Chapitre V
Nous sommes à présent dehors, devant le Saule Cogneur à présent immobilisé grâce à un sortilège que j'ai lancé. On a préféré parlé dehors, avec l'air frais qu'il fait, autant en profiter. J'ai expliqué à Fred que la nuit, le ciel est très beau à regardé, ainsi que le levé de la pleine lune. Bon, pour moi c'est un véritable cauchemars. Il à l'idée d'amener Hermione au Parc, et s'allonger dans l'herbe. Comme de vrai amoureux. À présent rassuré, Fred me remercie je ne sais combien de fois. J'aime aider mes amis, et ce n'est pas nouveau. Nous avons discuté très longtemps je trouve, je demande l'heure à Fred, et celui-ci me répond qu'il est précisément 22h30. Nous avons mit en place tout ce qu'il faut pour que son rendez-vous soit au mieux. Après j'ai bien précisé à Fred que tout cela ne garantie pas le fait qu'il aura Hermione dans ces bras mais il est confiant. Il répète les phrases que je lui ai conseillé de dire, il s'arrête soudainement en voyant une silhouette par dessus mon épaule. Je me retourne et je peux distinguer une chevelure assez volumineuse, volant au gré d'un vent léger. Elle arrive presque en courant vers nous, un fin sourire sur ces lèvres. Serait-elle joyeuse de venir à la rencontre de Fred ? Possible. En tout cas, ce dernier à le sourire sur les lèvres, une vraie banane, ce qui me fais rire un peu. Il me donne un petit coup de coude du genre « te moque pas de moi ». C'est tellement mignon.
-Je vais te laisser avec elle. Bon courage et t'en fais pas, je suis jamais loin.
Il me remercie de la tête, avant de reporter son regard sur Hermione. Je retourne dans ma cachette, la cabane hurlante, attendant donc la pleine lune. Je peux très bien rester à l'intérieur, me cacher de la lumière de la pleine lune et ainsi donc ne pas me transformer. Je regarde par la fenêtre, qui est à moitié barricadée par des planches usés, troués, pour voir si la pleine lune arrive. Oui, doucement mais sûrement. J'aurais aimé être une souris et aller voir comment se débrouille Fred avec Hermione. Cela m'empêche pas d'aller vers la sortie sans pour autant sortir. C'est ce que je fais, je retourne vers l'entrée de la cachette, sous le Saule, et je regarde donc par dessus la terre et quelques herbes les deux élèves. Oh Merlin, Fred est pas à l'aise. Je tend l'oreille pour les écouter, oui je suis curieux mais je veux voir si le roux gère la chose et si Hermione est plus ou moins satisfaite d'être venu jusqu'ici. Pour l'instant, ce que j'entends fais plaisir.
-Ce soir il fait frais, et ça tombe bien, je voulais prendre l'air. -dit calmement la lionne-
-Oui c'est sur. Tu n'as pas trop froid quand même ? Si tu veux, je te passe ma veste.
-Ça ira. Tu voulais me voir pourquoi au fait ? Tu sais très bien que quand j'accepte un rendez-vous c'est pour parler de quelque chose d'assez sérieux, Fred.
-Oui, je le sais. C'est assez délicat à dire, ce n'est pas simple. Je ne suis pas comme mon frère, Ron, à passer par quatre chemins.
-Pourquoi, toi tu y vas direct ?
-Bah je prend trois chemins, c'est plus rapide -dit-il en rigolant. Hermione en rit aussi, c'est bon signe- Sincèrement, comment tu fais pour supporter mon frère ?
-Il n'est pas méchant, juste un peu … pas très intelligent. Entre lui et toi, il y a une sacrée différence.
-Ah, vraiment ? Il est … plus sérieux que moi, il travaille ces devoirs, il fait pas l'idiot en cours … contrairement à moi et George.
-Sincèrement, Fred, même si tu n'es pas très sérieux, tu peux le devenir vraiment. Il est vrai que tu fais des bêtises avec ton frère Georges, on vous connaît bien. Mais Ron est … un peu bête, pas très intelligent, et s'il travaille ces devoirs c'est parce que je le pousse à le faire, sinon il ne ferait rien du tout. Je dis pas qu'un homme intelligent est forcément intéressant. Mais parfois je m'ennuie un peu avec lui. J'espère que tu as prévu quelque chose d'amusant pour ce soir, tu vois pour le coup.
