Chapitre VII

/!\ Ce chapitre contient un cours inventé sur les Loups-Garous. /!\

Nous voici le lendemain du bal : Lundi. Quel bonheur. Je suis en pleine forme. J'ai bien dormi, oh oui, hum vu les rêves que j'ai fais. Mon dieu j'ai honte là, au point que j'en rougisse. Je pars dans la salle de bain pour me laver rapidement sous la douche pour me réveiller, n'aimant pas avoir la tête dans le brouillard avant de donner cours. Je n'es pas spécialement envie de déjeuner, mais c'est le repas le plus important de la journée, alors une fois lavé et habillé, je quitte mon appartement avec l'idée de déjeuner soit dans la Grande Salle, soit dans les cuisines. Une fois en dehors de mon appartement, je fais seulement quelques mètres avant de tomber sur Sacha, qui sort tout juste de sa tanière. Je la salue rapidement, passant devant elle, ne souhaitant pas lui parler. Mais au moins je suis poli, et respectueux, elle pourra pas dire le contraire. Quittant l'étage des professeurs, je pars pour les cuisines, voulant pas être avec d'autres professeurs ou élèves, le matin j'aime être un seul des fois. Les cuisines se trouvent en dessous de la Grande Salle. Pour y entrer, il faut chatouiller une poire verte, sur un tableau représentant une coupe de fruits géante, jusqu'à ce qu'elle se transforme en une poignée de porte verte. Je me souviens que James y aller souvent pour voler beaucoup de choses à manger. Le goinfre mais il faisait surtout ça pour moi, quand je reprenais ma forme humaine. J'avais toujours une faim de loup ... sans jeu de mot.

Après avoir chatouillé la poire verte du tableau, la poignée apparaît enfin, et je pénètre dans le lieu qui cache de bonnes choses succulentes. Les elfes de maisons m'accueillent avec un grand sourire, je leur rend le sourire en les saluant. Je m'installe à la table, demandant donc aux elfes un bol de chocolat chaud, accompagné de quelques petites madeleines. Avant je ne prenais que un bol de thé ou chocolat, mais depuis que j'ai goûté au déjeuné "Français" j'ai du mal à m'en passer. Déjeunant tranquillement, ne parlant pas aux elfes, la porte de la cuisine s'ouvre pour laisser entrer Fred et Georges. Je leur souris en signe de salue. Ils me saluent à leur tour avant de venir prendre place en face de moi. Ils demandent leur déjeuner aux elfes, avant de se tourner vers moi.

-Vous allez bien ? -demandais-je aux deux garçons-

-Toujours -me répondent-ils- On a cours avec vous, professeur -ajoute Fred-

-C'est exact ! Les Gryffondors de septième année et les Poufsouffles. J'espère que tout se passera bien.

Ce qui est bien avec eux, et aussi avec Harry et ses amis, ils savent quand ils peuvent me tutoyer et quand il faut me vouvoyer. Nous discutons encore rapidement, avant de nous lever de table pour pouvoir quitter les cuisines. J'espère que Severus ne sera pas trop froid aujourd'hui. De plus, s'il y a Russell, je sens que le cours va être gaie. Les jumeaux Weasley s'en vont en direction de leur salle commune, sûrement pour aller chercher leur affaires. Je fais de même, je retourne dans mon appartement pour récupérer mon sac contenant les cours et les devoirs. J'ai encore quelques petites minutes avant le début du premier cours de la journée. Heureusement que je ne suis pas professeur de Divination, avec toutes ces marches à monter. Arrivé dans la salle de classe, je ne trouve que Severus. Tiens, mais où est donc Sacha ? Peu importe. Je m'approche du bureau, où je pose mon sac contre celui-ci, par terre.

-Bonjour Severus.

Pas de réponse. Bon, très bien. La journée commence parfaitement bien. Il me regarde du coin de l'oeil avec son air hautain. Bon j'ai compris, il ne faut pas l'énerver aujourd'hui … non en fait, il ne faut pas l'énerver tous les jours, voir jamais. Mais aujourd'hui j'ai décidé de jouer un peu. Je me souviens encore des paroles de Dumbledore. Il est vrai que retourner un peu à l'époque où on a était élèves, qu'on faisait des bêtises, ce n'est pas interdit, ni honteux, c'est assez amusant. Je sors de mon sac les cours, et les devoirs à donner. Bien sur, je serais le seul à les corriger. Parce que Severus, à par mettre des T partout, et peut-être des D et P, il ne sait pas mettre autre chose. Nous attendons donc les élèves, qui arrivent pile quand la cloche retentit dans le château. Fred et Georges se mettent aux rangs du milieu, normalement entre les Gryffondors et les Poufsouffles, on devrait pas avoir de soucis. Le cours commence et c'est Severus qui prend la parole. Bien entendu, toujours aussi froid, autoritaire.

-Aujourd'hui nous allons travailler sur une créature que vous connaissez déjà : le loup-garou, qui s'étudie en troisième année mais vu les cervelles que vous …

-En bref, nous allons travailler sur le loup-garou en profondeur, en troisième année, vous avez juste apprit à reconnaître un animagus et un loup-garou etc. Doit-on vous rappeler quelle est la différence ? -dis-je calmement, n'ayant pas honte d'avoir coupé Severus-

Aucune main se lève, alors nous poursuivons le cours. Je demande donc aux élèves de sortir juste de quoi prendre des notes, mais nous ferons cours sans livre. Étant donné que je suis un loup-garou, je m'y connais énormément. Severus met en place le vidéo-projecteur, et fait descendre le tableau fait de toile pour pouvoir projeter dessus des images. Je laisse le temps aux élèves d'écrire le titre, tout ce qu'il faut. Je reste debout, appuyé contre mon bureau, tandis que Severus se trouve de l'autre côté de la salle, à côté du vidéo-projecteur.

-Mais dis-moi Severus, pourquoi le loup-garou ? -demandais-je sans gêne- Tout ça parce que j'ai eu la pleine lune là ?

Les élèves ont finit d'écrire ce qu'il fallait, et relèvent leur tête à fin de regarder Severus. Fred et Georges se retiennent de rire, car ils se doutent un peu que je vais mettre mon collègue hors de lui. Quand Severus parle, tous le regarde, quand c'est moi, les yeux se tournent vers moi, vice versa.

-Je pensais que tu voulais leur apprendre une autre créature, comme un Troll, ou la Trollette -ajoutais-je-

-Lupin, commencez pas !

-On croise tous les jours une Trollette et on fait pas de cours dessus ? C'est vraiment adorable de faire un cours sur les loup-garou, vraiment c'est flatteur de ta part Severus, mais tout de même.

-Lupin !

-Je suis sur que Miss Russell saura quoi nous dire sur les Trolls. Toi aussi d'ailleurs, puisque apparemment tu l'apprécie énormément et tu traînes bien avec elle. Passons, passons. Je t'en prie, poursuis.

Je suis fier de mon coup. Severus allume dont le vidéo-projecteur, et une première image apparaît : juste le physique, l'apparence d'un loup-garou et là, je prend un plaisir à le couper, à le corriger si je peux bien sur.

-Un loup-garou est une créature dangereuse. Comme vous pouvez le voir, le loup-garou à des griffes et …

-Ah mince, j'ai jamais fais attention -le coupais-je- Belle remarque Severus. Un loup-garou à des griffes. Il a pas des dents aussi ?

-Lupin !

-On a pas compté le nombre de dent, tu n'as pas une loupe pour qu'on regarde rapidement ?

Les élèves se mettent à rire, surtout Fred et Georges. Je vais faire comme lui, il s'amusait à me couper pendant les cours, je vais faire pareil toute la journée. Les élèves ont prit des notes, mais Severus ne donne pas de détails. Je dis ça mais je l'ai coupé, je lui fais signe de continuer.

-Leur griffes sont, en générale, longues, pointues et tranchantes. Dépourvues de poil, les loup-garous ont un pelage soit épais, soit fin, et de couleur brun, marron foncé.

-Et gris -ajoutais-je- Chez les loup-garous, environ la moitié donc 50 % ont le pelage de couleur gris, 35 % ont le pelage marron foncé, et le reste c'est à dire 10 % ont le pelage brun. Mais … les 5 % restant, c'est quoi exactement ?

Aucun élèves ne lèvent la main. Hm. Cela m'a l'air simple comme question. Un des jumeaux Weasley lève la main, mais dans son regard, je vois bien qu'il n'est pas à l'aise. Aurait-il peur de dire une mauvaise réponse et de perdre des points ? Possible, avec Severus comme professeur, je peux comprendre.

