Note de l'auteur : Avant que vous ne lisiez ce nouveau chapitre, je tenais à vous dire quelques mots. Beaucoup ont certainement été déçus en découvrant le couple Severus/James et j'en suis sincèrement désolée mais ce couple était connu d'avance puisque le pairing est visible sur le profil de l'histoire. Il y a Harry/Hermione et James/Severus.
Je ne pensais pas que l'annonce de ce couple serait une nouvelle choquante pour vous et vous m'en voyez navré. Je ne peux et ne vais pas changer le couple en cours de route. Vous êtes mes lecteurs/lectrices et je suis l'auteure. Sachez que je vous ferai aimer ce couple et que tout comme moi, vous en tomberez amoureux. Ne vous inquiétez pas, nous avons 77 chapitres qui nous attendent devant. Vous aurez donc tout le temps pour apprendre à connaître ce couple. (77 chapitres que j'essaie désespérément de réduire et je n'en suis qu'à la moitié de l'histoire).
Merci à vous.
Fanfictioneusement vôtre !
P.S : Merci à ma merveilleuse bêta Miss Homme Enceinte 2 pour le boulot qu'elle fournit sur cette histoire. Merci ma belle.
8
Le premier affrontement
Severus était assis au sol de sa chambre, plusieurs livres éparpillés tout autour de lui. Depuis qu'il avait reçu sa lettre de Poudlard, il était décidé à emmagasiner le plus de connaissance possible avant son entrée à l'école. Il avait trouvé son bonheur dans la bibliothèque du manoir. Il avait été loin de se douter que leur demeure abritait une aussi gigantesque bibliothèque.
Son père avait lancé une blague en disant que sa mère était une Miss-Je-Sais-Tout qui ne pouvait s'empêcher de collectionner des livres. Ce sur quoi sa mère avait répliqué que c'était ainsi qu'il l'aimait et que sans les livres, l'humanité serait perdue car un homme sans connaissances est comme un corps sans vie.
Il avait noté la phrase de sa mère dans un coin de sa tête comme il le faisait depuis qu'il vivait avec eux. Il trouvait que sa mère était une femme très intelligente. Elle le prouvait tous les jours et à chaque instant. Elle était réfléchie et posée. Sa douceur et son sourire apportaient de la gaieté et de la vie dans son cœur.
Pour son père, c'était différent. Il y avait quelque chose en lui qui l'intriguait assez souvent. Parfois, il avait l'impression que son père était un homme très âgé. Plus âgé que Mr Evans ou encore Dumbledore. Et pourtant, c'était impossible puisqu'il paraissait plus jeune que ces deux hommes.
Son père était un homme sans âge. Il n'était, ni jeune ni vieux. Pourtant, dans son regard d'un émeraude sombre, il pouvait y lire le souvenir de maintes choses, tant heureuses que tristes. Dans les yeux de son père, il pouvait facilement deviner qu'il avait eu une vie pleine de souffrances et que de cette souffrance était né le Harry vieux. Mais, il y avait aussi le bonheur et ce bonheur avait engendré le Harry jeune. C'était difficile à expliquer mais pour lui, c'était ainsi qu'il se représentait son père. Son père était un homme complexe. Parfois, il lui paraissait vulnérable tout en étant aussi vigoureux qu'un guerrier éprouvé dans toute la plénitude de sa force.
Son père était un guerrier qui était revenu d'une guerre sanglante et horrible. D'une guerre où il avait dû voir ses proches mourir. D'une guerre où il les avait vu tous tomber les uns après les autres. Cette guerre avait forgé l'homme qu'il avait pour père. Cette guerre avait détruit une partie de son père et il pouvait très bien le voir dans le regard de l'homme pour qui il éprouvait tant d'admiration.
Son père le regardait toujours avec les mêmes émotions. Il lui fallut du temps pour les déchiffrer mais il y était parvenu au final. Il le regardait toujours avec amour, tristesse et regrets. C'était à croire qu'il essayait de se racheter auprès de lui d'une faute qu'il n'avait pas commise.
Son père était aussi solide qu'un roc et aussi fragile qu'un nouveau-né. Sa mère en avait conscience et peut-être, était-ce pour cette raison qu'elle était aussi attentive envers son père.
Avec le temps, il avait appris à observer les gens, leur comportement. La gestuelle était plus parlante que la bouche. Les mots n'étaient que des mots mais les gestes étaient tout autre. Avec Tobias et Eileen, il avait appris que s'il voulait survivre auprès d'eux, il devait apprendre à s'en sortir par n'importe quel moyen. Alors, il observait et décryptait les comportements de chacun. Il avait appris à anticiper les coups et à les voir venir. Aussi, il les évitait le plus possible même si cela ne l'empêchait pas d'en recevoir tout de même.
Il avait observé ses parents adoptifs et il avait fini par déchiffrer leurs comportements. Sa mère et son père se protégeaient l'un l'autre. Mais pour sa mère, c'était plus subtil et délicat que son père.
Sa mère passait son temps à toucher son père. Au début, il s'était dit que c'était parce qu'elle était amoureuse et qu'elle était câline puis, très vite, il s'était rendu compte qu'elle rassurait simplement son père. Toucher était une sorte de communication qu'elle avait établie entre eux. Communication qu'elle mettait en place avec lui.
Elle touchait son père assez souvent. C'était parfois à table lors des repas, en passant un plat, du sel… . Elle était très tactile et cette communication non verbale, il l'avait remarqué, était bénéfique pour son père dont les traits du visage s'adoucissaient au contact de sa mère.
Il avait vite compris que sa mère protégeait son père des démons qui sommeillaient en lui. Elle le protégeait de son ombre. Elle protégeait son père de la part d'ombre qui était présente en lui et qui pourrait à tout moment prendre une place plus importante.
Sa mère était un soutien psychologique pour son père et elle l'empêchait simplement de sombrer. C'était ainsi qu'elle le protégeait. En l'empêchant de sombrer dans le néant, dans la haine.
Mais même s'il n'était qu'un enfant de onze ans. Il avait parfaitement compris que la haine qui sommeillait en son père finirait par se réveiller un jour et qu'il faudrait à un moment ou un autre, qu'elle explose. Qu'elle sorte et sa mère en avait conscience. Elle retardait simplement l'échéance. Peut-être attendait-elle le moment opportun pour cela.
