Hello !
Eh bien, j'ai eu plein de réponses dès le premier chapitre, je n'en espérais pas tant !
Merci à Evlan, Lereniel, Nekogami Basket et Ikaru pour leurs reviews. Et merci à Kira1726, Nekogami Basket, Evlan et Lereniel d'avoir mis la fic en Alert et Favoris.
Voici donc la suite.
Bonne lecture !
Différentes formes de torture
Celebrimbor errait dans une torpeur noire et douloureuse depuis son combat contre Sauron.
Les Orques l'avaient traîné pendant ce qui avait semblé durer une éternité. Les coups de fouets et de griffes des monstres n'avaient pas eu le moindre effet sur lui. Ses plaies récoltées au combat contre Sauron le faisaient déjà tant souffrir ! Et la vision de sa cité détruite, envahie… Sans parler de sa famille capturée.
Ce furent les vagues de chaleur étouffantes du Mordor qui le ramenèrent bientôt à la réalité. Il réalisa que les Orques l'entraînaient à travers le désert. Il crut d'abord qu'on allait le conduire dans une des cavernes pour servir de repas à ses geôliers.
Ou bien à Barad-Dûr, pour être torturé. Mais au lieu de cela, les Orques continuèrent tout droit, jusqu'à la Montagne du Destin.
Là, au cœur de la montagne, sur la falaise au-dessus du lac de feu, l'attendait Sauron. Il avait repris son apparence de Maia bienveillant et le regardait avec un sourire cruel.
"Alors, Celebrimbor… Quel effet cela fait-il de se sentir trahi ? " demanda Sauron d'une voix doucereuse.
"Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez, mais vous ne gagnerez pas", dit l'elfe.
"Quoi ? Bien sûr, puisque j'ai déjà gagné ! Les Hommes ont pris les Anneaux de pouvoir. Ils sont déjà en train de tomber sous le joug de ma volonté. Bientôt, ce ne seront que de vulgaires spectres, des guerriers qui complèteront mon armée. J'en ai déjà deux qui font des commandants potentiels pour mes armées. Le sorcier Angmar, en fait… Mais je ne suis pas là pour parler de l'organisation de mes armées avec vous. Ce que je veux, c'est que vous me disiez où sont les trois derniers ? "
"Quoi ? "
Le beau visage de Sauron se crispa sous la colère, ses yeux devinrent rouge lumineux.
"Ne faites pas l'innocent, Celebrimbor ! Je sais que vous avez forgé trois Anneaux pour les Elfes en mon absence. Pourquoi avez-vous fait cela ? Pourquoi ne pas m'en avoir parlé avant que je parte ? Je vous aurais volontiers aidé à les forger ! "
Celebrimbor haussa des épaules. Ce dialogue avec Sauron n'avait aucun sens. Le Seigneur des Ténèbres croyait-il vraiment que l'elfe allait avouer ?
"La rumeur prétend que vous en auriez forgé un autre, aussi. À qui était-il destiné ? À vous ? "
L'elfe se crispa. Non, il ne parlerait pas de ça. À personne, et surtout pas à lui ! Il sentit des doigts durs et froids lui soulever le menton. Il fut obligé de river son regard dans celui de Sauron. L'Anneau Unique à la main du Maia déchu brilla, aveuglant l'elfe.
"À qui appartient cet anneau ? " répéta lentement Sauron, sur un ton hypnotique.
Celebrimbor ferma les paupières. Aussitôt, une douleur intense naquit dans sa tête et se répandit dans son corps. Comme si un feu s'était allumé en lui, faisant bouillir son sang et fondre ses os.
"Où sont les Anneaux ? Répondez ! " cria Sauron.
Celebrimbor se concentra. Peu importait la douleur, au fond. Il ne dirait rien. Il devait tenir le coup et espérer. Espérer que sa fille s'en sortirait, où qu'elle fût.
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Gaïa. Une planète où vivaient les humains. Ce monde avait pour particularité d'être parcouru par un courant magique appelé la Rivière de la Vie.