-Georges Weasley, c'est bien cela ?

-Oui Monsieur. Je dirais que les 5 % restant sont ceux qui ont le pelage blanc.

-Détaillez un peu plus, dites-moi ce que vous savez, ou ce que vous supposez.

-Avec tout le respect que je vous dois Monsieur, un loup-garou en générale, est une personne atteinte de la lycanthropie, et donc c'est une maladie, et des loup-garous au pelage blanc, c'est en générale des loup-garous albinos. Il existe d'autres créatures et animaux albinos comme les serpents, les souris, les lapins etc. Enfin, je suppose que c'est ça. Après ils peuvent avoir le pelage blanc sans être albinos.

-Excellent, c'est tout à fait ça ! Je n'es rien à ajouté, vous avez tout dit. 10 points pour Gryffondors. Prenez des notes car le devoir sera très difficile.

Je sens que je vais me régaler aujourd'hui à donner cours. Severus n'ajoute rien et passe à la seconde image. Elle représente un loup-garou de dos, et sur le côté se trouve un dessin de ces pattes arrières ainsi que devant. Severus reprend donc la parole, et là encore je sens qu'il va dire des bêtises.

-Comme vous pouvez le remarquer, le loup-garou à des pattes tout à fait normales, comme un chien ou un loup. La plus part des loup-garous ont la colonne vertébrale visible et …

-Certains loup-garous sont assez fort de corpulence, je tiens à le préciser -ajoutais-je- Oh pardon, je crois que je t'es coupé Severus.

-Lupin ! Ensuite, le loup-garou est en générale une créature assez mince, voir maigre d'où le fait qu'on puisse voit sa colonne vertébrale. Le …

-Le loup-garou peut avoir un métabolisme lent ou rapide. En fonction de cela, il peut ou non prendre de la corpulence. Mais attention un loup-garou maigre, ne veut pas dire qu'il est malade, ou qu'il ne mange pas comme un ogre. Il peut manger beaucoup mais digérer très vite.

-Ensuite -poursuit Severus de sa voix froide- Le loup-garou possède une queue d'une certaine longueur et …

-Plus de 80 % des loup-garous ne possèdent pas de queue. -Eh oui Severus, tu as dis une bêtise- Le reste en possède mais c'est assez rare. La longueur d'une queue, en générale parmi les 20 % restant, est de 46 cm. C'est déjà pas mal. La longueur dépend des loup-garous mais c'est souvent entre 40 et 46 cm. Tout comme la hauteur. Un loup-garou debout peut atteindre 1m90 voir 2m de haut, c'est assez impressionnant. Et à quatre patte, vous divisez sa hauteur par deux. Des questions ?

-Il existe des loup-garous femelle ? -demande un Poufsouffle-

-Oui, comme c'est une maladie, toute personne peut être atteinte.

-Et la taille pour les femelles est pareil ou pas ?

-Pas du tout. Elle peuvent atteindre les 1m80 maximum. Concernant la queue, c'est toujours quelques centimètres en moins. Aussi entre loup-garous, ils peuvent se battre. Mais faut pas oublié que souvent, ce sont des personnes atteinte de la lycanthropie. Donc des fois ils sont conscient de ce qu'ils font, ils restent lucides, sauf s'ils oublient de prendre la potion Tue-Loup. Autre chose à rajouter Severus ?

Il n'aime pas que je le coupe comme ça et je le sais. Cela se voit dans ces yeux. En fait, il aime pas que je parle longtemps sur un sujet que je connais. Il a mal choisi le cours pour aujourd'hui et là, il saura ce que ça fait de couper quelqu'un quand il explique ou quand il veut dire quelque chose. Aujourd'hui on va jouer au « reflet du miroir ». Mon collègue passe à la troisième image, concernant les pattes de loup-garou. Bon, je le laisse parler, normalement là dessus, doit pas y avoir de soucis.

-Les pattes d'un loup-garou sont un peu comme celle d'un loup, d'un chien mais plus larges, épaisses. Bien entendu, comme dirait votre Mister Je Sais Tout Lupin, les pattes d'une femelle sont moins larges et grandes que celles d'un mâle. Lupin, vous voulez parler encore, prouver que vous aviez une science infuse dans ce domaine ?

-Les griffes d'une femelles sont plus petites que celles d'un mâle -dis-je en souriant-

Je vois les élèves prendre des notes. C'est agréable de les voir comme ça, attentif. Je n'es jamais vu une classe aussi calme et qui s'intéresse autant au cours. Severus arrête le vidéo-projecteur, puisqu'on en a plus besoin et marche à travers la classe, reprenant la parole, cette fois-ci, il parle de la couleur des yeux. Il a décidé de décrire le loup-garou en entier, eh bien soit, allons-y.

-Les loup-garous ont souvent les yeux de couleur foncés et …

-C'est 50 % ont les yeux clairs et d'autres ont les yeux foncés. Je tiens à le préciser -ajoutais-je-

-Lupin, vous commencez à m'agacer de me couper sans cesse.

-Disons que tu dis des bêtises. Je suis plus doué que toi dans ce domaine pour ce coup là. Tu dis des choses qui sont … pas vraie, ou alors tu n'as pas fais assez de recherche. Étant donné que je suis loup-garou, je me suis dis qu'il valait mieux que je prenne la direction du cours mais entier.

-Vous avez décidé de m'agacer jusqu'au bout ?

-Malheureusement pour toi Severus, oui. Y a-t-il des questions concernant le loup-garou ? -demandais-je aux élèves-

-Le loup-garou, à quatre pattes, peut courir mais à quel vitesse ? -demande un élève de Gryffondor-

-Excellente question …

-Une question inutile -coupe Severus- C'est une question inutile et inintéressante, 5 points …

-En plus pour Gryffondors pour avoir posé une excellente question, tu es généreux Severus, c'est bien ! Je suis fier de toi, continue comme ça. Pour répondre à la question, un loup-garou peut atteindre les 50 km/h sans problème voir même plus, mais il s'épuise plus rapidement. Après cela dépend des loup-garous.

-Vous en connaissez qui ont dépassé les 50 km/h professeur ? -me demande Fred-

-Oui, un seul à réussi à courir très vite et surtout longtemps. Il a tenu une heure et demi en courant à 64 km/h. Je veux pas non plus paraître fort ou quoi, mais le loup-garou qui a été capable de faire ça, c'était moi.

Et là, des étoiles dans les yeux des élèves. Ils ont vu en moi quelqu'un de bien, un loup-garou certes mais gentil, je n'es plus eu une seule remarque, ou insulte par rapport à ma maladie. Et là, on me pose beaucoup de question : comment j'ai fais pour courir aussi vite ? Et pourquoi ? Je les laisse poser toutes sortes de questions, avant de leur répondre.

-C'est tout bête, j'étais en train de chasser un autre loup-garou, on s'est battu et quand je voyais que mes coups ne lui faisait rien, j'ai pris la fuite. Il a pas réussi à me suivre longtemps.

-Et vous vous êtes jamais trouvé une louve-garoute ? -demande Georges-

-Trouver une louve-garoute ? -ricane Severus. Il se tourne vers moi- Vous avez du abandonné les recherches depuis longtemps, Lupin. Déjà qu'un loup-garou est difforme et monstrueux, alors je n'ose pas imaginer une louve-garoute.

-Tu vas être étonné Severus, je trouve que les louve-garoute sont belles. Elles au moins … n'ont pas un nez qui fait trois mètres de long et qui est difforme. Elles ressemblent à quelque chose au moins.

Il ne dit plus rien mais il est hors de lui. Tellement énervé qu'il s'assoit à son bureau, et me dis de sa voix froide, avec un regard noir de fini le cours. Enfin je donne cours à ma façon, je donne le plus de détail possible sur le loup-garou, la nourriture qu'il peut manger quand il est lucide ou non. Severus n'a plus décroché un mot et ce n'est pas plus mal. Les Poufsouffles et Gryffondors ont bien participaient, si bien qu'ils ont tous fait gagner des points pour leur maison. La cloche retentit dans l'école, et les élèves quittent la salle de classe. Me retrouvant seul avec Severus, celui-ci ferme la porte de la classe d'un geste de la baguette, avant de se tourner vers moi. Son regard est rempli de colère, cela fait presque peur. Tandis que moi, je le regarde normalement, les bras croisés un petit sourire en coin. Aurait-il mal prit le fait que je le coupe sans cesse, ah mais il me l'a fait au tout début, je fais pareil, on est quitte à présent.