Et il sentait que ce moment était de plus en plus proche. Que le jour où son père libèrerait sa haine était tout près. Ce jour-là, il ferait des ravages autour de lui. Cela ne l'étonnerait pas si ce Voldemort avait un lien avec la haine qu'éprouvait son père.
Il ferma son bouquin de potions de niveau cinquième année et se tourna vers L'Histoire de Poudlard. Un livre qui lui avait été recommandé par sa mère.
— Je te conseille aussi celui-là, mon grand, avait dit sa mère en lui remettant le bouquin entre les mains.
— L'Histoire de Poudlard ? Sérieusement, Mione ? avait demandé son père incrédule.
— Quoi ? avait-elle grogné agacée. C'est un excellent bouquin et cela lui permettra d'en savoir un peu plus sur son école.
Son père avait ricané et s'était tourné vers lui avec un sourire amusé.
— Pas besoin de le lire, Sev. Ta mère connaît le bouquin par cœur. Il suffit simplement de lui demander.
Sa mère avait fusillé son père du regard et avait quitté la bibliothèque passablement énervée. Son père s'était aussitôt mis à la poursuite de sa mère tout en riant et en s'excusant. Il n'avait pas très bien compris la scène. Peut-être avait-il raté un épisode. Il avait simplement haussé les épaules et s'était replongé dans ses recherches.
Il était plongé dans sa lecture lorsqu'on frappa soudain à sa porte. Il eut à peine le temps de lever la tête de son bouquin qu'il vit sa mère entrer dans sa chambre.
— Mon chéri, il y a tes amies qui sont là, l'informa Hermione.
Hermione se décala légèrement de la porte pour laisser entrer les deux jeunes filles.
— Salut, Sev ! le salua joyeusement Lily.
— Ça va le monstre ? lui demanda Pétunia.
— Bien, répondit-il avec un sourire en coin. Et toi, la moldue ?
— Merveilleusement bien.
Hermione sourit, ravie de voir que Severus s'entendait très bien avec Pétunia. Peut-être que cette entente permettra à Harry de voir combien la petite blonde était différente de la tante qu'il avait connu.
— Je vous laisse, dit Hermione. Je vous appellerai tout à l'heure pour passer à table.
— D'accord, m'man.
Hermione quitta la chambre et laissa les trois enfants tout seuls dans la chambre de Severus.
— Qu'est-ce que tu lis ? demanda Lily en attrapant le bouquin que lisait Severus un peu plus tôt avant leur arrivée.
— L'Histoire de Poudlard, répondit-il en rangeant les livres qu'il avait laissé traîner un peu partout dans sa chambre.
— Il parle de Poudlard ? De l'école où l'on va apprendre ? l'interrogea Pétunia tout en s'approchant de Lily.
Severus se retourna vers les filles Evans et il hocha simplement la tête.
— T'as déjà acheté tes fournitures ? le questionna Lily qui passa le bouquin à sa sœur.
— Non, répondit Severus, mes parents disent qu'on ira sur le chemin de traverse la semaine prochaine.
— Alors comment se fait-il que tu aies autant de bouquins sur la magie ? l'interrogea Lily dubitative.
— Mes parents sont des sorciers, Lily, rappela-t-il en roulant des yeux.
Lily rougit de gêne et se trouva idiote d'avoir pu oublier un détail aussi important. Parfois, il lui arrivait d'oublier que Severus n'était plus le petit garçon qu'elle avait connu à Carbone-les-Mines et qu'il avait désormais une nouvelle famille.
Que le petit garçon maladroit et chétif qu'elle avait connu, était devenu un autre garçon. Il avait beaucoup plus d'assurance et il était moins réservé, moins timide. Il semblait heureux et elle était sûre qu'il l'était. Il avait enfin trouvé ce qu'il cherchait désespérément sans oser le dire. Une famille. Des parents qui l'aimeraient pour ce qu'il était.
— En parlant de tes parents, dit Lily. Félicitations pour la grossesse de ta mère.
— Merci.
— Alors ? demanda Pétunia qui s'était jetée sur le lit du brun.
— Alors quoi ?
— C'est une fille ou c'est un garçon ? formula la blonde.
— Je ne sais pas, répondit-il. Maman ne veut pas nous le dire.
— Elle compte vous faire la surprise, conclut la rousse.
— Un truc dans ce genre-là.
— Ils ont déjà commencé à choisir les prénoms ? enchaîna Pétunia.
— Oui, répondit Severus, ils l'appelleront Lily-Luna si c'est une fille.
— Lily ? releva Pétunia interloquée.
Severus piqua un fard et tourna la tête sur le côté pour ne pas voir sa meilleure amie.
— Eh ben, j'ai…j'ai suggéré…Lily comme prénom à mes parents, bredouilla-t-il, embarrassé. Et ils ont ajouté Luna pour ne pas que l'on confonde les deux Lily.
— Que c'est mignon ! Ta petite-sœur va porter le prénom de Lily, se moqua gentiment Pétunia. Et tu comptes aussi demander Lily en mariage après ça ?
Severus rougit furieusement et Lily piqua un fard monumental de son côté. Tous les deux, ils étaient gênés et préféraient ne pas croiser le regard de l'autre.
— Mon Dieu ! Si vous pouviez voir les têtes que vous faîtes ! s'esclaffa Pétunia qui se tenait les côtes à force de rire.
Lily s'approcha de sa sœur et prit l'un des oreillers du lit de Severus. Elle lança l'oreiller à son aînée qui l'esquiva sans aucun problème.
— C'est pas drôle, grommela Lily.
— Oh que si ! rigola Pétunia.
Lily tira la langue à sa sœur et partit bouder dans un coin de la chambre. Pétunia finit par arrêter de rire et essuya une larme qui perlait au coin de ses yeux.
— Fais pas la tête, lança Pétunia. Après tout, maman dit que toi et Severus êtes faits l'un pour l'autre. Que ça se voit que vous allez finir ensembles.
— Maman raconte n'importe quoi, répliqua vivement Lily. Sev et moi sommes juste amis.
