Bonjour/bonsoir à tou-te-s

Cet OS est le second que j'ai réalisé pour la rubrique "Arbres à textes", il a été inspirés par un fan-art de Peregrinus5Floh intitulé "Warming Kisses" (vous le trouverez sur deviant-art), représentant George et Luna entrain de s'embrasser dans la neige.

Un mini challenge pour cet OS puisque je n'avais jamais songé au pairing George/Luna et aussi parce qu'il s'éloignait de mon sujet favoris, j'ai nommé les Maraudeurs !

Bonne lecture


Warming Kisses

Tout était blanc autour d'elle, les collines, la forêt et même le ciel. Les flocons virevoltaient, formaient une danse incertaine qui se terminait dans sa chevelure blonde. Son visage disparaissait à moitié sous l'encolure de son manteau, le froid avait fait rougir ses joues, ses yeux fixaient un point invisible sur la ligne d'horizon. Il ne s'attendait pas à la trouver ici. Il s'attendait à ne trouver personne ici. C'était son point de fuite, lorsque l'absence devenait trop lourde. Il se laissait tomber sur le sol, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige. Lorsqu'il avait aperçu sa silhouette, il avait manqué de faire demi-tour. Au crissement de la neige sous ses pas, Luna avait alors tourné la tête dans sa direction et lui avait souri. Aucun son n'avait franchi ses lèvres, sa bouche s'était seulement étirée en un sourire vrai et bienveillant. Il avait fini par s'approcher et, fidèle à son habitude, s'était assis à même le sol, la neige mouillant ses vêtements, le froid le saisissant jusqu'à l'os.

Cette rencontre se reproduisit le lendemain et le jour suivant avant de devenir un rituel. Ni l'un ni l'autre ne parlait, jamais. Parfois, Luna faisait apparaître une couverture qu'elle posait délicatement sur les épaules de George. Peu à peu, la neige commença à disparaître, les flocons furent remplacés par du pollen, l'herbe à leur pied poussa et devint grasse. L'hiver laissa peu à peu place au printemps. Le rouquin prit la parole le 2 mai, un an jour pour jour après la mort de Fred. Il laissa exploser son chagrin, comme jamais il l'avait fait. Pour la première fois, Luna s'assit à côté de lui et posa sa main sur la sienne. Le lendemain, ils parlèrent des heures durant, suivant la course de la Lune jusqu'à ce qu'elle soit chassée par les premières lueurs de l'aube.

Le printemps laissa place à l'été, puis aux couleurs chatoyantes de l'automne, bientôt chassées par le froid hivernal. Ils n'avaient jamais cessé de parler, ils ne se voyaient qu'ici, sur les pentes désormais blanches de la colline. Cela faisait maintenant un an que Luna avait chamboulé son quotidien. Un an que le vide dans son cœur s'estompait et que le fantôme de son frère avait peu à peu cessé d'être un fardeau pour devenir une force. George gravit la pente à grandes enjambées, retenant d'une main son chapeau, que le vent menaçait de faire s'envoler. Il avait hâte de retrouver la jeune femme et d'entendre le son doux et rêveur de sa voix.

Tout était blanc autour d'elle, les collines, la forêt et même le ciel. Le vent s'enroulait dans ses cheveux, les entraînant dans un ballet incertain. Elle portait le même manteau, avait enfoui son visage dans l'encolure de la même manière. Elle s'était retournée au son de la neige sous ses pas et, avait un affiché un sourire presque identique à celui qu'elle lui avait adressé, un an auparavant. George avait accéléré le pas avant de se figer face à elle. Ses mains encadraient le visage rêveur de la jeune femme, sans le toucher, comme par peur de sa réaction. Les doigts fins et glacés de Luna s'enroulèrent autour des siens. Elle repoussa doucement les mains du jeune homme avant de se hisser sur la pointe des pieds et de déposer un baiser sur ses lèvres. Elle baissa ses talons et redressa la tête dans sa direction, incertaine. George se pencha alors vers elle et l'embrassa avec passion. Il ne se souvenait plus de ce qu'il s'était passé après. À un moment, ils avaient dû perdre l'équilibre, car Luna était allongée dans la neige sous lui, son chapeau avait roulé un peu plus loin. Pour la première fois depuis presque un an, il se sentit envahi par l'espoir d'être à nouveau heureux.

Fin


Et voilà ! J'espère que ce texte vous aura plu !

A bientôt

Eliane Gil'