Selon la légende, cette rivière était constituée des âmes de tous les êtres vivants. Lorsqu'un être mourrait, il retournait à la Rivière de la Vie et partageait son expérience avec la Planète, avant de repartir dans le monde des vivants pour se réincarner et commencer un nouveau cycle. Des scientifiques donnèrent un nom plus prosaïque à la "matière" constituant cette rivière : l'énergie Mako.
Contrairement à Arda, Gaïa était habitée par une civilisation moderne, mais opprimée par une société appelée la Shinra.
La Shinra était à l'origine une petite société fabricante d'armes connue sous le nom de Shinra Manufacturing Works. Lorsqu'ils découvrirent comment raffiner la Mako, les cadres de la société décidèrent de l'utiliser comme source d'électricité. À partir de là, leur pouvoir s'agrandit.
Ils construisirent des réacteurs partout dans le monde et prirent le contrôle de la population, l'asservissant grâce à l'électricité dont elle était dépendante. Avec des activités toujours plus florissantes, la Shinra commença à travailler dans de nombreux domaines comme l'exploration spatiale, tout en continuant sa fabrication d'armes. Comme les gens étaient entièrement dépendants de la Shinra, le président de la société devint pratiquement le souverain du monde entier.
Un département scientifique fut également créé, avec pour mission de créer une élite armée : le Soldat. Même les expériences sur les humains étaient tolérées pour améliorer le potentiel des Soldats.
La Shinra ne connaissait pas le sens du mot "morale". Pour elle, peu importaient les moyens, seule la fin comptait. Et de nombreuses personnes en pâtissaient, même parmi les employés de cette société.
C'était également le cas pour une petite fille, depuis quelque temps. Une fillette qui n'était pas liée à ce monde, qui n'aurait jamais dû s'y retrouver…
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Miriel s'éveilla en sursaut. Elle avait encore fait un cauchemar où Sauron torturait son père.
La petite fille eut besoin d'un moment pour reconnaître l'endroit où elle se trouvait. Lorsqu'elle vit les parois de verre qui l'entouraient, elle replia ses genoux contre sa poitrine et enfouit son visage dans ses mains.
Son père souffrait dans ses rêves, mais il en allait de même pour elle depuis… elle n'aurait su dire combien de temps.
Lorsqu'elle avait repris connaissance, elle s'était retrouvée dans une forêt qu'elle ne connaissait pas, près d'un étrange gros oiseau jaune.
La fillette avait erré sans but réel parmi les arbres. Elle ne reconnaissait pas du tout l'endroit où elle se trouvait. Elle avait fini par croiser la route d'un groupe de mystérieux hommes. Leurs vêtements étaient fort étranges. Ils ne ressemblaient à rien de ce que portaient les gens dans la cité où elle avait l'habitude de vivre. Et les drôles d'armes qu'ils portaient… Des espèces de manches d'arbalètes équipés au bout de tuyaux de métal qui crachaient du feu… Elle avait essayé de leur parler dans sa langue, leur demandant où elle était et s'ils pouvaient l'aider.
Les trois avaient paru surpris et confus en l'entendant parler ainsi, quand une espèce de monstre avait jailli des buissons et chargé sur eux.
Les hommes avaient tiré sur la bête. Le danger, les cris de la bête et le bruit de ces armes avaient terrifié Miriel. La peur, sentiment familier depuis la poursuite des Orques, avait de nouveau fait briller l'anneau au doigt de l'enfant. Celle-ci avait tendu la main en réflexe. Une boule de lumière avait alors jailli de sa paume et frappé la bête, qui était tombée raide morte au sol.
Les trois hommes l'avaient regardée comme si elle était un monstre, elle aussi. Miriel n'y avait guère fait attention sur le moment. Elle avait fixé l'œuvre de son geste. Cette bête ressemblait à un ours, mais en plus gros, avec une drôle de crête sur la tête, qui évoquait celle des oiseaux, avec des plumes jaunes.
Elle n'avait pas eu le temps de réagir. L'un des hommes s'était approché d'elle et l'avait assommée avec la crosse de son arme.
