~Désolé pour l'attente, je me remet rapidement à l'histoire. J'espère que ce chapitre va vous plaire et désolé d'avance pour les fautes~
Chapitre VI
Comme Fred et Georges ne peuvent pas aller dans mon appartement personnel à l'étage des professeurs, et ni dans mon bureau, j'ai décidé de les amener à ma cachette, sous le Saule Cogneur. Pendant le trajet ils ont discutés entre eux, par rapport à la farce qu'ils ont fait au jeune élève Serdaigle. À les entendre, ils ne s'en veulent pas mais comme dit Dumbledore, il n'y a pas eu de blessé, c'est le principal. Nous arrivons dans la cabane hurlante et de suite les jumeaux prennent leur aise sur le lit, en évitant de le casser bien sur. Ils me regardent tous les deux, attendant donc que je leur parle et c'est ce que je fis.
-J'aimerai que vous m'aidiez à … pour le bal de ce soir.
-Tu n'as pas de cavalière ? -me demande Georges- Si ce n'est que ça, on peut t'en trouver une.
-Non, enfin si j'en es pas mais le soucis n'est pas là. Fred, tu n'aimes pas cette Sacha Russell et je pense que toi non plus Georges.
-Non en effet, je la porte pas dans mon cœur pour tout dire. Tu veux qu'on lui fasse la fête ?
-On va dire cela comme ça oui. Mais ce soir, pendant le bal, pas avant. Elle va danser avec Severus Rogue.
-En quoi cela te gêne ? Pardon d'être curieux à ce point mais pourquoi ?
Je regarde Fred, qui me fais un « non » de la tête, comme quoi son frère n'est pas au courant. Bon, tout compte fait, je décide d'expliquer à Georges le pourquoi je ne veux pas que Severus et Sacha soit si proche. À ma plus grande surprise, Georges ne fait que hocher la tête, en m'écoutant, comprenant parfaitement mon envie de gâcher la soirée de cette vipère blonde. Il est comme son frère, il me soutient aussi et m'encourage pour pas que je baisse les bras. Je le redis, cette famille est vraiment merveilleuse, plein de cœur tendre et en or.
-En fait, tu veux qu'on mette la soirée de Rogue et Russell en l'air ? -me demande Fred- Sérieux ?
-Oui Fred. Vous vous sentez pas capable de faire cela ?
-Oh si si, largement -m'assure Georges- C'est surtout qu'on s'attendait pas à ce que tu deviennes comme ça Remus, en toute franchise. À croire que l'amour te rend mauvais.
-Vous trouvez sincèrement que je suis devenu mauvais ?-leur demandais-je alors surpris-
-Pas du tout ! Sincèrement, si ma petite amie devenait comme cette femme là, je ferais exactement comme toi, je pourrirai quelque chose dans sa vie et celle du gars avec qui elle partage des bons moments.
-Freddy, tu as quelqu'un et tu ne me l'a pas dis ? -s'exclame Georges-
Et c'est parti pour un interrogatoire de la part de ce dernier. Cela me fais sourire et rire de les voir se disputer parce que l'un n'a pas dit à l'autre qu'il avait quelqu'un dans sa vie. Je leur demande alors un peu d'attention pour qu'on puisse discuter du sujet important : le bal. Fred me propose donc l'option suivant : que Georges prenne l'apparence d'une femme pour pouvoir venir au bal avec moi. Pourquoi pas sauf que c'est interdit de se servir du polynectare mais ils sont au courant. Nous discutons pendant des heures, pour que tout soi bien préparé. C'est sur les coups de 13h20 que notre « réunion » se termine. Je dois avouer que j'ai un petit creux et par conséquent, on se dit à ce soir. J'espère que je vais pas regretter mes gestes, du moins ce que j'ai préparai pour ce soir. Retournant au château, tandis que les jumeaux se dirigent tout droit vers le village sorcier, sûrement pour préparer ce qu'il faut pour le bal, je m'attendais pas à croiser le professeur McGonagall. Vu comment elle arrive, et surtout son expression sur le visage, je me dis qu'elle est de mauvaise humeur. Mon cher Remus, à mon avis, elle vient pas ici pour compter les feuilles tombées du Saule Cogneur. J'allais pour saluer la directrice de la maison Gryffondor, mais cette dernière me coupe.
