Note de l'auteur : Ceci est un coup de gueule ! Je commence à en avoir marre des plaintes de personnes qui me disent que le James/Severus est un mauvais choix. C'est MON histoire et je mets qui je veux avec qui je veux. C'est lassant de sans arrêt lire, tu aurais dû mettre Severus avec quelqu'un d'autre. Je rappelle, c'est MON histoire et JE SUIS L'AUTEURE. Si vous n'aimez pas ce pairing, je ne vous oblige pas à lire l'histoire. Vous pouvez aller voir ailleurs, ça ne me dérange pas mais ne m'envoyez pas de mp pour me dire : tu devrais changer de pairing.
Je ne changerai pas de pairing et je continuerai avec mon Severus/James alors ceux et celles qui ne sont pas contents, qu'ils aillent lire d'autres histoires.
Je rappelle, je suis l'auteure donc je ferai ce que j'en veux de mon histoire. Qui n'est pas content, s'en va. Je ne retiendrais pas la personne.
Merci.
Je remercie ceux et celles qui continuent de me lire et de me faire signe de leur présence par des reviews. Merci beaucoup.
9
Quand la haine éclate et que les cœurs se brisent
Il y avait comme un bourdonnement autour de lui. C'était comme s'il venait d'y avoir une explosion sur le chemin de traverse. Severus avait les oreilles qui sifflaient atrocement et le cœur qui battait à tout rompre. Il avait mal au cœur et sentit à peine les larmes qui roulaient sur ses joues. Son regard était fixé sur le corps sans vie de sa mère. Elle était morte.
C'était totalement incompréhensible. Il était certainement en train de rêver. Il avait du mal à croire que ce qu'il voyait à l'instant était vrai. Il faisait sûrement un horrible cauchemar et dans quelques minutes, il se réveillerait dans sa chambre et irait rejoindre ses parents dans la leur. Sa mère serait en vie et repousserait les draps comme une invitation tacite à venir se blottir dans le lit tout contre elle. Elle le serrerait dans ses bras et déposerait un baiser sur son front. Puis, il sentirait une main malaxer tendrement ses cheveux. Son père se serait réveillé et l'aurait rassuré comme il le faisait souvent.
Le temps s'égrenait lentement et il n'y avait toujours aucun changement de décor. Il se trouvait toujours sur le chemin de traverse au milieu d'un champ de bataille, le corps sans vie de sa mère allongé devant lui, le regard inanimé. Elle restait là, sans faire le moindre mouvement. Aucun battement de cils ni de soulèvement de poitrine. Rien. Elle était morte.
C'était douloureux. C'était horrible.
Brusquement, il sentit son souffle se couper. Il n'avait plus d'oxygène. Il n'arrivait plus à respirer. Il haleta et chercha de l'air sans le trouver. On venait de le priver d'air, d'oxygène, de sa mère.
— Maman, appela-t-il la voix rauque.
Il approcha une main hésitante du corps de sa mère et eut l'impression de mourir sans vraiment mourir lorsqu'il toucha la peau glacée de sa mère. Elle ne respirait plus. Elle ne bougeait plus. Elle était morte.
— Maman.
Un nouvel appel. Un appel désespéré de la part d'un enfant qui souhaitait plus que tout au monde que sa mère ouvre à nouveau les yeux. Qu'elle le prenne dans ses bras et le rassure que tout irait bien. Qu'elle était là et qu'elle ne le quitterait jamais.
— Maman.
Il éclata en sanglots et voulut s'approcher de sa mère pour toucher un peu plus son corps mais il fut empêché par deux bras qui l'encerclèrent au niveau de la taille. Il fut éloigné du corps de sa mère et il se débattit pour se libérer de cette étreinte mais il n'avait pas assez de forces pour échapper à cette emprise. Il n'était pas assez fort pour se libérer.
— Maman, sanglota-t-il.
Il voulait sa mère. Il souhaitait se blottir contre elle. Il recherchait la douce chaleur de sa mère et il ne la trouvait nulle part. C'était horrible comme sensation. Il avait froid et n'arrivait pas à se réchauffer. Il voulait sa mère.
— Chut, murmura une voix douce à son oreille. Tout va bien, Sev. Ne t'en fais pas. Tout va bien.
Il secoua la tête et essaya de s'échapper de cette puissante étreinte. Il voulait uniquement sa mère et personne d'autre. C'était elle qui devait l'étreindre et non cette inconnue qui lui chuchotait des mensonges. Rien ne serait plus pareil après le décès de sa mère. Il n'y aurait plus de vie au manoir sans elle. Il ne pourrait plus être heureux et son père non plus.
Ils n'étaient rien sans Hermione. Elle était le pilier central de leur vie. Celle qui apportait la joie dans leur cœur. Elle était leur bonheur et leur soleil du matin. C'était elle qui les faisait vivre. Sans elle, plus rien n'avait de sens. Plus rien n'aurait de sens. Il serait inutile de vivre dans un monde où elle ne vivrait pas. Une vie sans Hermione n'était pas une vie.
Il ne voulait pas de ça, d'une vie sans sa mère.
Il finit par arrêter de se débattre et pleura silencieusement alors que la jeune femme lui répétait sans cesse que tout irait bien. Il aurait voulu y croire mais il n'y arrivait pas.
Son espoir venait de s'envoler et il était là, effondré, devant le corps inanimé de sa mère. Et il savait. Il savait que la vie venait de perdre de sa saveur. Sa mère était morte.
Il entendit un cri résonné dans les parages et leva la tête pour voir son père qui approchait d'un pas lent, presque chancelant vers le corps de sa mère.
Des larmes ruisselaient sur le visage d'Harry et son regard émeraude semblait perdre un peu plus de son éclat au fur et à mesure qu'il approchait de la dépouille de l'ancienne gryffondor.
