Note de l'auteur : Je remercie Miss Homme Enceinte pour sa correction. Merci beaucoup.
5
Les invités
Après s'être remis de leurs émotions, Harry et Severus retournèrent au domicile des Evans. Mais avant, Harry expliqua à Severus pourquoi il l'avait puni et quelle en était la raison. Le garçon comprit qu'il ne devrait plus jamais utiliser ce terme et il promit à son père de ne plus recommencer. Il avait parfaitement compris la leçon.
Ils retrouvèrent la famille Evans et Hermione dans le salon. Lily se leva de son fauteuil et se précipita vers son ami.
— Ça va mieux ? lui demanda-t-elle.
— Oui.
— Tu vois ?! J'avais encore raison, dit Lily avec un grand sourire.
Severus hocha la tête et sourit à sa meilleure amie. Effectivement, elle avait eu raison. Il s'était inquiété tout à l'heure et avait eu peur de perdre ses nouveaux parents. Il avait cru pendant un instant qu'Harry et Hermione ne voudraient plus jamais de lui après ce qu'il venait de faire mais comme toujours, Lily lui avait assuré que personne ne l'abandonnerait et elle avait eu raison. Il avait été puni mais il n'allait pas retourner dans un centre pour orphelins.
Harry, son nouveau père, le lui avait promis. Il était leur fils maintenant et personne n'y changerait ça.
— Tu as fini de pleurer comme un bébé, Snape ? railla Pétunia.
— Caledonensis, reprit Harry.
— Quoi ?
— Severus est maintenant notre fils. Nous l'avons adopté. De ce fait, il ne s'appelle plus Snape mais plutôt Caledonensis, expliqua Harry.
— C'est étrange comme nom, lança Pétunia.
— C'est le nom de famille de Merlin, le prince des enchanteurs. L'un des plus grands sorciers de notre monde, dit Hermione.
— Vous faîtes partie de la famille de Merlin ? demanda Lily, ahurie.
— Je suis un descendant de Merlin, répondit Harry. Par conséquent, puisque Severus est devenu mon fils, il est lui-aussi un descendant de Merlin et Hermione l'est par alliance.
— Waouh ! s'exclama Lily, impressionnée.
— Severus a été rebaptisé Severus Merlin Caledonensis en l'honneur de notre ancêtre, continua Harry.
Severus se tourna vers ses parents, surprit. Il était mais alors vraiment loin de se douter que sa famille était aussi ancienne et riche. Il n'aurait jamais pu penser qu'il pourrait appartenir à une si grande famille. Il savait que sa première mère était une sang-pur et qu'elle appartenait à une grande famille sorcière mais son ascendance était loin d'être aussi glorieuse que celle de ses nouveaux parents.
— Et votre ascendance à vous ? questionna Severus en s'adressant à Hermione.
Il était curieux d'en savoir un peu plus sur ses nouveaux parents. Tout d'un coup, il ressentit le besoin de s'abreuver de connaissances. Il voulait en savoir beaucoup plus sur eux. D'où venaient-ils et que faisaient-ils de leur vie ? Il avait une telle soif de connaissance tout à coup, que c'en était étrange et tout bonnement agréable parce qu'il savait qu'il pouvait poser des questions sans craindre des représailles par la suite.
— Je suis une née-moldue, répondit-elle souriante.
Severus hocha la tête avec un grand sourire. Pour la première fois de sa vie, il ne ressentit aucune honte à avoir un parent d'origine moldu. Au contraire, il était heureux d'être un sang-mêlé. Il était content d'être le fils d'un tel couple. Et même s'il n'était pas vraiment de leur sang, il était heureux d'avoir une maman née-moldue car il avait l'impression d'être réellement le fils d'Hermione, d'avoir été mis au monde par cette femme. C'était beaucoup plus rassurant que d'être le fils d'Eileen Prince Snape. Car en étant le fils d'Hermione, il se sentait aimer et désirer.
Il n'arrivait pas à se l'expliquer clairement mais il préférait savoir sa mère adoptive née-moldue que sang-pur. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée.
— Mais tu sais Severus, à défaut de m'appeler maman, tu peux m'appeler Hermione et aussi me tutoyer, ajouta-t-elle.
— D'accord.
Hermione sourit à son fils, sachant qu'il ne l'appellerait pas maman de sitôt. Il avait encore besoin d'un peu de temps pour se faire à l'idée qu'il avait désormais une nouvelle famille et elle serait patiente. Elle saura l'être pour lui. Même si, elle rêvait de l'entendre dire ce tout petit mot. C'était incroyable de voir à quel point elle s'était attachée à ce petit garçon. Combien elle l'aimait. Elle était prête à tout pour cet enfant.
— Et si nous y allions ? suggéra Harry.
— Excellente idée, dit Edmund.
Harry sortit de sa poche une plume d'aigle et se tourna vers son épouse.
— Tu crois que tu pourras supporter ce moyen de transport ? lui demanda-t-il.
— Je ne suis pas en sucre, Harry, grogna-t-elle en réponse.
— Je suis jute inquiet pour toi, se défendit-il.
Hermione lui lança un regard torve mais ne répliqua rien.
— Qu'est-ce qui se passe ? questionna Victoria.
— Nous allons devoir nous déplacer par portoloin, répondit Harry.
— Qu'est-ce que c'est ?
— C'est l'un des moyens de transport du monde sorcier. On se déplace d'un endroit à un autre, à un horaire précis, expliqua Harry. Et maintenant, je vous demanderai à tous de poser votre main sur cette plume.