-Professeur Lupin, auriez-vu vous Monsieur Fred Weasley, ainsi que son frère jumeau ?
-Ils sont partis du château, sûrement pour aller faire une balade. Que se passe-t-il professeur ?
-Un élève de Serdaigle s'est retrouvé à l'infirmerie. Le professeur Dumbledore n'a pas retiré de point, mais comme je suis la directrice de la maison Gryffondor, il en mon devoir de corriger les élèves qui font de mauvais coups aux autres.
J'approuve ce qu'elle me dit. Au final, nous retournons au château ensemble. À ma grande surprise, elle me demande comment je supporte le fait que Sacha soit là et est donc prit ma place. Très mal. Du moment qu'elle ne devienne pas professeur, cela me va parfaitement. Vu l'heure, je me dis que Severus donne cours, dois-je aller le voir ? Non. Je dois me contenir, il faut que j'arrête d'aller le voir. Mais il est tellement beau, un charme au quel on ne peut pas résister. À ma plus grande surprise, je le vois venir vers nous, d'un pas très décisif, la tête haute, le dos droit, aucune expression sur son visage.
-Professeur Rogue ? -interpelle Minerva-
-Lupin, je vous cherche depuis ce matin. Où étiez-vous ?
-Bonjour Severus. Comment te portes-tu ? -lui demandais-je-
-Je ne suis pas ici pour sympathiser avec vous. Un entretien entre vous et moi, dans mon bureau.
Je ne répond pas mais je lui fais signe que je le suis. Je m'excuse auprès de Minerva, avant de partir avec Severus, dans son bureau, le sien : celui qui se trouve dans les cachots. Cela me surprend un peu mais je ne dis rien. Nous pénétrons dans la pièce froide, lugubre. Croisant les bras, j'attends qu'il commence à parler, quelque chose me dis que notre entretien ne va pas durer et ne va pas me plaire aussi.
-Vous avez réussi à sauver votre poste ici en tant qu'enseignant, mais ne croyez pas vous en sortir aussi facilement.
-Je peux savoir pourquoi tu cherches tant à me faire virer, Severus ? Je sais que ton amour pour Sacha est grand mais tout de même …
-Ne mettez pas les absents dans l'histoire.
-Oh je t'en prie, tu mettais bien mes amis dans certaines histoires. Sinon ?
-Où sont passés ces deux idiots de Weasley ? -rugit-il, hors de lui-
-Je n'en sais rien. Laissez les un peu bon sang. Trouve toi d'autre personne pour jouer mais je te préviens, Severus, à partir de maintenant, je vais faire les choses à ma façon, et à partir de demain je reprend mon poste que tu le veuilles ou non. Est-ce que c'est clair ?
-De quel droit vous vous permettez de reprendre votre poste, Lupin ?
-Depuis que le directeur m'a précisai que je reprendrai le travail et dommage pour toi, Sacha devra partir. Aussi à partir de maintenant, à chaque fois que tu me respecteras pas, tu auras droit à une surprise. Maintenant si tu me le permet, j'ai des choses à faire, comme par exemple préparer des devoirs à donner aux élèves.
Je ne lui laisse pas le temps de dire un mot, que je quitte son bureau. Je me sens bien, alors pourquoi ne pas travailler un peu. Pour cela, je m'isole dans mon appartement à fin de commencer à écrire, préparer tout ce qu'il faut pour les devoirs. J'y passe l'après midi entière, sans sortir, sans voir personne et ce n'est pas plus mal. Maintenant que j'y pense, est-ce que la Grande Salle est décoré ? J'en ai aucune idée. Je me demande si Fred et Georges vont réussir leur mission. J'ai confiance en eux. Je décide de m'installer sur le lit, à fin de me reposer avant le bal, et bien entendu, je me perds dans mes pensées tournées vers Severus. Encore lui, oui, toujours mais ce soir ça va être sa fête. Je finir par m'endormir, complètement détendu.
On me réveille en frappant fort contre la porte. Cela me fais sursauter, presque à tomber de mon lit. Je me lève très rapidement, pour ouvrir la porte avant que la personne me la démonte. Je n'es pas envie de la réparer au levé du lit. En ouvrant la porte je m'attendais à tomber sur Severus, mais non il s'agit de Pomona. Cela me surprend de la voir, surtout qu'elle ne frappe pas fort au porte d'habitude.