— Pourquoi tu ne l'as pas dit à maman alors ? rétorqua Pétunia d'un ton narquois.
— J'ai autre chose à faire que de prendre en considération les divagations de maman.
— C'est ça, fit Pétunia suspicieuse.
Severus détourna son attention des sœurs Evans et il alla se poster à la fenêtre de sa chambre. Il darda son regard sur le domaine et vit une centaine de hiboux voler en direction du manoir. Mais comme depuis une semaine, les hiboux ne purent pénétrer les barrières magiques de la demeure. Ils volaient tout autour du manoir sans pouvoir y pénétrer.
C'était le même manège depuis le jour où il avait appris que son père était un roi. Le roi de Grande-Bretagne sorcière. Il faisait partie de la famille royale. Il était un prince. L'héritier du trône.
Il n'arrivait toujours pas à y croire. Il avait bien trop de chance depuis quelques semaines pour que ce ne soit qu'un simple hasard. Ses parents n'avaient pas choisi de l'adopter par hasard. Ils le connaissaient déjà. Il le savait. Mais comment ? Il n'en avait aucune idée.
Il avait commencé à avoir des doutes avec les objets qui se trouvaient dans sa chambre. Le lit en forme de chaudron, la petite bibliothèque qui regorgeait de livres sur les potions et tout un tas de truc qu'il aimait bien et que personne n'était censé savoir.
Et puis, il y avait aussi le comportement de ses parents. Ils étaient merveilleux comme parents mais bien trop impliqués dans son éducation pour qu'il n'y ait pas quelque chose en dessous. Ils étaient trop protecteurs envers lui, très attentifs, très à l'écoute. Au début, il s'était dit que c'était normal comme réaction mais avec le temps, il avait fini par avoir des doutes. Ils agissaient avec lui comme s'il était un fils de substitution. Comme s'ils avaient perdu un enfant et qu'il leur rappelait cet enfant.
— Lily ?
— Oui ?
— Tu crois que je suis un fils de substitution ? demanda-t-il, les yeux rivés sur les hiboux qui voletaient autour du domaine.
— Quoi ?
— Laisse tomber, dit-il.
Il passa une main dans ses cheveux lisses et soyeux et poussa un profond soupir. Il était en train de divaguer et de se raconter des inepties.
— Tes parents sont bien trop jeunes pour avoir eu un enfant de ton âge, lança Pétunia. Non, tu n'es pas un fils de substitution. Tes parents sont étranges mais je pense que tu es leur premier enfant alors inutile de te casser la tête avec des idioties. Pense plutôt à ta petite-sœur, le monstre.
Severus regarda Pétunia, stupéfait. Venait-il de rêver ou Pétunia venait de le rassurer ? Il jeta un regard à Lily et remarqua qu'il n'était pas le seul à être surpris. Lily l'était, elle-aussi.
— Quoi ? aboya la blonde.
— Merci, la remercia Severus sincère.
— C'est vrai qu'à Poudlard il y a un plafond magique ? demanda-t-elle.
Pétunia décida de changer de sujet. Il était hors de question pour elle de se transformer en sœur Thérésa. Elle n'allait certainement pas tomber dans la sensiblerie à cause de Severus. Elle n'était pas gentille et encore moins attentionnée.
— D'après le livre, fit Severus en haussant les épaules.
— J'ai tellement hâte d'y être, confia Lily surexcitée.
— Moi aussi, dit Pétunia.
— Saviez-vous qu'à Poudlard il y a quatre maisons ? questionna Severus qui s'assit sur le tapis de la chambre.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Lily, intriguée.
Et Severus raconta tout ce qu'il savait au sujet de Poudlard à ses deux amies. Il en avait appris un peu plus sur Poudlard grâce à l'Histoire de Poudlard mais aussi grâce à Killian, Alexein et au directeur.
Killian entrerait en septième année et lui, en première année tout comme Lily et Pétunia. Severus était soulagé de savoir qu'il ne se trouverait pas tout seul dans cette école.
Ils étaient en train de discuter des quatre maisons de Poudlard lorsqu'un pop retentit brusquement dans la chambre. Ils eurent un léger sursaut et se tournèrent vers l'elfe de maison qui était apparu dans la pièce.
— À table !
Une fois son message transmit, l'elfe disparut à nouveau.
— J'ai cru que j'allais faire une attaque, marmonna Pétunia.
— Ils apparaissent toujours ainsi ? demanda Lily.
— Toujours, répondit Severus en se relevant. Venez ! Il ne faut pas faire attendre les adultes.
Ils sortirent de la chambre et rejoignirent les adultes dans la salle à manger. Le trio composé de Nessa, Killian et Alexein étaient présents tout comme le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore. Nessa, Killian et Alexein vivaient au manoir tandis que Dumbledore rendait souvent visite à la famille Caledonensis et il s'enfermait avec Harry dans un bureau.
Ils passèrent rapidement à table et les discussions se firent calmement dans une certaine bonne humeur. Severus discutait avec Pétunia et Lily tout en écoutant la conversation des adultes. Depuis quelques jours, il était intrigué par les allers et retours de son père.
Un soir, vers minuit, il avait surpris une conversation étrange entre ses parents. Son père était rentré assez tard et il était revenu dans un piteux état comme s'il avait combattu un dragon. Il avait simplement dit à sa mère qu'il les avait tous détruits et qu'il fallait mettre au point un plan d'attaque avant qu'il ne s'en rende compte.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Pétunia en désignant les journaux posés près de Nessa.
— Ce sont les journaux des sorciers, répondit Nessa.
— Je peux ?
Nessa acquiesça et remit les journaux à Pétunia. Lily pencha la tête sur le côté et tendit quelque peu le cou. La manchette de la Gazette du sorcier annonçait en grosses lettres :
Harry Uther Caledonensis : Roi de Grande-Bretagne sorcière
Cela fait maintenant une semaine que la nouvelle est tombée et que la communauté magique de Grande-Bretagne a appris qu'elle allait désormais être gouvernée par un roi.