— Euh, fit Edmund incrédule.
— Nous n'avons plus beaucoup de temps. Faîtes ce que je vous dis.
Hermione et Severus posèrent leurs mains sur la plume et Lily les imita, bien vite suivie par sa sœur et ses parents. Contrairement au transplanage, le transport se fit tout en douceur, bien qu'il y ait eu des sensations désagréables surtout pour les Evans et Hermione.
Ils atterrirent dans le grand jardin du manoir Caledonensis et Hermione s'éloigna du groupe pour vomir un peu plus son petit-déjeuner de ce matin.
— Est-ce que ça va ? s'enquit Harry qui s'était approché d'elle.
— Non, s'énerva Hermione. Ai-je l'air de bien me porter ? Je viens de vomir !
— Hey ! Du calme, amour, l'apaisa Harry d'une voix douce.
— Je suis sincèrement désolée, souffla-t-elle penaude. Je ne sais pas ce qui m'a pris tout d'un coup. Excuse-moi, je ne voulais pas te crier dessus.
— Ce n'est rien, ma belle.
Harry l'attira dans ses bras et Hermione se blottit tout contre lui.
— Je suis vraiment désolée, murmura-t-elle.
— Ce n'est pas grave, dit Harry.
Il rompit leur étreinte et déposa un baiser sur le front d'Hermione.
— Mais je préfèrerai que tu consultes un médicomage aujourd'hui, ajouta-t-il.
— Demain, promit-elle avant de se lancer un sort pour nettoyer sa bouche.
Harry hocha la tête et prit la main d'Hermione dans la sienne. Ils se retournèrent vers leurs invités et virent que Severus s'était chargé de faire découvrir le domaine à la famille Evans qui fit la connaissance de Rafiki. Le petit singe se trouvait sur les épaules de Severus et s'amusait à disparaître et réapparaître sous les yeux ébahis des Evans.
— C'est complètement hallucinant ! s'exclama Pétunia.
— Il appartient à quelle espèce ? questionna Lily.
— À celle des Demiguise, répondit Severus. Il provient d'Extrême-Orient et il a la particularité de se rendre invisible. Là, il le fait pour vous amuser mais son espèce se rend invisible lorsqu'ils sont menacés.
— Et comment se nourrit-il ? l'interrogea Pétunia.
— C'est un herbivore, répondit-il.
— Et comment sais-tu tout ça ? enchaîna Pétunia.
— Ma…
Severus s'interrompit brusquement et se tourna vers ses parents. Le mot allait lui échapper sans vraiment qu'il en ait conscience. Il savait qu'il allait dire maman mais n'était pas sûr que ce soit le moment pour employer un tel mot. Il avait été adopté par Harry et Hermione donc ils étaient ses nouveaux parents mais il avait eu d'autres parents avant eux. Il était perdu.
Devait-il les appeler papa et maman ou Harry et Hermione ? Mais pourquoi les appelleraient-ils par leurs prénoms alors qu'ils étaient ses parents ? Un enfant appelait ses parents papa et maman, n'est-ce pas ? Mais était-ce le cas pour des enfants adoptés ?
Harry capta le trouble de Severus et comprit que ce dernier semblait perturber par quelque chose.
— Nous avons une grande bibliothèque au manoir, répondit Harry à la question de Pétunia. Et Hermione est une encyclopédie sur pattes.
Victoria et Edmund eurent un sourire amusé tandis qu'Hermione rougit légèrement de gêne.
— Et tous ces animaux, d'où viennent-ils ? demanda Lily en désignant les animaux fantastiques qui déambulaient librement sur la pelouse.
— D'un peu partout dans le monde, répondit Harry.
— Et vous les avez capturés tout seul ? continua Lily, intriguée.
— Oh non ! Ces animaux ont été achetés avec l'aide d'un grand magizoologiste.
— Un quoi ? demanda Pétunia.
— Un magizoologiste, répéta Harry en articulant tout doucement.
— Qu'est-ce-que c'est ? le questionnèrent les trois enfants.
Harry s'esclaffa, amusé par la curiosité des gamins. Jamais il n'aurait pu imaginer un jour se retrouver dans une telle situation. Lui, en train de faire le professeur pour Severus, sa mère et sa tante. Situation improbable, complètement délirante mais pourtant, elle était bien réelle.
— Un magizoologiste est une personne qui étudie les créatures magiques, expliqua Harry.
— Et qui s'occupe de ces animaux ? l'interrogea Edmund.
— Nos elfes de maison avec la coopération de Newt Scamander, le magizoologiste, répondit-il.
— C'est quoi un elfe de maison ? renchérit Lily.
— Un elfe de maison est comme un serviteur.
— Il y en a beaucoup ?
— Pour les questions, on y reviendra plus tard, dit Harry.
Pétunia et Lily firent la moue, déçues de ne pas pouvoir poser plus de questions. Il y avait tant à apprendre, à découvrir et à connaître. Elles étaient curieuses d'en savoir un peu plus sur le monde sorcier.
— Venez !
Ils se dirigèrent tous à l'intérieur du manoir. Les Evans furent impressionnés par la demeure somptueuse des Caledonensis. C'était un manoir ancien au style élégant et raffiné. Il était imposant par sa façade et magnifique par son intérieur.
— On dirait un château, dit Lily.
— Vous avez une magnifique demeure, les complimenta Victoria.
— Merci.