Je reste dans mon coin, les observant discrètement. Les paroles d'Hermione sont vraiment touchantes, et quelques choses me dis que Fred va rougir si elle continue. Ils sont mignons. Soudainement ils regardent le ciel. Pour les étoiles ? Non, Hermione fait la remarque que la lune vient d'apparaître. Oh Merlin. Je ne peux plus sortir. Tant pis, je vais rester caché et ne pas sortir. Je continue de les observer mais j'ai cru apercevoir une silhouette pas loin d'eux. Décidément tous le monde sort ce soir, mais si c'est un adulte, ils sont cuit les deux jeunes. Je recule dans ma cachette voulant pas qu'on me vois. Hm une chevelure assez longue, petite taille … je plisse des yeux, avant de voir débarquer Sacha Russell. Que vient-elle faire ici ? Je me retiens d'attraper un caillou à côté de moi et de le lui lancer dans la figure. Reste calme Remus. J'aimerai avertir Fred mais je ne veux pas intervenir dans leur rendez-vous qui à bien commencé. Trop tard, elle les a vu. Sa voix froide, hautaine, se fait bien entendre.
-Tiens tiens, que faites-vous là, vous deux ? Vous savez que c'est interdit d'être ici ?
-Ah non, on le savait pas -répond aussitôt Fred, de sa voix innocente- Dans la forêt interdite, oui c'est interdit mais pas ici.
-Le couvre-feu, triple idiot. Tu l'as oublié ?
-Non je l'ai pas oublié -dit-il en l'imitant. Je me retiens de rire-
-Vous savez, vous êtes devant le Saule Cogneur -lui rappelle alors Hermione- Pour l'instant il est immobilisé mais il va bientôt …
-Taisez-vous, petite peste -crache Sacha- Retournez dans votre salle commune, avant que je vous colle des retenues et vous retire des points.
-Dis donc la blonde, t'es pas professeur à ce que je sache. Tu n'es que la secrétaire du professeur Rogue et c'est tout -s'exclame Fred-
-De quel droit tu te permet de me tutoyer le roux ?
-Tu me tutoie aussi et le roux à un prénom, Madame Ruru !
-MADEMOISELLE Russell, espèce de rat.
Je n'en peux plus. Je décide de retourner dans ma chambre, pour me déshabiller gardant que mon sous vêtement et me mettre à la lumière de la lune. Tant pis, je vais souffrir, je vais être fatigué mais je n'en peux plus de cette femme. À présent devant la lumière, celle-ci tape contre ma peau, mon visage entier, mon cœur qui se met à battre très très fort, au point qu'on peut l'entendre en dehors de mon corps, de la cage thoracique. Je commence à trembler, mes yeux changent de forme, ainsi que mes dents. Je me tiens au mur, gémissant de douleur. Le dos me fais atrocement mal, commençant à me courber, mon sous vêtements se déchire à cause de ma taille devenu inhumain. Poussant des hurlements, de loup, forcément, qui résonne dans la cabane hurlante. Mes mains deviennent d'énorme pattes dépourvues de griffes pointues, tranchantes et de poil fin gris. La transformation ne dure que quelques minutes mais le plus douloureux arrive au niveau de la tête. J'ai l'impression qu'on me tire la peau en arrière, vers les oreilles, la nuque, l'arrière de mon crâne, ma mâchoire tirée vers l'avant pour former le museau. C'est très douloureux. Les oreilles tirés en arrière, je bouge ma tête dans tous les sens, souffrant abominablement de cette transformation jusqu'à que … tout s'arrête. C'est fini. Je suis devenu en espace de quelques minutes, un monstre, un loup-garou, aux yeux terrifiant. J'ai honte mais je me suis dis que c'était le bon moment pour faire payer à cette Sacha, tout ce qu'elle m'a fais. Ne jamais embêter un loup-garou. Je cours à présent sur mes quatre pattes en direction de la sortie et là je me stoppe en entendant la voix de Sacha, et celle de Fred. Je me redresse un peu sur mes pattes arrières et je vois quelque chose qui me met hors de moi. Cette femme tient Hermione par le bras, d'une façon ferme, la forçant à la suivre pour retourner au château. Tandis que Fred, tente de libérer sa dulcinée de l'emprise de cette monstrueuse femme. Mais la secrétaire dégaine sa baguette, faisant donc reculer le roux de quelques mètres, tombant sur les fesses. Elle à osait utiliser la magie sur lui ? Elle va avoir une sacrée surprise.