Il tituba jusqu'au corps d'Hermione et s'écroula devant elle. Il prit sa femme dans ses bras et pleura dans le cou d'Hermione. Le temps semblait s'être suspendu un instant. Harry pleurait et la douleur qui l'envahissait semblait avoir touché toutes les personnes qui se trouvaient sur le chemin de traverse.
Tout le monde avait les yeux rivés sur ce roi accablé qui venait de perdre sa reine, le royaume de son cœur. Elle était pour lui et aujourd'hui, en quelques secondes, il venait de perdre son monde, sa raison de vivre.
Harry garda Hermione étroitement dans ses bras et une bourrasque de vent s'éleva peu à peu sur la rue commerçante. Une aura magique et puissante se dégageait de son corps tandis qu'il pleurait sur la mort de sa femme.
Comment arriverait-il à vivre sans elle ? Sans Hermione, sans son épouse, il devenait un corps sans âme. Une coquille vide. Hermione était son tout et maintenant qu'il l'avait perdu, la vie ne valait plus rien pour lui. Elle venait d'être tuée sous ses yeux. Il n'avait rien pu faire pour empêcher cette tragédie. Il n'avait pas su tenir sa promesse.
Il s'était promis de protéger sa famille et de ne laisser aucun perdre la vie à cette époque mais il avait échoué. Il échouait toujours. Il ne savait pas protéger les personnes qui lui tenaient à cœur.
Pourquoi ?
Une aura grisâtre entoura Harry et le ciel était en train de changer subitement de couleur. Il était passé d'un bleu azur en un gris acier en quelques secondes. Il avait un aspect menaçant et le vent qui faisait violemment claquer les portes des échoppes du chemin de traverse était porteur d'une nouvelle. Une mauvaise nouvelle.
Une tempête s'annonçait et elle ne présageait rien de bon pour les personnes présentes sur la rue commerçante. Des éclairs se mirent à zébrer le ciel et des tonnerres grondèrent sourdement dans les alentours.
Harry déposa un baiser sur le front de son épouse et baissa les paupières d'Hermione. Il la déposa avec délicatesse sur le sol pavé et chercha au milieu du groupe de mangemorts la personne qui l'intéressait. Voldemort était ravi d'avoir fait souffrir Harry. Il jubilait et était extatique face à la désolation du jeune roi. Il aimait répandre et semer la terreur et le malheur autour de lui. Et il semblait qu'il avait réussi.
Le vêtement d'Harry se déchira et il se retrouva simplement vêtu d'un pantalon en toile noire. Le dragon qui était dans son dos se détacha tout doucement et grimpa sur l'épaule du brun.
Le dragon était très petit. On aurait dit un nouveau-né et il ne semblait guère menaçant à première vue.
— Crois-tu pouvoir m'impressionner avec ce…ce…dragon ? demanda Voldemort d'un ton railleur.
Harry ne répondit pas et caressa le dragon qui était sur son épaule droite. Il émit soudain une succession de cris horribles à entendre pour l'oreille humaine. C'était un cri animal et puissant. Comme un appel lointain. Le petit dragon posé sur l'épaule d'Harry cria à son tour et fut très vite rejoint par le brun.
— Merlin ! s'écria Nessa en se couvrant les oreilles.
Pratiquement tout le monde sur le chemin de traverse se couvrit les oreilles pour échapper à cet horrible cri.
Dumbledore paraissait décontenancé et observait ahuri, le jeune roi. Il n'arrivait pas à en croire ses oreilles. C'était juste incroyable. Il ne pensait pas qu'il aurait eu la chance de voir cela un jour, d'entendre cette langue oubliée des anciens revenir aussi soudainement à la lumière. Il était loin de se douter qu'étant descendant de Merlin, Harry hériterait d'un tel don.
Merlin était un enchanteur, un puissant sorcier et il se servait souvent des dragons mais jamais aucun texte n'avait mentionné qu'il avait ce don.
— Un dragomage, souffla-t-il éberlué.
Dumbledore était médusé et n'arrivait pas à constituer une pensée cohérente. Il était surpris et troublé.
C'était la première fois qu'il en rencontrait un. Selon les textes anciens, le dernier dragomage ayant existé n'était autre qu'un des fondateurs. Il était impossible que Merlin ait été le descendant d'un des fondateurs ou alors, les textes ne disaient pas toute la vérité. Il manquait vraisemblablement une grande partie de l'histoire.
Des ombres traversèrent les nuages assombris et l'on entendit un cri encore plus horrible que celui d'Harry et de son dragon. Puis, une pluie de cris tous horribles les uns que les autres s'abattit sur le chemin de traverse.
Tout le monde leva les yeux au ciel et là, le spectacle fut choquant et ahurissant. Des dragons volaient au travers des nuages gris. Personne ne bougea le moindre muscle lorsque les dragons se posèrent sur le chemin de traverse. Les souffles furent retenus et les regards se rivèrent sur Harry qui émit d'autres sons, cette fois, plus bas.
C'était un langage. Harry était en train de s'adresser aux dragons. Il sembla donner des ordres à l'un des dragons et aussitôt des flammes jaillirent et la panique gagna à nouveau la foule. Tout le monde essaya d'échapper aux flammes de ces créatures reptiliennes.
Harry et son dragon fusionnèrent et créèrent un être étrange et nouveau. La peau autrefois blanche d'Harry était devenue épaisse et écailleuse. Ses yeux d'un vert émeraude avait pris une teinte beaucoup plus sombre et variait entre le rouge, le noir et le vert. Il avait une queue assez longue et des ongles acérés au bout des doigts.
Severus observa son père, hésitant entre la fierté et la peur. Fier parce que son père était quelqu'un de puissant et peur, parce que la nouvelle apparence de son père était tout bonnement hideuse. Il avait l'impression de regarder une créature tout droit sorti des Contes de Beedle le Barde.
— Que la partie commence, déclara Harry d'une voix rocailleuse et froide.