— Sev, et si tu faisais visiter le manoir à Lily et Pétunia ? suggéra Hermione.
— D'accord.
Lily et Pétunia suivirent Severus, laissant leurs parents discuter entre eux. Harry et Hermione invitèrent Edmund et Victoria à prendre le thé dans le salon.
— Edmund. Victoria, fit Hermione d'un ton presque solennel.
Edmund et Victoria se tournèrent vers la jeune femme et attendirent patiemment qu'elle poursuive sa lancée.
— Tout à l'heure, j'ai fait une proposition à votre fille, Pétunia, poursuivit Hermione.
— Une proposition ? releva Victoria, intriguée. Laquelle ?
— Je lui ai proposé de devenir une sorcière.
— Quoi ? s'écria Harry en recrachant brusquement son thé.
Hermione savait que la nouvelle ne plairait pas à son époux mais elle ne pouvait faire autrement. Ils avaient besoin de plus d'alliés possibles. Et qu'il le veuille ou non, Pétunia pourrait être une grande alliée pour lui au cas où les choses tourneraient mal ici. Après tout, ils n'étaient pas maîtres du destin. Ils essayaient simplement d'améliorer le monde.
— Est-ce possible ? demanda Edmund.
— Oui, répondit Hermione, je pourrai exaucer le vœu de votre fille. J'aurai simplement besoin d'un cheveu de Lily et de quelques gouttes de votre sang à tous les deux.
— Qu'allez-vous en faire ? l'interrogea Victoria.
— Une potion.
— Oh, fit simplement la rousse.
— Et si on passait à la préparation de cette potion avant de se mettre à table ? suggéra la brune d'une voix enjouée.
Hermione évita le regard plein de reproche d'Harry et s'intéressa à leurs invités. Ils se dirigèrent tous les quatre vers le laboratoire de potions. Cette salle se trouvait au rez-de-chaussée et elle avait été ajoutée dans la construction du manoir par Hermione qui souhaitait avoir un laboratoire à elle dans la demeure. De plus, cela permettrait à Severus de s'exprimer librement dans son domaine de prédilection. Il pourrait faire des potions au manoir et Hermione superviserait son travail pour qu'il n'y ait pas d'abus.
Harry et Hermione voulaient le meilleur pour leur fils et ils avaient décidé ensembles d'éviter tout dérapage à Severus car ils savaient qu'il suffisait d'un rien pour que tout bascule.
— C'est incroyable ! s'exclama Edmund d'un air émerveillé.
Le blond admira les objets qui se trouvaient dans le laboratoire de potions. Il y avait plusieurs types d'ingrédients et certains pouvaient donner la nausée rien qu'en les regardant.
Hermione préleva quelques gouttes de sang au couple Evans et fit appel à l'un des elfes de maison pour qu'il récupère une mèche de cheveux sur la tête de Lily. L'elfe lui rapporta la mèche quelques minutes plus tard et informa la jeune femme que les enfants s'amusaient dans le jardin avec les animaux.
Hermione prépara la potion qui permettra à Pétunia de devenir une sorcière et laissa le breuvage magique infusée puis s'approcha d'Harry qui semblait être en colère contre elle. Pendant que Victoria et Edmund avaient le dos tourné, elle arracha une mèche de cheveux à Harry et la jeta dans le chaudron.
Harry lui lança un regard noir et se frotta doucement le cuir chevelu.
— Cela fait combien de temps que vous êtes ensembles ? questionna Victoria.
— Je pense qu'Harry et moi avions toujours été ensembles, répondit Hermione.
— Comme c'est mignon ! s'extasia Victoria.
— Vous vous connaissez depuis longtemps ? enchérit Edmund.
— Depuis que nous avons onze ans, répondit la brune. Harry et moi avions étudié à Ilvermorny. C'est une école de magie située en Amérique du nord.
— Vous êtes américains ? demanda Victoria.
— Non, pas du tout. Nous sommes anglais.
— Mais pourquoi êtes-vous partis étudier en Amérique ? N'y a-t-il pas d'école de magie en Europe ? enchaîna Victoria, interloquée.
— Nous avons étudié en Amérique tout simplement parce que nous vivions sur le continent. Il existe plusieurs écoles de magie dans le monde dont Poudlard qui se situe en Écosse. C'est d'ailleurs dans cette école que nos enfants iront étudier, expliqua Hermione.
Victoria voulut en savoir un peu plus et Hermione se fit un plaisir de répondre aux questions de la rousse tandis qu'Harry et Edmund entamèrent une discussion entre hommes.
Ils attendirent plus d'une demi-heure avant que la potion qui infusait ne soit enfin prête. Ils sortirent du laboratoire et allèrent retrouver les enfants dans le jardin.
Les trois enfants étaient assis sur la pelouse et jouaient à une partie de bataille explosive au milieu d'animaux curieux.
— Rafiki ! Non, lâche ça ! grogna Pétunia qui essayait de récupérer la carte que le petit singe venait de lui arracher.
Rafiki s'éloigna de la petite blonde et se rendit aussitôt invisible.
— Reviens ici !
Pétunia se leva de la pelouse et se mit à la poursuite du petit singe qui apparaissait et disparaissait sous ses yeux juste pour l'embêter. Tandis que Pétunia tentait de récupérer sa carte, Severus et Lily éclatèrent de rire. C'était trop drôle de voir Pétunia essayer de rattraper un singe qui avait la capacité de se rendre invisible lorsqu'il le souhaitait.