En effet, vendredi dernier, Eugenia Jenkins, la ministre de la Magie a annoncé lors d'une conférence de presse que les membres du Magenmagot avaient reconnu Harry Uther Caledonensis comme étant le descendant de la lignée des Pendragon. Lignée qui avait régné sur la Grande-Bretagne sorcière au temps de Merlin et que l'on pensait tous éteinte à cause du malheur qui avait frappé le roi Arthur Pendragon lors de la bataille sur l'île d'Avalon.
« Le Magenmagot a reconnu Harry Uther Pendragon comme étant un descendant des Pendragon. En cette qualité de descendant, il était en droit de réclamer le trône de Grande-Bretagne sorcière. Trône qui lui a été accordé car il lui revient de droit. L'entrônement d'Harry Uther Pendragon en tant que roi de Grande-Bretagne sorcière se fera la semaine prochaine. » avait déclaré la ministre. Très vite, un membre du Magenmagot a confirmé la déclaration de la ministre de la Magie. La communauté sorcière avait désormais un roi.
Albus Dumbledore, président-sorcier du Magenmagot et directeur de l'école de sorcellerie Poudlard, a fait une simple déclaration. « Notre monde avait besoin de changement et ce roi le représente parfaitement », nous a-t-il dit hier soir, au moment où il quittait le ministère après une réunion importante entre la ministre de la Magie, le chef du bureau des Aurors et quelques membres du Magenmagot.
Les membres de la communauté magique s'interrogent sur les changements qui s'effectueront dans notre monde. Ils se demandent tous quel changement apportera ce roi à notre communauté.
D'après des sources bien informées dans les hautes sphères du ministère, notre roi compte remanier le ministère et créer l'ordre des Chevaliers de la Table Ronde. En effet, ces chevaliers combattront la menace que représente Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et (suite en page 2, sixième colonne).
À la une d'un deuxième journal posé à côté du premier, on lisait ce titre :
CHANGEMENT DE RÉGIME POLITIQUE : DE LA DÉMOCRATIE À LA MONARCHIE
Harry Caledonensis, Roi de Grande-Bretagne sorcière
La page était en grande partie occupée par la photo en noir et blanc d'Harry qui tenait dans ses bras Severus et un peu plus près, Hermione les observait avec un sourire tendre. La photo bougeait : on voyait Harry tourner avec Severus dans ses bras.
La photo avait certainement été prise lorsqu'Harry sortait du tribunal magique et qu'il rejoignait sa femme et son fils dans l'Atrium près de la fontaine de la fraternité.
Harry Caledonensis a été reconnu par le Magenmagot comme descendant de la plus grande famille noble de la Grande-Bretagne sorcière, les Pendragon.
Comme nous tous le savons, les Pendragon ont régné sur le trône de Grande-Bretagne jusqu'au 16ème siècle, avant la bataille d'Avalon qui précipita la mort du roi Arthur, présumant ainsi que la lignée des Pendragon s'était éteinte avec lui puisqu'il n'avait pas d'héritier. Mais finalement, nous avons appris que les Pendragon avaient un héritier. Le fils de Morgane la Fée, demi-sœur du roi Arthur. Elle aurait conçu cet enfant avec Merlin l'enchanteur.
Selon de grands historiens, peu de temps avant la bataille d'Avalon, Merlin aurait confié son fils à un dragon. Nous n'en savons pas plus sur l'histoire de cet enfant mais tous que nous connaissons c'est que cet enfant aurait perpétué la lignée des Pendragon et que son descendant ne serait autre que : Harry Caledonensis, nouveau roi de Grande-Bretagne sorcière.
Voici quelques informations concernant la biographie de notre roi qui proviennent de sources sûres.
Harry Uther Caledonensis est né le 31 juillet 1946 au château des Montpensier (demeure incartable) en France.
Dès l'âge de cinq ans, il quitte la France pour l'Amérique où il passera une grande partie de sa vie. À l'âge de onze ans, il intègre l'école de sorcellerie Ilvermorny où il fera la rencontre de celle qui deviendra plus tard, son épouse.
Après sa scolarité, il retourne en France et épouse Hermione Mary Scott. Sept années s'écoulent avant son arrivée aux côtés de son épouse, en Angleterre où il entreprend d'importants travaux de réhabilitation du manoir Caledonensis. Demeure dans laquelle vivait son ancêtre, Merlin.
Lui et son épouse adoptent un petit garçon âgé de onze ans qui a été rebaptisé Severus Merlin Caledonensis.
Un an après son arrivée sur le territoire anglais, il est reconnu comme descendant de la lignée des Pendragon et monte sur le trône de Grande-Bretagne sorcière en tant que roi.
Pétunia fut stupéfaite à la fin de sa lecture tout comme sa sœur qui regardait Severus complètement sidérée.
— T'es un prince ?! s'exclama Lily, ahurie.
Severus hocha simplement la tête.
— Mais pourquoi n'as-tu rien dit ? l'interrogea-t-elle perplexe.
— Je…j'avais peur…que tu changes de comportement en l'apprenant, répondit Severus presque dans un murmure.
— Bon sang, Severus ! Quand te mettras-tu enfin dans la tête que je suis et resterai ta meilleure amie quoi qu'il puisse arriver ? s'énerva la rouquine.
Harry ne put s'empêcher de ricaner douloureusement à la phrase de Lily. Elle pensait peut-être sincèrement ce qu'elle disait à l'instant mais lui, il savait que cette phrase balancée comme ça ne voulait absolument rien dire. Les mots ne valaient jamais un acte.
Certainement, à une autre époque, Lily avait dû sortir ce genre de phrase à Severus et puis plus tard, elle avait rompu sa parole. Les mots ne restaient que des mots. Pour lui, ils ne valaient pas grand-chose et ne pesaient pas lourd sur une balance. Tout ce qui comptait, c'était les actes. Et dans une autre époque, un autre monde, Lily n'avait pas respecté sa parole et elle avait abandonné celui qu'elle considérait comme son meilleur ami.
Il connaissait le passé de Severus tout comme Lily mais cela ne l'avait pas empêché de mettre fin à leur amitié. Peut-être, ne tenait-elle pas tant que ça à Severus. Il savait que le maître des potions, dans sa jeunesse, était quelqu'un de difficile à vivre mais il avait des circonstances atténuantes et au lieu de le laisser se renfermer un peu plus sur lui-même, Lily aurait peut-être dû l'aider à s'ouvrir au monde. Plutôt que de le garder égoïstement pour elle. Il était facile pour elle de faire des reproches à Severus mais qu'avait-elle fait pour l'aider à sortir de sa coquille ? Rien.