Harry lança le signal d'attaque à ses dragons et ces derniers s'envolèrent dans les airs et foncèrent rapidement vers la terre en crachant du feu.
Plusieurs mangemorts furent brûlés en quelques minutes. D'autres se retrouvèrent dans la gueule de quelques dragons et des cris d'horreur se mêlèrent aux cris d'attaque des dragons.
Severus frissonna d'effroi lorsqu'il vit ce massacre. Il n'arrivait pas à détacher son regard de la créature sanguinaire qu'était devenu son père. Il était froid et implacable, sans pitié. Il tuait et paraissait n'avoir aucun remord. Il tuait et peu importait les vies qu'il arrachait.
De l'aura d'Harry, émanait une forte dose de haine. Il était dirigé et contrôlé par sa haine. Plus aucun acte n'avait d'importance pour lui désormais. Il tuait et vengeait la mort d'Hermione. Il avait laissé sortir la haine qu'il ressentait en lui depuis des années. Elle était là, dévastatrice et impitoyable.
L'estomac de Severus fit un bond dans son ventre lorsqu'il vit son père arracher à mains nues la tête d'un mangemort. Il avait envie de vomir. Le spectacle était horrible à voir. Pourtant, il n'arrivait pas à détacher son regard de son père.
Il savait que son père était en colère et qu'en ce moment, il haïssait la terre entière pour la perte qu'il venait de subir. Il n'arrivait pas à être dégoûté par les actes que posait son père. Il le devrait mais il n'y arrivait pas. Ces mangemorts étaient responsables de la mort de plusieurs autres personnes mais aussi de celle de sa mère.
Et même s'il se disait que ce n'était que justice, il n'arrivait pas à cautionner la cruauté dont faisait preuve son père en cet instant. Il ne condamnait pas et n'adhérait pas. Il ne savait où se positionner.
— Ava…avada… balbutia un mangemort en braquant sa baguette sur Harry.
La main du mangemort tremblait et il n'arrivait pas à dire la formule magique, trop apeuré par le monstre qui lui faisait face.
Harry ricana avec mépris et arracha la tête du mangemort d'un coup de queue sec et rapide. La tête roula lentement jusqu'à Severus qui ne put crier car son cri se coinça dans sa gorge. Son corps se mit à trembler alors que son regard était rivé sur cette tête qui se trouvait à quelques centimètres de lui.
— Ne regarde pas, souffla une voix dans son dos.
Il se laissa manipuler telle une poupée de chiffon et fut retourné pour se retrouver, le visage enfoui dans le cou de la jeune femme. Il n'arrivait pas à contrôler les tremblements de son corps. Son père était devenu un assassin. Un assassin sans cœur.
Et il savait que c'était la haine que son père ressentait depuis longtemps qui faisait simplement surface. Elle avait fini par éclater car sa mère n'était plus là pour contenir cette haine. Pour contenir le monstre qui sommeillait en son père.
— C'est bientôt fini, Sev, chuchota la jeune femme. Il en a besoin. Il doit éclater et détruire. C'est ainsi. Il en a besoin.
Il s'accrocha à la jeune femme et ne voulut pas relever la tête pour voir les personnes qui mourraient une à une de la main de son père. Il ne souhaitait pas voir son père dans cet état-là, aussi, il essaya de se rappeler l'homme bon qu'il avait connu. Le père aimant qui souriait toujours et qui le bordait quelques fois. Il ne souhaitait pas garder dans sa tête, les images de ce meurtrier qui avait les traits de son père car, il savait que ce n'était pas lui.
Son père n'était pas un assassin. Son père était quelqu'un de bien.
— Tout va bien se passer, Sev. Je te le promets. Tout ira bien, murmura-t-elle.
Nessa ne put se retenir bien longtemps et vomit ses tripes au milieu du champ de bataille. Elle en avait vu des horreurs mais là, cela dépassait tout ce qu'elle avait bien pu voir auparavant. Elle n'était pas une petite nature et encore moins une femme faible mais c'était impossible de regarder ce massacre sans avoir la nausée. Impossible de regarder Harry devenir un monstre assoiffé de sang sans gerber.
Elle n'était pas dégoûtée par le monstre qu'était devenu Harry mais dégoûtée par les personnes et la guerre qui avaient fait de Harry ce qu'il était aujourd'hui. Il avait dû énormément souffrir pour qu'une telle bête sommeille en lui et qu'elle réclame réparation par le sang. Par énormément de sang.
Même la haine qu'elle ressentait vis-à-vis de Malfoy était insignifiante par rapport à la haine que devait ressentir Harry vis-à-vis du seigneur des ténèbres. Et pourtant, Malfoy était responsable du décès de son petit garçon. Malgré cela, elle ne le haïssait pas à ce point. Pas au point de créer un monstre.
— Harry, souffla-t-elle, peinée.
Alexein alla la retrouver et l'aida à se redresser.
— Ça va ? s'enquit le blond inquiet.
Nessa secoua la tête et des larmes dévalèrent ses joues alors qu'elle regardait son sauveur devenir un bourreau.
Harry tuait peu à peu les mangemorts sans aucune aide. Aucun auror n'était capable de faire le moindre mouvement. Ils étaient tous terrifiés par la bête monstrueuse qu'était devenu leur roi. De toutes manières, il avait une armée de dragons avec lui et à eux seuls, ils avaient réussi à réduire de façon conséquente, l'armée de mangemorts du seigneur des ténèbres.
Alexein passa son bras autour de la taille de la vélane et la soutint car elle était sur le point de flancher.
Cette bataille était éprouvante pour Nessa. Elle pensait être capable de faire face au meurtrier de son enfant mais elle s'était lourdement trompée. Voir Abraxas Malfoy était plus terrible qu'une pluie de doloris. Malgré la haine, la douleur était plus intense et elle persistait toujours en elle. Sa haine n'égalera jamais sa douleur.