— Si je t'attrape, je te jure que je te massacrerai, menaça-t-elle.
Elle n'eut pas besoin de chercher bien longtemps le singe car une petite explosion retentit et le singe réapparut sous ses yeux. La carte que Rafiki avait dérobée à Pétunia venait d'exploser et au vue de l'expression du Demiguise, il fut surpris par l'explosion.
Severus et Lily redoublèrent de rire en voyant la tête que faisait le petit singe. Pétunia gloussa tout doucement dans ses mains avant de partir elle-aussi dans un fou rire.
Harry oublia pendant quelques instants qu'il était en colère contre Hermione lorsqu'il entendit le rire clair de Severus. Il avait l'air heureux. Il était heureux. Il en oublia jusqu'à l'existence de sa mère ou encore de sa tante. Severus était heureux et c'était tout ce qui comptait pour l'instant. Le bonheur de leur petit garçon.
— Pétunia, l'appela Hermione.
La jeune fille se retourna vers Hermione.
— Avale ça, s'il te plaît, dit Hermione en tendant une fiole de potion à la gamine.
Pétunia prit la fiole et porta l'objet jusqu'à ses narines. Elle grimaça de dégoût lorsqu'elle sentit l'odeur de la potion.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle, une grimace sur le visage.
— Ma part du marché, répondit Hermione.
— Ça sent atrocement mauvais, fit remarquer Pétunia.
— C'est une potion. Elle n'est pas supposée être délicieuse au goût, répliqua Hermione.
Pétunia se pinça les narines et avala d'un trait la potion. Elle tira la langue tout en grimaçant de dégoût.
— C'est encore plus infect que je ne l'imaginais, grimaça-t-elle.
Puis brusquement, une sensation de chaleur naquit au creux de son ventre. La chaleur se répandit dans tout son corps et elle ne fut guère alarmée par les changements qui s'opéraient en elle. Au contraire, elle se sentait étrangement bien. Elle avait l'impression d'être apaisée. C'était incroyable et inédit comme sensation.
Tout le monde l'observa, essayant de repérer le moindre changement. Pétunia ferma les yeux et savoura pleinement ce moment. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle ancra son regard dans celui d'Hermione.
— Je suis une sorcière maintenant ? demanda-t-elle.
Hermione lui fit un grand sourire et hocha simplement la tête.
— Visiblement, répondit Hermione en dirigeant son regard vers le sol.
Pétunia suivit son regard et baissa les yeux. Elle écarquilla les yeux, effarée.
— C'est moi qui aie fait ça ? fit-elle, surprise.
En effet, sous ses pieds, venait d'apparaître plusieurs pétunias.
— Félicitation, tu viens de faire de la magie involontaire, la félicita Hermione.
Pétunia eut un grand sourire aux lèvres et se tourna vers sa petite-sœur qui la regardait avec des yeux embués.
— Lily, je suis devenue une sorcière !
— T'es un monstre maintenant, dit Severus.
— Oui, acquiesça Pétunia, moi aussi je suis un monstre désormais.
Lily se précipita vers sa sœur et se jeta dans ses bras. Elle sanglota, heureuse que sa sœur ait enfin pu réaliser son rêve. Même si Pétunia ne l'aurait jamais avoué pour rien au monde. Elle savait que sa sœur souhaitait elle-aussi, devenir une sorcière.
Victoria et Edmund furent émus de voir leurs filles de nouveau réunies. Ils avaient eu peur que le fait que Lily soit sorcière et Pétunia non, ne les séparent. Peut-être cela aurait pu les séparer mais grâce aux nouveaux parents de Severus, Lily et Pétunia allaient de nouveau être des sœurs comme auparavant.
— Comment pourrait-on vous remercier pour ce que vous avez fait pour notre fille ? demanda Edmund.
— En faisant une seule chose, répondit Hermione.
— Nous vous écoutons, dit Victoria.
— Si jamais nous venions à disparaître de ce monde, promettez-moi que vous veillerez et prendrez soin de Severus.
Hermione ne savait pas ce que l'avenir leur réservait et elle faisait tout son maximum pour assurer à Severus le plus de soutien possible. Il en aurait besoin au cas où Harry et elle échoueraient dans leur mission.
— Nous vous le promettons, jura Edmund. Nous prendrons soin de lui comme s'il était notre fils.
Hermione hocha la tête et adressa un sourire reconnaissant envers le couple Evans.
— Je ne veux pas d'autres parents.
Les adultes se tournèrent vers Severus qui avait les poings serrés et les larmes aux yeux.
— Severus… fit Hermione.
— Je ne veux pas d'autres parents, répéta-t-il en larmes. Tu as promis !
— Severus, je…
— Tu as promis que tu serais ma maman et pa…Ha…pa…il a promis qu'il serait mon papa pour toujours, balbutia Severus en pointant Harry du doigt.
— Et tu le seras, Severus, dit Harry d'un ton qui se voulait rassurant.
— Alors pourquoi vous voulez me donner aux Evans ? répliqua l'enfant.
— Severus, on ne te donne à personne. Ta mère veut simplement te protéger. Les Evans ne s'occuperont de toi que si nous mourrons, expliqua calmement Harry.
— Je ne veux pas que vous puissiez mourir, gémit misérablement Severus.
— Et on ne mourra pas, Sev.
— C'est vrai ?
Harry se rapprocha de son fils et le prit dans ses bras.
— Je te le promets.