-Première et dernière fois que vous me ridiculisai devant des élèves Lupin, c'est compris ?

-Pardon ?

-Première et dernière fois que vous me ridiculisai devant des élève.

-Pardon ?

-Vous vous moquez de moi, Lupin ?

-Parfaitement !

-Je ne sais pas ce qui me retiens de vous …

-Allons, allons Severus, sois mignon et détend toi. Quand tu t'énerve tu as tes rides qui ressortent et ton nez s'élargit encore plus. À la fin on croira que t'es fais greffer une truffe d'un chien.

Il se pince l'arrête du nez, bouillant de colère. Je m'assois à mon bureau, et continue d'écrire les devoirs pour les élèves que nous avions eu aujourd'hui. Il m'en reste pas beaucoup à faire. J'ai le temps de les préparer, alors je fais tout à la main et sans magie. Il m'arrive d'être en retard et de m'en servir. Je viens d'y penser, nous allons avoir les Serpentards et Serdaigles de première année. Qu'est-ce que cela va donner ? Aucune idée. Mais une question me viens soudainement.

-Dis moi, comme tu es professeur avec moi, tu donnes des cours de potion quand ?

-Le soir et le samedi matin. Pour ce cours, je vous conseille de me laisser faire, compris ?

Je lui souris d'une façon à lui faire comprendre qu'il peut toujours lancer des sorts pour que je le laisse enseigner comme il faut. Le reflet du miroir ne fait que commencer, et c'est loin d'être terminé. La porte s'ouvre pour laisser entrer Sacha. Ah je l'avais complètement oublié celle-là. Mais … quel est cet accoutrement ridicule ? Une robe blanche un peu décolleté, qui arrive à la moitié des cuisses. Je regarde Severus d'un air un peu choqué, et je fus justement choqué de le voir avec des yeux ronds. On est d'accord, nous sommes tous les deux choqués de la voir ainsi. Elle s'approche de nous, déjà en marchant d'une drôle de façon. Je me penche légèrement et je constate qu'elle porte des escarpins bleus ciel. Arrivée devant Severus, elle s'apprête à lui faire une bise mais très vite, mon collègue plante le bout de sa baguette dans le ventre et systématiquement elle recule, comprenant qu'il n'est pas là pour rigoler et faire des bisous.

-J'adore quand tu es comme ça, mon Severussounet -dit-elle de sa voix douce et aiguë-

Oh mon dieu le surnom. Je me tourne de l'autre côté me retenant de rire. Sacha s'approche de moi et me regarde de haut en bas avant de me balancer en pleine figure un simple « Salut le vieux ». Ah oui ? Elle veut jouer à ça. J'arque un sourcil, et décide de lui rendre son salut.

-Bonjour Trollette.

-Pardon ?

-Ne commencez pas vous deux -gronde Severus- Arrêtez de vous chamailler comme un vieux couple sénile.

-C'est lui qui a commencé ! -s'exclame Sacha- Severussounet quand même …

-Cessez de m'appeler comme ça, je ne suis pas votre ami et encore moins votre Severus. Compris ?

Je ne dis rien mais alors je me retiens de me jeter dans ces bras et le couvrir de baiser. Dieu merci, il n'est pas tendre avec elle. Mais bon, peut-être qu'ils jouent un jeu entre eux, je ne sais pas. Par contre le « c'est lui qui a commencé », j'ai l'impression d'entendre une gamine de cinq ans. Je soupire et continue mon travail. J'espère qu'elle va pas nous agacer pendant ce cours. La porte s'ouvre à nouveau et voici les élèves de première année entrer. Je m'attends pas à ce qu'ils se mélangent. Je range mes affaires pour sortir le cours prévu pour eux. Nous attendons que tous s'installent, les Serpentard sont tous à notre gauche et les Serdaigles à notre droite. Je me demande ce qu'on va leur apprendre vraiment, parce que mes cours sont pas tout à fait terminé. Je fus surpris que Sacha prenne la parole, alors qu'elle n'est pas professeur. Je me retiens de me lever et de la faire asseoir sur une chaise avec de la morve de troll dessus.

-Bonjour à tous ! J'espère que vous êtes en forme mes petits, car le professeur Rogue et moi même allons vous donner un cours assez particulier.

-Heu excusez-moi mais … on nous à dit que les professeurs seront Monsieur Rogue et Monsieur Lupin -interrompe un élève de Serpentard-

-Cela vous fera 5 points en moins misérable. On ne coupe pas la parole à une femme ! Le professeur Lupin n'est pas encore apte à donner cours et …

-Non c'est vrai vous ne le voyez pas que je suis amputé d'un bras ? -dis-je sur un ton d'ironie aux élèves-

-Taisez-vous, vous perturber le cours !

-Miss Russell, taisez-vous -rugit Severus, hors de lui- Sortez d'ici. Le directeur à était clair, Lupin reprend son poste d'enseignant alors fichez le camp avant que j'appelle Monsieur Rusard pour qu'il vous pende par les pieds dans les cachots.

-Mais Sever …

-DEHORS !

Aïe il est vraiment énervé là. Je ne l'ai jamais entendu crier comme ça. Sacha se dépêche de partir de la salle de classe. Severus ordonne aux élèves de sortir leur livre et de lire la page 14, avant de me regarder froidement et de me faire signe de le suivre. Je me lève et nous nous rendons dans le bureau pour discuter à l'abri des oreilles indiscret. Fermant la porte derrière moi je me dis que je vais prendre cher par Severus. Je le fixe mais il ne dit pas un mot. Eh bien qu'est-ce qu'il lui arrive ?

-Severus, écoute … si tu crois que je vais m'excuser pour t'avoir coupé pendant tout le premier cours, sache que tu peux te mettre le doigt dans l'oeil.

-A chaque fois que Sacha intervient, vous vous chamaillez et cela m'agace énormément.

-Est-ce que j'y peux pour quelque chose Severussounet ?

-Ne commencez pas avec ça Lupin et cessez de me donner ce surnom ridicule.

-Ah mais Severus, ce surnom c'est ta chère et tendre Sacha qui te l'a donné. Tu n'as que le lui dire. Revenons au cours, je ne veux pas qu'elle enseigne à ma place, compris ?

-Depuis quand est-ce que vous prenez des décisions seul, Lupin ?

-Depuis que je suis professeur, espèce d'idiot. Je te pensais pas aussi bête Severus, à croire que cette Sacha te crame le peu de neurones que tu as.

A peine ai-je dis ça, que sa main puissante et ferme, m'attrape par le col et me plaque violemment contre le mur. Je pose mes mains tièdes sur les siennes et tente en vain de desserrer ces mains de l'emprise de mon col. Je le fixe mais alors je me fais tout petit pour une fois. Je n'es rien fais mais Monsieur est énervé. Il n'a qu'à aller gronder sa muse.

-Severus, tu serais fort aimable de me lâcher je te prie ! Nos élèves doivent nous attendre et …

-Ils sont en train de lire, Lupin ! Ce cours là, si par malheur vous osez m'interrompre, vous aurez droit à un coup de ma baguette. Compris ?

Je hausse les épaules et quitte le bureau sans rien dire, ni répondre à sa question. Je donne pas mon avis de toute façon, si j'avais eu le malheur de le donner, il m'aurait dit : « Votre avis ne m'intéresse pas ». De retour dans la salle de classe, les élèves lisent en silence. Je m'approche d'une table et je vois qu'ils sont à la page 14 pour certains et les autres ont continuaient sur la page 15. Mais ils lisent un paragraphe sur les Trolls des Montagnes, et les Elfes. Je soupire avant de me mettre au bureau, tandis que Severus demande l'attention des élèves, puisqu'il va commencer à parler. Pendant tous le cours je n'es pas décroché un mot et les élèves ont trouvés cela bizarre. Il ne pourra pas dire que je l'ai dérangé. Pendant l'heure du cours j'ai pu finir d'écrire les devoirs à donner aux élèves de 7e année Gryffondors et Poufsouffles. Le cours s'est bien déroulé je trouve, personne à perdu de point mais les Serpentards en ont gagnés beaucoup alors qu'ils ont rien fait d'extraordinaire, ou posés des questions bien utiles. Enfin, je préfère ne pas y penser. La journée se passe plutôt bien dans l'assemble. Les élèves ont tous étaient attentif, et par moment je coupais Severus comme j'ai fais au premier cours de la journée mais souvent je le laissé parler, ne voulant pas mourir d'un Avada Kedavra. Mais sinon, les cours se sont bien déroulés.

