Note de l'auteur : Salut, comment vous portez-vous ? Moi, super ! Certains auraient remarqué sur mon profil, l'absence de mes histoires longues. J'ai dû supprimer les autres histoires car elles n'avançaient pas trop de mon côté et que je m'étais concentrée sur SMC. J'ai préféré les retirer du site car je compte les terminer tout d'abord sur mon ordinateur et de finir avec SMC avant de les reposter. Surtout, à la rentrée, je serai assez occupée et je n'aurai pas le temps de tout gérer.
De plus, avec mes migraines douloureuses, le médecin m'a conseillé de moins passer de temps sur les écrans, de sortir plus prendre l'air et de moins rester enfermée, de faire beaucoup de sport et d'être moins stressée. Cette semaine, j'ai eu encore d'atroces migraines et je ne le souhaite à personne donc aussi pour cette raison, je ne publierai d'abord que SMC et la publication ne sera plus toute les semaines mais une fois toutes les deux semaines. Si je peux réduire le temps de parution, je le ferai.
Je finirai d'abord SMC et ensuite, je republierai Le nouveau monde d'Harry Potter. Une à une, je republierai mes fictions mais uniquement lorsqu'elles seront terminées. Au moins, cela nous évitera d'arrêter une fiction en cours de route.
Je suis sincèrement désolée pour ceux et celles qui aimaient mes fictions. Je vous promets de les reprendre une fois celle-ci complète. J'aurai pu mettre en pause mais lorsque je les ai relus, j'ai remarqué plusieurs coquilles. Je compte remanier les histoires et plus travailler le côté psychologique de mes personnages.
Bonne lecture à tous et je remercie tous ceux et celles qui continuent de me soutenir dans cette histoire et qui me témoignent leur soutien en me laissant un commentaire ou en ajoutant mon histoire en alerte/favoris.
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15
Une nouvelle menace
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À l'abri des montages, un imposant château fait de plusieurs centaines de milliers de blocs de marbres blancs. La bâtisse était grande et impressionnante. Ce château comportait des centaines de pièces, toutes plus fantastiques les unes que les autres.
Personne n'aurait pu se douter qu'un tel château puisse exister en ce monde. Il recelait dans chacune des pièces de la demeure quelque chose d'inimaginable et d'incroyable.
L'aspect silencieux qui planait sur les tours du château avait quelque chose de féérique et d'étrange. Au-dedans, de longs corridors obscurs, des portes qui claquaient la nuit, violemment, et qui tremblaient dans leur châssis, des fenêtres hautes et étroites, des lambris enfumés, et puis de place en place, dans les galeries, quelques ornements antiques, l'armure d'un ancien baron, le portrait en pied d'une princesse, un bois de cerf, un couteau de chasse, un poignard rouillé, et souvent, dans quelques recoins sans lumière, des décombres, des plâtras qui tombaient du plafond du vieux salon lorsque le vent, par quelques soirées d'hiver, s'entonnait dans les longues galeries avec plus de ferveur que de coutume, avec des mugissements prolongés.
Ce soir, la nuit recouvrait le château d'un épais manteau sombre et glacial. Une silhouette mince et longiligne arpenta un corridor sombre, vêtue d'une longue cape argentée dont la traîne balayait le sol sur son passage. Ses talons claquaient fortement sur la dalle du couloir, réverbérant sur les murs.
Un Harfang des neiges était perché sur le casque d'une armure et suivait du regard la silhouette qui disparaissait au fond du corridor.
La silhouette retroussa le manche de sa cape, laissant entrapercevoir un bracelet en or qui ornait son avant-bras gauche et sur lequel était dessiné des inscriptions runiques. Elle s'arrêta devant une porte en bois massif et retira son bracelet qu'elle fit passer à travers une sorte de serrure particulière. Le bracelet disparut à l'intérieur de la fermeture et une lumière dorée et éclatante illumina les inscriptions gravées sur l'entrée.
La porte s'ouvrit lentement et la silhouette récupéra son bracelet qu'elle remit à son avant-bras. Elle pénétra dans une salle richement décorée où l'or et les pierres précieuses se côtoyaient avec splendeur et élégance. La pièce comportait une immense table ronde en pierre, et douze sièges dont l'un paraissait plus grand que les autres.
