Bonjour à tous ! Désolée pour cet affreux retard !

Je vous poste le dernier chapitre que j'ai écrit ... je ne sais donc pas quand est-ce que je pourrais écrire la suite. Mais je n'abandonne pas, loin de là !

En attendant j'espère que ce chapitre va vous plaire ;) Les choses s'accélèrent à vitesse grand V ...

Avant de vous laissez à cette lecture, je tiens encore une fois à vous remercier pour toutes les reviews que vous continuez encore à me laisser. Vous êtes extraordinaires ... Merci à vous tous !

Sur ce, je n'ai plus qu'à vous souhaitez une bonne lecture !

Chapitre 25 : Quand lumière et obscurité se confondent / POV Sirius Black

Tout était plongé dans le noir. En cette nuit du 1er décembre, la maison du 12 Square Grimmaurd n'avait jamais paru aussi sinistre.

Descendant les escaliers, non sans pouvoir faire autrement qu'en passant devant ma mère (que j'ai réussi à bâillonner à l'aide d'un sort … me demandez pas lequel, j'en sais rien !), je me rends lentement vers la salle à manger. Contrairement au reste de la maison, celle-ci est d'une luminosité à vous faire péter la rétine, associée à un volume sonore qui pourrait rivaliser avec un stade de Quidditch un soir de match ! Tout l'Ordre du Phoenix est réuni : de Tonks à Madame Weasley, en passant par Maugrey Fol'Oeil, sans oublier Ron et Hermione, qui ont spécialement eu l'autorisation de quitter Poudlard. Enfin, en président de séance, Dumbledore en personne est là, assis à une extrémité de la table. Les yeux dans le vague, il semble bien loin des préoccupations des autres personnes présentes, bien que celles-ci se soient mises à beugler pour se faire entendre.

Prenant place à côté de Remus, je ne peux m'empêcher de soupirer. Non mais sérieusement : c'est quoi cette idée de réunion au milieu de la nuit ? Qu'est-ce qui peut être aussi grave pour que je sois obligé d'être debout à une heure pareille, alors que je pourrais être dans mon lit avec un certain loup-garou !

En m'entendant souffler, le-dit loup-garou me lance un regard contrarié, comme s'il avait très bien compris le cours de mes pensées. Me renfrognant, je relève la tête et croise les bras sur ma poitrine, lui montrant alors que je boude. … Oui je sais ! C'est trèèèèès mature ! Remus roule des yeux et se re-concentre sur la tablée.

Petit à petit, le calme se fait, et Dumbledore finit enfin par prendre la parole (non mais parce que c'est quand même lui qui nous a tous joyeusement convié à cette foutue réunion !) :

« Bonsoir à tous. D'abord, je me réjouis que vous ayez tous pu vous libérer afin d'être présent ici ce soir …

Oui oui … Bon abrège !

« … Si vous êtes ici ce soir, c'est, cette fois encore, au sujet de Harry Potter.

Des murmures se font entendre alors que je me redresse, redevenant soudain sérieux. Depuis quelques semaines, les réunions concernent presque toutes Harry … Et, si au début on se contentait juste de décrire son état, il était devenu clair, lors des dernières réunions, que Dumbledore voulait désormais des actions. Pour lui, tout indiquait que Harry était bel et bien possédé ; il était donc dans l'optique de régler très vite ce problème …

