UNE PAS SI DESAGREABLE RENCONTRE

Chapitre 2

A/N : Hello tout le monde ! Alors voici le prochain chapitre de mon histoire, j'espère qu'il vous plaira tout autant que le premier ! :) J'aimerais remercier tous ceux qui m'ont laissé un commentaire, vous n'avez pas idée à quel point cela m'a fait plaisir, ainsi que ceux qui ont ajouté mon histoire à leur favoris et tout ça tout ça ! :) Un grand merci à tous !

Et pour finir, je dirais que je ne possède toujours pas Harry Potter ! C'est dommage d'ailleurs, j'ai plein d'idées à rajouter dans ses livres ! Des idées sur un certain couple par exemple... ;)

Dans les jours qui suivirent, l'état de Ron ne s'était pas amélioré. Bien au contraire, il avait empiré.

Plus les jours passaient, plus il se sentait seul. Absolument tout lui rappelait Lavande : quand elle lui rappelait de mettre en ordre ses affaires jusqu'aux émissions à la télé.

C'était affreux. Ses amis, avec qui il avait passé une soirée mémorable en cette soirée du 14 février, lui rendaient souvent visite, dans le but de lui remonter le moral. Malheureusement, cela produisait tout l'effet inverse.

Un jour que Harry était passé le voir en mars, juste après son anniversaire, il avait été particulièrement misérable.

Ressentant sa détresse, son ami à lunettes s'était décidé à agir pour de bon.

-Ça peut pas continuer comme ça, Ron, lui avait-il dit.

-Ah bon ? Je comptais passer le reste de mes jours comme ça, c'est dommage !

-Arrête, je suis sérieux.

-Ça tombe bien, moi aussi.

-Ecoute, tu ne veux pas faire de nouvelles rencontres, c'est très bien, je te comprends. Mais tu peux pas rester comme ça éternellement. Tu as besoin de compagnie. Sors, va t'éclater, profites de ta vie de célibataire. Il faut voir les choses du bon côté : tu es libre. Moi avec Ginny…

Ron tourna vivement la tête.

-Es-tu en train d'insinuer que tu n'es pas bien avec ma sœur ?

-Non, enfin si, enfin non ! Ron, tu vois ce que je veux dire, soupira-t-il.

Il ne répondit pas, préférant boire une énième gorgé de sa bière. Harry avait raison, rester ainsi seul et avachi dans son canapé à boire des bières ne lui feraient aucun bien, il le savait. Pourtant, il ne pouvait se résoudre à quitter son appartement, à socialiser.

-Prends-toi un chien si tu ne veux pas parler avec des vraies personnes, dit-il avec un ricanement.

Et il partit, sans ajouter autre chose.

Bien qu'Harry ait dit ça sur le ton de la plaisanterie, Ron ne put s'empêcher d'y penser souvent.

Il est vrai qu'il aimait beaucoup les chiens. Combien de fois n'avait-il pas supplié sa mère pour qu'elle lui en offre un ? Toutes les peluches de son enfance étaient constituées à 90 pourcent de chiens.

Cette pensée devenait de plus en plus présente dans son esprit, à tel point qu'elle en devint obnubilante. Il avait déjà réfléchi au nom qu'il lui donnerait, quelle couleur serait son panier…

Bientôt, le mois de mars se termina et avril arriva, amenant avec lui son soleil timide et ses quelques nuages blancs.

Ron avait pris sa décision, il irait adopter un chien le jour-même. Il s'était décidé à ne plus se sentir seul et abandonné.

Se souvenant de l'étrange femme travaillant à la SPA et de son invitation, il décida de se rendre là-bas en premier, pensant qu'il pourrait peut-être faire le bonheur d'un chien.