Finalement, personne n'avait aidé Severus à sortir des ténèbres. Au contraire, on l'avait aidé à y plonger. Et aujourd'hui, il venait à se dire que ni James ni Lily ne méritaient Severus. Aucun des deux ne méritait l'amour de son fils mais qui était-il pour aller à l'encontre du destin de son garçon ?
Quoi qu'il en soit, il ferait tout pour préserver Severus. Severus était son fils et il le protègerait de tous. Même de ses propres parents.
— J'suis désolé, s'excusa Severus contrit.
— Pas grave, souffla Lily.
— Vous en avez encore d'autres des surprises comme ça ? demanda Pétunia en s'adressant au couple Caledonensis.
— C'est tout l'art de la magie, dit Hermione avec un grand sourire. Surprendre !
— J'aime bien cette magie alors, fit Pétunia en jetant un coup d'œil à la Gazette du sorcier.
— Alors tu n'as pas fini d'être surprise, lança Nessa.
— Que voulez-vous dire ? questionna la blonde intriguée.
— Patience, jeune sorcière. Patience.
Nessa affichait un sourire aux lèvres et sa chevelure rose prit une autre teinte. Du blond.
— Comment faîtes-vous cela ? l'interrogea Pétunia, émerveillée.
— Je suis une métamorphomage. Je peux me métamorphoser en ce que je veux. Il me suffit simplement d'y penser. Je peux métamorphoser ma main en couteau, mon doigt en crayon, mes cheveux en rouge avec la pensée. C'est comme ça. Je suis née ainsi, expliqua Nessa.
— On peut devenir métamorphomage ?
— Non, répondit Nessa, on naît métamorphomage.
— Dommage, fit Pétunia déçue.
— Par contre, il est possible de devenir animagus, l'informa Alexein.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda-t-elle.
— Un animagus est un sorcier qui a la capacité de se métamorphoser à volonté en l'animal qui convient le mieux à sa personnalité, répondit le blond.
— Je pourrais me transformer en chat quand et où je veux ? questionna-t-elle.
— Non, on ne peut connaître la forme de son animagus qu'à la fin de son apprentissage, répondit Nessa.
— Est-ce que vous pourriez nous apprendre ? demanda Lily qui était intéressée.
— Harry ? fit Nessa en se tournant vers le brun.
Harry acquiesça d'un simple signe de tête.
— Je m'occuperai de Severus, déclara-t-il.
Nessa hocha la tête. Harry comptait s'occuper de l'éducation de Severus cet été. Il allait former le gamin et lui apprendre quelques bases avant son entrée à Poudlard. Il ne souhaitait pas laisser son fils sans défenses. C'était au cas où il se passerait quelque chose de grave dans le futur.
— L'heure approche, annonça Dumbledore.
En effet, bientôt l'heure de son couronnement. Il devrait déjà se préparer. Il allait être présenté pour la première fois au monde sorcier en tant que roi et il allait prononcer son premier discours devant toute une communauté.
Ce discours marquerait le début de son règne.
— Il faut qu'on aille se préparer, dit Harry en se levant de table. Nessa prépare les enfants, s'il te plaît.
— Il en sera fait selon vos désirs, votre majesté, railla la métamorphomage.
Harry roula des yeux et monta dans sa chambre avec Hermione. L'ancienne gryffondor l'aida à se vêtir.
Harry était vêtu d'une somptueuse robe d'un vert glacé qui mettait en valeur ses prunelles et par-dessus, il portait une tunique pourpre et une robe de velours pourpre. Hermione avait revêtu une robe d'un gris clair. Ils étaient tous deux prêts pour le couronnement.
Ils descendirent et retrouvèrent tout le monde dans le hall du manoir. Severus portait une tenue semblable à celle d'Harry et Hermione ne put s'empêcher de le trouver craquant dans cette tenue. Il incarnait une certaine prestance et noblesse. Il était vraiment né pour être prince.
— T'es magnifique, mon grand, dit Hermione.
— Merci maman. Toi aussi, tu es magnifique.
— Est-ce que je peux garder la robe ? demanda Pétunia qui tournait sur elle-même.
Pétunia et Lily portaient des robes en soie blanche d'un bleu marine. Elles portaient une ceinture autour de la taille et par-dessus, une cape bleue ornée de broderies faite-main.
— Bien sûr, répondit Hermione amusée.
— On dirait une princesse, s'extasia Pétunia.
— En route, mes amis ! lança Dumbledore.
Un cortège impressionnant attendait devant l'entrée des portes du manoir. Un carrosse ornementé des armoiries de la famille Pendragon tiré par quatre magnifiques Abraxans était stationné sur les pavés de la cour.
Harry, Hermione et Severus montèrent dans ce carrosse tandis que les autres furent obligés de monter dans un autre véhicule. Le carrosse royal n'était destiné qu'aux membres de la royauté.
— Tu retrouveras tes amies plus tard, dit Harry à Severus.
Il acquiesça et riva son regard sur le cortège qui accompagnait leur carrosse. Il était impressionné par toutes ces montures et devant la richesse qu'était celle de ses parents. Il était clair que ses parents étaient extrêmement riches pour pouvoir se permettre tant de choses.
— Papa ?
Harry posa son regard émeraude sur lui et l'incita d'un simple geste de la tête à poursuivre.
— Crois-tu que tu pourras être un bon roi ? l'interrogea-t-il.
— Je ne sais pas, mon fils, mais en tout cas, j'essaierai de toutes mes forces de l'être, répondit Harry.
— Et tu continueras à être mon père ?
— Bien sûr, Sev, assura Harry. Pourquoi veux-tu que cela change ?
— Tu vas être couronné roi donc ça veut dire que tu auras peu de temps à consacrer à ta famille.
— Roi ou pas, j'aurai toujours du temps pour ma famille, affirma Harry.
Il tira Severus vers lui et attira son fils et son épouse dans une étreinte familiale.