Elle ignorait combien de temps son esprit avait erré dans le noir, avant de reprendre connaissance. Lorsqu'elle s'était réveillée, c'était pour se retrouver dans une immense salle blanche, aux murs capitonnés. On lui avait retiré sa robe, ses souliers et son diadème. Elle portait désormais une espèce de pyjama vert clair et de curieuses pantoufles blanches.
Après un temps, la porte de sa cellule s'était ouverte et des humains vêtus de blouses blanches étaient entrés. Miriel leur avait demandé où elle était et ce qu'on lui avait fait. Les personnes avaient paru légèrement décontenancées, mais avaient vite repris un masque impassible.
Ils s'étaient écartés, laissant passer un homme vêtu comme eux. Le regard qu'il avait posé sur l'enfant l'avait fait trembler de peur. Il avait le même regard que les Orques qui l'avaient pourchassée à travers la bibliothèque !
Petit, voûté, avec des cheveux noirs retenus en catogan, il l'avait regardée comme si elle n'était qu'un vulgaire objet dont il essayait de décrypter le fonctionnement.
Il finit par donner un ordre aux autres. Ces derniers s'approchèrent alors de l'enfant et l'immobilisèrent. Ignorant les cris effrayés de l'enfant, ils lui plantèrent une seringue dans le bras.
Celle-ci avait alors perdu connaissance, sentant à peine les hommes la soulever pour la mettre sur un brancard et l'emmener hors de la cellule.
À partir de ce moment, Miriel avait connu l'enfer. Elle s'était réveillée sanglée à une table, des électrodes branchées sur son corps. Et les hommes blancs qui s'affairaient autour d'elle, notant des choses sur des calepins, lui découpant de la peau avec des scalpels, ou lui faisant des piqûres… Et la fillette ne pouvait crier, on l'avait bâillonnée. De toute façon, ils ne parlaient pas le sindarin. Et elle ne comprenait pas leur langue.
Les jours se succédaient sans cesse ainsi : emprisonnée, attachée, torturée…
On l'avait même enfermée dans un tube rempli d'un mystérieux liquide vert brûlant. Cela avait été atroce. La fillette avait hurlé de douleur et tenté de sortir, mais ses bourreaux étaient insensibles. Et la douleur qui avait suivi après cela, en sentant sa peau s'ouvrir, laissant apparaître des plaies d'où s'écoulait un sang mêlé à ce liquide verdâtre… Heureusement, l'anneau à son doigt avait de puissantes vertus guérisseuses et avait refermé les plaies. Mais si l'anneau guérissait le corps, il n'en était de même pour l'esprit qui endurait ce calvaire.
La fillette se demanda si le sort de sa famille n'était pas plus enviable. N'aurait-elle pas moins souffert au Mordor ? Ou juste moins longtemps ?
Mais je serais avec eux, au moins. Alors qu'ici, il n'y a rien ni personne qui me soit familier. Personne ne va venir m'aider… Valars, pourquoi me faites-vous ça ? Qu'ai-je fait pour mériter ce sort ? Ada, naneth, où êtes-vous ? J'ai peur ! pensa la fillette en fermant les yeux, laissant des larmes couler le long de ses joues.
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Debout derrière la vitre de la cellule, Hojo observait l'enfant.
"Vous avez du nouveau sur le spécimen 49 ?" demanda-t-il en redressant ses lunettes sur son nez.
Son assistant se racla la gorge avec l'air mal à l'aise.
"Non. Les analyses sanguines n'ont rien donné, professeur. Et nous n'avons toujours pas réussi à enlever cette bague qu'elle porte au doigt."
"Qu'est-ce que cela signifie ? Vous n'avez pas réussi à enlever une bague à une fillette de quatre ans ?"
"Ce… Cette bague dégage une espèce de champ de force qui nous empêche de l'atteindre."
"Eh bien, c'est sûrement elle qui dégage ça pour repousser ses ennemis ! Alors, droguez-la et prenez-la. Coupez-lui le doigt pour ça, s'il le faut."
"Nous avons essayé différentes drogues, ainsi que les bains Mako, comme vous l'aviez demandé. Mais son organisme rejette la substance. Les drogues n'ont pas d'effet non plus. Cette gamine a un puissant pouvoir de régénération."