Puis, il y avait Hermione qui venait de perdre la vie. Elle était morte sous leurs yeux sans qu'ils ne puissent faire quoi que ce soit. Elle s'était sacrifiée pour Severus, pour son fils. Elle avait protégé sa famille jusqu'au bout mais malheureusement, la mort d'Hermione était la fin d'Harry et la naissance d'un monstre.
Sans Hermione, personne ne pourrait contrôler le monstre qui faisait un carnage sur le chemin de traverse dans les rangs de Voldemort.
Les évènements n'étaient pas censés se déroulés ainsi. Hermione n'aurait pas dû mourir et Harry n'aurait pas dû devenir cette bête.
Elle aperçut une ombre bouger au coin de l'œil et se tourna pour voir Abraxas qui pointait sa baguette sur elle. Il affichait un sourire narquois et carnassier. Elle l'avait oublié et n'aurait pas pu imaginer qu'il se relèverait aussitôt après la séance de torture qu'elle lui avait infligée.
— Adieu, chérie, lança-t-il avec un sourire en coin.
Abraxas allait jeter l'impardonnable sur Nessa mais il fut empêché à temps par un dragon qui le croqua d'un coup de dents. Son corps fut séparé en deux et la créature reptilienne avala le reste du corps du mangemort. Nessa observa la scène, mi- dégoûtée, mi- soulagée.
Abraxas était mort et ce n'était pas elle qui allait le pleurer mais mourir dévorer par un dragon n'était certainement pas quelque chose qu'elle aurait souhaité pour le blond. C'était trop simple, trop facile. Elle aurait voulu qu'il souffre un peu plus longtemps et qu'il éprouve la même souffrance qu'elle ressentait chaque jour à chaque réveil.
— Merci, mon pote.
Alexein remercia le dragon qui grogna simplement et retourna sur le champ de bataille.
— Viens, je vais te mettre à l'abri, dit-il.
Il souleva Nessa et cette dernière n'eut pas la force pour protester. Elle n'était plus en mesure de combattre et ne serait d'aucune aide pour Harry. Elle était bien trop chamboulée pour continuer cette bataille qui était largement gagnée d'avance par le jeune roi.
Alexein déposa Nessa dans la boutique où étaient cachées les sœurs Evans. Lily sanglotait doucement dans les bras de Pétunia qui pleurait silencieusement tout en serrant sa sœur contre elle.
— Je reviens vous chercher, promit Alexein avant de quitter la boutique.
Nessa ouvrit ses bras à Pétunia et Lily qui se jetèrent sur elle en larmes. Elles avaient assisté toutes les deux au décès d'Hermione mais elles avaient vu aussi de quoi était capable Harry lorsqu'il était en colère. C'était encore pire que de regarder un film d'horreur à la télé.
À la télé, elles savaient que ce n'était qu'un film, de la pure fiction mais là, elles savaient que c'était la réalité et que les gens mourraient pour de vrai et qu'Harry les tuait un à un.
Harry se trouva face à Voldemort, entouré de son armée de dragons.
— Voici donc ta véritable nature, fit Voldemort. Un monstre. Voici donc ce que tu es.
— Nous sommes tous deux des monstres, Tom, répliqua Harry, le ton rocailleux.
Voldemort parut un instant surpris et déconcerté mais il se reprit bien vite mais Harry avait capté l'étonnement du seigneur des ténèbres. Ses sens étaient plus aiguisés que sous sa forme humaine et il était capable de sentir les émotions de façon nette et précise.
— Je suis Lord Voldemort, corrigea sèchement le mage noir.
— Voldemort ou Tom, le nom importe peu, rétorqua Harry placide. Tu as tué ma femme et tu le paieras de ta vie.
Harry fit claquer sa queue dans l'air, son regard ancré dans celui rubis de Voldemort qui paraissait imperturbable et sûr de lui. Il ne craignait nullement Harry et le dragomage pouvait le sentir. Voldemort n'avait pas peur de lui. Il ne savait dire si c'était par bêtise ou par orgueil. Peut-être était-ce les deux.
Peu lui importait qu'il tremble ou qu'il reste de marbre face à la menace qui planait sur lui. Il allait le tuer mais avant tout, il allait faire regretter à ce mage noir d'avoir tué son épouse et leur enfant. Ensuite, il tuerait Severus et finirait par se donner la mort.
Ni lui ni Severus ne pourraient continuer à vivre sans Hermione. Il débarrasserait le monde de Voldemort et lui et son fils iraient rejoindre Hermione dans l'au-delà. Sa décision avait été prise et il ne reviendrait pas là-dessus.
— Endoloris, lança Voldemort dans un léger sifflement.
L'impardonnable toucha Harry mais ne fit rien d'autre que se heurter aux écailles qui semblaient protéger le jeune homme. Il était à moitié dragon. Détail que Voldemort avait visiblement oublié car il paya cher son oubli.
La queue d'Harry fut vive et blessante. D'un coup de queue, il envoya valser le seigneur des ténèbres un peu plus loin. Ce dernier fut projeté dans une boutique et la porte en vitre du magasin vola en éclats sous l'impact.
Harry se glissa tel un reptile dans la boutique et attrapa Voldemort par le cou grâce à sa queue. Il serra fortement jusqu'à priver le mage noir d'oxygène et il l'utilisa comme un hochet. Il tapa Voldemort à gauche et à droite sur le sol de la boutique. Il ne laissa aucun répit à sa victime et resserra sa queue autour du cou du seigneur des ténèbres avant de relâcher un tout petit peu la pression et de reprendre quelques secondes plus tard.
Voldemort essaya de lancer un sortilège de Stupéfixion sur Harry mais cela ne donna aucun résultat. Le sortilège chatouilla légèrement le torse écaillé du brun.