Des journées et semaines ont passées, Sacha Russell n'est pas renvoyé alors que Dumbledore m'avais dis le contraire. Peu importe, j'ai repris mon poste d'enseignant entièrement c'est le plus important. Halloween s'approche à grand pas et cela se fait sentir. Les élèves n'arrêtent pas d'en parler. Il n'y a pas de bal et heureusement, je n'aurais pas supporté de voir Severus danser avec Sacha. Aujourd'hui, nous sommes le 31 Octobre et il est 9h15. Le directeur à décidé d'annuler les cours, pour que les élèves puissent fêter Halloween tranquillement. Il est trop gentil. Certains se sont porter volontaire pour aider les Elfes, et quelques professeurs à décorer la Grande Salle avec des citrouilles et autres décorations. Je me demande si je peux aller voir Dumbledore ou non. Vu l'heure, il doit être à son bureau. Marchant en direction de la statue, je le vois quitter son lieu de travail, avec un fin sourire en me voyant.

-Ah, Remus. Vous avez une bonne mine aujourd'hui à ce que je vois. Comment vous portez-vous ?

-Très bien, professeur. J'aimerai … m'entretenir avec vous si possible.

-Oh bien sur. Allons dehors, il fait un temps magnifique pour un jour d'Automne.

Nous marchons ensemble dans divers couloirs, croisant quelques élèves qui saluent le directeur. Celui-ci à toujours ce petit sourire. Beaucoup de question se posent dans ma tête. J'espère que Dumbledore aura les réponses ou des conseils. Je ne sais pas où il veut aller exactement dehors mais je le suis sans rien dire. Nous arrivons à Cromlech, pas loin de la cabane d'Hagrid. D'ailleurs celui-ci n'a pas l'air d'être chez lui. Nous continuons de marcher mais cette fois vers la Volière. Pourquoi ? Il n'y a personne dehors, je pense que les élèves sont à Pré-Au-Lard, ou à l'intérieur au chaud. N'aimant pas trop ce silence de mort, je décide de le briser.

-Professeur, pourquoi est-ce que Sacha Russell n'est pas renvoyée ? Rassurez-moi, elle ne va pas devenir professeur ici ?

-N'ayez crainte Remus, j'emploie des personnes ayant quand même la tête sur les épaules et qui connaissent bien l'école. Mademoiselle Russell à été élève à Beauxbatons. D'après le message de la directrice, elle n'a pas était une excellente élève. Plutôt perturbatrice, jamais sérieuse, apparemment narcissique,

-Ah ça c'est sur. Des fois quand elle vient dans les cours, elle porte une robe moulante, qui lui arrive à peine aux genoux et bien décolletée. C'est vulgaire. Les élèves, du moins certains, ne cessent de la regarder et ne se concentrent pas sur le cours. Professeur, cette femme doit partir.

-J'aimerai vraiment Remus, mais c'est le Ministre de la Magie qui a prit la décision. Miss Russell est passé par le Ministre, et a réussi à manipuler un petit peu la chose, à fin qu'elle ne se fasse pas virer. Je n'es pas le pouvoir de faire quoi que se soit, elle reste quand même mon employé.

-Mais … je rêve. Elle a fait ça ? Il faut la faire partir.

-Et qu'est-ce que vous me conseillé, Remus ? Étant directeur, j'essaye de trouver une petite solution pour éviter que Miss Russell se mette sur votre chemin. Il est vrai que sa présence au sein de votre travail avec Severus n'arrange pas la chose. La parole du Ministre est plus forte que la mienne.

Je soupire, je désespère à nouveau mais je ne dois pas déprimer. Je m'arrête donc, ne désirant plus faire le bout de chemin avec Dumbledore, alors qu'ils nous reste quelques mètres pour arriver à la première marche qui mène à la Volière. Le directeur me regarde de ces yeux remplit de sagesse. J'aimerai faire quelque chose, qui fasse partir cette vipère au venin empoisonné. Je secoue la tête, avant de faire demi-tour, ne désirant plus dire quoi que se soit. Je n'en veux pas à Dumbledore ne pouvoir rien faire, mais j'ai le moral à zéro.

-Remus, s'il vous plaît. Ne vous mettez pas dans cet état pour cette femme.

-Vous ne comprenez pas !

Des pas arrivent vers moi, je me doute un peu que c'est lui qui me rejoint. Se postant à mes côtés, il regarde le ciel, et l'horizon au loin. Je ne sais pas comment il fait pour garder son calme, être vraiment sage comme ça alors que la situation peut se dégrader à tout moment.

-Vous savez Remus, il m'arrive parfois d'avoir l'envie d'être un oiseau. Un oiseau peut faire ce qu'il veut. Voler où il veut, n'importe où, chasser, s'amuser, rigoler avec les autres, se battre avec d'autre oiseau pour un simple nid, qui à la base lui appartient qui à était prit par un autre.

-Professeur, je ne crois pas que le moment soit venu pour parler des oiseaux et de leur vie.

-Ma couleur préférée est le vert, et non le rouge.

-Mais professeur …

-En générale le vert signifie l'espoir, la chance mais souvent on pense que le vert signifie liberté. Pour aujourd'hui, c'est ce que je pense aussi. Chez les moldus, il existe des feux.

-Oui, des feux tricolores. Rouge on s'arrête, orange on ralentit et vert on passe.

-Dites vous qu'avec moi, pour quoi que se soit, ça sera toujours vert, étant donné que j'aime cette couleur. Veuillez m'excuser Remus, je dois aller poster une lettre.

Et là il s'en va après m'avoir sourit. Mais … mais par moment je me demande s'il n'est pas devenu fou à cause des élèves ou du temps. Je soupire doucement avant de voir venir Fred et Georges, me souriant grandement. Alors j'ai le choix entre deux choses : soit ils sont fait une blague et ils sont heureux comme tout, soit ils se sont fait gronder et ils vont me demander de l'aide. Je leur souris doucement puis l'un d'eux prend la parole. Je reconnais Fred pour le coup.

-Bonjour professeur ! Comment allez-vous ?

-Bonjour Fred, ça peut aller. Et vous ? Je vois que vous êtes … très très souriant. Dites moi ce que vous avez fait.

-Oh heu rien, hein Georgy ?

-En fait, on a … comment dire … découvert un point faible chez Russell -explique Georges-

-Ah ? Et lequel ? -demandais-je, fronçant les sourcils-

-Je vous invite à venir avec nous à l'infirmerie !

Mon dieu qu'est-ce qu'ils ont fait ? Très vite je les suit pour pouvoir aller voir cette femme. Je m'attends au pire. Nous arrivons devant la porte de l'infirmerie que j'ouvre doucement, pour ensuite m'approcher du lit où se trouve Sacha Russell. En arrivant, j'ouvre grand les yeux, tandis que Pomfresh me regarde avec un petit air désespéré. Que s'est-il passé ? La blonde allongée dans son lit me jette un regard noir. Elle est … énorme. Plus énorme que la tante Marge, quand Harry lui à jeter un sortilège sans le faire exprès. Sauf que là, non seulement elle est énorme mais en plus sa peau est un peu violette, comme si elle était restée longtemps dans le froid. Madame Pomfresh me prend à par après m'avoir fais signe de la suivre.

-Cette femme à utilisée une crème pour la peau -m'explique-t-elle- Seulement, cette crème contient du citron, et de l'avocat.

-Et c'est ce mélange qui l'a rendu comme ça ? Comment est-ce possible ?

-Le citron. Elle est allergique. Le soucis est que j'ai tout essayé, potion, pommade. Rien du tout, est-ce que vous auriez une idée qui à pu lui faire une farce ?

-Sincèrement non, peut-être qu'elle a achetée le produit et n'a pas fait attention à la composition. Pourquoi penser de suite que c'est une farce de la part d'un élève ?

Elle ne me répond pas mais elle hoche simplement la tête. Pourquoi directement penser à cela ? Peu importe. Je reviens vers la « malade gonflée » qui ne cesse de hurler de douleur. Je reviens vers son lit, tandis que Pomfresh tente de calmer ces douleurs. Soudainement la porte de l'infirmerie s'ouvre à la volée. Je tourne la tête et qui vois-je ? Severus bien entendu, il n'y a que lui pour entrer dans le calme, ironie bien sur. Il s'approche du lit de Sacha, se postant à mes côtés et la regardant donc d'un mauvais œil. Serait-il énervé ? Aucune idée. Mais dés que Sacha tourne la tête et le voit, elle sourit grandement, comme si elle était heureuse de voir son Severus.