Dix des sièges étaient déjà occupés et seuls deux restaient encore inoccupés.
— Tu en as mis du temps, fit remarquer une voix douce et chantante parmi les onze personnes assises.
— Qu'ai-je manqué ? demanda la silhouette qui retira sa capuche, faisant ainsi apparaître une chevelure d'un noir d'ébène.
— Nous t'attendions, répondit une femme replète, aux cheveux roux et aux yeux bleus.
La rousse était assise sur le plus grand siège de la table et se trouvait au milieu de l'assemblée comme si elle en était la présidente. Elle souleva sa coupe qui se remplit de vin à son toucher, et avala une gorgée avant de poser son regard sur chacun des membres de la table ronde.
— Maintenant que nous sommes tous présents, je déclare la séance ouverte.
Aussitôt déclaré, une multitude de voix s'élevèrent dans la pièce. Il était impossible de s'entendre parler dans une telle cacophonie.
— Silence ! gronda la rouquine.
Les voix se turent et le silence revint aussi brusquement que tout à l'heure dans la pièce.
La femme replète poussa un profond soupir et sut par avance que la nuit n'allait pas être de tout repos.
— L'heure est grave, mes amis. Le camminus a été volé et Apries s'est échappé de sa prison, informa-t-elle.
Il y eut des cris de stupéfaction dans toute la salle et le chahut refit surface dans la pièce. Tout le monde parlait en même temps, s'indignant contre le manque de protection de la prison. Ils s'accusaient les uns les autres pour leur manque de vigilance.
— Silence ! tonna la rouquine, excédée.
Elle inspira profondément et ferma un instant ses paupières, s'exhortant intérieurement au calme. Il était hors de question pour elle de perdre son sang-froid alors que leur réunion venait à peine de commencer. Elle ferait mieux que la dernière fois et récita, tel un mantra dans sa tête : Ne pas perdre son calme.
— Il semblerait qu'Apries ne se soit pas échappé sans aide extérieure, ajouta la rousse. Australis est absente de nos troupes.
— Que serais-tu en train d'insinuer, Helga ? l'interrogea sèchement un homme aux cheveux d'un noir aussi sombre que les ténèbres et aux yeux d'un gris d'acier.
— Salazar, fit un homme à la crinière de cheveux mordorés, des yeux verts, et une carrure solide.
— Quoi ? s'énerva Salazar. Cette gourgandine ose insinuer que notre fille serait responsable de l'évasion d'Apries. Évasion qui ne se serait jamais produite si elle était plus compétente que cela !
— Qui traites-tu de gourgandine, sale coprolithe ?! répliqua Helga, irritée.
— Toi, espèce de vieille ribaude ! lança Salazar.
Helga envoya valser ses bonnes résolutions et se leva brusquement de son siège, imitée aussitôt par son homologue. Ils se firent face et s'affrontèrent du regard. Helga serra les poings, la mâchoire contractée. Elle n'allait certainement pas se laisser marcher sur les pieds par ce pisse-froid.
— Helga, Salazar, vous devriez…
— Rowena, ta gueule ! l'interrompirent Helga et Salazar.
Rowena fut choquée par les propos de sa meilleure amie et de l'époux de son meilleur ami. Elle cligna plusieurs fois des paupières, stupéfaite, complètement abasourdie. Venait-elle de se faire insulter à l'instant ?
Elle prit une profonde respiration et commença à voir les choses en rouge. Non mais, pour qui se prenaient-ils à la fin ? Elle essayait simplement d'apaiser les tensions mais visiblement, ils n'en avaient rien à faire d'elle.
Elle se leva avec grâce de sa chaise et sourit malicieusement alors que son regard azur se posait sur Helga et Salazar qui se chamaillaient entre eux, sous le regard interloqué des autres membres de l'assemblée.
— Helga, je t'apprécie énormément mais à mon avis, tu ferais mieux de freiner sur les sortilèges d'alimentation et de te concentrer un peu plus sur tes devoirs de Grande Sorge. Si tu prenais un peu plus à cœur ta fonction, nous ne nous retrouverions pas dans ce genre de situation, dit Rowena d'un ton sec.