-Maintenant ça suffit … approche encore une fois et je t'envoie dans les branches de ce maudit arbre. Quand à toi, espèce de Sang-de-bourbe, tu vas me suivre et on va rendre visite à Severus, il sera heureux de te voir et de te coller une sacrée retenue.
Fred se relève difficilement, ayant mal aux derrières. Je sors vraiment doucement de ma tanière, à quatre patte, les dents bien visible, grognant et fixant Sacha d'un regard atrocement mauvais. Hermione ne cache pas sa peur en me voyant, elle ignore si j'ai pris la potion ou pas. Sacha pousse un énorme cri d'horreur en me voyant. Oui tremble, cri, hurle. Me mettant sur mes deux pattes arrières, elle pousse la lionne vers moi d'une façon violente.
-Tiens, prend là elle. C'est elle que tu veux hein ? Oui, tiens … c'est ton repas du soir sale loup-garou.
Je ne bouge pas de place, attendant qu'Hermione se relève, pour enfin partir en courant en direction de Fred. Non, ce n'est pas elle que je vais décortiqué ce soir mais cette blonde. Celle-ci ne comprend pas pourquoi je n'es pas attaqué la rouge et or, pourquoi je ne l'ai pas mordu ou griffé. Je tourne très doucement la tête vers mes amis Hermione et Fred, et les regarde comme si je voulais leur faire du mal. Mais c'est plus un message du genre « partez ! ». Le roux prend la main de sa dulcinée, pour partir en courant en direction de l'autre côté du Parc. Je ne les poursuit pas mais quand je me retourne pour voir Sacha, je la vois au loin en train de me fuir. On veut jouer à chat ? Pas de soucis, un lion c'est comme un chat, mais en gros et ça aime jouer. Je la poursuis en courant à quatre patte, poussant d'énorme cri, la rattrapant très facilement malgré qu'elle lance des sortilèges dans ma direction, comme elle vise pas vraiment, impossible d'être touché. Je continue de courir, jusqu'à être pas loin d'elle, pour sauter sur sa mauvaise personne. Les griffes bien sorties, la gueule grande ouverte, dont les dents vont pas tarder à la toucher. N'étant qu'à un mètre et quelques au dessus d'elle, je me vois tomber sur elle, et qu'elle soi à ma merci. Un sortilège sorti de nul part, m'envoie voler à l'opposé de Sacha. Touché en pleine poitrine, tombant et roulant sur le sol, je me relève très rapidement. Je n'y crois pas, le malfrat qui a osé me jeter un sortilège pour éviter que je fasse du mal à Sacha est cet homme, que j'aime en secret : Severus. Je n'es pas envie de me jeter sur lui et lui faire du mal. Néanmoins, je ne cesse de grogner de mécontentement.
-Venez ici vous -ordonne-t-il froidement à Sacha, qui le rejoint aussitôt- La prochaine fois je vous laisserai vous faire dévorer. Petite idiote.
Sa baguette pointée sur moi, ayant bu la potion tue-loup, je peux me contrôler. Plantant mon regard terrifiant dans celui de Severus, je le met au défi de me rejeter un sort. Cette femme blonde, s'est collée à Severus, comme une sangsue, une main sur le torse de mon collègue, presque blottit contre lui, alors que l'homme au cœur de pierre, s'en contrefiche. Je suis énervé de la voir faire. Elle fait tout pour m'énerver. Elle essaye de faire en sorte à ce que Severus la protège en la prenant dans ces bras mais elle rêve complètement. Il continue de me fixer, tandis que sa « protégée » chérie ne cesse de se coller à lui. Notre duel de regard dure plus de cinq minutes. J'ai envie de sauter à la gorge de cette personne qui à prit ma place mais ne veux pas faire mal à mon collègue. Je crois que je n'es jamais était aussi en colère après une personne. Cela me ressemble pas pourtant.
-Retournez au château et plus vite que ça, Russell -ordonne Severus d'une voix autoritaire, froide, sans la regarder-
-Mais ce monstre, vas te tuer, Severus. S'il t'arrive quelque chose, je serais malheureuse, et je ne sais pas ce que je ferais après.
Il ne répond pas. Quand à moi, montrant mes crocs, je me remet à courir vers elle, avec une envie folle de la tuer. Seulement, je me prend un autre sortilège en pleine poitrine, me faisant projeté assez loin d'eux. Roulant sur le sol caillouteux, et un peu boueux, je parviens à me relever très vite pour retourner à la charge mais cette fois-ci, je parviens à éviter les sortilèges. Je vois Sacha prendre la fuite, sauvant sa peau, comme lui a ordonné l'ancien Maître des Potions. Arrivé devant lui, je m'arrête net. Mais je ne parviens pas à me calmer, et je le lui montrant en grognant, lançant un regard presque tueur. Le voyant abaisser sa baguette, je me sens un peu rassuré. Il est un bon sorcier et quand il envoie des sortilèges, ça très très mal.