-Ah Merlin merci te voilà. Mon Severus, s'il te plaît aide-moi, regarde comment je suis. Je n'es pas envie de me montrer comme ça devant les élèves et j'ai pas envie que tu prenne peur aussi. Je ne veux pas être immonde à tes yeux.

Elle lui parle comme s'il était son amant. Je regarde Severus du coin de l'œil, et il commence à ouvrir légèrement la bouche pour lui répondre d'une voix un petit peu grave.

-Je ne vois aucune différence !

Ooooooooh la claque. Pardon, je me suis emporté mais par Merlin je m'attendais pas à ce genre de réponse dirons-nous de la part de Severus. Il n'ajoute pas un mot mais il regarde Pomfresh du genre « expliquez-moi ce qu'il s'est passé » et elle raconte la même chose qu'elle m'a dites tout à l'heure. Fred et Georges n'ont pas décrochés un mot depuis que nous sommes arrivés ici. Mais qu'ont-ils fait bon dieu ? Pomfresh nous demande gentiment de la laisser à fin de s'occuper comme il faut de Sacha, nous nous éloignons. Une fois dehors de l'infirmerie, je me tourne vers les jumeaux Weasley et leur demande donc de regagner leur salle commune, accompagné d'un regard à fin de leur faire comprendre que je vais tout arranger si jamais ce sont eux qui ont provoqués cet allergie chez Sacha. Ils hochent la tête, tout en s'éloignant de Severus et moi. Bon, je ne vais pas rester là à rien faire, j'ai à faire justement. Je fais à peine un pas que mon collègue m'interpelle.

-Où allez-vous comme ça Lupin ?

-En quoi cela te regarde, Severus ?

-J'aimerai vous parler, dans mon bureau !

-Navré Severus, mais pour un entretien avec moi, il faut prendre rendez-vous. Je serais dans mon appartement.

-Lupin, je serais vous, je cesserai ce petit jeu stupide.

-Un jeu dis-tu ? Je serais toi, j'irais aux côtés de Sacha, ta bien aimée, elle te réclame sans cesse. Si tu dois la porter, bon courage !

Je m'éloigne de lui, ne désirant parler d'avantage avec cet homme tout aussi froid et glacial que le vent du Pôle Nord. Marchant tranquillement dans les couloirs, je ne sais que faire de ma journée en vérité. J'ai bien envie d'aller voir la famille Weasley. Les frères jumeaux sont ici certes mais Molly et Arthur, j'ai bien envie d'aller leur rendre visite. Et justement au moment où je pense à la famille, je vois la jeune Ginny Weasley arriver vers moi, toute souriante avec une lettre dans la main droite.

-Bonjour professeur. Comment allez-vous aujourd'hui ?

-Bonjour Ginny. Je me porte très bien, et vous ? Vous avez bonne mine.

-Oh oui. Maman aimerait que je rentre pour fêter Halloween, Fred et Georges doivent se préparer ainsi que Ron. Et elle a voulu vous envoyer un hibou mais … la lettre m'es parvenu alors qu'elle est destinée à vous.

Elle me la tend gentiment. Je lui souris avant de la remercier et l'ouvre pour pouvoir enfin la lire. Je la lis tranquillement dans ma tête. L'écriture de Molly est légère je trouve, c'est toujours agréable à lire.

« Remus, chaque année le jour d'Halloween, nous nous réunissons tous au Terrier à fin de passer une agréable journée tous ensemble. J'aimerai que nous rejoigne. Bien entendu, ton meilleur ami sera là. Molly ». Son invitation est vraiment touchante. Il est vrai que d'habitude elle m'invite toujours à passer des journées avec eux. Je regarde Ginny, lui répondant donc.

-Vous pouvez envoyer un hibou à votre mère, disant que j'accepte son invitation.

-D'accord professeur -elle me fait un petit clin d'oeil discret-

Elle s'éloigne presque en sautillant. Elle respire la joie de vivre cette jeune fille. Je soupire doucement avant de regagner mes appartements pour juste préparer quelques petites affaires avant de partir pour le Terrier. Je n'es pas envie de revenir le lendemain et avoir du travail par dessus la tête. Rangeant mes affaires, les devoirs, les parchemins, la porte de mon appartement s'ouvre à la volée. Et qui est à l'origine de cette entrée fracassante ? Severus Rogue. Qui d'autre voyons.

-J'aurais aimé que tu frappes avant, Severus, c'est la moindre des politesses.

-Où allez-vous comme ça ? -me demande-t-il froidement-

-Pourquoi te le dirais-je ? -lui répondis-je en me tournant vers lui, et le regardant- Ma vie t'intéresse tant que ça ?

-Du tout. Mais vous ne cessez de sortir pour faire l'imbécile et je me retrouve dans l'obligation de faire tout votre travail d'enseignant.

-Tu vois ça ? -je lui montre du regard le coin de mon bureau où se trouve des piles de parchemins certains contient des cours, certains sont les devoirs à distribués et le reste des devoirs corrigés- Ouvre tes yeux, et tu verras que j'ai fais mon travail comme il faut. C'est bon, je peux finir mon petit travail sans t'avoir dans mes pattes ? Ce n'est pas que je ne t'aime pas Severus, loin de là, mais avoir un petit capricieux et jaloux dans les pattes c'est laçant, agaçant même à force. Alors va faire ton gamin ailleurs.

-On se rebelle Lupin ? Et je vous conseille de ne plus répéter de sottises pareilles. Le gamin c'est vous, toujours à pleurnicher à propos de cette Miss Russell, dont vous en êtes totalement jaloux.

-Jaloux de quoi ? Je peux rire ou pleurer ?

-Jaloux de son intelligence, de son autorité, de son charisme.

-Oh c'est cruel ce que tu me dis, ça me fend le cœur.

-Cessez de vous moquer.

-On va dire que tu fais tout pour Severus. Toi par contre, tu es le parfait gamin à aller pleurer auprès du directeur pour me faire virer. Toujours à se plaindre de quoi que se soit sur moi. Hors je fais mon travail, je ne t'embête pas après les cours et je ne défonce pas la porte pour venir t'embêter, comme tu le fais en ce moment. Maintenant sors d'ici. Ou va réconforter Sacha mais fiche moi la paix.

Il se dirige vers la sortie mais avant de fermer la porte, il met le feu à ma pile de vêtement posé, plié sur une table. Des vêtements vieux certes mais quand même. Et je ne parviens pas à m'énerver. Pourquoi ? Aucune idée. Je soupire avant de jeter le sortilège d'Aguamenti pour éteindre le feu. Je fini de préparer mon bureau, mes affaires pour mon retour. Par contre, il va falloir que je me trouve d'autre vêtements pour remplacer ceux que Severus m'a foutu en fumée. À l'intérieur de Poudlard, il est impossible de transplaner. Ce n'est pas grave, je peux toujours utiliser la cheminée. Plongeant ma main dans le petit vase remplit de poudre de cheminette, je rentre dans la cheminée. Respirant calmement, je prononce le lieu où je désire aller, puis je jette la poudre à mes pieds, pour disparaître dans les flammes vertes. Heureusement que je prononce toujours correctement les destinations sinon je me retrouverai ailleurs qu'à la destination souhaité. J'atterris bien entendu au Terrier, dans la cheminée de leur maison. Je tousse un peu, car des fois il arrive que les cendres de la cheminée remonte un peu et on en respire, absorbe.

-Aaaah Remus, bonjour. Je suis heureux que tu sois venu -s'exclame joyeusement Molly-

-Bonjour Molly. Je suis heureux d'être ici. Oh Merlin, je met de la cendre partout.

-Oh ce n'est rien t'en fais pas ! Arthur devait nettoyer la cheminée et tête en l'air qu'il est, il a oublié. Viens dans la cuisine, je suis en train de préparer des gâteaux pour Halloween.

J'enlève la poussière posée sur mes épaules et la tête. J'aurais aimé éviter cela mais bon, ce n'est pas tous les jours que je viens ici. Je suis Molly dans la cuisine, sentant l'odeur agréable d'un gâteau au four. Elle à des doigts, des mains de pâtissière. Elle sort une tasse pour la poser sur la table, suivit d'une brique de lait, et d'une tablette de chocolat. Elle fait tout pour me faire plaisir. Je la remercie, avant de me servir dans le silence tandis qu'elle surveille son gâteau.

-C'est quoi exactement que tu nous a fait là ? -demandais-je-

-Un gâteau à la citrouille, citron et fruit de la passion, avec une petite couche de meringue.