Puis, il déposa un baiser sur le front de Severus. Il lança un regard noir à son épouse et lui promettait une longue discussion en privé. Elle ne s'en tirerait pas à si bon compte. Il était hors de question qu'il laisse passer une telle histoire. Pourquoi agissait-elle sans le prévenir au préalable ?
— Monsieur Caledonensis, vos invités viennent d'arriver, annonça l'elfe de maison qui venait d'apparaître devant Harry.
— Merci, Iffy.
L'elfe acquiesça et disparut sous les yeux ébahis de la famille Evans.
— C'était quoi ça ? questionna Pétunia, stupéfaite.
— Un elfe de maison, supposa Lily en haussant les épaules.
Un trio composé d'une femme et de deux hommes se dirigeaient vers eux. La femme avait les cheveux violets et les yeux de la même couleur. Elle était vêtue d'une tenue de combat très sexy qui mettait en valeur ses atouts féminins. Elle portait des gants ainsi que des bottes qui lui arrivaient presque aux genoux. Elle avait une épée accrochée à la ceinture de son mini short et l'on pouvait voir un bout de bois dépasser entre sa poitrine plus que généreuse.
À la droite de la fille aux cheveux violets, un garçon aux cheveux châtains clair et aux yeux marron. Il était habillé sobrement et se dégageait de lui une nonchalance élégante. À la gauche de la fille, un jeune homme aux cheveux blonds foncés et aux yeux bleus.
— Killian ! Nessa ! Alexein ! s'exclama Harry, ravi de revoir ses amis.
— Salut la compagnie ! fit Alexein avec un grand sourire.
Edmund ne put s'empêcher de contempler Nessa et de baver devant la beauté de la jeune femme. Il était comme hypnotisé par le charme de la femme. Victoria qui capta le regard de son époux, lui donna un coup de coude dans les côtes.
— Aïe, gémit Edmund.
— Les amis, je vous présente Victoria et Edmund ainsi que leurs filles, Lily et Pétunia, présenta Harry. Famille Evans, voici Killian, Nessa et Alexein.
— Enchanté, fit Killian d'un ton neutre.
— Nessa est une vélane et métamorphomage, informa Harry. Killian et Alexein sont ses compagnons.
— Qu'est-ce qu'une vélane et métamorphomage ? l'interrogea Lily.
— Une vélane est une créature d'apparence humaine, belle et irrésistible qui attire beaucoup d'hommes. Un métamorphomage est un sorcier ou sorcière capable de se métamorphoser spontanément. Ils peuvent prendre l'apparence de n'importe qui, expliqua Harry.
— Pourquoi a-t-elle deux compagnons ? demanda Pétunia.
— Parce que je suis une vélane rare et qu'au lieu d'avoir un compagnon, j'en ai deux, répondit simplement Nessa. Tu comprendras mieux lorsque tu seras grande.
Pétunia jeta un regard perplexe à la jeune femme. Comment ça elle le comprendra lorsqu'elle sera grande ?
— Mais les femmes n'ont qu'un seul fiancé, protesta Pétunia, perdue.
— Dans mon cas, la magie me permet d'en avoir d'eux.
Pétunia parut encore plus perdue que tout à l'heure. Qu'est-ce que la magie venait faire là-dedans ? Sa mère et son père étaient ensembles tout comme les parents de Severus. Il n'y avait pas trois personnes dans un couple alors pourquoi ce serait différent pour cette femme ?
— Ne te casse pas la tête, petite, lui conseilla Alexein avec un sourire amusé aux lèvres. Si tu es destinée à être la compagne d'un veela, tu comprendras certainement pourquoi il est possible pour une vélane d'avoir deux compagnons. Sache simplement qu'être le compagnon d'une créature magique est une chance inouïe car c'est l'assurance d'un amour sincère et éternel.
Alexein l'avait dit avec un grand sourire et sa bonne humeur en était presque contagieuse. Nessa roula simplement des yeux tandis que Killian restait de marbre face aux explications du blond.
— Monsieur Caledonensis, monsieur Dumbledore vient d'arriver. Il vous attend dans le salon, prévint Iffy, l'elfe de maison. La table vient d'être mise.
Après avoir informé son employé de la venue de leur dernier invité et qu'ils pouvaient passer à table, Iffy retourna vaquer à ses occupations.
— Nessa, je te prie de conduire nos invités dans la salle à manger, s'il te plaît.
La jeune femme hocha la tête et fit signe à la famille Evans de bien vouloir la suivre.
— Alexein, occupe-toi de Dumbledore.
Le blond s'en alla aussitôt recevoir le directeur de Poudlard.
— Et toi, mon faon, va avec Killian, dit Harry en déposant Severus au sol.
Le garçon prit la main que lui tendait Killian et retourna à l'intérieur du manoir, laissant Harry et Hermione tout seuls. Harry attendit que tout le monde soit rentré dans le manoir avant de se tourner vers Hermione.
— Je sais ce que tu vas me dire…
— Non, tu ne sais pas, l'interrompit sèchement Harry. Mais qu'est-ce qui t'a pris, bon sang ! Pourquoi agis-tu sans même me concerter à l'avance ?
— Harry.
— Pétunia ? Une sorcière ?! Mais où avais-tu donc la tête ? Aurais-tu subitement oublié tout ce qu'elle m'a fait vivre pendant toute mon enfance ?! s'énerva le brun.
— Harry.