— Bien pensé mais malheureusement pour toi, je ne suis pas un dragon comme les autres, persiffla Harry. Je suis un époux, un père, un enfant, un ami, un filleul qui se venge pour la perte des êtres chers qu'il a perdu par ta faute. Aujourd'hui, tu as tiré la mauvaise carte, Voldy. Tu n'aurais jamais dû toucher à ma femme et mon enfant !
Harry énonça une succession de cris et les dragons créèrent un cercle de feu. Il tira Voldemort hors de la boutique et le traîna sur le sol jusqu'au cercle de feu. Les flammes étaient rougeoyantes et puissantes. Elles étaient magiques et le cercle s'ouvrit pour laisser passer Harry.
— As-tu déjà entendu parler du cercle du feu des dragons, Tom ? le questionna Harry d'une voix doucereuse.
Dumbledore eut un sursaut et sembla sortir de sa stupéfaction à l'entente de la question du brun.
— Ne faîtes pas ça, Majesté, lança Dumbledore.
Harry se tourna vers Dumbledore et un sourire malsain se glissa sur ses lèvres.
— Vous me surprenez de jour en jour, Albus, dit-il. Où avez-vous donc entendu parler de ce rite ancestral ?
Dumbledore garda le silence et ne répondit pas à la question de son souverain. Harry darda son regard sur le vieux sorcier et ricana, amusé par sa découverte.
— Ce cher Grindelwald, railla Harry. Il vous a tellement appris, n'est-ce pas ?
— C'est votre haine qui dicte vos actes, dit simplement Albus. Vous devez vous reprendre, Majesté. Je suis sûr que votre épouse n'aurait…
— Qu'en savez-vous ? le coupa brutalement Harry d'un ton dur. Ce n'est pas votre épouse que vous avez vu mourir sous vos yeux, impuissant ! Ce n'est pas votre femme qui portait la vie en elle que vous avez vu mourir tout à l'heure ! C'est la mienne ! C'était ma femme ! Mon Hermione, la mère de mes enfants ! Alors non, vous ne pouvez pas me dire ce qu'elle aurait souhaité que je fasse alors qu'elle est morte. Vous n'en avez pas le droit parce que vous ne la connaissiez pas !
Harry éructait de colère. Sa haine s'agrandit encore un peu plus et il étrangla à nouveau le mage noir à qui il ne laissa aucun répit. Il voulait que ce dernier meure dans d'atroces souffrances. Il voulait le voir hurler et supplier. Il voulait qu'il souffre autant qu'il souffrait à l'instant.
Il souhaitait le voir souffrir et agoniser. Et il allait adorer le spectacle.
Severus qui était dans les bras de la jeune femme se retrouva repousser assez brusquement et se retrouva le cul par terre, dérouté. Il sortit de son hébétude et vit la jeune femme se précipiter vers le cercle de flammes.
— Papa, arrête ! cria-t-elle.
Harry se tourna vers la jeune femme et l'observa, perplexe. Venait-elle de l'appeler, papa ?
— Ne fais pas ça, poursuivit-elle.
Harry l'admira et plissa les yeux. La ressemblance avec Hermione était frappante et il plongea dans un regard émeraude qui lui rappelait autrefois le sien. Cet émeraude qui était encore pur de tous pêchés. Cet émeraude pur et si innocent.
Puis, il fit le rapprochement assez vite. Il dévisagea la jeune femme et parut étonné.
— Lily-Luna ? fit-il incrédule.
Elle hocha la tête, un sourire doux sur les lèvres.
— Oui, papa, confirma-t-elle.
Harry eut les larmes aux yeux et détailla un peu plus sa fille. Ce à quoi aurait ressemblé l'enfant que portait Hermione dans son ventre. Et lorsqu'il pensa à son épouse, il se rappela son décès et ce qu'il venait de perdre. Sa fille ne naîtra jamais car sa femme était morte.
Il secoua la tête et refusa de se laisser piéger. Cette jeune femme était aux côtés de Voldemort. C'était sûrement une ruse pour le berner. Il ne se laisserait pas prendre.
— Ma fille est morte, claqua la voix froide d'Harry.
Lily-Luna ne comprit que trop tard la phrase de son père et ce dernier raviva les flammes des dragons. Elle eut à peine le temps d'apercevoir le visage de Voldemort que le cercle se refermait derrière Harry. Elle essaya d'avancer mais elle ne pouvait approcher plus loin.
— Papa, je t'en prie, écoute-moi, supplia-t-elle. Papa !
Harry l'ignora et poursuivit ce qu'il avait commencé. D'un sortilège informulé, il traça un pentagramme au milieu du cercle et y jeta le seigneur des ténèbres qui toussa brusquement en inhalant de l'air à nouveau. De petites flammes apparurent dans les contours du pentagramme. Des flammes aussi noires que les ténèbres.
— Tu ne peux sortir de ce pentagramme, dit Harry.
Voldemort se trouvait au centre du pentagramme et essayait d'éviter les flammes. Il voulut sortir de l'étoile à cinq branches mais il était comme retenu par une force magique.
— Inutile. Tu n'en sortiras jamais, ricana Harry. Euh, si, mais mort, rectifia-t-il.
— Je ne me laisserai pas tuer par un monstre comme toi, répliqua Voldemort d'une voix rauque. Je suis Lord Voldemort, seigneur des ténèbres et immortel.
— Immortel ? ironisa Harry. J'ai détruit tous tes joujoux. Tu ne pourras plus jamais revenir.
— Je ne mourrai pas, protesta le mage noir.
Voldemort lança sortilège sur sortilège pour essayer de sortir du pentagramme mais aucun sortilège même de magie noire ne semblait être efficace. Il était prisonnier.
— Le cercle du feu des dragons est quelque peu semblable à la création des horcruxes. Le cercle permet de diviser l'âme d'une personne en cinq parties mais uniquement pour la briser et la détruire. Cette division de l'âme est comme tu dois t'en douter, affreusement douloureuse, car il n'est pas question ici de transfert d'âme mais plutôt de destruction, expliqua Harry.