-J'ai oublié de déjeuner ce matin -dis-je en rigolant, ayant l'eau à la bouche- Je rigole. Où est Arthur ?

-Dans le jardin, toujours avec son bric-à-brac. Les enfants vont pas tarder à arriver, d'après la réponse de Ron, ils viendront vers midi. Si tu veux voir Sirius, tu le trouveras dehors, près de l'étang.

Je la remercie d'un signe de tête. Je bois quelques gorgées de lait de ma tasse que je repose sur la table et emporte avec moi un petit carré de chocolat, avant de sortir de la maison, désirant voir mon meilleur ami. En effet, je le vois au loin, au bord de l'étang, regarder le ciel. Je m'approche de lui, sans faire de bruit, ne désirant le perturber dans son silence. Je me met à ces côtés et regarde dans la même direction que lui. Il fixe un nuage qui ressemble à … pas grand chose. Je penche la tête dans tous les sens pour trouver un mot, une ressemblance à ce nuage.

-Liberté. -me dis soudainement Sirius- Depuis que je suis libre, je ne cesse de regarder le ciel parfois, me disant que je suis libre depuis maintenant deux ans.

-Et tu le seras encore pour de longues années.

Il tourne la tête et me regarde en souriant doucement. On se lance un regard que nous seuls pouvons comprendre. Il fini par rire doucement tout en me prenant dans ces bras. Le serrant fort contre moi, je me sens merveilleusement bien, vivant. J'aurais aimé que James soit là. Nous restons quelques instants dans les bras l'un de l'autre, avant que l'on se sépare.

-Je suis heureux que tu sois venu. Il fallait que je te parle, Remus.

-Sirius, rassure-moi … ce n'est rien de grave ?

-Oh non. C'est juste que j'ai un message pour toi de la part de Nymphadora. On va pas se mentir, tous le monde est au courant qu'elle te cours après, qu'elle est amoureuse de toi.

-Oui je le sais. Mais … écoute Sirius, elle est gentille, vraiment adorable mais …

-Du calme. Je ne veux pas te pousser dans ces bras mais elle ne peut pas venir alors m'a fais passé ce message pour toi : tu lui manque beaucoup.

-Je ne sais pas quoi répondre à cela, Sirius.

-Tu n'es pas obligé de répondre. Mais ne t'en fais pas, je pense qu'à la fin, elle comprendra qu'elle ne te plaît pas. Remus, que t'arrive-t-il ?

-Rien. Je n'es pas envie d'en parler. Pas aujourd'hui.

Il plisse des yeux. Je sais que je ne pourrais pas me cacher plus longtemps avec lui. C'est mon meilleur ami et je ne peux pas lui mentir. J'avais oublié que Nymphadora est amoureuse de moi. À vrai dire, je suis tellement sur Severus que je l'avais oublié. C'est méchant mon dieu. Je me mord la lèvre, peut-être devrais-je dire à Sirius que je suis amoureux d'un homme, seulement ça et rien dire d'autre. Mais si jamais il me demande de qui il s'agit, je ne sais pas si j'aurais le courage de le lui dire. Je n'es pas envie de me disputer avec lui, pas un jour d'Halloween. Je lui souris un peu timidement, tandis qu'il pose sa main chaleureuse sur mon épaule, tout en me regardant.

-Mumus, dis-moi ce que tu as ? N'oublie pas que nous sommes des meilleurs amis depuis notre enfance. Je te connais, je lis en toi comme dans un livre ouvert.

-Mais moi non. Je n'arrive pas en lire en toi, je te connais mais ça s'arrête là.

-C'est bien pour cela que tu es mon Mumus, à l'école tu étais mon petit protégé. Allons, raconte-moi, je vois dans ton regard que tu n'es pas tranquille.

-Je dois t'avouer que j'ai peur de ta réaction.

-Allons allons, ne dis pas de bêtise. Tu sais comment je suis, comment je réagis à certaines choses. C'est quelque chose de très délicat ?

-Assez oui. Cela concerne … ma situation actuelle … mon orientation sexuel.

-Hum … tu es célibataire mais ?

-Mais … j'aime un homme.

Il se tait et me regarde presque surprit. Je me mord fortement la lèvre inférieur. J'ai qu'une envie : me cacher dans les hautes herbes. Je souffle un peu pour me calmer mais voilà que mon meilleur ami me reprend dans ces bras. Comment refuser cela ? Je me sens à nouveau bien et le serre contre moi. Sans le quitter de ces bras puissant, je lui parle d'une voix incertaine.

-Je te demande pardon. Cela est peut-être choquant, moi le premier j'étais surpris.

-Non, ne t'en fais pas. Aimer un homme n'est pas interdit. Dis moi, c'est qui ?

-Mieux vaut pas que tu le saches, Sirius, sérieusement.

-Remus, j'ai horreur de te savoir et te voir comme ça, incertain, douteux. Avant tu respirais la joie de vivre mais là maintenant que je te vois, j'ai l'impression que tu vis dans l'inquiétude, la tristesse.

Que dois-je répondre à cela ? Je n'aime pas inquiéter mes amis et là c'est ce que je fais. J'aimerai que quelqu'un m'appelle comme ça, cela m'éviterai de le lui dire. Merlin à entendu ma prière on dirait, voilà que Molly vient nous chercher.

-Désolé de vous déranger pendant votre moment de tendresse les hommes mais les enfants sont arrivés. Ils sont venu plus tôt finalement.

Je me détache de mon meilleur ami, pour ensuite retourner à l'intérieur. En effet les autres membres de la famille nous ont rejoint de suite, avec Harry et Hermione. Celle-ci me sourit doucement, avant d'aller dans la cuisine, sûrement pour aider Molly. Fred me fait un clin d'oeil avant de sourire. Quand à Georges il part de suite s'enfermer dans sa chambre. Que se passe-t-il ? Très vite son frère jumeau vient me murmurer à l'oreille.

-Monsieur à une amoureuse, ça y est.

-Vraiment ? Espérons qu'il ne souffrira pas.

Je ne demande pas de qui il s'agit, cela me regarde absolument pas. Fred rejoint sa belle dulcinée dans la cuisine, tandis que Sirius me tapote l'épaule pour que je me tourne vers lui. Il me fait signe de la tête de le suivre, c'est ce que je fais. À présent dans le salon, au pied de la cheminée à présent allumée, je plante mon regard dans celui de mon meilleur ami. Ce dernier me souris doucement, avec de la joie dans le regard.

-Je ne te lâcherai pas, tant que tu ne m'auras pas dis de qui tu es amoureux, Remus. Tu me connais.

-Suis-je vraiment obligé de te le dire ? Sirius, j'ai pas envie qu'on se dispute toi et moi.

-Allons, dis pas de bêtise. Est-ce quelqu'un que je connais ?

-Oui. James, toi, et moi on le connaît. On … à l'époque … toi et James, vous vous êtes amusés à le ridiculiser devant les autres. James ne l'aimait pas, toi non plus … quand on était jeune, il traînait souvent avec Lily.

-Je vois. Rogue.

Je me mord la lèvre avant de baisser les yeux. Là, je n'es pas pu le lui dire directement. Je suis passé par plusieurs chemin pour le lui dire. Là je sens mon cœur battre à la chamane, mon corps se tendre d'un coup, comme si j'avais peur qu'il m'arrive quelque chose. Sirius ne dit plus un mot mais soupire tout simplement. Il doit bouillir de l'intérieur. Je murmure tout bas que j'étais désolé, mais que je ne pouvais pas contrôler mes sentiments.

-Remus … es-tu sur de toi ?

-Oui … mais … ce n'est pas réciproque … rassure-toi !

-Justement non, je ne suis pas rassuré. J'apprends que mon meilleur ami aime un homme qui n'est pas une personne que j'apprécie énormément, tout comme James ne l'apprécié pas du tout. Remus … bon sang qu'est-ce qu'il s'est passé pour que tu sois tombé amoureux de lui ?

-J'ai pas arrêté de le regarder … je sais pas ce qu'il me plaît chez lui mais … je le trouve attirant, beau, charismatique, il a du charme. Il est froid, méchant voir cruel avec moi mais …

-Mais tu es amoureux de lui alors qu'il te rabaisse devant les autres ! Non, tu devrais te reposer et te poser des questions. Tu ne peux pas aimer cet homme, cet homme qui te fais du mal. Qui te fais payer ce qu'il s'est passé à l'époque.

-Sirius, s'il te plaît …

-Je te laisse réfléchir !