La brune rejeta sa chevelure en arrière et lança un regard plein de dédain à Salazar qui affichait une mine austère, voire froide.
— Quant à toi, très cher, tu sais parfaitement ce que je pense de toi. Il serait inutile de radoter encore et encore sur ce sujet mais concernant Australis, je crois que toute cette assemblée sera d'accord avec moi sur le fait que ta douce et merveilleuse fille soit responsable de l'évasion d'Apries. Nous savons tous ici que les seules personnes capables d'ouvrir cette prison – pénitencier créé par Australis – sont Merlin, toi et ta fille. Comme par hasard, vous êtes tous trois des Enchanteurs et vous appartenez tous à la même famille. Est-ce une coïncidence qu'Australis ait disparu en même temps qu'Apries, sachant que cette dernière était et est, sûrement, amoureuse de lui ? railla caustiquement l'une des fondatrices de Poudlard.
Salazar fusilla la brune du regard et se retint de se jeter sur elle pour lui faire ravaler ses paroles ainsi que son sourire narquois. Une chance pour elle qu'ils soient déjà morts, sinon il n'aurait pas hésité à la tuer. Il aurait certainement dû le faire lorsqu'ils étaient encore en vie.
— Il suffit maintenant ! gronda l'homme aux cheveux mordorés d'un ton grave. Reprenez vos places.
Helga reprit son calme et se rassit sur son siège tandis que Rowena et Salazar continuaient de s'affronter du regard, aucun d'entre eux ne voulait céder à l'autre. Au final, ce fut Rowena qui baissa le regard, laissant ainsi Salazar gagner leur affrontement silencieux et ils finirent par se rasseoir.
— Bien, fit posément l'homme. Ce n'est pas en nous disputant entre nous que nous pourrons rattraper, Apries, qui, je vous le rappelle est le sorcier le plus dangereux que la terre ait jamais connu. Beaucoup parmi vous accusent d'ores et déjà, ma fille parce que c'est une Enchanteuse mais aussi, parce qu'elle se serait éprise dans sa jeunesse d'Apries.
— Et elle lui a aussi donné un fils, ajouta un homme au teint émacié et aux yeux d'un rouge vif. Ne l'oublie pas, Godric. Australis et Apries sont les parents de Merlin.
Godric grogna à cause de l'intervention de l'homme au teint émacié qui arborait un sourire goguenard.
— Pourrait-on arrêter de parler de moi comme si je n'étais pas là ? grommela Merlin, irrité.
— Tu sais très bien, Sanguineus, qu'Apries n'est pas au courant de cela. Aussi, je te prierai de garder ta langue dans ta poche, siffla Godric d'un ton menaçant.
Sanguineus montra ses crocs et fit glisser le bout de sa langue sur l'une de ses canines pointues, fixant Godric de son regard vermeille.
Sanguineus était un vampire âgé de onze siècles qui était né pendant la Rome Antique. Il avait mis fin à ses jours en 1116 après l'assassinat de son calice, incapable de vivre sans l'amour de sa vie.
— Pourrait-on poursuivre ? fit un homme aux cheveux blonds platine et aux yeux d'un gris clair.
— Pressé, mon cher Armand ? demanda le vampire d'un ton taquin.
— J'ai mieux à faire que d'écouter l'histoire d'amour à l'eau de rose de la fille de Godric et de Salazar, lança le blond
— Tu peux parler blond de pacotille ! s'exclama une femme rousse.
— Blond de pacotille ?! répéta Armand, ahuri. T'es-tu regardée, vieille vache, toute pleine de taches de rousseur ? J'en viens toujours à me demander comment as-tu pu faire pour te dégoter un mari avec une laideur pareille ! Mais surtout, comment as-tu pu être aussi égoïste pour te reproduire et faire proliférer toute une marmaille de Weasley qui enlaidissent la nature ?
La dénommée « vieille vache » ouvrit grandement la bouche, choquée.
— Espèce de… de… Sale…
La rouquine se mordilla furieusement la lèvre et foudroya le blond du regard.
— Espèce de Troll à tête pointue ! finit-elle par lâcher.