-Eh bien, Professeur Lupin, le bal va commencer dans dix minutes. Vous n'êtes pas encore prêt ?
Je lui dis gentiment de s'avancer, pour rejoindre les autres, pendant ce temps, je me dépêche de me préparer pour le bal. Fred et Georges doivent m'attendre. Je m'habille d'une tenue tout à fait banale. Et je me dépêche de quitter mon appartement ainsi que l'étage des professeurs. Je ne cours pas mais je me dépêche de marcher pour retrouver les deux roux dans un couloir vide, pas loin de la Grande Salle. J'aperçois Fred mais pas Georges. Je lui demande donc où est passé son frère. Celui-ci arrive mais totalement transformer en femme rousse, aux longs cheveux, une robe rouge, sur des escarpins, et les yeux bien vert. Merlin, où sont-ils allaient pour trouver un cheveu d'une telle femme ?
-En allant à Pré-Au-Lard, on est tombé sur une femme qu'on a trouvés très belle, alors on s'est dit qu'elle te conviendrai aussi -m'explique Fred- Ne t'en fais pas, on ne l'a pas assommée, ou quoi que se soi. Alors t'en penses quoi ?
-Ravissante, Georges -dis-je en rigolant- Je dois t'appeler comment ?
-D'après ce qu'on a entendu, elle s'appelle Sophie Margaux, c'est une journaliste. Ne t'en fais pas, pour le polynectar, on s'est contenté de l'acheter, et Georges a quelques fioles sous sa robe.
-Très bien, merci en tout cas pour ce que vous faites.
Fred me souris, avant de tapoter mon épaule, me souhaitant « bonne chance ». Georges s'approche donc de moi pour me prendre le bras. Il a un immense sourire, preuve qu'il s'amuse beaucoup déjà. Il me murmure donc qu'ils ont fait exprès de prendre une belle rousse aux yeux vert. Pourquoi ? Parce que Lily était comme ça, belle, rousse, aux yeux vert. On se dirige vers la Grande Salle, tandis que Fred y pénètre à l'instant avec Hermione à son bras. La musique est déjà entendu à l'extérieur de la salle. Le décor est tout à fait banal : il n'y a que des petites tables rondes recouvertes de nappes orangées, des bougies de toutes les couleurs suspendu dans le ciel. Les statues représentant les maisons de Poudlard, n'ont pas changés, sauf le feu de leur lanternes. C'est très coloré en tout cas. J'aperçois Severus en compagnie de sa chère et tendre Sacha. Elle est vêtue d'une robe longue et noire, avec un foulard corail autour du cou. Maquillée comme une poupée, rouge à lèvre, far à paupière noire. Comment Severus fait pour la supporter ? Je soupire avant de me tourner vers « Sophie ». Nous n'avions pas pu faire un pas vers Harry et ces amis, ou même vers la piste de danse, que Dumbledore vient à notre rencontre.
-Ah Remus, quel plaisir de vous voir. Oh qui est cette charmant Demoiselle ? -me demande-t-il-
-Sophie Margaux, une ravissante journaliste. Je me suis dis que d'inviter une journaliste serait parfait si elle veut faire un article sur l'école, comme quoi deux professeurs enseignent ensemble !
-C'est une excellente idée, Remus. J'ai entendu parlez de vous Madame Margaux -dit-il en se tournant vers elle- Vos articles sont écrit avec une très belle plume.
Georges bien son jeu, et remercie le directeur. Celui-ci sait tout, j'ai du lui mentir mais il n'est pas bête, il sait bien qu'il ne s'agit pas de la vraie journaliste. Cependant, nous restons avec Dumbledore, discutant de divers sujets. Mais il me demande si j'ai quelques minutes à lui consacré. Je m'excuse auprès de Sophie, qui va de suite se mettre dans un coin, mais pas loin d'Hermione et de son frère jumeau. À présent seul avec Dumbledore, celui-ci me parle de sa voix douce, posée.
-Remus, veuillez me rassurer …
-Professeur, je suis vraiment navré.