-Puis-je savoir ce qui vous prendre, Lupin ? Bien que vous puissiez pas me répondre, vous aviez voulu attaquer Mademoiselle Russell. Ceci est impardonnable. Dumbledore sera mit au courant de ce qu'il s'est passé ce soir, et je peux vous assurez, qu'au plus tard demain soir vous aurez un billet de retour chez vous. Je ferais en sorte à ce que vous soyez renvoyé.
Misérable. Espèce de monstre. Oui, je le pense haut et fort. Malgré mes sentiments envers lui, je ne peux pas m'empêcher de penser cela. Il me regarde une dernière fois avant de tourner les talons, faisant voler sa cape noire, et repartir en direction de l'école. Je décide de faire demi-tour aussi, mais cette fois, je pars à la recherche de Fred et Hermione. Heureusement que j'ai une bonne ouïe et je parviens à les retrouver facilement. Marchant sur les pattes arrières, je m'approche d'eux, sans montrer un signe de monstruosité ou d'agressivité. Ils sont assit sur un rocher, au bord du lac mais apparemment Hermione est blessé. Je me cache discrètement derrière les gros tas de buissons situés devant eux.
-On va aller à l'infirmerie.
-Ça va aller Fred, c'est juste une égratignure. Arrête de t'inquiéter, je ne suis pas morte. Mais cette affreuse femme, va me le payer.
-Tu vas avoir un bleu je pense. Mais pour ton genou …
-Arrête. Je vais très bien, et heureusement … que Remus était là.
-Oui. Je suis vraiment désolé, j'avais complètement oublié que c'était la pleine lune ce soir.
-Remus à prit sa potion apparemment, sinon il m'aurais attaqué quand cette femme m'a poussé vers lui. D'ailleurs où est-elle ?
-A mon avis, elle a du partir comme une lapine en voyant Remus. Mais moi je me demande où il est. J'espère qu'il n'a rien.
Non, je vais très bien. Je suis un peu fier de moi pour ce soir. Je reste caché, tandis qu'ils continuent de discuter de Sacha, qu'elle est mauvaise, des cours, de la pleine lune, de certains professeur. Décidant de bouger, je fais légèrement du bruit, qui n'échappe pas aux oreilles d'Hermione qui se lève d'un coup et se retourne. Je me dis que je devrais sortir de ma cachette, que cela ne sert à rien de rester dans l'ombre. Me montrant donc, elle m'accorde un petit sourire rassurée. J'aimerai le lui rendre mais en loup-garou c'est difficile. Fred me souris, me faisant un clin d'oeil discret. Hm que dois-je comprendre ? Je m'approche d'eux, mais je les contourne pour aller vers le lac. Je ne veux pas les déranger pendant leur rendez-vous. Je met mes quatre pattes dans l'eau froide, et je fais comme si je suis tout seul. Je tend quand même l'oreille pour les écouter et voir si Fred arrive à gérer le rendez-vous.
-Je voulais qu'on s'amuse un peu dans l'eau du lac mais … je crains que l'eau soi froide en fait. Dis moi Hermione, en fait, je t'es demandé de venir mais pas pour parler de quelque chose de sérieux comme les cours, ou autre chose.
-Je m'en doutais un petit peu Fred. Mais après ça peut être une confession aussi, et c'est sérieux aussi ça. Tu m'as l'air … un peu gêné.
-Mais je le suis, seulement je fais croire que non. En fait, je suis gêné parce que j'ai donné un rendez-vous à une fille qui est la meilleure amie de mon frère. Je t'avoue que je suis parfois un peu jaloux.
-Jaloux ? Mais Fred, nous sommes amis aussi … certes on est pas souvent ensemble mais cela n'empêche pas que nous pouvions passer des petits moments ensemble, discuter de tout.