— Je vous aime tous les trois et je serai toujours là pour vous, dit-il.
— Nous aussi, on t'aime, murmura Hermione.
Harry déposa un baiser sur le front de son fils et un baiser sur les lèvres de sa femme. Il caressa tendrement le ventre de sa femme et sourit à sa petite famille. Ils y parviendraient tous ensembles.
Ils arrivèrent au chemin de traverse et Severus fut étonné de voir toute une foule de personnes qui semblaient attendre l'arrivée du nouveau roi de Grande-Bretagne sorcière. Il était loin de se douter qu'il y aurait autant de monde sur le chemin de traverse.
Le carrosse se gara tout doucement au milieu du chemin de traverse et la foule se précipita aussitôt vers le véhicule mais ils furent repoussés par des aurors qui étaient chargés de la sécurité.
Le cochet ouvrit la portière et s'inclina respectueusement devant Harry qui descendait du carrosse, suivis par Hermione et Severus.
Des voix s'élevèrent dans la foule. Les sorciers souhaitaient s'approcher pour voir de plus près leur roi mais les aurors les empêchaient de passer la barrière de sécurité.
Harry leva la main et salua la foule de sorciers. La famille royale fut rejointe par Dumbledore.
— Avancez jusqu'au trône, dit Albus.
Ils marchèrent sur un tapis rouge parsemé de fleurs et se dirigèrent vers le trône en bois qui avait été installé au bout de la rue commerçante, près de la banque Gringotts.
Severus se retourna à la recherche de Lily et Pétunia. Il les aperçut derrière le vieux sorcier entre Alexein et Killian. Pétunia semblait être dans son élément à saluer la foule comme si c'était une princesse tandis que Lily semblait vouloir disparaître de cet endroit. Elle était gênée et n'arrêtait pas de rougir. Son visage commençait à prendre la teinte de ses cheveux.
Il ricana et reporta son attention sur les sorciers qui les entouraient. Ils étaient mitraillés par des appareils photos de toute part. La foule ne cessait de scander le nom de son père et il se demandait si c'était une bonne chose ou pas.
Ils finirent par arriver devant un majestueux trône en bois de chêne. Il devina que c'était celui qu'occuperait bientôt son père. Le trône se trouvait au milieu de deux autres trônes moins imposants et plus petits. Il supposa qu'il devait s'agir de celui de sa mère et du sien. Ainsi donc, il ne s'agissait pas seulement du couronnement de son père.
Un homme assez âgé s'approcha et tenait dans ses bras une couronne en or gravée de pierres précieuses mais aussi de symboles runiques.
L'homme fit taire la foule d'un seule geste de la main.
— Peuple de Grande-Bretagne, aujourd'hui est un grand et nouveau jour. Un grand car il marque l'avènement d'une nouvelle ère et nouveau car nous entrons désormais dans un régime monarchique. Nous revenons au temps de nos ancêtres et élevons à nouveau la lignée des Pendragon pour qu'elle puisse guider nos chemins. Aujourd'hui, peuple de Grande-Bretagne, nous reconnaissons Harry Caledonensis comme souverain de notre communauté.
Albus s'approcha du vieil homme et prit la couronne avec délicatesse des deux mains tandis que le vieil homme fit signe à Harry de se placer au milieu de l'estrade, près du trône et de s'agenouiller devant Albus.
— Peuple de Grande-Bretagne, je présente devant vous Harry Uther Caledonensis, votre roi légitime. Vous qui êtes venus en ce jour pour présenter vos hommages, êtes-vous prêts à faire de même ? demanda Albus en s'adressant aux quatre principaux membres du Magenmagot.
Les quatre membres du Magenmagot acclamèrent et de ce geste, ils montraient qu'ils reconnaissaient Harry comme leur souverain.
Albus inclina légèrement la tête et administra le serment au monarque.
— Promettez et jurez solennellement de gouverner les peuples du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord du Canada, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, de l'Union d'Afrique du Sud, du Pakistan, de Ceylan et de vos possessions et autres territoires selon leurs lois et coutumes respectives ?
— Je le promets solennellement.
— Emploierez-vous tout votre pouvoir à faire exécuter avec humanité la loi et la justice dans tous vos jugements ?
— Oui, je le ferai.
— Soutiendrez-vous votre peuple et le guiderez-vous avec bonté, droiture et honnêteté ? Jurez-vous de protéger votre peuple et de le préserver de la menace des ténèbres ? Promettez-vous de conserver la paix et empêcher l'iniquité ?
— Oui, je le promets.
Le vieil homme s'était à nouveau approché et retira à Harry sa tunique pourpre. Il revêtit Harry d'une autre tunique mais de couleur blanche et il aida le jeune homme à se relever.
Le chef du bureau des Aurors s'approcha de l'estrade et présenta les éperons au monarque. Le vieil homme, assisté des quatre membres du Magenmagot, offrit alors la baguette magique d'apparat au souverain. Harry mit ensuite la robe royale par-dessus sa tunique blanche.
Puis, le vieil homme présenta à Harry les joyaux de la couronne. Il lui offrit un globe, un anneau qui symbolisait son mariage avec la nation, un sceptre au dragon et un sceptre à l'épée. Harry fut installé sur le trône et alors qu'il tenait les deux sceptres, Albus plaça la couronne sur sa tête.
— Moi, Albus Dumbledore, président-sorcier du Magenmagot, serai fidèle et loyal envers vous, notre Seigneur souverain, roi de ce royaume et défenseur de la magie et de la sorcellerie, ainsi qu'envers vos héritiers et successeurs, conformément à la loi. Que Merlin me vienne en aide.
Albus se retira et laissa sa place au chef des aurors.
— Moi, Peter Doyle, Chef du bureau des Aurors, deviens votre serviteur fidèle, en toute loyauté et en vérité, je vous jure fidélité et jure de vivre et de mourir pour vous contre les ennemis de toutes sortes. Que Merlin me vienne en aide.
— Que Merlin guide le roi ! cria l'assemblée.
Des tirs ressemblant à des coups des canons furent entendus sur tout le chemin de traverse. Puis, ils couronnèrent l'épouse du roi ainsi que l'héritier du trône.