-Ils sont ingénieux, acheter la potion en dehors de l'école, et vous rendre service. D'ailleurs, très bon choix, c'est une ravissante jeune femme et excellente journaliste. Je sais ce que vous comptiez faire, et j'ai confiance en vous pour ne pas gâcher la soirée de tous le monde.
-Professeur ? Je ne vous comprend pas. Vous savez que je prépare quelque chose contre cette femme et Severus, et pourtant vous me laissez faire. Pourquoi ?
-J'aime beaucoup les reflets du miroir. Pas vous ?
-Professeur, s'il vous plaît.
-Les miroirs reflètent ce que nous sommes. Oh -s'exclame-t-il en voyant un breuvage sur le bar- Voulez-vous du jus de pêche et noix de coco ? C'est un excellent mélange.
-Non merci. Je vais retrouver ma cavalière.
Il me fait un petit sourire, avant de s'éloigner pour aller prendre un verre de jus de pêche et noix de coco. Je retourne rapidement vers Georges, qui m'attend patiemment tout en discutant avec son frère jumeau. Je vois Severus du coin de l'œil. Son visage montre qu'il n'est pas très content de me voir, et cette Sacha me regarde avec dégoût. Je m'occupe pas d'eux, ce soir c'est la fête. Rejoignant les jumeaux, Georges me conseille de danser avec lui, quand Severus et Sacha ne dansent pas. Je ne comprend pas pourquoi mais allons-y. Me prenant le bras, Georges prend un air très hautain, et marche droit. Je me retiens de rire, le fait qu'il point bien son nez vers le haut lui donne un air de femme coincée. Arrivés sur la piste, nous nous mettons en position, attendant que la prochaine musique commence. Severus et Sacha nous rejoignent mais ils se mettent assez loin de nous. Les ignorant toujours, je souris à Georges qui me rassure qu'il sait très bien danser et qu'il s'est entraînait avec les talons. Merlin merci. Les musiciens commencent à jouer, et les premiers pas de danse se firent. Je me concentre pour pas écraser les pieds de Georges. Nous nous en sortons plutôt bien, je ne regrette pas d'être venu, certes je danse avec un homme transformé en femme mais peu importe je me régale. Georges se penche sur moi, murmurant à mon oreille.
-Si tu veux que je bouscule Sacha, tu n'as qu'à me donné le feu vert.
-Pas encore. Attendons encore un peu, à moins que tu ai une meilleure idée.
-Disons que je comptai la bousculer quand elle se sentira vraiment bien, sereine en fait. Et là « paf » je la bouscule, on se dispute et sa soirée est bien gâchée, sauf si son crétin de chauve-souris des cachots prend sa défense. Qu'en penses-tu mon chou ?
Je ris légèrement quand il me donne ce surnom. Il joue vraiment le jeu, cela fait presque peur mais c'est amusant d'un côté. Voilà que Georges me propose donc autre chose : aller voir Severus, et faire connaissance avec lui, et peut-être même danser avec lui. Je réfléchis un moment, pour cette fois je ne suis pas jaloux, car je sais que Georges n'essayera pas d'avoir Severus. Je lui donne le feu vert mais uniquement après cette danse. Nous continuons de danser calmement, sans s'occuper de ce qui se passe autour de nous. Bien sur je ne suis pas étonné de voir Dumbledore danser avec Minerva.
La musique prend fin et très vite nous quittons la piste de danse, pour nous mettre sur le côté, à fin de discuter mais d'autre chose que du plan que nous avons mit en place. Très vite Georges me dit qu'il va rejoindre Severus, pour tenter de danser avec lui et donc faire rager Sacha. Je lui donne le feu vert de suite, et il s'en va, marchant toujours avec le même air. Je reste à ma place pour le regarder faire. Je suis tellement concentré sur Georges qui s'approche doucement du duo, que son frère jumeau, Fred, je ne l'avais même pas vu s'approcher de moi, ce qui me fais sursauter. Il me tend une … oreille ? Ah oui, cela permet d'écouter les conversations à distance. Je lui souris doucement, lui demandant pourquoi je devais prendre l'objet. Il m'explique donc que c'est marrant de tout suivre, les gestes mais aussi les conversations des autres.