Une bonne demi-heure plus tard, il se trouvait devant un bâtiment quelque peu délabré, d'où s'échappait des odeurs de chien mouillé et où on pouvait entendre toutes sortes de bruits d'animaux. Au-dessus de l'entrée, une pancarte colorée faite à la main indiquait :

L'Arche de Noé

Un Paradis Pour Tous

Poussant le portillon qui menait à l'intérieur d'une cour, il fut surpris de voir le nombre d'animaux en attente d'un maître. Il n'avait jamais réalisé à quel point l'humain pouvait être abject.

Un peu plus loin, à l'autre bout de la cour, entre deux grandes rangées de cages où se trouvaient des chats, une porte portant une inscription avec le mot 'bureau' écrit dessus s'ouvrit. Une jeune femme en sorti et se dirigea vers lui.

-Bonjour, soyez le bienvenue dans notre SPA. J'imagine que vous désirez adopter un animal ?

-Euh… oui.

-Quel animal désirez-vous ?

-Un chien.

-Dans ce cas, ce sera ma collègue qui s'occupera de vous, lui dit-elle avec un grand sourire.

-Merci.

Elle repartit dans le bureau et quelques secondes plus tard, une autre femme en sortit, une qui lui était familière. Ses boucles brunes rebondissaient de plus en plus sur ses épaules à mesure qu'elle avançait et elle lui afficha le même sourire radieux qu'elle lui avait lancé quand elle était sortie du taxi. Il sourit malgré lui.

-Bonjour ! le salua-t-elle joyeusement. Je suis heureuse de vous voir ici. Alors, comme ça vous souhaitez adopter un chien ? C'est merveilleux !

-Oui, il sourit, je me suis dit qu'un peu de compagnie ne me ferait pas de mal.

Elle rigola d'un rire cristallin.

-Quelle race de chien voulez-vous ? Malheureusement, nous avons de tout, elle soupira. A moins peut-être que vous ne désiriez jeter un coup d'œil ?

-En fait, j'aurai aimé un Jack Russel Terrier…

-C'est vrai ? Impeccable. Suivez-moi.

Ils se rendirent dans le bureau, passèrent une porte et se retrouvèrent dans une autre cour. Celle-ci semblait contenir seulement des chiens. Des noirs, des blancs, des bruns, des gros, des très maigres, des petits… Le nombre de chiens était impressionnant. Certains avaient l'air misérable, ils avaient des plaies et le regardaient avec l'air de le supplier de l'adopter.

Hermione remarqua son expression attristée et dit :

-Ça me brise le cœur de voir ça, je peux vous le garantir.

-Comment faîtes-vous pour travailler dans un endroit pareil ? il lui demanda, atterré.

Elle haussa les épaules, un air résigné durcissant ses jolis traits.

-Je veux m'assurer qu'ils trouvent tous un maître, même si parfois c'est plus facile à dire qu'à faire. Je veux m'occuper d'eux.

Ils s'arrêtèrent devant une cage un peu en retrait, abritant un chiot au pelage brun et blanc. Il regardait Ron avec de grands yeux noirs et brillants, sa langue sortante. Ron eut la drôle d'impression qu'il lui souriait.

-Voici Max. Il est arrivé il y a quelques jours. On la retrouvé au bord de la route.

Ron passa non sans difficulté sa main à travers les barreaux, laissant Max lui léchouiller les doigts.

-Salut Max, moi c'est Ron, il dit en souriant comme un enfant.

-Bien sûr, vous pouvez en choisir un autre si vous…

-Non, celui-là est très bien, merci.

Elle sortit Max de sa cage, qui se tortilla dès qu'il fut dans ses bras et le lui passa. Bizarrement, Max se calma aussitôt, et le regarda en sortant sa langue comme il l'avait fait quelques minutes auparavant, toujours en ayant l'air de lui sourire.

-Si vous voulez bien me suivre, lui dit-elle.