Armand hoqueta, outragé.
— Vampire sans crocs, lança-t-il.
— Je ne suis pas un vampire, Malfoy !
— En es-tu sûr ? Parce qu'on ne dirait pas, persiffla-t-il, sardonique.
— Espèce de niffleur mongol !
— Harpie sans voix !
— Lutin de Cornouailles gentil !
— Centaure sans sabots !
— Gobelin sans argent !
— Basilic aveugle.
— Cocatris enragé.
— Stop ! les arrêta une jeune femme aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Sulpicia, Armand, nous ne sommes pas réunis ici pour vous écouter sortir tout le répertoire injurieux du monde sorcier. J'aimerai aller me reposer si cela ne vous dérange pas trop.
— Tu es morte, Andreina, lui rappela sarcastiquement Armand. Tu peux passer une semaine sans te reposer que cela n'aura aucune conséquence sur ton corps.
— Merci de me le rappeler, mon oncle.
— De rien, ma chère nièce.
— Reprendrons-nous un jour le sujet important de cette réunion ? demanda un homme aux cheveux châtains et au regard envoûtant.
— Probablement dans un siècle, mon cher Stradivarius, répondit la femme qui se trouvait à ses côtés, un rire dans la voix.
— Autant partir avant le siècle prochain, dit-il d'un ton pince-sans-rire. Thaniel, me suivez-vous ?
— Bien évidemment, répondit Thaniel en souriant de ses dents blanches et parfaitement alignées. J'ai toujours l'impression de me trouver sur un champ de gnomes lorsque j'entre dans cette salle.
— Peut-on finir ? s'agaça Rowena.
Helga se racla la gorge pour attirer l'attention de ses camarades sur elle.
— Comme je l'ai dit un peu plus tôt, Apries et Australis sont portés disparus et le camminus a été volé, reprit-elle. Il est évident qu'Apries compte rejoindre le monde des vivants, si ce n'est déjà fait à l'heure où nous parlons. Nous savons tous à quel point il est dangereux et puissant. Bien plus sombre et menaçant que le sorcier qui sème la terreur en ce moment sur le monde des vivants.
— Voldemort a été vaincu, corrigea Godric.
— Pour combien de temps ? questionna brusquement Thaniel.
— Harry l'a déjà vaincu deux fois. Voldemort n'est plus une menace pour le monde sorcier, répondit Merlin.
— La prophétie, évoqua Andreina.
— Il serait temps d'admettre que nous nous soyons trompés, dit Stradivarius d'un ton posé. La prophétie ne mentionnait pas Voldemort mais plutôt Apries.
— Comment aurions-nous pu nous douter que la prophétie concernait Apries alors qu'il était dans sa cellule ! Dans une prison dans laquelle il n'était pas censé pouvoir s'en échapper ! répliqua durement Armand.
— Si tu étais capable de faire mieux qu'Australis, il ne fallait surtout pas te gêner, rétorqua dédaigneusement Salazar.
— Je ne suis pas un enchanteur et l'emprisonnement d'Apries s'est déroulé bien avant ma naissance.
— Justement, tu n'es pas un enchanteur. Tu n'étais pas là lorsque nous avions dû affronter Apries, un sorcier de quatre mille ans, qui était dix fois plus puissant que nous. Tu n'étais pas là lorsque ma fille a dû sacrifier sa vie pour que nous puissions enfermer Apries dans cette prison. La création de ce pénitencier la vida de toute son énergie et elle en mourut. La seule chose que nous ayons réussi à faire, c'est simplement d'emprisonner Apries, rien de plus. Nous ne pouvions pas le tuer. Nous ne savons pas comment mais il est immortel. Alors la seule solution que nous ayons pu trouver, c'était le pénitencier. Une prison dans laquelle il ne pourrait s'enfuir, dans laquelle il ne pourrait utiliser sa magie, dans laquelle il était censé mourir ! Nous avons tous péri dans ce combat, aucun d'entre nous n'a survécu à ce sorcier et à sa puissance. Après son enfermement, notre noyau magique s'était vidé à cause de la pleine puissance que nous avions dû utiliser pour le combattre et nous en sommes tous morts. Alors, mon cher Armand, je me répète, si tu étais capable de faire mieux que ma fille, il ne fallait surtout pas te gêner. Dans le cas contraire, tu ferais mieux de la fermer !