Nous nous mettons dans un coin, pas au point de ce cacher de Severus et « Sophie » et Sacha, mais assez pour qu'on puisse les écouter grâce à l'oreille que nous possédons. Hermione nous à rejoint, se doutant qu'il se passe quelque chose. Mais très vite Fred, lui demande gentiment de ne rien dire, et ne rien faire. La lionne demande quand même à son petit ami des explications mais après le bal. Ah l'amour. Le deux amoureux se regardent avant qu'on soit tous captivé par les paroles de Georges à Severus. Il prend une voix féminine, heureusement d'ailleurs. On a pas pu suivre le début de la conversation, à cause du fait qu'on discute entre nous et c'est dommage mais ce n'est pas grave. À mon avis, dés le début ça va mal entre Sacha et Sophie.
-Tu ne touche pas à mon cavalier, sale vipère ! -crache Sacha- Severus Rogue est à moi.
-Monsieur Rogue ? -s'exclame Georges, parfaitement bien dans son rôle- Vous êtes le Maître des Potions, que j'entends souvent parler ? Mais quel honneur de rencontrer un grand homme.
-Grand homme ? -interroge Severus, en arquant un sourcil-
-Oh mais oui. Un homme d'une grande élégance, d'un charisme qui laisse sans voix. Je vois que personne à exagérée sur les mots.
-A qui je m'adresse ?
-Sophie Margaux, journaliste. Monsieur Rogue, accepteriez-vous de m'accorder quelques minutes de votre temps en ma compagnie ?
-Non mais … dégage sale vipère -crie Sacha en poussant Georges, qui ne réagit pas au insulte-
-Bien. Puisqu'il est impossible de s'entretenir avec un grand homme, sans que sa femme soit jalouse pour un rien, je m'en vais. Bonne soirée à vous Monsieur Rogue !
Georges tourne les talons, s'approchant rapidement de la sortie. Mais il va où ? Merlin, la potion va finir de faire effet, j'avais oublié et lui non. Je le laisse sortir, avant de me tourner vers Severus, qui me regarde d'un œil étrange. Heureusement il n'a pas remarqué l'oreille que Fred tenait dans sa main. Hermione s'était collée à son petit ami entre temps. Parfait, cela cache parfaitement l'objet qui nous à permit de les écouter discrètement. Je décide de retrouver Georges dehors, dans un couloir pas loin de la Grande Salle. Il me sourit en me voyant arriver.
-Tout va bien ? -lui demandais-je, inquiet-
-Oui, désolé mais le polynectare dure qu'une heure. J'ai bu une fiole là. Au fait, Fred t'a donné une oreille, j'ai l'autre cachée sous ma robe.
Il se tait soudainement après avoir regardé par dessus mon épaule. Je me retourne et je vois Severus, venir vers nous, d'un pas décisif. Aïe. Je le sens pas ça. Une fois près de nous, il me regarde, pour ensuite me demander s'il pouvait s'entretenir avec Sophie. Hum, bien sur. Je ne fais que hocher la tête, signifiant qu'il pouvait être avec « elle » et discuter. Du coup, ils s'éloignent de la Grande Salle, me laissant seul. J'ai presque envie de les suivre pour voir où ils vont et qu'est-ce qu'ils vont faire. Bien sur, je sais bien que Severus va pas se jeter sur Sophie. Très vite, je me retrouve accompagné de Fred, qui me rapporte l'oreille, pour qu'on puisse suivre la conversation entre Georges et Severus.
-Je suis navré d'avoir gâché votre soirée, Monsieur Rogue.
-J'aurais souhaité être tranquille mais je me retrouve entre deux femmes dont une est complètement idiote.
-Veuillez m'excuser d'être comme cela.
-Je parlais de cette Miss Russell.
-Elle n'est pas votre femme ? Pourtant, à l'écouter, j'ai cru que vous étiez son mari.
-Du tout. Je ne suis pas stupide pour épouser une femme qui croit que je lui appartient. Certes elle est intéressante et intelligente malgré le fait qu'elle soit un peu une sangsue.
-Votre façon de parler, et de penser me fais frissonner, Monsieur Rogue. Si cela peut vous rassurer, je n'écrirai pas d'article sur vous.