Fred ne parvient plus à parler. Je tourne légèrement la tête, voyant donc qu'il est pas à l'aise. On dirait qu'il va mourir. Je pousse un petit gémissement désespéré. Je reviens vers eux, me mettant derrière le roux et avec ma tête je le pousse doucement contre la lionne, du genre : « vas-y lance-toi, sois un homme ». Bien sur, il ne me comprend pas. Je secoue la tête, oh mais Fred, réfléchit un petit peu. Je continue de lui donner des petits coups de tête dans l'épaule pour qu'il puisse se coller contre elle. Après plusieurs tentatives, il fini par se décaler vers elle. Enfin. Je décide de reprendre ma place près de l'eau froide du lac, mais comme toujours je tend mon oreille pour les écouter. Mais je me perd aussi dans mes pensées tournées vers Severus, encore et toujours. Le fait d'aider le jeune Weasley à prendre le cœur de sa belle dulcinée, je déprime un petit peu, me disant que cela m'arrivera pas pour Severus.
-Fred, vas-tu m'expliquer ? J'ai horreur perdre du temps comme ça. J'ai même pas pu finir mon devoir de soin aux créatures magiques.
-Je suis amoureux de toi.
Hein ? Je tourne la tête vers lui, le regardant en ouvrant légèrement la gueule, et ouvrant grandement les yeux, vraiment choqué. Fred, ce n'était pas prévu que tu dises cela. Ah bah au moins c'est direct c'est sur et certain mais le lui sortir d'un coup comme ça. Comment va réagir Hermione ? Celle-ci est bouche bée, elle ne cesse de fixer le roux qui est rouge tomate aux niveaux des joues. Il est courageux le rouquin, un Gryffondor après tout. Hermione tente de parler mais ne parvient pas à former une phrase comme il faut, elle n'arrête pas de bégayer, de faire des pauses de plusieurs secondes. Je me retiens de venir vers eux mais je les laisse entre eux, je commence à m'amuser avec l'eau du lac. Ils ne s'échangent plus un mot, ils doivent se regarder dans le blanc des yeux. Je les regarde du coin de l'oeil et j'ai deviné juste. Après quelques longues secondes de silence, Fred décide enfin de parler, du moins de caser quelques mots pour former une phrase.
-Je suis désolé mais … je pensais que te le dire directement … serait mieux. Depuis l'année dernière j'éprouve … des sentiments pour toi et je ne voulais pas te le cacher plus longtemps.
-Tu es très courageux, Fred. Je crois qu'aucun homme m'a clairement dit ce qu'il ressentait. Mais …
-Je le sais. Je ne t'en veux pas, à vrai dire, je m'y suis un peu préparé à tout ça, au fait que tu ne veuilles pas et ...
-J'ai peur de te confondre avec ton frère Georges.
-Pardon ?
-Être avec toi, je peux pas dire « non » mais j'ai juste peur de me tromper après, je ne saurais pas si c'est toi ou Georges. Tu me comprend ?
-Heu oui mais … alors … je te comprend pas. Tu es amoureuse de moi ?
-Disons que tu es fort charmant Fred, plein d'humour, jamais ennuyeux, souriant, intelligent parfois, tu sais être adulte dans les bons moments et tout cela, toutes ces qualités me plaise sincèrement.
Je n'entends rien de la part de Fred. Alors je tourne la tête pour les regarder à fin de voir ce qu'il se passe. Et là, sous mes yeux, je vois quelque chose de beau, de mignon, dont j'aurais aimé que cela se produise entre moi et Severus : Fred en train d'embrasser la jeune Hermione. J'aimerai sourire mais en loup-garou, difficile. Ils sont vraiment mignon tous les deux. Il est vrai qu'entre Ronald Weasley et Fred Weasley, le choix est assez rapide. Mais ils ne dépassent pas Severus Rogue. Ne désirant pas déranger les deux amoureux, je décide de m'éloigner d'eux dans la plus grande discrétion, et me diriger vers le Saule Cogneur pour regagner ma tanière. Au moins, j'aurais réussi à rapprocher mon ami Fred, avec la ravissante Hermione. N'étant pas loin de l'entrée, j'entends les voix des jeunes m'appeler. Que me veulent-ils ? Je me met sur les deux pattes arrières et les regarde me faire signe de venir. Oh non, je n'es pas envie. Pas que je ne les aime pas mais les voir s'embrasser, se câliner, cela me mettrais mal à l'aise et je n'arrêterai pas de m'imaginer avec Severus. Je décide de pénétrer dans ma cachette, allant à ma chambre.