Il s'éloigne, me laissant désormais seul dans le salon. Je fixe les flammes de la cheminée, me réchauffant par la même occasion. Je me mord fortement la lèvre inférieur, au point que cela saigne, pour ne pas pleurer. Je n'es pas faim. Je regarde rapidement dehors, il fait mauvais, lourd. Quelque chose me dis qu'il va pleuvoir. Une main douce se pose sur mon épaule, me faisant sursauter. Je me tourne pour faire face à Fred qui me souris doucement. Je ne parviens pas à lui rendre ce petit geste, c'est plutôt une grimace montrant ma tristesse.

-Remus ?

-Je vais dans la chambre d'ami. Je mange pas à midi.

Je quitte le salon, montant donc les marches d'escalier montant à l'étage pour pouvoir me rendre dans la chambre d'ami. Je ne veux pas dormir mais être seul. À présent dans la pièce éclairée par une simple bougie, je m'avance vers le lit. Me laissant tomber sur celui-ci, j'enfouis mon nez dans l'oreiller, serrant fortement entre mes doigts le tissu. Épuisé par tout cela, les événements qui s'enchaînent, je fini par m'endormir profondément. Je ne fais aucun rêve, ni cauchemars et cela me repose énormément. Malheureusement, et bien que je m'y attendais un peu, Molly vient me réveiller en douceur en me secouant à peine et m'appelant.

-Je n'es pas faim Molly ! -dis-je d'une voix fatiguée et rauque-

-Oui, Fred m'a prévenu mais je ne suis pas venu pour cela Remus. Fred m'a raconté pourquoi tu étais comme ça ces derniers temps.

Je me redresse soudainement et m'appuie sur mes coudes, la regardant horrifié. Il ne lui a pas dit que j'ai des sentiments pour Severus ? Pitié. Molly sourit doucement avant de me dire d'une voix maternelle, douce.

-Remus, sache que quoi qu'il arrive, je serais toujours là, ainsi qu'Arthur. Tu connais Severus, et tu sais que ce n'est pas évident de parler avec lui sans se faire rabaisser. Mais tu es très courageux d'assumer tes sentiments envers lui.

-Molly … -je soupire. Fred peut pas se taire des fois ? Tout le monde va le savoir.- S'il te plaît, je veux que personne d'autre le sache.

-Sirius, Georges, Hermione, Arthur et moi même sommes au courant. Je pense par contre que Sirius n'est pas trop heureux d'apprendre cela.

-C'est pour cela que je suis pas bien. C'est mon meilleur ami et … voilà sa réaction. Je comprend pas.

-Apprendre que son meilleur ami aime un homme qu'il n'apprécie pas c'est difficile. Mais ne t'en fais pas, Sirius, changera d'avis quand il verra que tu es encore plus malheureux sans lui. Tu ne veux pas venir manger un morceau ?

-Non. Désolé. Je veux être seul et surtout me reposer.

Elle n'insiste pas et quitte la chambre. J'aurais aimé passé Halloween tranquillement mais c'est raté. Ce n'est pas bien grave, je ne suis pas avec Severus. Mais demain je vais devoir regagner Poudlard, et donc le retrouver, chose que je n'es pas envie. Je fini par me rendormir sur le lit, poing serré, corps tendu. Je ne me réveille que dans l'après midi, et par une voix masculine. Une voix calme, un peu douce. Ouvrant doucement les yeux, j'aperçois Sirius. Que me veut-il ?

-Désolé de te réveiller Remus mais je dois te parler !

-Hm, que se passe-t-il ? -Je me redresse un peu, tout en restant sous les couvertures chaudes- Sirius ? Tu veux me parler de quoi ? Si c'est pour me sermonner concernant Rogue, je t'invite à prendre la porte !

-Cela concerne Rogue en effet. Écoute, j'ai eu tord de t'avoir dis des choses blessantes mais je ne veux pas te voir souffrir à cause de lui.

-Sirius, écoute-moi, Severus n'est pas amoureux de moi, mais … c'est comme ça, je souffre en silence et aussi je m'attends pas à ce qu'il vienne vers moi me disant « Moi aussi je t'aime mon petit loup ».

Sirius se met à rire à mes paroles. En attendant c'est vrai, je m'attends pas du tout à ce que Severus devienne doux comme un agneau blanc et se tourne vers moi, avec des petits yeux doux et une voix mélodieuse m'avouant son amour. C'est impossible. Mais mon cœur bat pour lui, je ne peux pas contrôler mes sentiments. Je continue de discuter avec Sirius, le temps de rire un peu et puis nous finissons par parler de Noël, des bals que nous avions vécus quand nous avions été élèves. Oh oui, Sirius arrivait à avoir des filles dans son lit, c'était un vrai chaud lapin. Aujourd'hui encore des femmes lui courent après mais, il n'est plus jeune et ne veut pas s'amuser comme avant. C'est bien dommage qu'il ne veut pas se trouver une femme, qui un jour mettra au monde un enfant. Au final, je passe mon après midi avec lui, mais la fatigue m'a emporté entre temps. Ce qui fait que je me suis endormi, alors que Sirius me parlais. La honte.

Le soir s'installe et je fus réveillé par des bruits un peu étrange. Je me redresse doucement dans le lit, me tenant la tête, sentant donc une migraine arriver. En bas, je peux entendre la famille Weasley rigoler, parler, s'amuser à se lancer des vannes. Je peux entendre aussi la voix de Sirius. J'ignore pourquoi mais les fêtes ne m'enchante pas vraiment. C'est bien que les familles organisent quelque chose pour être avec leur proche et s'amuser, sauf que je ne suis pas heureux et avec toute la volonté du monde, même si je souris, cela se verra que je suis pas bien. Pourquoi ? Severus me manque ! Restant dans mon lit, je reste assis et fixe le plafond pensant à lui, me demandant comment il va et surtout que fait-il. Et si Sacha était avec lui ? Mon dieu. Me perdant dans mes pensées tournées vers lui, je pousse un petit cri de surprise quand quelqu'un entre dans la chambre en m'appelant.

-Eh bien Remus ? -s'inquiète Hermione- Désolé, je ne voulais pas …

-Ce n'est rien. J'étais dans mes pensées, désolé. Entre et ferme la porte s'il te plaît Hermione.

-J'aimerai te parler mais ça ne sera pas long ! -elle ferme la porte et vient s'asseoir sur le bord du lit, mes côtés, me souriant doucement- Déjà, est-ce que tu as bien dormi ?

-Un peu oui, je me suis reposé mais … je sens encore la fatigue. Pourquoi ? Que se passe-t-il ?

-Tout va bien ! Disons que je trouve que tu te repose beaucoup en ce moment c'est vraiment bien … mais c'est depuis que tu as des sentiments pour Rogue.

-Ah non, pitié si c'est pour me parler de lui, du fait qu'il me fasse souffrir … Je ne veux pas en entendre parler. Je suis amoureux de lui, je l'aime vraiment mais ce n'est pas réciproque de toute façon et tout le monde s'y attendait, moi le premier …

-Remus …

-C'est comme ça, on ne peut rien y faire. Et je vous demanderai d'éviter de m'en parler tous les jours, je souffre suffisamment, mon moral est au plus bas.

-REMUS !

Je sursaute quand elle me cri dessus, pas de façon agressive mais de façon à ce que je me taise. Elle me fait « chut » avec son doigt posé sur ces propres lèvres. Si elle est ici, c'est qu'elle doit me parler d'une chose assez importante.

-Écoute, je sais que tu n'aimes pas qu'on te parle de Rogue et des sentiments que tu éprouves pour lui mais … toutes personnes a un cœur.

-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Que Severus en possède un ?

-Exact ! Je suis venu te voir, le temps que la famille Weasley s'amuse un peu, je me suis dis qu'il valait mieux que je vienne te voir et te dire ce que je pense sincèrement de toute cette histoire, où on en voit pas le début.

-Il n'y aura jamais de début. Sacha, cette maudite secrétaire est en plein milieu.

-Dépasse-là ! Cette femme se trouve sur ton chemin. Qu'est-ce que Rogue aime chez elle ?

-Je ne sais pas et sincèrement je ne veux pas le savoir ! J'aimerai … être à la place de Sacha des fois parce que je les trouve très proche tous les deux. Plus les jours passent, et plus je me sens « ados » dans ma peau. Un homme jaloux d'une femme qui s'approche d'une personne qu'on aime en secret, un homme qui déprime très souvent. Je n'aime pas la vie que je mène, je veux me relever mais …

-Mais on est là ! Dumbledore, Fred, Georges, Monsieur et Madame Weasley, Sirius et moi également. Je sais que tu ne veux pas qu'on t'aide mais … on aime pas laisser un de nos amis dans la tristesse, la mélancolique, et tu le sais.