Sauf que c'est là où je n'étais pas d'accord. Après mon entrevue avec lui, j'avis tout d'abord pensé qu'il était effectivement possédé : ce qu'il me disait ne correspondait pas au Harry que je connaissais. Pourtant, mon ouïe ne m'avait pas trompé lorsque je l'avais entendu pleurer après qu'il soit sorti précipitamment de la grotte … J'avais donc eu un doute. Mais ça en était resté là. Par la suite, j'avais raconté à Dumbledore ce que nous nous étions dit. Cela n'avait fait que renforcé son idée de possession, idée qui semblait être devenue omniprésente chez lui. Alors que j'avais moi-même des doutes vis-à-vis de ça, Dumbledore m'avait à son tour raconté quelque chose, me faisant frissonner de la tête aux pieds : c'était lui qui avait intercepté les lettres de Harry et blesser sa chouette. « Comprenez-moi Sirius, m'avait-il dit, je ne pouvais pas le laisser communiquer en toute impunité avec Vous-savez-qui … Cela n'aurait été que pure folie, surtout lorsque l'on sait les informations que détient Harry sur l'Ordre du Phoenix, cela aurait été notre perte à tous … Alors, j'avoue, même si je ne l'ai pas fait de gaieté de coeur … Parfois, je me dis que j'y suis peut-être allé un peu fort en envoyer Fumseck s'en prendre à Hedwige … Peut-être y avait-il un autre moyen … » … Oui, je pense qu'il y avait EFFECTIVEMENT un autre moyen ! Non mais blesser un animal innocent ! Mais on va où là !? Je lui avais alors demandé (en restant le plus calme possible alors que je bouillonnait littéralement de rage à l'intérieur) si c'était effectivement vrai qu'il avait envoyé à Harry une lettre lui disant que j'étais en mission et qu'il ne fallait plus me contacter. Là encore, il avait acquiescé, prétextant que notre « relation épistolaire » était un risque que je pouvais faire prendre à l'Ordre. Lorsque Dumbledore était parti, quelques heures plus tard, je m'étais mis à beugler dans la maison, réveillant le portrait pourtant bâillonné de ma mère. J'avais alors compris que Harry n'était absolument pas possédé : il s'était juste retrouvé seul et avait du se raccrocher à tout ce qu'il trouvait … et je l'avais abandonné en refusant de le croire. Dans cette réalité, je n'avais rien pu faire d'autre que hurler de rage, explosant tout ce qui se trouvait à côté de moi. Remus avait mis des heures avant de pouvoir, enfin, réussir à me calmer.

Cela s'était passé il y a un peu moins d'une semaine. Depuis, j'avais réfléchi à n'importe quel moyen pour pouvoir contacter Harry, sans éveiller les soupçons de Dumbledore (non mais parce qu'à tous les coups, il allait dire que j'étais moi aussi possédé …). Remus, que j'avais mis tout de suite au courant (après ma crise de nerf), m'avait quelque peu temporisé ; il préférait attendre que Dumbledore fasse (de nouveau !) un geste stupide avant d'intervenir … Parce que c'était quand même de Dumbledore dont on parlait ! Et, je devais bien avouer que Remus avait raison : si nous nous mettions à faire quelque chose de stupide, il irait tout de suite penser que Harry nous a transmis le virus de la possession … Ouais c'est con, mais quand on a peur, on peut devenir réellement stupide.

On était donc tous les deux présents ce soir pour … surveiller (?) les agissements de Dumbledore. Et ce qu'il nous annonça faillit nous faire tous deux tomber de nos chaises.

« Au vu des récentes observations, il a été constaté que Harry était de nouveau en relation avec les Serpentards. De plus, une rumeur semble circuler à propos du fait qu'il découcherait tous les soirs pour voir quelqu'un … Pour moi, il ne fait aucun doute que cette personne est en lien direct avec Vous-savez-qui, peut-être est-ce même lui en personne !

Je haussai un sourcils : si Voldemort entrait à Poudlard, je pense que TOUT LE MONDE SERAIT AU COURANT ! Et puis, comment aurait-il réussi à passer les boucliers de protection ? … Dumbledore devait vraiment avoir peur pour devenir idiot à ce point …

« … Ainsi, j'ai pris une grande décision : nous allons récupérer Harry !

Ron et Hermione, assis à quelques chaises de Remus et moi, sautèrent presque de joie à cette annonce. Je jetais un coup d'oeil à Remus : il souriait, visiblement il trouvait que c'était une bonne idée. Les bras croisés, je restai sceptique : comment allait-il s'y prendre ? La réponse n'allait pas me décevoir …

« … Et pour cela, nous allons attaquer les Serpentards !