— Que faisons-nous ? questionna Sulpicia.
— Nous allons devoir participer à la guerre qui s'annonce, répondit gravement Helga.
— Quoi ? s'écria Sulpicia, ahurie.
— Si nous n'intervenons pas, le monde des vivants se transformera bien vite en chaos !
— Mais la prophétie concerne seulement, Severus et son fils, protesta Thaniel.
— Ainsi que les siens, répliqua Rowena. Nous sommes les ancêtres de ces jeunes gens. Il a fallu que nous existions pour qu'ils puissent exister. Harry et Severus sont les descendants de Merlin, par conséquent ceux d'Australis, de Godric et de Salazar.
— Et d'Apries, rajouta Sanguineus.
— Peut-être arriverons-nous à le vaincre définitivement cette fois-ci, lança Godric.
— Qu'est-ce qui te le fait dire ? l'interrogea Salazar, incrédule.
— La dragomagie, répondit Godric avec un grand sourire.
Salazar haussa simplement un sourcil, perplexe.
— Apries est un dragomage et bien que Merlin n'ait pas hérité de ce don, il pouvait utiliser les dragons. La dragomagie est une magie récessive et elle s'est exprimée presque mille ans plus tard chez Harry. C'est un dragomage tout comme Apries, expliqua Godric.
— C'est très bien tout ça mais je te rappelle, mon cher époux, que la prophétie parle de l'héritier du trône et de son fils et non de son père.
— Godric a raison, appuya soudainement Rowena, ayant apparemment suivi le raisonnement du fondateur de la maison Gryffondor.
— Suis-je la seule à ne rien comprendre ? demanda Andreina, perdue.
— Rassure-toi, tu n'es pas seule, dit Sulpicia.
— C'est pourtant simple, s'enthousiasma Godric. Severus est un descendant de Merlin tout comme son futur époux, James.
— Vraiment excellent ! s'exclama Stradivarius. Magnifique !
— Pouvez-vous éclairer nos lanternes ? demanda Thaniel, confuse.
— C'est simple, très chère, répondit Stradivarius. Severus et James – au vu de leur ascendance – donneront naissance à un autre dragomage.
— Les deux Harry sont des dragomages, commenta Andreina, estomaquée.
— Quel magnifique clin d'œil du destin, sourit Sanguineus.
— Ils ne sont pas si différents que ça, au final, nota Merlin en souriant tendrement.
— Nous préparons-nous dans ce cas à rejoindre le monde des vivants ? questionna Armand.
— Oui, répondit Helga, mais nous ne pourrons y aller tous ensembles. Il faut que quelqu'un reste ici pour maintenir l'ordre.
— Je vais rester, se proposa Sanguineus. Je ne vous serai pas d'une grande aide dans le monde des vivants. De plus, cette guerre ne me regarde en aucun cas. Je n'ai pas eu de descendance, donc, pour quelle raison voudrais-je me battre ?
— Pour la paix ? offrit Stradivarius sarcastique.
— La paix ? ricana le vampire. Je suis mort, mon cher, et n'ai certainement aucune envie de mourir une seconde fois. Une première m'a suffi.
— Lâche, lança Armand.
— Vous pouvez parler, Armand, vous qui aviez abandonné une jeune roturière qui portait votre enfant pour ne pas apporter l'opprobre sur votre famille, rétorqua narquoisement Sanguineus. Cela ne vous a d'ailleurs pas bien réussi, mon pauvre.
— Saleté de vampire, marmonna Armand.
Le blond n'avait pas besoin qu'on lui rappelle son échec passé. Il avait fait des erreurs lorsqu'il était en vie, un peu comme tout le monde. Il n'y avait pas de quoi arracher une aile à un Cocatris.
Même après sa mort, il payait toujours ses erreurs, alors, inutile de remuer la baguette dans le chaudron.
— Qui est d'accord pour laisser Sanguineus aux commandes du monde des morts ? demanda Helga.