-De toute façon, je me serais occupé de vous si jamais j'aurais vu l'article -ajoute-t-il d'une voix froide et autoritaire-
La suite de la conversation n'est pas vraiment intéressante mais déjà, j'ai pris note le fait que Severus et Sacha n'ont pas de relation et heureusement. Cela m'empêchera pas de reprendre mon poste, et de jouer avec mon collègue. Maintenant, il faut qu'on s'occupe de Sacha, sa soirée n'est pas tout à fait gâchée après tout. Fred et moi, retournons dans la Grande Salle pour retrouver nos amis. La piste débordent de jeunes couples amoureux ou amis.
-Notre plan se termine ici ou pas ? -me demande Fred dans un murmure-
-Eh bien, ton frère est occupé avec Severus et Sacha … -je remarque qu'elle n'est plus là- Hum … on dirait que Madame n'a pas supporté le fait qu'il l'ai laissé toute seule.
-Victoire pour toi. Que vas-tu faire maintenant ?
-Je pense que je vais aller me coucher mais je ne veux pas laisser Georges tout seul avec Severus, pas que j'ai peur de quoi que se soit mais … mieux vaut le sortir de là maintenant, le pauvre.
-Comment faire ? On ignore où ils sont en plus.
Je réfléchis où est-ce qu'on peut les retrouver. Peut-être au parc ou tout simplement dans le bureau de Severus, ou dans son appartement. Fred part à l'extérieur, alors que je me dirige vers l'appartement de Severus. Je frappe à la porte mais personne répond. Alors ils doivent être dans le bureau, et très vite je m'y rend presque en courant. L'heure passe et si jamais Georges n'a pas le temps de prendre sa potion, il sera démasqué. Je me dépêche de traverser la salle de défense contre les forces du mal, pour monter les marches qui mènent au bureau. Frappant à la porte, je fus soulager d'entendre un « Entrer », et au ton employé, j'ai de suite deviné Severus. Pénétrant dans la pièce, je retrouve mon collègue avec Georges, assit tous les deux au bureau.
-Lupin, que voulez-vous ? Vous voyez bien que je suis occupé.
-Oui mais je dois ramener Mademoiselle Margaux chez elle. Vu l'heure qu'il est, il est préférable qu'elle rentre, non ? -dis-je d'un ton naturel-
-Oh mon dieu j'ai pas vu l'heure -s'exclame Georges, d'une voix féminine- Veuillez m'excuser Monsieur Rogue, je dois y aller mais ça été un plaisir de discuter avec vous. J'espère vous revoir bientôt ! Passez une excellente fin de soirée. Au revoir !
-Au revoir ! -répondit-il simplement, sans rien ajouter d'autre-
Je tend mon bras à Georges pour qu'il puisse me le prendre et très vite nous quittons le bureau, pour qu'on puisse s'éloigner de Severus, et ainsi être seul, à fin de discuter de la soirée. Georges souffle de soulagement m'avouant qu'il a eu peur. Peur d'être seul avec Severus plus d'une heure, et heureusement que j'ai eu l'idée de venir le chercher. Il me raconte ce qu'ils se sont dit, et je fus un peu déçu de pas avoir obtenu ce que je voulais. J'ignore si Severus préfère plus Sacha que moi. Mais peu importe, cette femme à quitté le bal et Severus n'a pas quitté son bureau, donc la fête a été gâchée pour les deux. Demain, je reprend mon poste d'enseignant. Je souhaite une bonne nuit à Georges, lui conseillant de retourner dans la salle commune pour pouvoir redevenir un homme sans être vu. Nous nous séparons, tandis que je me dirige vers l'étage des professeurs pour regagner mon appartement.
Je me déshabille tranquillement pour pouvoir prendre une douche chaude, ou peut-être un bain. Je ne sais pas, je me tâte. À présent dénudé de tout tissu, je me dirige vers ma salle de bain, pour ensuite allumer l'eau de la douche, commençant donc à régler la température. Je rentre dans la cabine de douche, et c'est parti pour au moins dix minutes de détente sous l'eau chaude, avec de la mousse un peu partout. Me savonnant tout le corps et les cheveux, la buée se dépose sur les vitres de la fenêtre, le miroir, et les parois de la douche. Fermant les yeux, je m'emporte dans un autre petit monde, imaginant les choses autrement. Pas de Sacha qui m'empêche de m'approcher de Severus. Le paradis mais hélas, je nage dans l'enfer on va dire. Je ne veux pas vraiment Severus pour moi. Ce n'est pas un objet, mais je ne veux pas qu'elle prenne ma place et par conséquent que je sois mis de côté à cause d'elle. Je me rince rapidement pour sortir de la douche et m'habiller d'un peignoir marron foncé. Je reste un petit moment devant le miroir, auquel j'enlève la buée avec ma main, et je me regarde. En vérité, je ne ressemble pas à grand chose j'ai la figure pleine de cicatrice, certes pas vraiment profonde, j'ai des petits yeux qui montre ma fatigue. En soi, je n'es rien pour moi.