— J'ai vécu dix ans dans un placard à balai, Hermione. Dix putains d'années dans un placard à balai, à vivre au milieu d'araignées ! Dix longues années Hermione ! À être rabaissé à longueur de journée et à être traité comme un monstre alors que j'étais son neveu ! Le fils de sa sœur !
— Harry.
— Comment peux-tu me faire ça, Mione ? Comment ?! gronda Harry en colère.
Il se détourna d'Hermione et passa une main rageuse dans sa chevelure. Il était énervé tout en étant déçu du comportement de sa femme. Il avait confiance en elle et n'aurait jamais pu imaginer qu'elle le trahirait de cette façon. Car pour lui, cela ressemblait beaucoup à une trahison. Elle, mieux que personne, savait à quel point il avait souffert de l'indifférence de sa tante. De combien il aurait souhaité être considéré comme un être humain par Pétunia, à défaut d'être son neveu. Elle savait combien il avait espéré chaque jour être aimé de sa tante. Elle le savait.
Pétunia n'avait jamais été quelqu'un de bien. Elle l'avait gardé sous son toit, uniquement parce qu'elle avait peur de ce qu'aurait pu faire Dumbledore si elle ne l'avait pas recueilli chez elle. Elle n'avait jamais aimé Harry, trop aveuglé par la jalousie et la rancœur qu'elle ressentait toujours vis-à-vis de sa sœur cadette.
Pétunia n'avait jamais été une tante pour lui. Et même si aujourd'hui elle était une enfant, il ne pourrait jamais lui pardonner pour tout le mal qu'elle lui avait causé. Qu'importe ses raisons. À l'époque, il était un enfant et elle, une adulte. Elle n'avait pas su mettre sa haine de côté pour s'occuper de son neveu, de son propre sang.
Alors, pourquoi lui devrait être impartial alors que sa tante ne l'avait pas été avec lui ? Pourquoi devrait-il mettre sa rancœur de côté et aider sa tante qui n'avait jamais rien fait pour lui ? Pourquoi ?
— Harry, je l'ai fait pour toi. Je pense que Pétunia pourrait être une excellente alliée pour toi, au cas où l'histoire se répétait, se justifia Hermione.
— Parce que tu crois sincèrement qu'en exauçant le vœu de Pétunia, elle deviendra quelqu'un de meilleur ? répliqua Harry d'un ton sarcastique.
— Ne sommes-nous pas ici pour donner une seconde chance à nos proches ? rétorqua Hermione.
— Pétunia n'a jamais rien fait pour moi, d'accord ! Son cas n'est en rien comparable à celui de Severus ou de mes parents. Eux, ils ont sacrifié leurs vies pour moi ! protesta véhément Harry. J'étais un enfant à l'époque, Hermione. Son neveu, le fils de sa sœur et cela ne l'a pas empêché de me traiter comme un monstre, un esclave. Une ordure tout simplement bonne à jeter à la moindre occasion !
— Harry, murmura la brune.
— Personne ne m'a jamais fait autant de mal qu'elle, Hermione. Personne, confia Harry, des larmes roulant sur ses joues.
— Je suis sincèrement désolée, Harry, souffla Hermione, désabusée. J'ai cru bien faire. Je…j'ai…je…
Hermione ne sut quoi dire et s'empressa simplement de prendre son époux dans ses bras. Elle n'aurait jamais pu imaginer qu'Harry avait autant souffert de l'indifférence de sa tante. Elle ne se serait jamais doutée qu'Harry avait espéré tout au long de son enfance, un changement de la part de sa tante, un moindre geste de tendresse.
— Je te prie de me pardonner, Harry, s'excusa-t-elle. Pardon.
Elle déposa des baisers sur le front, la joue, le nez, les lèvres de son mari.
— Pardon.
Elle embrassa chaque parcelle de peau du visage de son époux, s'excusant toujours et encore pour l'acte qu'elle avait posé sans le consentement d'Harry.
— Pardon.
Harry s'accrocha désespérément à Hermione et respira avidement le parfum de sa femme. Il avait besoin d'elle. Elle était sa bouée. Sans elle, il ne serait peut-être pas en vie à l'heure qu'il est.
— Je t'aime, Hermione, murmura-t-il.
— Moi aussi, Harry. Plus que tout. Moi aussi.
Elle enlaça très fortement son époux et lui communiqua tout son amour à travers son étreinte.
— Je suis désolée, Harry.
— Je sais.
Il savoura pleinement l'étreinte de sa femme et ils ne se détachèrent de l'un de l'autre qu'au bout d'un quart d'heure. Hermione essuya les larmes qui perlaient encore sur ses joues et embrassa ses lèvres avec amour et passion. Il répondit au baiser de sa femme avec joie et se fondit sur ses lèvres avec bonheur.
— On a des invités qui nous attendent, dit Harry.
Hermione hocha la tête et prit la main d'Harry dans la sienne. Ils retrouvèrent le directeur de Poudlard en pleine discussion avec Alexein dans la salle à manger. Ils ne savaient pas de quoi ils étaient en train de discuter mais apparemment, le blond ne pouvait s'empêcher de jouer au clown comme d'habitude.
— Monsieur Dumbledore, salua respectueusement Harry. Quel plaisir de vous revoir !
— Plaisir partagé, dit Albus, le regard pétillant de malice.
— Dumbledore, je vous présente ma femme, Hermione Caledonensis.
— Je vous prie de m'appeler Albus, reprit le directeur. Ravie de faire votre connaissance, madame.