Un long frisson glacé parcourut l'échine de Voldemort et Harry sourit tel un prédateur tenant sa proie dans la gueule.
— Imagine la douleur que doit ressentir une personne dont l'âme a déjà été divisé, continua Harry.
— Papa, par pitié, écoute-moi, supplia Lily-Luna.
Elle essaya de voir à travers les flammes mais elle n'y vit presque rien. Elle entendait simplement la conversation qu'entretenait son père avec Voldemort. Elle retourna auprès de Severus et le prit par la main. Elle le tira rapidement vers le cercle et s'agenouilla devant lui.
— Sev, il faut que tu m'aides, dit-elle d'emblée.
Le jeune garçon garda la bouche close et regarda simplement Lily-Luna. Il ne la connaissait pas et il ne savait pas s'il devait avoir confiance en elle ou pas.
— Je suis ta sœur, Sev, lui apprit-elle. Lily-Luna.
— Ma sœur était dans le ventre de ma mère, cracha-t-il d'une voix pleine de douleur.
Cette femme n'avait pas le droit de lui faire du mal ainsi. Sa mère et sa petite-sœur étaient mortes et il ne connaîtra jamais sa sœur car elle n'aura pas eu le temps de grandir.
— Et ta sœur y est toujours mais je suis aussi là, rétorqua Lily-Luna.
Severus n'arrivait plus à comprendre et commençait à perdre le fil de la conversation.
— Maman n'est pas morte, Sev. Elle se réveillera dans quelques instants.
— Tu mens.
Lily-Luna jeta un coup d'œil au cercle et frissonna d'effroi lorsqu'elle entendit un cri retentir. Elle n'avait pas le temps d'épiloguer avec Severus. Alors elle décida de lui montrer qu'elle disait la vérité. Elle le traîna vers le corps d'Hermione et l'obligea à se pencher vers la poitrine de la brune. Severus n'avait pas assez de force pour résister à Lily-Luna et se plia aux volontés de la jeune femme.
— Écoute, dit-elle.
Severus lança à Lily-Luna un regard perdu et finit par poser son oreille sur la poitrine de sa mère, près de son cœur. Son cœur fit un bond douloureux dans sa poitrine lorsqu'il entendit les battements cardiaques de sa mère résonner dans sa cage thoracique.
Il releva brusquement la tête et toucha la peau de sa mère. Elle était de nouveau chaude. Il observa attentivement la poitrine de sa mère qui se soulevait doucement au rythme de sa respiration.
— C'est…c'est… bredouilla-t-il, ému.
— Tu la retrouveras plus tard. On doit d'abord aider papa, le pressa Lily-Luna.
— Mais…
— Pas de mais, Sev, l'interrompit Lily-Luna exaspérée. Tu as la preuve que maman est vivante. Les questions, pour tout à l'heure ! Si on ne se bouge pas, on risque de perdre papa et de façon définitive.
Severus affronta Lily-Luna du regard et finit par détourner le sien pour le poser sur sa mère. Elle était en vie. Il avait comme l'impression d'être dans un rêve. C'était si surréaliste !
Un autre cri sortit Severus de sa torpeur et il vit Lily-Luna serrer les poings jusqu'à se blanchir les phalanges.
— Que dois-je faire ? demanda-t-il.
S'il pouvait aider son père, il ferait tout pour.
— Tu dois chanter pour lui, répondit Lily-Luna.
— Quoi ? s'écria Severus désorienté.
— Chante-le pour lui, Sev.
— Mais je ne sais pas quoi chanter.
— Chante-le pour lui, Sev. Qu'importe la chanson, il t'entendra, dit Lily-Luna d'une voix douce.
Severus haussa les épaules et suivit les recommandations de Lily-Luna. Il n'était pas sûr de ce qu'il faisait mais du moment que cela aiderait son père.
Lily-Luna tressaillit lorsqu'un troisième hurlement résonna sur le chemin de traverse. Elle sourit tandis que des larmes perlaient sur ses joues. Elle inclina légèrement la tête et ancra son regard dans celui de Severus.
Severus inspira un bon coup et commença lentement à entonner un chant. Il chanta la berceuse que lui chantait sa mère pour le rendormir après un cauchemar et se laissa emporter par ses souvenirs heureux.
Lily-Luna entama une danse en accompagnant la chanson de Severus. Elle s'allongea sur le dos et tendit les jambes. Elle plia une jambe et la ramena vers elle avant de la tendre vers le haut. Puis, elle se releva dans un mouvement lent, presque sensuel. Elle dansait et chaque mouvement de son corps était élégant et fluide.
Elle effectua des petits mouvements lents avec ses bras tandis que le reste de son corps effectuait des mouvements gracieux et rapide.
C'était une danseuse et chaque mouvement était accompagné de magie qui flottait dans l'air.
La danse combinée au chant de Severus eut un effet impressionnant. Le ciel fut parsemé d'étoiles et le chant de Severus envoûta les dragons qui s'endormirent d'un sommeil paisible. Harry qui avait écouté le chant de Severus reprit tout doucement sa forme humaine. Le cercle des dragons disparut peu à peu et Harry finit par redevenir un être humain, son petit dragon posé sur son épaule droite.
Lily-Luna enchaîna quelques derniers mouvements et termina son ballet avec grâce comme un cygne. Elle esquissa un sourire soulagé et écarquilla les yeux lorsqu'elle les posa sur la forme qu'était devenue Voldemort.
Elle hoqueta brusquement et s'approcha à pas lent du seigneur des ténèbres.
— To…To…Tom, bafouilla-t-elle, un sanglot dans la voix.
Voldemort se redressa avec difficulté et elle se précipita vers lui pour l'aider mais ce dernier la repoussa loin de lui.
— Tom, fit-elle affligée.
— Ne me touche pas, siffla-t-il.
— Je…
Elle n'eut guère le temps de terminer sa phrase que Voldemort transplana rapidement et disparut du chemin de traverse.