… Donc là, si vous avez bien suivi, c'est le moment où Remus et moi avons manqué tomber de nos chaises. IL VOULAIT FAIRE QUOI AU JUSTE ?!

Autour de nous, le silence s'était de-nouveau fait. Molly fut la seule à oser prendre la parole :

« Mais … Albus … On ne va quand même pas s'en prendre à des enfants ?

« Vous oubliez, Molly, que la majorité des 7ème et des 6ème années ont déjà reçu la Marque des Ténèbres : ils sont donc d'ores-et-déjà des partisans de Vous-savez-qui. Lorsque la guerre finira par éclater, parce qu'un jour c'est ce qui arrivera, aurez-vous autant d'état d'âme ? Penserez-vous encore au fait qu'il ne s'agisse que des enfants lorsqu'ils s'en prendront aux vôtres ?

Je restai bouche bée, tout comme Molly d'ailleurs. Dumbledore savait vraiment choisir ses mots … Personne n'osa protester autour de la table. Apparemment, tout le monde était d'accord avec le directeur … Difficile de ne pas l'être en même temps … Le Survivant avait une importance bien plus grande que des élèves de Serpentards, majoritairement corrompus par le mal … Ce fut Ron qui finit par briser le silence :

« Il a raison M'man, tu ne les connais pas comme nous on les connait avec Mione ! Malfoy et ses sbires nous tueraient sans même réfléchir si on leur en donnait l'ordre ! Harry doit vivre un véritable supplice …

« Tu oublis Ron (ça c'était Hermione) que Harry n'est plus vraiment lui-même … Il ne doit donc pas se rendre compte de ce qu'il se passe autour de lui … Le pauvre : être prisonnier dans son propre corps ! Ça doit être horrible !

… L'espace de 10 secondes, j'imaginais ce que ça pourrait donner si je les tuais tous les deux à cet instant … NON MAIS SÉRIEUSEMENT ?!

Remus posa sa main sur ma cuisse, me calmant instantanément. Doucement, il approcha sa bouche de mon oreille :

« Dis-toi que ce qu'ils pensent les rassurent. Si James s'était mit à trainer avec Severus, tu aurais penser la même chose qu'eux.

« Mais je n'aurais jamais été jusqu'à m'en prendre à Snape ! Lui répondis-je, tout aussi bas.

« T'as faillit le faire tuer en lui faisant une blague ! Donc arrête tes conneries !

« Non mais peu importe ! Tu cautionnes ça toi ? Tu cautionnes le fait de s'en prendre à des enfants ? Qu'ils soient ou non de Serpentards ?

« Non, bien sûr que non, j'ai été professeur je te rappelle !

« Bah alors ?

« Alors, il faut se dire que pour le moment ce ne sont que des mots prononcés par Dumbledore : tant qu'il n'y aura pas d'acte, tout ira bien …

« … Vous avez tous les deux raison, reprit Dumbledore en s'adressant à Ron et Hermione, c'est pourquoi il nous faudra agir au plus vite. Après-demain me semble correct, à l'heure du petit-déjeuner.

Je vous jure que le visage de Remus après ça valait sérieusement le détour … Franchement, c'était un coup à se taper une grosse barre ! … Sauf qu'au lieu de rire, je devins livide.

Ce fut à ce moment là que Snape arriva justement. Dumbledore lui servit le même discours et, l'espace d'une demi seconde, je crus le voir frissonner. Mais ça avait été trop rapide, et Snape était trop maître de ses émotions pour laisser ce genre de manifestation réapparaître une seconde fois.

Après ça, il y eut sûrement d'autres choses de dites, des plans d'attaques peut-être, mais je n'écoutai déjà plus, de même que Remus. Réfléchissant à toute vitesse, j'essayais désespérément de trouver un moyen pour prévenir Harry. Il était en danger, plus sérieusement que jamais !