Godric leva la main pour donner son accord tout comme Sulpicia, Andreina, Rowena, Merlin, Thaniel et Stradivarius. Seuls Salazar et Armand n'avaient pas donné leurs accords.
— Pourriez-vous nous dire quelles sont les raisons de votre refus ? les interrogea la fondatrice de la maison Poufsouffle.
— Je n'ai pas confiance en ce vampire, répondit simplement le Fourchelang.
— Et toi, Armand ?
— La même raison, répondit le blond. Mon instinct me hurle que cette idée de laisser les commandes à Sanguineus est mauvaise.
— Ton instinct ? releva Sulpicia, amusée. Ne serait-ce plutôt pas ta bêtise ? Nous connaissons Sanguineus depuis des siècles et il ne ferait rien pour nuire à notre monde et à celui des vivants.
— Il est le sixième Sorge que depuis cinq cent ans ! répliqua Armand.
— Assez pour avoir notre confiance, rétorqua placidement Helga.
— Toute manière, on sait que les poufsouffles ne sont pas des personnes très intelligentes.
— Ce qui veut dire ? siffla dangereusement Helga.
— Tu as parfaitement compris, dit le Serpentard. Si vous êtes assez idiots pour confier la clé du monde des morts à ce vampire, tant pis pour vous. Vous vous en mordrez les doigts, je puis vous l'assurer.
Salazar se leva de la table ronde et quitta sans plus attendre la pièce.
— Félicitations, mon cher Sanguineus, le félicita Armand avec ironie.
Le blond jeta un coup d'œil au vampire avant de suivre le fourchelang et de sortir de la salle pour rejoindre ses appartements. La réunion était terminée. Ils devaient maintenant tous se préparer à un voyage vers le monde des vivants ainsi qu'à une guerre qu'ils seraient obligés de livrer contre le vrai seigneur des ténèbres car ni Grindelwald ni Voldemort n'égalent la puissance d'Apries.
— Je vais préparer mes troupes, déclara Stradivarius.
— Non, dit Helga. Pour l'instant, nous n'irons que tous les dix. La guerre n'est pas encore déclarée.
— Alors pourquoi partons-nous tous ensembles ? questionna Thaniel, confuse. Il est inutile d'y aller tous ensembles.
— Dans ce cas, il serait préférable que je reste pour préparer nos troupes au combat, se rétracta Stradivarius.
— Je te seconderai, dit Andreina.
— Au final, qui part et qui reste ? demanda Helga, exaspérée.
— Je pense que vous n'aurez pas besoin de moi puisque l'on ne combattra pas tout de suite, déduisit Sulpicia. Je reste ici.
— Donc, Stradivarius, Andreina et toi restez ici avec Sanguineus, résuma Helga.
Sulpicia hocha simplement la tête.
— Très bien, souffla Helga, exténuée. Sanguineus, dès aujourd'hui, je te déclare Grand Sorge intérimaire de Mortem.
Un léger vent balaya la pièce et des flux de magie s'échappèrent de la main d'Helga pour s'infiltrer dans celle du vampire qui afficha un sourire imperceptible en coin. Sourire qui passa inaperçu auprès des personnes présentes dans la salle.
Une ombre se faufila dans la nuit, au château de Poudlard, et se dirigea dans une tour située dans l'aile ouest de l'école. Elle endormit le heurtoir en forme d'aigle et ouvrit d'un geste de la main le passage qui menait à une vaste pièce circulaire.
D'élégantes fenêtres en arcades agrémentaient les murs tendus de soie couleur bleu et bronze. La vue donnait sur les montagnes environnantes. Le plafond en forme de dôme était parsemé d'étoiles peintes qui se reflétaient sur la moquette bleue nuit. Elle était meublée avec des fauteuils confortables, des tables et une bibliothèque. Dans une niche face à la porte se dressait une haute statue de marbre blanc, celle de Rowena Serdaigle.
L'ombre se glissa vers les dortoirs des garçons à la recherche de quelque chose, ou plutôt, de quelqu'un.
L'ombre finit par prendre forme et révéla un homme d'une trentaine d'années portant un némès sur sa tête, d'une beauté à couper le souffle, revêtu d'un chendjit – pagne traditionnel du costume égyptien, en lin blanc de forme triangulaire dont la pointe était relevée entre les jambes – et d'une écharpe enroulée autour des reins et retenue à la taille par une ceinture.