Je pousse un petit cri de surprise, quand la porte de ma salle de bain s'ouvre à la volée pour laisser entré Severus. Mais il est fou. Entrer comme ça sans frapper. J'ai failli faire une crise. Il s'approche de moi très rapidement et me plaque contre le mur froid, me tenant par le col du peignoir. Merlin, pourquoi est-il si énervé ? Je le regarde avec de grand yeux, comprenant pas son comportement.
-Severus, qu'est-ce qu'il …
-Puis-je savoir quel était votre but de ce soir, Lupin ?
-De quoi ? Mais de quoi tu me parles ?
-Miss Russell m'a clairement laissé seul, quand je suis revenu. Je l'ai retrouvé dans son appartement, et elle m'a bien expliqué que vous aviez eu une petite idée derrière votre sale tête.
Plus il parle et plus son visage s'approche du mien. Oh Merlin, ces lèvres, cette bouche, sa respiration, son souffle contre ma peau, son cœur que j'entends battre tellement il est hors de lui. J'ai envie de lui sauter dessus et … stop calme-toi, Remus. Je ne dois pas fixer ces lèvres, sinon je les viole. Je tente de me contrôler et de lui répondre avec la voix la plus naturelle possible.
-Severus, tu me connais tout de même. Je ne baisse pas à ton niveau. Je ne vois pas pourquoi je viendrais gâcher ta soirée et celle de ta compagne. Je te rappelle que c'est toi qui a voulu passer le reste de la soirée avec Mademoiselle Margaux, non ?
-En effet. Mais à mon retour, plus de Miss Russell.
-Je crois qu'elle n'a pas aimé que tu t'intéresse à ma cavalière. Avoue, elle est bien plus ravissante que ta Sacha.
-Je ne m'intéresse à personne Lupin, vous devriez le savoir. Je vous conseille de ne plus recommencer votre petit jeu.
-Quel jeu ? Tu t'invente de ces films Severus.
-Vous moquez pas de moi, Lupin. Bizarrement votre cavalière fait en sorte d'agacer la mienne, au point qu'elle soit partie juste après mon petit entretien avec Miss Margaux. Mais vous, où étiez-vous ?
-Severus, ma cavalière voulait juste danser avec toi, elle te trouvais fort attirant, et tu es assez connu on va dire pour tout : ton charisme, ton talent en potion, ton autorité, tout cela à fait que Mademoiselle Margaux à voulu en savoir un petit peu plus sur toi. Mais ne t'en fais pas, elle a comprit que tu étais avec cette Russell, elle n'a pas cherchée plus loin, puisqu'elle voulait juste te connaître un peu. Elle a danser avec toi, ça lui a fait plaisir m'a-t-elle dit. Et après tu es arrivé et tu as voulu t'entretenir avec elle, elle n'a pas dit non et puis elle fait ce qu'elle veut, cavalière ou pas, elle à le droit de discuter et s'entretenir avec qui elle désire.
Il ne dit plus rien et fini par me lâcher. Merlin merci, j'aurais pas tenu. J'ai des frissons de partout, le fait d'avoir senti son souffle chaud contre ma peau, ah mon dieu. Il n'ajoute rien et quitte ma salle de bain. Me retrouvant seul, je me sens subitement mal à l'aise. Pourquoi ? Mon entre-jambe s'est réveillé. Mon dieu. Il a fait naître en moi une envie incontrôlable. Je souffle un bon coup, puis décide de me passer de l'eau froide sur la figure. Plus jamais ça Merlin. Il m'a torturé, involontairement certes mais torturé quand même. Je me dépêche de me sécher pour pouvoir ensuite me mettre au lit, après avoir mit mon pyjama. Pour la première fois, cette nuit là, je fais des rêves sur Severus et pas des rêves très calme.