Elle le redirigea dans le bureau et le fit s'asseoir. Posant le petit chien sur ses genoux en prenant bien garde à ce qu'il ne s'échappe pas, il prit un moment pour contempler Hermione, qui s'était assise derrière un ordinateur. Elle portait un large t-shirt qui laissait une grande marge d'imagination et un jean qui révélait quant à lui bien ses courbes, mais Ron fut plus attiré par son visage, qu'il n'avait jamais pris la peine de regarder attentivement auparavant.

Quand elle lui avait parlé de son métier et ses ambitions, une lueur de détermination semblait s'être allumée dans ses yeux. Cette détermination avait surpris Ron lui qui ne trouvait pas son métier fantastique avait été émerveillé de voir que quelqu'un puisse. Cette lueur avait éclairé tout son visage, accentuant encore plus sa beauté naturelle. Tout à l'heure, lorsqu'elle était arrivée en lui souriant, il n'avait pu s'empêcher de sourire en retour, il l'avait trouvé extrêmement contagieux. Il se surprit même à espérer qu'elle lui sourisse une deuxième fois.

-Monsieur ? une voix le tira de sa rêverie. Il cligna des yeux comme pour chasser ses pensées.

-S'il vous plaît, appelez-moi 'Ron'.

Elle lui adressa un sourire qui lui fit un drôle d'effet au creux de l'estomac.

-On pourrait alors se tutoyer.

-Pourquoi pas ? il rigola.

-Je disais donc, vous voulez peut-être… pardon, tu veux peut-être le renommer ?

-Non. Non, Max c'est bien. Ça lui va bien.

-Bien, je finis de remplir les papiers confirmant que tu l'as bien adopté et tu seras libre de le remmener chez toi.

-Euh… il se gratta la nuque, gêné.

-Oui ?

-Je n'ai jamais eu de chien avant… c'est idiot mais… tu pourrais me donner quelques conseils s'il te plaît ?

Il sentit ses joues se réchauffer à une vitesse alarmante et le bout de ses oreilles également.

-Bien sûr. Par quoi commencer ? Comme tu dois déjà le savoir, un chien doit être nourri, et un chiot doit avoir une alimentation spécifique pour leur apporté tous les nutriments nécessaires. Si tu demandes à un vendeur spécialisé il te recommandera mieux que moi.

-Aussi, un chiot a besoin de beaucoup d'attention et d'affection je ne sais pas si ton métier te permet d'être avec lui ?

-Je travaille dans un magasin de farces et attrapes, donc pas vraiment.

-Tu pourrais peut-être l'emmener avec toi ?

-Mon frère se foutera sûrement de moi, mais je lui demanderai.

Elle fronça les sourcils un instant, semblant juger son choix de vocabulaire.

-Où se trouve ton magasin ?

-Dans Redbridge. Pourquoi ?

-Parce que je dois offrir un cadeau à mon neveu et il s'avère qu'il aime beaucoup les farces, elle rigola.

-Un article acheté, le deuxième à 50 pourcent, plaisanta-t-il.

-Tu as le sens des affaires à ce que je vois. Tu aimes beaucoup ton métier on dirait.

-Pas vraiment non, j'aimerai me reconvertir dans autre chose.

Il ne savait même pas pourquoi il avait décidé de dire ça, il n'y avait jamais pensé. Pourtant, lorsque les mots sortirent de sa bouche, il se dit qu'il devrait y songer.

-Ah bon ? Dans quoi, par exemple ?

-J'ai toujours rêvé d'être un sorcier, déclara-t-il le plus sérieusement possible. Son expression sembla l'amuser car elle éclata de rire.

-Non, plus sérieusement j'aimerai beaucoup devenir un agent du MI-5, mais je n'ai pas eu assez de bonnes notes étant plus jeune.

-Tout est possible en travaillant dur. Il est toujours temps de s'y remettre.

Une sensation de mouvement sur ses genoux lui rappela qu'il venait d'adopter un chien, un chien dont il avait toujours rêvé et un sourire vint immédiatement se placer sur son visage.