— Que Merlin guide leurs majestés et son altesse ! hurla la foule.
Harry, Hermione et Severus saluèrent les sorciers de la main, un sourire plaqué aux lèvres. La foule ne cessait de scander le nom de leur monarque lorsque la marque des ténèbres surgit brutalement dans le ciel. La panique gagna aussitôt la foule et les gens commencèrent à se dissiper un peu partout sur le chemin de traverse.
Plusieurs ombres noires atterrirent sur la rue commerçante et des sorts furent rapidement lancés sur les sorciers qui tentaient d'échapper aux mangemorts.
En quelques instants, les ténèbres s'étaient déchaînées sur le chemin de traverse. Plusieurs aurors entourèrent la famille royale. Killian, Alexein et Nessa se rapprochèrent de la famille Caledonensis. Pétunia et Lily se trouvaient à l'abri, derrière le blond et la métamorphomage.
Harry se leva de son trône et se fraya un chemin au milieu des aurors qui essayaient de le repousser.
— Je sais me défendre, grogna-t-il.
— Où est donc celui qui a été proclamé roi ? demanda une voix étrangement aiguë, calme, sifflante et froide.
Un frisson parcourut l'échine dorsale d'Harry à l'entente de cette voix si familière. Il y avait bien longtemps qu'ils ne s'étaient pas revus. Du moins, qu'il ne l'avait pas revu. La dernière fois, c'était lors de leur combat à Poudlard. La dernière fois, il terrassait le seigneur des ténèbres d'un Expelliarmus.
— Là, répondit Harry qui s'avança, se détachant des aurors.
Voldemort n'était guère différent de celui qu'il avait affronté à son époque. Il était aussi laid et méprisant qu'auparavant. Il irradiait du seigneur des ténèbres une aura malfaisante mais très puissante.
— Ainsi c'est donc toi, Harry Caledonensis, déduisit Voldemort.
— Majesté, reprit Harry.
— Quoi ?
— Je suis roi. De ce fait, ton roi et tu me dois, respect. Ainsi donc, tu devras t'adresser à moi en utilisant le mot majesté à la fin de chaque phrase, expliqua Harry.
— Je ne suis pas un de tes sujets ! siffla dangereusement Voldemort. Je suis Lord Voldemort, le seigneur des ténèbres.
— Le seigneur des idiots, tu veux dire, le reprit sèchement Harry.
Voldemort sortit derechef sa baguette magique et la pointa sur Harry qui n'avait même pas dégainé la sienne. L'ancien gryffondor affrontait Voldemort du regard sans sourciller, impassible.
— Maître, faîtes attention à lui, conseilla une voix féminine.
Harry détourna un instant son regard de Voldemort et remarqua que derrière le seigneur des ténèbres, se tenait une jeune femme aux cheveux bruns broussailleux et aux yeux d'un vert émeraude identique aux siens. Harry fronça les sourcils, intrigué. Cette jeune femme ressemblait étrangement à Hermione.
— Où est ce que tu m'as volé ? questionna Voldemort.
— Tu veux parler de tes chers horcruxes ? railla Harry.
— Où sont-ils ? persiffla Voldemort irrité.
— Je crois que tu aurais dû venir un peu plus tôt car, vois-tu, je les ai tous détruits, répondit Harry.
Voldemort grinça des dents et lança un sort à Harry que ce dernier esquiva sans aucun problème mais le sortilège toucha l'un des aurors.
— Mettez-vous à l'abri, ordonna Harry à ses amis.
Il sortit sa baguette magique et engagea aussitôt un duel avec le seigneur des ténèbres. Pendant ce temps, les mangemorts passèrent aussitôt à l'attaque et le camp de la lumière riposta derechef.
— Nessa ? fit un mangemort.
La métamorphomage se débarrassa rapidement de celui qu'elle combattait et se dirigea vivement vers l'homme à la chevelure blonde qui portait un masque et qui venait de l'interpeller. Elle reconnaîtrait cette voix entre mille et ne pourrait jamais oublier la couleur de cette chevelure blonde si particulière. Comment le pourrait-elle ?
— Abraxas, cracha-t-elle d'une voix pleine de fiel.
— Bonjour, ma chérie.
L'homme retira son masque et montra son visage à la jeune femme qui irradiait d'une immense haine tournée vers le blond qui affichait un sourire en coin railleur et méprisant.
— T'ai-je manqué, amour ?
— Endoloris, lança-t-elle.
Abraxas reçut le sortilège de plein fouet et s'écroula dans un cri de douleur. Nessa le regarda souffrir avec plaisir. Elle s'en délectait avec joie et jeta un autre doloris au blond qui poussa à nouveau un cri.
— C'est pour mon Draco, dit-elle.
Elle lança à nouveau l'impardonnable sur le blond qui se tordit de douleur sous ses yeux.
— Pour mon petit garçon, ajouta-t-elle d'une voix chevrotante.
Nessa ne remarqua pas le mangemort qui se trouvait dans son dos.
— Nessa !
La jeune femme eut à peine le temps de se retourner qu'elle se retrouva plaquée au sol et vit un trait vert passer au-dessus de sa tête. Elle baissa les yeux et croisa un regard marron clair. Elle repoussa brutalement la jeune fille et lança le sortilège de mort au mangemort qui venait de l'attaquer dans le dos.
— Bordel ! Mais qu'est-ce que tu fous là ? s'énerva-t-elle en s'adressant à la blonde.
— Un simple merci devrait suffire, tu sais, dit Pétunia sarcastique.
— Va te mettre à l'abri, aboya-t-elle.
Pétunia leva les yeux au ciel et se précipita hors du champ de combat. Nessa secoua la tête et se releva en lançant un coup d'œil dans la direction qu'avait emprunté la gamine.
— Merci, murmura-t-elle.
Pétunia était retournée se planquer dans leur cachette, dans un magasin de chaudrons.
— Mais qu'est-ce qui t'a pris ? hurla Lily comme une hystérique. T'aurais pu te faire tuer !
— Nessa, aussi, répliqua Pétunia.
— Tu…tu…m'énerves ! cria Lily avant de prendre sa sœur dans ses bras et d'éclater en sanglots.
— Je suis désolée, Lil', je ne voulais pas te faire pleurer, s'excusa Pétunia.
