Coucou tout le monde, désolée du retard j'avais dit que je publierais vendredi et on est déjà dimanche ...

Je vous poste aujourd'hui ses deux chapitres : du coup, maintenant je n'en ai plus d'avance ... J'ai un peu avancé sur le chapitre 24 cette semaine mais je ne suis pas sûr qu'il soit fini pour la semaine prochaine ...

En tous cas, je vais essayer (je dis bien essayer) de travailler un peu plus sur cette fiction, histoire de vous publiez un chapitre par semaine.

J'espère pouvoir vous faire lire le chapitre 24 dimanche prochain ...

Bonne lecture du coup ! Et merci encore pour toutes vos commentaires !

Chapitre 22 : Retour à Poudlard et explications / POV Draco Malefoy

Je ne crois pas avoir déjà été aussi stressé avant une rentrée scolaire ... Ma mère m'a accompagné jusqu'à la gare. Elle me serre une dernière fois dans ses bras, une étreinte brève et protocolaire mais emplie de douceur. Au courant de l'histoire avec Harry (elle me l'a presque arraché de la bouche) elle me dit simplement que tout se passera bien. Je ne suis pas inquiet pour moi, Harry et moi nous sommes battus à de nombreuses reprises et ce n'était pas la première fois qu'il se prenait en pleine face mon venin ; non, je ne suis pas inquiet : Harry surmontera cette trahison ... Moi par contre ... Depuis le début des vacances, je me demande comment je peux le regarder dans une glace. Harry ne nous a pas écrit non plus ... Oui je sais ! Pourquoi diable nous écrirait-il ? Bah je sais pas ! Il aurait pu nous dire qu'il avait lu notre lettre ... et nous insultez en nous promettant une mort lente et douloureuse dès notre retour ... ? Mais non, silence-oiseau ...

Le train est plein comme si on était en septembre ... sauf qu'il fait -80°C dehors. Grâce à ma classe légendaire (et à la peur que j'inspire aux plus jeunes), je me fraie rapidement un chemin vers le compartiment des préfets en chef. Blaise et Pansy sont déjà là (et Castor et Belette aussi ... et même qu'il me fusillent du regard !). Je m'assieds en face de mes amis pratiquement au même instant où le train démarre. Pansy, d'habitude très bavarde, ne parle finalement que très peu durant le trajet. Elle parait nerveuse et je ne vaux guère mieux …

L'arrivée à la gare se fait dans le plus grand silence alors que je commence à compter les minutes qui me sépare de ma confrontation avec Harry. Vinc', Greg et Théo nous ont rejoint et nous grimpons dans une carriole. Blaise peaufine les derniers détails mais je ne l'écoute que d'une oreille ; en parfait Serpentard, il était impensable d'aller parler à Harry sans savoir exactement ce que nous allions dire. En arrivant au château, nous nous orientons directement vers la Grande Salle : elle est pleine à craquer, pourtant je ne vois aucune tête brune ébouriffée … Je soupire : et dire qu'avant les vacances nous avions enfin réussi à faire reprendre du poids à Harry … Tout ç pour rien s'il ne vient même plus manger.

Je ne mange quasiment rien : j'ai la désagréable sensation d'avoir avalé des pierres … dont l'une d'elles serait restée bloquée dans ma gorge. Les autres font bonne figure pourtant cela doit bien faire dix minutes que Pansy fait rouler ses pommes de terre dans son assiette. Seuls Greg et Vinc' sont égaux à eux-mêmes : ils engloutissent tout ce qui passe à leur portée, ce qui donne la nausée. A la fin du repas, Dumbledore nous fait un de ses fameux speech, nous rappelant l'importance de se serrer les coudes en ces heures sombres, de se faire confiance les uns les autres … Je le fusille du regard. Il termine son discours sur une note « plus joyeuse » (pour reprendre ses termes) en évoquant les examens de fin d'années qui auraient lieu d'ici cinq à six mois. Genre, comme si on ne le savait pas …

La salle se vide alors tranquillement faisant accélérer mon rythme cardiaque. Le trajet qui nous sépare du dortoir ne m'a jamais paru aussi court. Mon coeur rate un battement lorsque j'ouvre la porte du dortoir que partagent Blaise, Théo, Greg, Vinc' et Harry … pour rien finalement puisque celui-ci est vide. La malle de Harry se trouve toujours au pied de son lit, signe qu'il n'a pas déménagé durant les vacances.

« Draco !

Pansy avait déjà fait le tour du lit ; elle tenait à la main une feuille de papier toute froissée.

« Ne me dis pas que c'est …

« Si, c'est le mot qu'on lui a laissé. Il était sous le lit donc j'ai des doute sur le fait qu'il l'ait lu …

« Si vous voulez mon avis, intervient Blaise assis sur la malle de Harry, j'ai même des doute sur le fait qu'il ait passé plus de quelques heures ici : son lit est poussiéreux, sa malle est pleine … Il n'y a pas de doute sur le fait qu'il a bien voulu s'en aller …

« La question est donc de savoir ce qui l'a poussé à rester, murmurais-je.