-Je suis vraiment contente que tu l'aies adopté, lui lança tout d'un coup Hermione. Si tu ne l'avais pas fait….

Un frisson la parcourut.

-Donc c'est ça, ta passion à toi ? Les animaux ?

-La défense des animaux, elle rectifia.

-J'imagine que ton chez toi doit être rempli d'animaux abandonnés de toute sorte.

-Malheureusement non. Mon appartement est bien trop petit pour accueillir beaucoup d'animaux. Je me contente d'un chat pour l'instant, elle rigola. Ta passion à toi, c'est quoi ?

-J'aime beaucoup le sport. Le rugby par exemple. Et toi ? Tu dois bien avoir un autre centre d'intérêt que les animaux.

-En fait, il est vrai que j'aime beaucoup lire, avoua-t-elle en adoptant un air coupable.

-Ha je vois, tu es le genre de fille qui passe son temps dans les bibliothèques miteuses, il rigola.

-Mais pas du tout ! Lire n'a jamais fait de mal à personne, je te ferais dire.

Elle s'efforça de paraître offensée, mais un coup d'œil en sa direction suffit pour la faire éclater de rire à nouveau, et Ron se laissa emporter dans ce fou rire, un fou rire qu'il n'avait pas eu depuis longtemps et qui lui fit le plus grand bien.

Ils restèrent à parler ainsi un long moment, riant sur quelques anecdotes qu'ils partagèrent ensemble, jusqu'à ce que d'autres personnes désirant adopter un animal arrivent.

Ce soir-là, lorsque Ron eut fini d'acheter toutes les fournitures nécessaires au bien être de Max, quand il fut confortablement installé sur son canapé avec ce dernier sur ses genoux, il se sentit bien pour la toute première fois depuis des mois.

Il ne se sentit pas seul, ni abandonné ou mal aimé. Bien que ce fût un chien avec qui il ne pouvait pas avoir une vraie discussion, sa simple présence l'emplissait d'une chaleur agréable, rassurante. Il savait qu'il serait toujours là à ses côtés et qu'il ne l'abandonnerait jamais. Ne disait-on pas justement que le chien était le meilleur ami de l'Homme ?

De plus, savoir qu'il avait sûrement sauvé la vie à un petit être sans défense le fit se sentir important, comme si il venait de faire une promesse. Comme Max qui ne l'abandonnerait jamais, il se jura de ne jamais l'abandonner, de le rendre heureux.

Néanmoins, une tout autre chose le rendait également heureux. On ne pouvait pas qualifier sa première rencontre avec Hermione d'« agréable », mais cette conversation avec elle plus tôt dans la journée lui avait montré qu'elle était une fille intéressante.

Il avait tout de suite remarqué qu'elle était belle lors de leur première rencontre, sa beauté étant la première chose qu'on remarque chez elle, mais une plus grande conversation avec elle lui avait fait réaliser qu'elle était aussi belle de l'intérieur.

Bien sûr, il n'était pas prêt à se remettre dans une relation de sitôt, mais il se surprit à penser à elle beaucoup plus de fois qu'il ne devrait. Pensait-elle aussi à lui au moment de se coucher ? Souriait-elle également en se rappelant leur conversation ou leur rencontre ?

Souhaitait-elle le revoir autant que lui aimerait la revoir ?

Il n'avait la réponse à aucune de ces questions, mais il était sûr d'une chose : sa nouvelle ambition serait de la revoir.

A/N : Alors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Vous a-t-il plu ? L'avez vous détester ? C'est simple : pour me le dire, il suffit de laisser un review ! Non sincèrement, j'adore les reviews et ça m'encourage à écrire plus vite et poster plus rapidement :) Pleeaase !

Je tiens également à m'excuser si il y a des fautes, je sais que ce n'est pas très agréable à lire si c'est le cas.

Merci d'avoir lu et à bientôt ! :)