Furieux, Hojo arracha le calepin et feuilleta les notes. Puis il se tourna vers la fillette.
"Vous savez, professeur, c'est un peu comme si cette fillette était différente de nous. Presque… immortelle", dit l'homme sur un ton vague.
"Raaaah, c'est ridicule ! Vous voulez me faire croire quoi ? Ce n'est qu'un spécimen !"
Puis, sans plus de cérémonie, Hojo posa le calepin sur le bureau puis posa son badge sur le lecteur digital de la porte de la cellule.
"Numéro 49, donne-moi cette bague !" dit Hojo.
Terrifiée, la fillette rampa jusqu'au fond de sa cellule.
"Cesse de pleurnicher, donne-moi ça !" dit Hojo en s'approchant.
Saisissant le poignet de l'enfant, il tendit la main vers la bague. Mais, comme l'avait dit l'assistant, il ne put l'atteindre. En effet, une force invisible semblait empêcher ses doigts d'approcher du bijou.
Furieux, Hojo regarda sa main, puis la tendit à nouveau et gifla violemment la fillette. Celle-ci tomba au sol et resta allongée. Elle n'avait pas perdu connaissance, mais elle espérait que la comédie dissuaderait son bourreau de recommencer.
"Grmbl ! Il doit y avoir une explication scientifique à tout ça…" dit Hojo en tapant du pied, le menton sur le poing.
Soudain, un interphone s'activa et une voix retentit.
"Le professeur Hojo est demandé d'urgence en salle de réunion."
"Raaaah, c'est pas vrai ! Que me veut-on, encore ? Vous, au lieu de rester planté là, allez chercher du Mako 70. Nous allons en injecter au spécimen et tenter une bonne fois pour toutes de lui enlever sa bague."
"Le… Le Mako 70 ?! Mais, professeur, c'est le produit utilisé pour les dragons et les bêtes féroces ! Une fillette de son âge ne survivrait pas à ça !"
"Eh bien, tant pis ! C'est la preuve que ce spécimen ne nous sert à rien vivant. Si le seul moyen de l'étudier est de le tuer, soit !"
Choqué, l'assistant regarda Hojo s'éloigner. Comme tous les autres laborantins, il désapprouvait les méthodes du professeur.
Pourquoi a-t-on nommé ce vieux fou à la tête du Département Scientifique ? Une pauvre fillette… pensa l'homme en regardant la petite forme recroquevillée à même le sol.
Il finit par s'en aller, sans prendre la peine de refermer la porte de la cellule. De toute façon, elle n'avait nulle part où aller. Et le laboratoire était truffé de caméras de sécurité.
Ce qu'il ignorait, c'était que l'enfant n'était pas inconsciente. Et que sitôt l'homme parti, elle se redressa. Elle regarda autour d'elle. Seule ! Et la porte était ouverte.
Après tout ce temps passé à vivre un cauchemar, l'enfant sentit l'espoir l'envahir. Enfin, une chance de sortir d'ici…
Mais elle réalisa soudain qu'elle se berçait d'illusions. Elle avait déjà quitté l'aire du "laboratoire", comme disaient ces hommes. Et elle avait débouché sur de grands couloirs avec d'étranges bureaux. La décoration y était froide et austère.
Elle avait même vu l'extérieur de cet endroit par une grande vitre. Elle avait vu une immense cité entourée d'une muraille de pierre, avec des espèces de cheminée en métal tout autour, d'où s'échappait de la fumée verdâtre. Une espèce de reconstitution grotesque du Mordor, à ses yeux.
Je n'ai nulle part où aller. Personne ne va venir m'aider ! pensa la fillette en sentant les larmes piquer à nouveau ses yeux.
Elle porta les mains à son visage et regarda son anneau. Il ne brillait plus depuis qu'elle était ici. Sa lumière lui manquait, tout comme celle des étoiles.
Un léger bruit lui parvint soudain, comme un murmure. Intriguée, elle suivit ce bruit et aperçut bientôt son origine.
