venaient dans mon esprit. Les larmes me montèrent aux yeux et cette fois, je ne fis rien pour les empêcher de couler.
Qu'est-ce qui n'allait pas chez moi à la fin ? Depuis le début de l'année c'était un vrai bazar ! Déjà, à cause de Voldemort. Mais bon, lui je suis habitué. Ensuite, avec Ron et Hermione, mes « amis », qui finalement m'avaient jeté à la première occasion qu'ils avaient trouvé. Ça continue avec Draco et les Serpentards, qui font ami-ami avec moi avant de me trahir … Et puis, l'apothéose : Sirius qui ne me répond même plus … C'est quoi la prochaine merde ? J'en peux plus là. Trop c'est trop … Et puis Hedwige ! Je n'avais jamais vu une chouette dans un état pareil ! Je ne peux pas croire que quelqu'un est pu lui faire subir ça … Mais bon, maintenant j'ai vraiment vu de quoi les gens sont capables …
Je pleure pendant un long moment, me remémorant involontairement tous les souvenirs heureux de ces derniers jours. Remus m'avait conseillé, dans une situation de grande tristesse, de se remémorer différents souvenirs heureux, comme on pourrait le faire pour contrer un Détraqueur. Malheureusement, dans mon cas, ça ne fit qu'aggraver mon état.
Je ne sais pas combien de temps je suis resté comme ça, allongé sur le canapé. Je crois bien m'être endormis un moment … J'en sais rien.
Je me relève lentement. Mes joues sont collantes à cause de mes récentes larmes. J'ai mal au bras ainsi qu'au dos … Oui, je crois bien m'être endormi … Je regarde ma montre : 19h14. Je pense que je peux remonter sans risque maintenant. Les Serpentards doivent tous être dans le train, de même que Ron et Hermione. Je ne croiserais donc personne que je ne veuille pas voir dans les couloirs. De toutes façons, je compte juste ramener ma valise ici, hors de question que je reste dans ce dortoir de traîtres ! Et ce, qu'il soit vide ou non !
Je me tourne vers la pièce rectangulaire. Je fais disparaître le canapé sur lequel j'étais avant de conjurer un lit. J'avais appris à faire apparaître des objets sorti du néant seulement en début d'année, lorsque je passais une partie de mon temps à la bibliothèque, histoire de ne pas tenir la chandelle avec Ron et Hermione. Le sort n'était pas compliqué, mais par contre la visualisation, elle, était plus délicate : en effet, bien que l'objet sorte soi-disant du néant, il faut quand même persuader l'esprit que cet objet existe. J'avais commencé avec des crayons, puis des plumes, ensuite des encriers, et j'étais ensuite passé à des objets plus conséquents, comme un miroir ou des fauteuils. Je n'avais jamais essayé avec un lit. Cela risquait d'être un peu plus compliqué, puisqu'il fallait faire apparaître un sommier et un matelas …
Il me fallut une bonne demi-heure de visualisation et une vingtaine de minutes pour faire apparaître quelque chose de ressemblant. Épuisé, je finis par me laisser tomber sur le matelas certes très dur du lit que je venais de conjurer. Cela ferait l'affaire pour ce soir …
Il était près de 22h maintenant. Je remontais par les escaliers que j'avais déjà repérer lors de ma dernière visite et qui me ramenait justement dans une des cabines des toilettes des filles … Comme quoi, Tom avait quand même eu de bonnes idées …
Mimi était revenu, elle m'interpella mais je ne réagis pas et je ressorti directement. J'étais exténué. Sans doute à cause du sortilège …
Je fis quelques pas dans le couloir. Ma vision commença à se troubler. Mes jambes tremblaient. Je me rattrapais de justesse au mur pour ne pas m'écrouler au sol. Mais qu'est-ce qui m'arrivait ? Une douleur lancinante me vrilla le crâne. Un étau se forma autour de mon cœur, me comprimant la poitrine. J'eus une forte envie de vomir que je réussi pourtant à contrôler. Tom ! (Pourquoi je l'appelle Tom d'ailleurs ? Oh et puis on s'en fout) C'était Tom ! Je ne voyais que ça ! Mais qu'est-ce qu'il faisait pour se mettre … NOUS mettre dans un état pareil ?! Mon front était brûlant. Je m'écroulais au sol. Les battements de mon cœur ralentirent … encore … et encore. Ma vision devint noire et je m'évanouis.