Je ne peux pas m'allonger sur le lit mais je sens déjà la fatigue me gagner. Je reste assis devant la fenêtre, fixant la lune. Je peux entendre de l'intérieur le Saule Cogneur bouger ces branches. Que se passe-t-il ? Fred et Hermione tentent de rentrer ? Je sais qu'ils pourrons entrer sans problème. Et en effet, quelques petites minutes plus tard, j'entends des pas dans les escaliers, sur le plancher usé par le temps, troué par des termites, craquelé par l'humidité. Je les vois arriver presque en courant. Les auraient-je inquiéter ? Possible. J'attends que l'un d'eux parle, pour pouvoir comprendre le pourquoi ils sont arrivés si vite.
-Remus j'ai pas tenu -panique Fred. Il se met à parler très vite- Tu sais ce que tu m'as dis quand tu es venu me chercher dans la grande salle …
-Calme-toi Freddy. Ce n'est rien -rassure Hermione. Elle se tourne vers moi- Fred m'a tout raconté. Concernant … ton amour pour Severus.
Je reste figé. Il a osé en parler à Hermione ? Je lui faisait confiance. Je fixe le roux d'un regard très mauvais, j'ai horreur qu'on trahisse ma confiance. Celui-ci montre à quel point il est désolé, qu'il s'en veut terriblement. Il se mord la lèvre, la langue jusqu'au sang, tout en se tortillant les doigts, froissant son haut. Tant pis, elle est au courant mais j'ai encore plus peur. La rouge et or, parvient à me rassurer avec ces mots.
-Remus, ne t'en fais pas je ne dirais rien à Ron et Harry. Il avait besoin de me le dire. Ne sois pas énervé contre lui. Tous les deux, nous ne dirons rien aux autres. Mais dis toi que je t'encourage, ne baisse pas les bras. Je sais que c'est difficile d'aimer une personne qui ne partage pas les sentiments.
Je suis vraiment étonné. J'émis un petit son de ma gueule dépourvue de poil fin et gris. Elle veut m'encourager, moi qui croyais qu'elle aurait du mal à accepté le fait d'avoir un ami amoureux d'un homme cruel, froid. Fred ne cesse de s'excuser. Je lève les yeux avant de poussé un petit hurlement, pour lui faire comprendre qu'il devait arrêter de s'excuser. Mon hurlement fait sursauter le roux mais celui-ci me souris au final. Hermione poursuit son petit discours touchant.
-Le plus difficile, c'est l'obstacle qui se trouve entre toi et Rogue. Et je sais que tu sais de qui je parle. Sacha Russell. Mais t'en fais pas, Fred à une excellente idée.
-Hum oui en effet j'en es une. Mais je préfère t'en parlais quand tu auras repris ton apparence. Mais … je suis désolé Remus, il faut que mon frère Georges le sache aussi, sinon je n'y arriverai pas tout seul.
N'étant pas d'accord que son frère l'apprenne, je secoue la tête. Au final, les deux jeunes décident de me quitter, et je ne leur en veut pas. Le couvre-feu est largement passé et je ne veux pas qu'ils se fassent attraper. En tout cas, je suis heureux pour eux. Ils se sont trouvés plus ou moins, même si j'ai un peu aider. Je passe ma soirée, ma nuit dans la cabane hurlante et je n'en sors plus, jusqu'au lendemain matin.
Le soleil se lève, les rayons de cette grande étoile pénètre dans la pièce par les fenêtres dont les vitres sont cassées, et barricadées. Je me retrouve allongé sur le sol, entièrement nu. Oh Merlin je suis fatigué, comme si j'avais parcouru des kilomètres à pieds, j'ai affreusement faim, je crois que je mangerai même le plat que je déteste tellement mon estomac cri famine. Je me lève de ce sol froid avec difficulté, mais je parviens à me tenir à quelques mobiliers capable de soutenir mon poids. Je me dirige vers le lit pour y retrouver confort, et chaleur. Mais je n'es pas le temps de me reposer, j'ignore même l'heure qu'il est. Je dois rentrer au château, avant cela je m'habille avec mes nouveaux vêtements. Tout en m'habillant je pense à Sacha, elle a eu vraiment peur hier, et elle n'a pas du dormir de la nuit. Je ris tout seul en pensant à cela. Mais je pense aussi à Severus, je l'ai mis très en colère, de toute façon, il n'est jamais de bonne humeur alors ça change pas grand chose. En fonction de l'heure, je verrais si je peux aller dans la Grande Salle ou pas, au pire j'irais dans les cuisines ou je jeûnerai.
Je sors de ma cachette, tâchant d'immobiliser l'arbre pour éviter qu'il me tue à coup de branche et je regagne au plus vite le château. En traversant le pont en bois je croise Seamus Finnegan et Dean Thomas, les inséparables. Ils me sourient grandement, ils sont bien sur au courant de ma maladie. Et ça tombe bien que je les croise, je vais leur demander l'heure justement.