— Tom, murmura-t-elle.
— Papa ! cria Severus.
Severus accourut vers Harry et alla se jeter dans ses bras. Il était heureux de revoir enfin son père tel qu'il le connaissait vraiment. Il avait bien cru pendant un instant que son père ne redeviendrait jamais comme avant.
Harry accueillit son fils dans ses bras et l'étreignit aussi fort qu'il le pouvait. Il ne lui restait désormais plus que Severus. Il avait à nouveau échoué. Il n'avait pas réussi à détruire Voldemort comme il l'avait planifié.
— Je suis désolé, sanglota-t-il.
Il était sincèrement désolé. Il n'aurait pas souhaité que les choses se terminent ainsi. Il n'aurait pas voulu que ça finisse de cette manière.
Il resserra son étreinte jusqu'à étouffer son fils.
— Pa…pa…
— Harry, tu étouffes, Severus.
Cette voix. Il devait sûrement halluciner, n'est-ce pas ? Il releva la tête et croisa un regard souriant et plein de vie. Un visage qui lui était douloureusement familier.
Severus se détacha de l'étreinte de son père et se tourna vers la voix. Ses yeux s'emplirent de larmes.
— Maman !
Il se jeta dans les bras de sa mère et pleura toutes les larmes de son corps. Sa mère était en vie. Elle était vivante et il se trouvait dans ses bras. Il ne pensait pas que cela était possible mais il pourrait mourir d'un instant à l'autre de pur bonheur.
Il n'avait jamais été aussi heureux de toute sa vie qu'en cet instant. Sa mère était vivante.
— Hermione, haleta Harry.
Il approcha lentement vers sa femme qui souriait tendrement et posa ses mains sur ses joues. Il palpa le visage d'Hermione pour se rassurer que c'était bien elle et il se pinça pour se convaincre que ce n'était pas un rêve.
— Hermione.
— Harry, sourit-elle.
Et il la prit dans ses bras tout en mêlant Severus à cette étreinte. Une étreinte chaleureuse pour des retrouvailles bouleversantes. Hermione était vivante.
— Merlin ! J'ai cru t'avoir perdu pour toujours, confia Harry la voix chancelante.
— Tu ne me perdras jamais, dit Hermione.
— Ne me refais plus jamais une frayeur pareille, tu m'entends ! gronda Harry. J'ai cru mourir.
Il déposa des baisers sur la joue, le nez, la bouche, le front, le menton et les paupières d'Hermione.
— Plus jamais, tu m'entends ?
— Plus jamais, jura Hermione.
Harry la reprit dans ses bras, heureux et soulagé d'avoir retrouvé son épouse. Severus se détacha de l'étreinte et se rapprocha de Lily-Luna qui paraissait triste et chagrinée. Elle avait les yeux rougis et continuait de pleurer tout en regardant le ciel étoilé.
— T'es vraiment ma sœur ? demanda-t-il.
Lily-Luna baissa la tête et porta son regard sur Severus.
— Oui, petit-frère, répondit-elle.
— Comment est-ce possible ? l'interrogea Severus, confus. Tu n'es pas encore née.
— Oh ça ! fit-elle amusée. Je viens simplement du futur.
— Tu te moques de moi ? questionna Severus incrédule.
— Qui es-tu ? l'agressa derechef Harry qui tira Severus vers lui.
— C'est moi, Lily-Luna.
— Notre fille n'est pas encore née, répliqua Harry.
— Je viens du futur, soupira-t-elle agacée.
Elle passa une main dans sa chevelure broussailleuse et se dit que c'était certainement le moment pour commencer son récit. Puis, elle irait retrouver Tom et s'expliquerait avec lui. Elle devait aussi savoir comment il allait et elle n'osait imaginer l'état dans lequel il se trouvait. Elle n'avait pas été assez rapide.
— As-tu une preuve de ce que tu avances ? demanda Hermione.
— Comment vous donnerai-je mon prénom alors que je ne suis même pas encore née ? répliqua-t-elle exaspérée. Je suis votre fille.
— Et que faisais-tu aux côtés de Voldemort ? l'interrogea Harry suspicieux.
— Je suis venue pour changer les choses, répondit-elle simplement.
— Quelles choses ?
— J'ai commis une grossière erreur dans le futur que je me dois de réparer, dit Lily-Luna.
— Sois plus explicite, recommanda Hermione.
Lily-Luna lança un regard désolé et contrit à Severus puis se tourna de nouveau vers ses parents.
— À mon époque, Sev est mort, annonça-t-elle.
— Quoi ? s'écrièrent ses parents.
— Par ma faute, ajouta-t-elle. Je jalousais Sev et cherchais sans cesse à obtenir la reconnaissance de notre entourage. Sev était l'enfant prodige, l'héritier du trône qui accomplissait des prouesses et représentait avec honneur la couronne. Il était prédestiné à être un grand roi tout comme toi, papa. Sev était adulé de tous et moi, j'étais toujours considérée comme la petite sœur du prodige. Seulement comme étant sa petite-sœur, celle qui restait dans son ombre et même auprès de vous, je n'étais que la dernière. La cadette. Un petit enfant et je souhaitais être reconnue de tous comme Lily-Luna et non comme la petite princesse ou la sœur du prince héritier. Alors, lorsque le seigneur des ténèbres a fait son grand retour dans le monde sorcier, j'ai décidé de le vaincre pour prouver à tous que je n'étais pas faible. Harry avait un an et c'était halloween. On le fêtait tous au manoir et j'avais réussi à trouver Voldemort peu de temps avant la fête. Je l'avais convié à cet évènement grâce à des connaissances et lui avais révélé l'emplacement exact du manoir. Je voulais qu'il vienne à la soirée pour que je puisse le combattre et montrer à tous que j'étais capable de vaincre Voldemort. Malheureusement, ça ne s'est pas du tout déroulé comme je le pensais. Voldemort est arrivé avec une armée et ils ont attaqué le manoir qui était sans défense puisque personne à part nos proches ne connaissaient son emplacement. Je n'aurai jamais pu imaginer qu'il viendrait avec toute une armée. Nous lui avons résisté mais nous n'avions pas assez d'effectifs. C'est ce jour-là que je fis pour la première fois, la connaissance de Voldemort. Lorsque j'ai croisé son regard, j'ai tout de suite su. Je l'ai su à son regard que c'était lui. Je ne pouvais l'attaquer. Ma magie ne m'aurait pas obéi. Il m'était impossible de le vaincre car je le chantais pour lui. Il m'a attaqué et Sev s'est interposé pour me protéger. Sev allait tuer Voldemort et je l'en ai empêché. Mon intervention fut fatale pour Sev car Voldemort prit avantage de la situation et tua Sev, raconta-t-elle, les larmes aux yeux.