« Ce n'est certainement pas toi en tout cas …

Je me retourne violemment : Harry se tient contre le chambranle de la porte, à quelques pas de moi à peine. C'est à croire qu'il adore apparaître dans mon dos …

Je le dévisage de la tête aux pieds : contrairement à ce que j'aurais pensé, il n'est pas plus maigre qu'avant les vacances.

« Harry on … Commence Pansy avant d'être interrompu par le sus-nommé.

« Ne te fatigue pas, Parkinson, Malfoy a été assez explicite il y a deux semaines.

Il lance un Accio sans que je ne l'ai vu sortir sa baguette et attire à lui sa malle, faisant tomber Blaise à la renverse. Il allait s'en aller lorsque je le stoppe d'une simple main sur l'épaule.

« Harry …

« Vire ta main Malfoy …

Sa voix est glaciale, pourtant je ne retire pas ma main. Je sens que le plan de Blaise est en train de tomber à l'eau …

« Harry, ne soit pas idiot, intervient Pansy, où vas-tu aller ?

« Qu'est-ce que ça peut bien te foutre ?

« Harry s'il te plait … (Blaise s'est rapproché après s'être relevé du sol). Laisse-nous au moins nous expliquer ! Si tu souhaites t'en aller après ça, personne ne t'en empêchera.

« Et qu'est-ce que vous allez bien pouvoir dire ? Que ce n'était pas de votre faute ? Que vous n'aviez pas le choix ? Croyez-moi j'en n'ai rien à foutre.

« Si tu n'en as rien à foutre, ça veut aussi dire que tu n'as rien à perdre, pas vrai ?

Ahah, bien joué Théo ! Harry se fige et fusille Théo du regard : il s'est fait avoir. Il soupire, s'assied sur sa malle et claque la porte du dortoir à l'aide d'un informulée.

« Bon très bien, mais vous avez cinq minutes. Pas une de plus.

« D'accord. Harry, tout est de ma faute, débitais-je plus rapidement que je ne l'aurais voulu. Severus m'avait demandé de collecter ces informations s'il faisait sauté les heures de colle avec McGonagall. Très franchement Harry, c'était uniquement pour cela que je suis allé te présenter mes excuses, Blaise a pratiquement du m'y trainer pour que je le fasse. c'était la première étape de mon plan : on faisait ami-ami, tu me parlais, je collectais et on était tous contents, mais évidemment tu as tout fait foirer !

Ma technique n'était peut-être pas la meilleure mais au moins Harry ne disait rien … pour le moment.

« Un soir, tu t'es ramené dans ma chambre et tu as envoyé valser toutes ces foutus idées que j'avais sur toi ! Si j'ai pensé que cette situation me permettrait de te soutirer encore plus d'informations ? Oui, évidemment ! Pourtant, au fur et à mesure, que les jours passaient, que j'apprenais … que nous apprenions à te connaître, à voir la tristesse … TA tristesse sous ta carapace de héros, de « Sauveur », cette idée a reculé de mon esprit jusqu'à presque disparaître. Tu sais, Pansy m'a un jour demandé si tu pouvais changer de camp. A ce moment là, j'étais persuadé que c'était quasiment impossible … et pourtant j'aurais voulu y croire … Parce que je ne pense pas que tu saches ce que ça fait que de savoir qu'un jour nous devrons nous battre contre toi, en sachant qui tu es vraiment. Pour en revenir aux informations, la piqûre de rappel m'a été faite quelques jours avant les vacances et tout s'est accéléré : la donne avait changé, je te connaissais désormais et ce que j'allais faire s'apparentait à de la trahison. J'aurais tellement aimé mettre mes émotions de côté et agir froidement comme je le faisais avant, mais je ne pouvais pas … je ne pouvais plus. Alors j'ai décidé d'agir de la manière la plus secrète possible pour que tu ne découvres rien. Ce n'était pas malin, je sais ; j'aurais du te mettre en courant, mais pour moi, il était déjà trop tard : j'avais compris à quel point tu pouvais être fragile sous tes grands airs « d'Élu » et je savais la violence qu'aurait eu une telle révélation. Tu nous faisais … tu ME faisais enfin confiance et j'aurais tout gâché. Finalement, c'est ce qui s'est passé, et ça a été encore plus violent que ce à quoi je m'attendais : j'avais tellement peur que tu découvres quelque chose que j'étais totalement à cran. Je sais ce que tu vas dire : ce n'était pas une raison pour parler comme je l'ai fait avec Severus et c'est vrai. J'aurais préféré piquer une crise dans une autre occasion. Mais voilà, je t'ai insulté, j'ai insulté notre amitié, devant Severus qui plus est, et pire que tout, devant toi. Et aujourd'hui nous en sommes là. Comme tu peux le voir, je ne suis pas exactement là pour te faire des excuses : entre nous, elles tomberaient dans l'oreille d'un sourd. A l'inverse, les explications te permettront au moins de te faire ton propre avis. Maintenant que tu sais, tu es libre de t'en aller si tu … BAM

Je ne finis pas ma phrase : Harry venait de me foutre un poing en plein visage, me faisant tomber à la renverse. Avant d'avoir pu, ne serait-ce qu'esquisser un mouvement, Harry était assis à califourchon sur moi, de nouveau prêt à me frapper.