Albus fit un baisemain à Hermione qui rougit légèrement sous le regard amusé d'Harry. Hermione avait toujours été impressionnée par le grand sorcier qu'était Albus Dumbledore.
— Également.
— Ne pourrions-nous pas poursuivre ces charmantes présentations autour du dîner ? proposa Alexein.
— Toujours en train de parler avec son ventre, constata Nessa.
Elle fusilla Alexein du regard qui essaya de se faire plus petit. Il ne voulait nullement s'attirer les foudres de sa compagne.
— Excellente idée ! approuva Harry qui vint au secours du blond.
Ils s'installèrent tous autour de la grande table de la salle à manger. Harry et Dumbledore se trouvèrent en bout de table tandis que les autres prirent place autour d'eux. Les premiers plats apparurent magiquement sur la table. Tous des entrées.
Ils firent tous connaissance et les discussions s'élevèrent tout doucement dans la salle. Les enfants discutaient entre eux et parfois se joignaient à la discussion de leurs aînés.
— Ainsi donc, vous êtes le directeur de Poudlard ? fit Edmund à Dumbledore qui coupait son rôti de bœuf.
— C'est exact, confirma Albus.
— Est-ce dur comme métier ? le questionna Edmund.
— Pas tellement. Je le trouve plaisant et divertissant, répondit Albus. Et vous ? Que faîtes-vous dans la vie ?
— Je suis le chef d'une usine de fabrique, répondit Edmund.
Albus hocha simplement la tête et avala une gorgée de bièraubeurre.
— Monsieur Gamp, j'ignorais que vous étiez l'âme sœur d'une vélane, dit Albus en s'adressant à Killian.
Killian redressa sa tête et croisa le regard du directeur de Poudlard.
— J'ignorais qu'il faille mettre au courant mon directeur d'école concernant mes liaisons amoureuses, répliqua froidement Killian.
— Oh non, jeune homme. Je suis juste surpris d'apprendre que vous êtes lié à une vélane à deux compagnons, dit Albus. Et sachez monsieur Gamp que votre compagne et compagnon sont autorisés à vous rendre visite à Poudlard. Mais cela va sans dire, que vous devriez vous faire discrets.
Killian observa son directeur d'école, stupéfait. Venait-il d'avoir l'accord de Dumbledore de voir Nessa et Alexein autant de fois qu'il le désirait ? Il se tourna vers Alexein et vit que ce dernier lui fit un sourire radieux, apparemment heureux de la nouvelle tandis que Nessa continuait de manger sans même lui jeter un seul regard.
Kilian était un jeune garçon de seize ans et était en sixième année à Poudlard. Cela faisait seulement quelques mois qu'il s'était lié à Nessa. La nouvelle fut un peu difficile à accepter pour lui lorsqu'il apprit qu'il était le deuxième compagnon de la jeune femme. Premièrement, parce que Nessa avait cinq ans de plus que lui, deuxièmement parce qu'elle sortait déjà avec un autre homme et troisièmement, parce qu'il ne voulait pas avoir de rival.
Il lui fallut du temps pour accepter la situation mais il finit par s'y faire. Surtout grâce à Alexein, qui, bien qu'au premier abord pouvait paraître rustre, était quelqu'un de formidable et de très attentionné. Il rassura du mieux qu'il put Killian et permit à ce dernier de se faire à sa nouvelle situation.
Puis, vint le moment où il fut obligé de retourner à Poudlard. La séparation fut difficile et douloureuse mais heureusement, il pouvait voir ses compagnons les week-ends à Pré-au-Lard. Ce n'était pas assez pour leur lien mais c'était déjà ça.
Alors, avoir l'approbation de Dumbledore de voir ses deux compagnons à Poudlard était quelque chose d'inespérée.
— Merci beaucoup.
Albus lui fit un vague geste de la main lui signifiant que ce n'était rien et les discussions reprirent calmement autour de la table. Ils discutaient de tout et de rien. Edmund et Victoria voulant en savoir un peu plus sur Poudlard, questionnaient sans cesse Albus sur l'école.
Puis, après le repas, Albus et Harry se retirèrent dans le salon privé tandis que les enfants allèrent s'enfermer dans la chambre de Severus et Hermione fit visiter le manoir au couple Evans en compagnie du trio formé par Killian, Nessa et Alexein.
Harry se dirigea vers le bar et servit deux verres de rhum groseille. Il tendit un verre à Albus et alla s'asseoir dans l'un des fauteuils en cuir noir du salon. Albus admira les peintures qui étaient accrochées aux murs de la pièce.
— Vous avez une magnifique collection d'œuvres d'art, dit Albus en se retournant vers Harry.
— Merci beaucoup.
— Le directeur d'Ilvermorny m'a raconté que votre épouse était une élève brillante. La plus brillante de tous, poursuivit Albus en dardant son regard sur Harry.
L'ancien gryffondor ne fut guère surpris d'apprendre qu'Albus avait cherché à en savoir plus sur eux. Hermione et lui s'y étaient attendus et ils avaient méticuleusement préparé leur arrivée en Angleterre.
— En effet, Hermione est très intelligente et je me rends chaque jour compte de la chance que j'ai d'avoir épousé une femme comme elle, dit Harry.
Albus acquiesça et vint s'asseoir en face de lui.
— Avez-vous réfléchi à ma demande ? demanda Harry.
— J'y ai réfléchi et je dois avouer qu'elle m'a quelque peu décontenancé, répondit Albus.
— En quoi ?
— Des aurors. Pourquoi voudriez-vous avoir des aurors à votre disposition ? questionna Albus, curieux.