— Oh Merlin ! s'exclama Hermione interloquée.
— J'ai fait une grosse connerie et je m'en veux toujours aujourd'hui pour le décès de Sev mais il m'était incapable de laisser Tom mourir, se justifia Lily-Luna. Je ne pouvais pas.
— Tu ne pouvais pas ? releva Harry d'un ton dur.
— J'ai racheté ma faute, papa. Sev a maintenant la protection du sang et maman a été sauvé par ma magie verte, se défendit Lily-Luna.
— Mais tu t'entends ? Tu parles de Voldemort comme si tu en étais amoureuse ! fit remarquer Harry la voix sèche.
— Je l'aime, hurla Lily-Luna. Je suis amoureuse de lui.
Hermione plaqua une main sur sa bouche tandis qu'Harry écarquillait les yeux.
— Quoi ? éructa Harry furieux.
— Je suis son enchanteuse, papa, révéla Lily-Luna.
— Ce n'est pas possible, marmonna Harry en secouant la tête.
— Je l'enchanterai pour moi, papa. Toujours, dit Lily-Luna.
— Merlin !
Ce fut certainement la nouvelle de trop pour Harry car il tomba dans les pommes. Il avait subi bien trop d'émotions pour aujourd'hui.
Hermione lança un sortilège de lévitation à Harry avant que ce dernier ne rencontre le sol et ne savait trop quoi faire dans cette situation. Elle était confrontée à quelque chose de complètement inédit.
— Je ne peux pas rester, maman. Je dois aller le voir.
— Tu es vraiment son enchanteuse ? demanda Hermione.
— Oui, répondit Lily-Luna.
Hermione poussa un profond soupir et jeta un coup d'œil à Severus qui essayait tant bien que mal de suivre la conversation. Elle devrait peut-être commencer à lui révéler certaines choses. Il était temps qu'il apprenne qui il était réellement et quelle sera sa destinée.
— Ton père ne va pas apprécier la nouvelle lorsqu'il aura repris ses esprits, dit calmement Hermione.
— Être responsable de la mort de Sev m'a fait perdre l'amour de papa, confia tristement Lily-Luna. J'essaie de me racheter du mieux que je le peux.
— Ton père, qu'importent les fautes que tu commettras, ne cessera jamais de t'aimer, contesta Hermione.
Lily-Luna ne répliqua pas et hocha simplement la tête.
— Aucune destinée n'est écrite à l'avance, maman. Une prophétie fait son apparition chaque jour et le destin n'est écrit que par nous, dit-elle. Vous aurez besoin de vos amis pour la suite.
Elle s'approcha de son père et déposa un baiser sur son front. Elle se plaça devant sa mère et Hermione la prit dans ses bras.
— Je t'aime, déclara Hermione.
— Moi aussi, maman.
Elle rompit l'étreinte et s'approcha de Severus. Lily-Luna se baissa et retira le pendentif en vif d'or qu'elle portait autour du cou. Elle prit la main de Severus et plaça le bijou dans sa main.
— Quoi que je dirais dans un futur proche, tu es et tu seras à jamais mon héros, dit-elle.
— Merci.
Lily-Luna sourit tendrement à son frère et l'embrassa sur la joue. Elle recula de quelques pas et jeta un regard vers la boutique de vêtements.
— Vous pouvez sortir, lança-t-elle.
Hermione et Severus suivirent le regard de Lily-Luna et virent cinq personnes sortirent de la boutique de vêtements. Hermione ouvrit les yeux en ronds lorsqu'elle reconnut les cinq personnes. Elle n'en croyait pas ses yeux.
— Bonne chance à vous, murmura Lily-Luna avant de transplaner.
Réponses aux reviewers anonymes :
Guest : Merci beaucoup pour ton commentaire. Cela me fait très plaisir de te lire et de voir qu'il y en a certains qui arrivent à suivre mes pensées. Bises.
Lily : Merci beaucoup pour ton commentaire. Tu as raison. Voldy a été très irrespectueux envers son roi. Pour les réponses à tes questions, j'espère que tu les as trouvées dans ce chapitre. A la prochaine, j'espère !
Guest 2 (Yukiodu44) : Merci pour ton commentaire. Je suis désolée de t'avoir traumatisé et j'espère que ce nouveau chapitre t'aura rassuré. A la prochaine !
Lorina : Salut ma belle. Comment te portes-tu ? J'espère que tu as été ravie du nouveau chapitre. J'attends ton avis. Bises ma belle.
Juliana : J'espère que tu me donneras ton avis pour ce nouveau chapitre. J'ai hâte de te lire.
Guest 3 : Salut, j'espère que ce nouveau chapitre t'aura rassuré.
James X Sev : Coucou ! J'ai adoré lire ton commentaire. Il m'a vraiment fait plaisir. Merci pour le compliment qui m'a d'ailleurs beaucoup touché. En espérant te lire au prochain chapitre.
Petite plume : Salut ! Je ne sais pas. A toi de me le dire. A la prochaine !