Severus observait le champ de bataille et chercha ses parents au milieu de toute cette foule. Il repéra son père. Il était en train de combattre celui qu'il déduisit être le complexé. Sa mère combattait un homme masqué et de ce qu'il voyait, elle était une excellente duelliste. Alexein s'était approché d'elle et semblait être un bouclier humain pour elle. Même chose pour Nessa, Killian s'était rapproché et veillait sur ses arrières tandis qu'elle torturait un homme blond qui gisait par terre.
Dumbledore, aussi, de son côté ne se débrouillait pas mal. Severus pouvait même dire qu'il était incroyable et surprenant. Il n'aurait jamais pu penser qu'un tel vieil homme cachait une aussi grande puissance.
Puis, il croisa un regard émeraude. Ce n'était pas son père. Ce n'était pas Lily. C'était une autre personne. Et elle ressemblait étrangement à sa mère mais il savait que ce n'était pas elle.
La jeune femme lui sourit et lui fit signe de venir. Il jeta un coup d'œil à ses amies. Elles ne faisaient pas attention à lui. Il hésita à sortir. Sa mère lui avait ordonné de ne pas bouger d'ici quoi qu'il se passe. La jeune femme lui fit à nouveau signe de venir et il décida finalement de la rejoindre. Il sortit du magasin et alla vers elle.
— Bonjour, Severus, dit-elle d'une voix douce.
— Co…co…comment connaissez-vous mon prénom ? demanda-t-il éberlué.
— Tout comme tu connais mon prénom, je connais aussi le tien, répondit-elle avec un sourire.
— Je ne vous connais pas.
— Si, tu me connais, répliqua-t-elle, mais sous une autre forme.
— Je ne comprends pas, avoua-t-il confus.
— Ce n'est pas grave, Sev.
La jeune femme sourit à nouveau et caressa sa joue avec tendresse.
Harry était en train de combattre Voldemort lorsqu'il remarqua la présence de son fils sur le champ de bataille. Il était visiblement en train de discuter avec la jeune femme qui avait conseillé Voldemort de faire attention à lui.
— Defodio !
— Protego !
Harry n'arrivait pas à se concentrer sur son combat avec Voldemort. Il était en train de penser à son fils qui se trouvait auprès d'une ennemie. Il était en danger et il devait faire quelque chose.
— Reducto ! lança Voldemort. Que se passe-t-il ? Serais-tu en train d'abandonner ?
— Jamais, répondit Harry. Expelliarmus !
Harry détourna son attention du seigneur des ténèbres et lança un regard inquiet à son fils. Voldemort capta son regard et un sourire machiavélique naquit sur les lèvres du seigneur des ténèbres.
— Te concentreras-tu enfin sur notre combat si je le faisais disparaître ? l'interrogea Voldemort.
Harry reporta son attention sur Voldemort mais il était bien trop tard. Il avait eu un temps de retard par rapport au seigneur des ténèbres qui avait déjà lancé l'impardonnable.
— Avada Kedavra !
— Non, hurla Harry.
Hermione entendit le hurlement de son époux et vit le sortilège qui se dirigeait tout droit vers Severus. Elle délaissa son combat et se précipita vers son fils qui ne faisait pas attention à ce qui se passait autour de lui, discutant avec la jeune femme aux yeux verts.
— Hermione ! l'interpella Alexein.
— Severus ! cria-t-elle en se précipitant sur son fils.
Severus tourna la tête sur le côté et vit sa mère courir dans sa direction. Elle se jeta sur lui et le prit dans ses bras. Il croisa les prunelles de sa mère pétillant de vie et l'instant d'après, plus rien. Ils venaient de s'éteindre, brusquement.
Le corps d'Hermione tomba lourdement sur le sol et Severus eut comme l'impression que tout cela venait de se dérouler au ralenti.
— Hermione ! hurla la voix désespérée de son père.
Severus baissa les yeux et rencontra le regard sans vie de sa mère. Il posa sa main sur celle de sa mère. Froide. Elle était devenue soudain froide comme la mort. Morte. Sa mère venait de mourir sous ses yeux.
Réponses aux reviewers anonymes :
Guest : Salut et merci beaucoup pour ton commentaire. Je comprends que ton point de vue et j'imagine que oui, j'aurai pu mettre Severus avec une autre personne que James mais la couleur avait été annoncé dès le début dans les pairing sur le profil de l'histoire. Harry/Hermione et James/Severus. En tout cas, j'espère que cela ne t'empêchera pas d'aimer l'histoire. Pourquoi pas ? Peut-être ça sera une fille. Bises et à la prochaine.
Le poussin fou : Salut et merci pour le commentaire. Oui, c'est sûr que tout le monde le savait mais bon fallait un peu faire durer le suspense, lol ! T'imagine, Dumbledore cousin des Holmes ? On pourrait en faire une série, tu ne trouves pas ? A la prochaine.
Lily : Salut ma belle. Pour le James/Severus, c'est normal qu'il choque puisqu'il y en a très peu sur le fandom mais j'espère que je saurai vous le faire aimer. L'annonce de la grossesse vous a fait languir hein ? Severus est toujours trop chou. A la prochaine, j'espère !
Snapychou : Salut la snapoise ! Merci beaucoup pour le commentaire et à la prochaine, j'espère !
Lorina : Coucou ma puce. Tu sais que je t'adore toi ?! C'est toujours un plaisir pour moi de te lire. Tu l'as deviné comment ? Parce que je suis une fan de ce couple ? Severus est toujours adorable. Je pense que je vais l'adopter moi-aussi. Qu'est-ce que t'en penses ? Ah, la répartition. Elle arrivera bientôt. Enfin, juste pour l'annonce d'une grossesse, j'ai fait durer le suspense pendant sept chapitres alors la répartition. Hum. A la prochaine, ma belle !
Firefox : Salut et merci pour ton commentaire. Spoiler ma propre histoire ? A ton avis, suis-je assez folle pour le faire ? A la prochaine, j'espère !
Juliana : Coucou ma jolie. Merci pour ce commentaire. Je sais, j'aime bien surprendre mes lecteurs et lectrices. A la prochaine, j'espère !