Enfin, ils venaient au sujet qui intéressait Harry.
— Je compte former ces aurors au combat et en faire des aurors d'élites, répondit Harry.
— Et qui sera leur formateur ?
— Nessa, Killian, Alexein ainsi que moi.
— Monsieur Gamp est un excellent duelliste et il a un fort potentiel magique qui peut être parfaitement exploité. Ses professeurs prédisent un grand avenir pour lui. Monsieur Parkin est très bon en potions et il est très doué pour les sortilèges ainsi que la défense contre les forces du mal. Quant à Mademoiselle Nessa, je n'ai aucune connaissance sur elle, dit Albus.
— Nessa est espagnole et c'est une très grande sorcière.
— Je n'en doute pas. Mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question, fit remarquer Albus.
— Laquelle ?
— À quoi vous serviront ces aurors d'élites ? reprit Dumbledore.
— Je compte combattre la menace que représente Voldemort, répondit Harry.
Albus scruta Harry du regard, le visage impassible.
— Qui êtes-vous ? le questionna Albus, suspicieux.
Harry se leva du fauteuil dans lequel il était assis et retira sa chemise puis tourna le dos à Albus.
— Je suis Harry Caledonensis, descendant de Merlin, prince des enchanteurs et de Morgan le Fay, se présenta-t-il.
Le tatouage du dragon qui était dessiné dans le dos d'Harry se mit tout doucement à bouger et prit vie sous les yeux stupéfaits de Dumbledore dont la mâchoire chuta à la vue d'un tel phénomène.
— Un enchanteur, murmura Albus, ahuri.
Le dragon quitta le dos d'Harry pour se glisser lentement jusqu'à ses épaules et le jeune homme fit de nouveau face au directeur de Poudlard.
— Comme vous le savez, Morgane était la demi-sœur d'Arthur Pendragon. À ce titre, je descends de la lignée des Pendragon et de ce fait, je réclame le trône du Royaume-Uni, annonça Harry.
Albus jeta un coup d'œil au petit dragon qui s'était dressé fièrement sur l'épaule du jeune homme et détourna son attention sur Harry. Il n'y avait plus de doute, ce jeune homme était le descendant des deux plus grands enchanteurs que le monde sorcier n'ait jamais connu. De plus, dans ses veines, coulait le sang des Pendragon. Le sang de la famille royale qu'ils pensaient tous éteinte à jamais.
Il s'inclina devant Harry et sut que le monde sorcier venait d'entrer dans un nouveau cycle. L'avènement d'un roi dans leur monde marquerait le début d'une nouvelle ère et permettrait à cette guerre qui était en train de commencer de prendre une autre tournure.
Réponses aux reviewers anonymes :
Guest : Je te remercie sincèrement pour ton commentaire et j'espère que tu continueras à m'encourager pour la suite. J'ai pris en considération ton avis sur la répartition de Severus et Pétunia. Tu en sauras plus sur leur maison lorsqu'ils iront à Poudlard. Merci encore.
Lorina : Salut ma belle. Si tu savais à quel point je suis heureuse de te lire de nouveau. Tu as raison concernant la punition de Severus. Il la méritait. Je suis vraiment désolée d'apprendre que tu ne puisses pas marcher. Je ne sais quoi te dire et t'avoue me sentir mal. Si je pouvais t'aider. Sache que l'on peut discuter quand tu veux et je me demandais pourquoi tu n'ouvrais pas un compte sur ffnet. J'ai pris ton avis en compte pour la répartition et je garde la surprise jusqu'à leur arrivée à Poudlard. En tout cas, le sondage m'aura permis de faire un choix et vous avez pratiquement été tous d'accord avec mes choix. A la prochaine, j'espère ! Bisous sucrés.
Guest (2) : Merci pour ton avis.
Guest (3) : Sache que ton avis a été pris en considération. Merci encore pour ton commentaire.
Eliie Evans : Salut et merci pour le commentaire. Tu as raison concernant le caractère de Pétunia. On la verra évoluer dans sa maison et je pense que c'est un personnage qui pourra nous surprendre agréablement.
Someone French : Je te remercie pour le compliment et le commentaire. J'ai noté ton avis concernant le sondage. Je n'en dis pas plus et te réserve la surprise pour plus tard. Bises.
Chotsala : Salut et merci encore pour ton commentaire. Je te remercie sincèrement de prendre ton temps pour me donner ton avis sur l'histoire. Pour Pétunia, tu en sauras plus le jour de la répartition mais c'est normal que tu nages dans le flou concernant sa maison. C'est un nouveau personnage en quelque sorte puisqu'on ne connaît pas vraiment son caractère. Merci encore.
Le poussin fou : Je te remercie pour ton avis sur le sondage. Merci.
Lily : Salut et merci pour le commentaire. Je trouvais qu'il y avait du potentiel concernant le personnage de Pétunia et j'ai voulu l'exploiter dans ma fic. J'espère en tout cas que ça plaira. Sev et Ryry sont des amours. Merci et à la prochaine. T'inquiète pour le sondage.
Caliste : Merci pour ton commentaire sur le sondage.
Firefox : Salut et merci pour le compliment. Harry est très riche et appartient à une puissante lignée. J'ai ton avis sur le sondage en compte.
Juliana : Heureuse de te lire ma belle et merci pour le commentaire. Si tu en connais d'autres histoires dans ce style, pitié, envoie-moi les liens. Bises.