-Bonjour vous deux ! Je vois que vous êtes de bonne humeur !
-Bonjour Professeur Lupin -me saluèrent les garçons- De bonne humeur, pas vraiment on fait semblant pour tout vous dire -m'avoue Seamus-
-Oh. Mais pourquoi cela ?
Ils se regardent, ils sont pas à l'aise du tout. Que leur est-il arrivé ? Je fronce les sourcils, avant de remarquer un petit détail qui me fais sourire. Dean tient le petit doigt de Seamus. Ce dernier, ayant vu mon regard posé sur leur mains, éloigne la sienne de celle de son camarade.
-Ce n'est pas ce que vous croyez Professeur -tente d'expliquer le jeune Finnegan-
-Je ne suis pas bête. De quoi avez-vous peur ? -demandais-je-
-La secrétaire de Severus … elle nous a … surprise en train de se … de se … bref …
-De vous embrasser ? Et ?
-Bah … elle est aller voir le professeur Rogue et quand on l'a vu nous regarder, il y avait dans ces yeux du dégoût. Déjà qu'on est pas très apprécié du professeur, il va s'amuser à nous rabaisser en cours maintenant qu'il sait que … eh bien que nous sortons ensemble -explique Dean, plus à l'aise-
-Je vois. Si ce n'est pas indiscret, vous êtes ensemble depuis quand ?
-En fait je suis amoureux de Seamus depuis deux ans et lui depuis un an et demi. On se l'est avoué un mois avant les grandes vacances. Mais on a voulu resté ami, de peur d'entamer une relation qui risquait de mettre notre amitié en l'air. Seulement voilà dés le premier jour de la rentrée on est ensemble.
-Vous avez pas tenu -dis-je en souriant- Quand on aime une personne, et que c'est réciproque, c'est difficile de se contenir.
-C'est vrai. Je me suis jeté sur lui comme un lion sur une lionne -rit Dean, en prenant la main de Seamus-
En ce moment des couples se forment. Je suis vraiment content pour eux, ils vont bien ensemble, y a rien à dire mais cela me déprime un peu. Hier c'était Fred et Hermione, maintenant c'est Seamus et Dean. Se sera qui le prochain ? Nous parlons encore un petit moment, et enfin je leur demande l'heure gentiment. Je me retiens de tomber dans les pommes, il est presque dix heures. Mon dieu. Je les remercie et leur souhaite du bonheur avant de m'éloigner d'eux pour pouvoir me rendre à l'intérieur du château et aller dans les cuisines. Manque de pot, je tombe sur le secrétaire de Severus, avec un dossier dans les mains, dans le couloir qui mène aux cuisines. Je lui dis rapidement et un bref « Bonjour » sans la regarder, et je la contourne, voulant pas perdre mon temps avec cette vipère sortie des eaux polluées.
-Deux minutes, faut qu'on parle Lupin -me dit-elle de sa voix froide, hautaine et aiguë-
-C'est Monsieur Lupin -lui répondis-je sur un ton sec en me tournant vers elle- Que voulez-vous ?
-Le directeur vous attend dans son bureau et …
-Merci je le sais, j'ai pas besoin d'une pigeonne pour me le dire. Autre chose ?
-Un peu de respect espèce de monstre. Regardez-vous, vous êtes laid comme un troll.
-Mais je ne suis pas là pour plaire à une vipère aussi laide qu'une bouse de dragon. Et encore je suis poli. Commencez par me respecter et je vous respecterai. C'est pas demain la veille.
-Vous vous rebellez ça y est ? Vous faites le beau parce que vous êtes plus fort quand vous êtes un monstrueux loup-garou horrible.
-Oh merci du compliment, Madame. Au fait, attention à votre langue.
-Pourquoi ?
-Parce que vipère comme vous êtes et vu le nombre de bêtises qui sortent de votre bouche, à votre place je m'inquiéterai. Vous risquez d'avoir une crampe. Remarquez, ce n'est pas plus mal, ça éviterai que vous parlez.
À mes mots, je tourne les talons pour me diriger vers le bureau du directeur. Que me veut-il ? En tout cas, à cette vipère, je lui ai fait fermé sa bouche. Si je dois être terrible pour pouvoir être respecté un minimum, eh bien soit, je le ferais à chaque fois. Je me dépêche de me rendre au bureau de Dumbledore. Montant les marches d'escalier, je frappe à la porte qui s'ouvre juste après mes coups. Je pénètre dans le bureau et je vois l'homme à la barbe longue et grise assit à son bureau avec un petit sourire et deux tasses posées devant lui. Fermant la porte, et m'approchant de lui, je le salue gentiment d'un signe de tête.