L'homme s'approcha du jeune garçon endormi aux côtés d'un autre beaucoup plus âgé. Il leva simplement la main et le corps du jeune garçon se mit à léviter. Il fit tourner le corps de l'enfant sur le ventre toujours endormi et fit disparaître son pyjama. Il s'approcha un peu plus et laissa son regard onyx glisser vers le bas du dos du gamin.
Un sourire embellit son visage et il caressa le petit dessin sur le dos du gamin. Un long frisson parcourut l'échine du garçon qui remua légèrement dans son sommeil.
Il recouvrit l'enfant d'un drap de soie doré et le retourna puis le fit venir à lui avant de le prendre dans ses bras. Il caressa la chevelure d'ébène du garçon et sourit tendrement en admirant le visage paisible et serein de l'enfant.
— Mon fils, murmura-t-il.
Il déposa un baiser sur le front de l'enfant et quitta Poudlard avec son fardeau dans les bras. Il avait enfin retrouvé sa liberté, et ce, grâce à son enfant. Il avait senti la magie de son fils se connecter à la sienne, l'appelant incessamment à l'aide.
Il avait entendu les hurlements et les pleurs de son fils tandis qu'il était enfermé dans sa prison. Il avait senti la magie de son garçon qui l'appelait. Il avait tenté de répondre à l'appel au secours de son enfant sans y parvenir. Il ne pouvait utiliser sa magie dans la prison dans laquelle il fut enfermé par cette traîtresse d'Australis.
Les cris de son enfant avaient redoublé d'intensité et il l'avait senti en danger. Il n'aurait jamais cru cela possible mais il avait réussi à user de sa magie.
Grâce au gamin qu'il portait dans ses bras, il avait utilisé une magie ancienne et très puissante. Une magie, jusque-là, qui lui semblait dérisoire.
Un pli amer se forma aux coins de ses lèvres et il jeta un coup d'œil à l'enfant.
Il lui aura fallu cinq mille ans pour découvrir cette magie que d'autres avaient déjà utilisé bien avant lui. Il leva les yeux vers le ciel et raffermit son étreinte sur son fardeau. Il s'élança dans les airs et disparut avec l'enfant dans les bras, sans que personne dans le château ne se rende compte de la disparition d'un élève.
Note de l'auteur : Ce chapitre n'était qu'une transition entre la première partie de l'histoire et la seconde partie.
J'espère qu'il vous aura plu et sachez que je suis là pour répondre à toutes vos questions que ce soit en reviews ou mp.
N'hésitez surtout pas à ajouter mon histoire en follow ou favori, ça aussi plaisir qu'un commentaire.
Réponses aux reviewers anonymes :
Azalea : Salut et merci beaucoup pour ton commentaire qui m'a beaucoup touché. Pour Killian, je ne peux pas te répondre. Il faudra attendre les prochains chapitres pour avoir une réponse. Bisous et merci encore.
Hplove : Salut et merci pour ton commentaire. Severus fera comme tous les autres, je pense. Il est dans quatre maisons. C'est pareil que s'il était dans une seule. Il a juste plus de choix que les autres. Bises et à la prochaine.
B : Salut et merci pour ton commentaire. J'ai été ravie de voir que tu aimais beaucoup mon histoire. C'est toujours plaisant de lire un tel commentaire et j'espère que la suite de mon histoire continuera de te plaire. A la prochaine, j'espère !
Le poussin fou : Coucou ! Tu l'as dit. Cela avantagera ou désavantagera certaines maisons.
Juliana : Coucou ma belle. Merci pour ton commentaire. J'espère te lire à nouveau au prochain chapitre. Bises ma jolie.
Lorina : Salut à toi ! Cela faisait longtemps que je ne t'avais pas lu sur cette histoire. J'ai expliqué plus haut les raisons de ma suppression. Je suis désolée.
Severus00 : Merci pour le commentaire.
Guest : Merci pour ton commentaire. J'ai expliqué un peu plus haut, les raisons de la suppression de ces histoires. Je suis désolée. Bises et à la prochaine !