-Mais … je veux être seul et pouvoir m'en sortir. Je me suis moi même mis dans cette galère, cette histoire, je dois m'en sortir. Comme là, actuellement, les fêtes me rendent malheureux. Je dois … me renforcer et montrer que je ne suis pas faible face à Severus et à cette abominable femme. C'est dur mais … je suis un ancien Gryffondor, je vais y arriver … je l'espère en tout cas.

Hermione me regarde avec un petit sourire désolé, mais je ne lui en veut pas. Elle veut m'aider, je le sais mais je dois m'en sortir. Je lui demande donc gentiment de quitter la chambre à fin que je puisse m'habiller sans être vu, et sans être dérangé. Une fois cela de fait, je sorti de la chambre et je la retrouve contre le mur du couloir. Que me veut-elle encore ? Je le lui demande.

-En fait, Dumbledore aimerait te voir, il paraît que c'est urgent !

-Vraiment ? Mais … je ne vais pas vous laisser …

-Ils t'en veulent pas, ils sont au courant que le directeur veut te voir ! Il t'attends déjà dans son bureau. Je ne devais pas te le dire mais Rogue y est actuellement.

Mon cœur se met à battre plus vite. Ma respiration devient irrégulière. Je hoche doucement la tête avant de descendre rejoindre les autres, suivit d'Hermione. Arrivé en bas, j'évite les regards. Sirius s'approche de moi, me trouvant étrange mais je le rassure rapidement, lui disant simplement que je me préparai pour partir. Bien sur, je vais devoir transplaner. Je ne veux pas obligé Molly ou Arthur à éteindre la cheminée pour m'en servir. Je dis au revoir à tous le monde et leur souhaite un bon Halloween. Demain, je retrouverai mes élèves, mes cours, cela me fera du bien. Je transplane donc de l'intérieur du Terrier pour regagner Poudlard en quelques secondes seulement. Me retrouvant devant les grilles de l'école, je me dépêche de me rendre au bureau de Dumbledore, avec cette question qui me trotte dans la tête : Pourquoi Severus s'y trouve-t-il ? Comme toujours, je donne le mot de passe à la statue à fin que celle-ci puisse monter. Je n'ai pas eu besoin de frapper à la porte, car celle-ci s'ouvre immédiatement, alors que je n'es pas eu le temps de lever ma main pour émettre un son, prouvant ma présence, sur la porte. Je pénètre donc directement dans le bureau.

-Ah bonsoir Remus, je vous remercie d'être venu aussi vite que possible.

-Bonsoir Professeur ! -je m'avance vers lui et Severus, dont son visage est presque à la décomposition- J'espère qu'il ne s'est rien passé de grave pendant ma courte absence ?

-Oh non du tout. Je tiens déjà à m'excuser de vous avoir fait venir, alors que vous étiez en fête. Asseyez-vous !

Je prend place sur le petit fauteuil, face au bureau, et aux côtés de Severus, qui ne m'a pas regardé, ni adressé la parole. Les fêtes ne le rendent pas plus joyeux ou avenant on dirait. Le directeur nous propose donc du thé mais nous refusons tous les deux et en même temps. Dumbledore nous sourit doucement, comme il a l'habitude de faire.

-Si je vous ai convoqués, c'est pour vous parler de certains points. Tout d'abord l'enseignement. Les élèves s'améliorent et eux même sont venus me donner leur avis, disant donc que vous êtes d'excellent enseignants. Malgré des petites querelles, vous êtes un binôme inséparable !

-Sinon ? -rétorque Severus, impatient-

-Vous allez continuer à exercer ensemble bien entendu et j'ai pris donc la décision de faire fusionner vos appartements.

-Il n'en est pas question que mon appartement ...

-Trop tard, Severus ...

-J'ai mon mot à dire ! -s'écrie Severus en se levant soudainement-

-Severus, allons, où est le mal ? Partager votre lieu de travail, d'habitation avec …

-Un lycanthrope qui prend plaisir à me ridiculiser devant mes élèves. Je préfère cent fois prendre le poste de Professeur de Défense Contre les Forces du Mal en totalité.

-Pas question ! -m'exclamais-je, me levant à mon tour, me tournant vers Severus- Pourquoi je te laisserai ce poste ? Pourquoi ? Parce que tu as une bonne réputation ? Parce que tous le monde te respecte, te crains ? Parce que tu es imposant ? Parce que tu as un Q.I plus élevé que certains ? Ce n'est pas une raison pour que je te laisse ce poste en totalité. Je te rappelle qu'avant que tu sois Professeur de cette matière, je l'étais tout autant que toi … alors si je dois parler comme toi, si je dois marcher comme tu fais, ce poste doit me revenir entièrement. Sauf que je suis beaucoup moins stupide, idiot, et bête que toi parce que je partage ce poste avec toi et sans pleurnicher dans les robes de notre directeur.

Je n'avais jamais levé la voix sur lui mais ce soir, ce n'était pas possible autrement. Severus m'attrape par le col tandis que je le défie du regard. Dumbledore nous observe, combat de coq imprévu on dirait. Je n'es pas spécialement envie de me disputer, pas ce soir, ce n'est pas possible. Ce fut à mon tour d'attraper Severus par le col, je fais exactement comme lui. Nos visages bien près, nos regards bien noirs -pour une fois que j'y arrive face à lui- pas un sourire. Rien.

-On va partager nos appartements, Lupin mais je vous averti …

-Nous commanderons pas l'autre ! -le coupais-je- Tu t'occupes de tes affaires, je m'occupe des miennes et ainsi nous pourrons avoir une vie plus ou moins calme. Qu'en penses-tu, Severus ?

Il ne me répond pas mais je peux voir dans son regard qu'il est parfaitement d'accord avec moi. Nous nous lâchons pratiquement ensemble, avant de nous tourner vers le directeur. Mon collègue tourne les talons pour nous quitter. Je me retrouve donc seul avec Dumbledore, qui continue de me sourire d'une façon douce. Tout comme son regard derrière ces lunettes demi-lune.

-Professeur, vous n'êtes pas sérieux ? Je vais devoir vivre avec … Severus ?

-Remus, le fait que Sacha soit parmi nous j'ai du faire en sorte qu'elle possède également un appartement. J'ai donc fusionné le votre et celui de ce cher Severus, pour en libérer un.

-J'entends bien mais … nous allons devoir vivre ensemble, sûrement manger ensemble, dormir, partager la salle de bain.

-Oh je vous rassure, vous aurez chacun votre lit -me dit-il d'un ton humoristique- De quoi avez-vous peur ?

-Comme toujours : Sacha. Je ne veux pas qu'elle mette un pied dans … notre appartement.

-Mais vous êtes libre de la chasser, Remus. Vous devriez en parler à Severus.

Je hoche la tête, étant d'accord avec lui. Je le salue gentiment d'un signe de tête, avant de tourner les talons, pour pouvoir quitter le bureau de mon employeur. Voilà que celui-ci m'interpelle, pour me tendre un rouleau de parchemin, que je prend pas la peine de dérouler, j'attends juste qu'il m'explique ce que je dois en faire.

-Vous trouverez sur ce parchemin quelque chose d'assez curieux. Bien entendu, j'ai trouvé les réponses mais j'aimerai que vous y jetiez un œil. Vous allez avoir besoin de Severus également.

-Pourquoi ? C'est assez complexe ? C'est un énigme en particulier ?

-Plusieurs. J'ai mis les vacances pour parvenir aux réponses. C'est amusant !

Il ne me dit plus rien, me laissant donc dans le brouillard. Je lui souris doucement, avant de quitter définitivement le bureau, avec le rouleau de parchemin dans la main droite. Dois-je le regarder maintenant ? Plus tard ? Étant trop curieux je m'arrête au milieu du couloir qui mène à mon nouvel appartement que je partage désormais avec Severus à partir de ce soir, pour le dérouler et commencer donc à le lire. Merlin, sur quoi suis-je tombé ?

« 21.14 – ..20 – ..21.24 - – 17.21.9 – 5.19.20 – .17.21.5 »

Des chiffres avec des tirets ? Mais qu'est-ce que cela signifie ? Mais le pire est qu'il n'y a aucun indice. Je soupire doucement, avant de reprendre ma route en direction de mon appartement, l'esprit ailleurs.