-Asseyez-vous Remus, tenez, je vous ai préparer du chocolat chaud avec des petits biscuits à la cannelle. J'espère que vous aimez.
-Oh, merci beaucoup, c'est très gentil -lui répondis-je en m'asseyant face à lui-
-Je vais très vite faire partir votre stresse Remus, je vous ai convoqué par rapport à ce qu'il s'est passé hier soir, lors de la pleine lune.
-Ah ? -je bois une gorgée du liquide chaud, et croque dans un biscuit- Madame est venu se plaindre ?
-Je vois que vous aviez pas oublié.
-Comment oublié ce bon moment ? Sachez que je regrette pas de lui avoir foutu la trouille hier. Je vous rassure, je n'allais pas la mordre, ni la griffer. La prochaine fois, qu'elle évite de m'énerver. Embêter un loup-garou, c'est comme réveiller un dragon qui dort au fond d'une grotte, c'est suicidaire.
-J'ai des biscuits aux figues si vous voulais ? -me dit-il en me tendant une petite boite-
-Merci, ceux à la cannelle me suffise. Pourquoi m'avoir convoqué ? -certes je stresse moins-
-Je ne vais pas pouvoir renvoyer Miss Russell chez elle. Severus à encore besoin d'elle apparemment.
Je perd le sourire. Pardon ? Severus à besoin de cette ignoble femme ? Je bois une gorgée de ma tasse, et mange mon petit biscuit, tout en restant silencieux. Je maudis Severus, je le maudis cet espèce de lutin. Je serre tellement fort la tasse, qu'elle commence à se briser dans ma main.
-Remus ? S'il vous plaît calmez-vous. Severus ne pourra pas la garder éternellement. Elle ne pourra partir qu'après le bal.
-Quand ? Lundi ? Mardi ? Dimanche prochain ? Déjà, au bal elle va danser avec Severus, et ça me met hors de moi.
-La jalousie, belle preuve d'amour. Comptez-vous venir ? Cela me ferais très plaisir.
On se fait interrompre par l'intervention d'une personne, qui n'a même pas frappé à la porte : Sacha, accompagnée de Fred et Georges. Qu'ont-ils fait encore ? Le directeur et la jeune femme discutent seulement quelques secondes et Dumbledore lui fait comprendre que la politesse était une option pour elle, car entrer sans frapper était une chose qu'il ne tolérai pas. Cependant, il fait venir les deux roux pour qu'ils s'assoient face à son bureau. Aucun des deux n'osent parler. Eux aussi ont droit à la tasse de thé, ils ne refusent pas et acceptent avec plaisir.
-Je crois que je n'es jamais eu autant de visite -dit Dumbledore en plaisantant- Que s'est-il passé ?
-Fred et moi, étions dans le parc et on s'amusait à tester nos nouveaux farces et attrapes, malheureusement, un de nos farces à toucher un élève de Serdaigle.
-Mais il n'a rien -rassure Fred, voulant se défendre- Il a juste … une queue de dragon et les oreilles d'un lutin de Cornouailles. Mais les effets dure seulement une heure.
-Ingénieux ! L'importance est qu'il y ai eu aucun blessé.
-Vous nous retirez pas des points ?
-Il n'est pas interdit d'exercer de l'art dans l'école, Monsieur Fred Weasley. Remus, vous désirez ajouter quelque chose ?
-Oui Professeur -je voulais parler mais j'osais pas les couper- Si notre réunion est terminé, je souhaiterai m'entretenir avec les deux Weasley, en dehors de votre bureau bien entendu, pour évite de vous déranger.
-Bien sur Remus, vous pouvez partir. Encore une chose, j'espère que vous serez en forme pour le bal.
Je lui souris, lui assurant que je serais là et en pleine forme. Nous quittons tous les trois le bureau du directeur et une fois dehors je demande aux garçons de me suivre pour qu'on puisse discuter. J'ai besoin d'eux pour le bal, j'ai besoin d'eux pour mettre en place mon plan, à fin de gâcher la soirée à cette Sacha, et peut-être même celle de Severus. J'avoue que cela me fais un petit peu mal au cœur mais j'ai envie de jouer un peu.