Il s'agissait d'un arbre. Un grand arbre blanc planté dans un carré de terre, et entouré d'une barrière de ruban jaune.
La fillette sentit soudain son âme d'elfe s'éveiller en elle. L'arbre était encore en vie, et il parlait ! L'enfant courut se plaquer contre son tronc et colla son oreille. Elle sentit l'âme du végétal se tendre vers elle avec curiosité.
Qui était donc cette petite créature dont l'âme pouvait communiquer avec la sienne ?
Miriel colla son front contre le tronc et lui montra d'où elle venait, ses parents, les Orques, puis la torture endurée ici.
L'arbre lui répondit qu'il la comprenait. Lui-même avait été arraché de la forêt où il vivait. Une forêt remplie d'immenses arbres blancs et lumineux, avec une grande et belle cité en son centre. Une cité faite de maisons bâties en forme de coquillages, au bord d'un grand lac…
Miriel sentit enfin son esprit se détendre. Ces images étaient comme un baume pour son âme meurtrie. Elle ne sentit pas les racines de l'arbre se détacher du sol et se contracter autour d'elle, comme les bras d'un parent la serrant contre elle.
L'anneau à son doigt se fit plus brillant, comme l'écorce de l'arbre.
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Accroupi, Masamune bien en main, Sephiroth était aux aguets. Où étaient les cibles ? Le paysage de jungle tropicale qui s'étendait autour de lui n'était peut-être qu'une simulation informatique, mais il savait que le danger était bien réel, lui.
Enfin, il aperçut une espèce de boule de feu flotter devant lui. Elle était dotée de deux yeux et d'une bouche s'étirant en un sourire cruel.
Trois autres firent bientôt leur apparition derrière la première. Sans attendre, le Soldat bondit de sa cachette et les pourfendit en deux coups de sabre.
"Oh, non ! Tu aurais pu nous en laisser ! " dit une voix.
Sephiroth se retourna et vit deux hommes le rejoindre. Comme lui, ils avaient une épée en main. Mais le physique de ces trois hommes différait.
Celui qui avait parlé était roux et portait une tenue militaire noire avec un grand manteau rouge. le deuxième était brun et sa tenue était noire. Quant à Sephiroth, il portait l'uniforme du Soldat, tout comme eux, mais il avait de longs cheveux argentés et des yeux de chat verts.
Ces trois hommes avaient des yeux qui brillaient d'un éclat surhumain, typique chez les Soldats. Les membres de cette unité militaire recevaient des injections de Mako qui renforçaient leur organisme et rendaient leurs yeux brillants.
"Désolé, Genesis. La prochaine fois, peut-être ? " dit Sephiroth au rouquin.
"Ouais, tu parles ! Je suis sûr que tu l'as fait exprès. Tu aimes bien t'attribuer tous les mérites, Général ! "
"Génésis ! " le sermonna l'homme brun.
"Laisse, Angeal", dit Sephiroth.
Il n'était guère surpris par l'attitude de Genesis. Même si les trois hommes étaient amis, Genesis avait toujours traité Sephiroth comme un rival et enviait son statut de Héros de la Shinra, comme on l'appelait.
Sephiroth détestait cela, pourtant. Depuis toujours, on le considérait comme différent. À ses yeux, le fait d'être un sorte de célébrité ne faisait qu'accroître la distance avec le reste du monde. Et nul ne savait que depuis sa naissance, il avait enduré des expériences sous la houlette de Hojo pour devenir plus fort et performant.
Angeal sortit son PHS et composa un numéro. Aussitôt, l'environnement tropical disparut et la salle de simulation apparut sous sa vraie forme : des murs d'acier froids et un sol de verre luisant d'un bleu translucide.
"Bon, on sort boire un verre pour se changer les idées ? " demanda Angeal.
"Ce n'est pas de refus !" dit Genesis.
Soudain, une alarme retentit. Aussitôt, les trois hommes se mirent sur le qui-vive.
"Alerte ! Incident dans les laboratoires, secteur 49 !"
Sephiroth fit la grimace. Les laboratoires ? Il détestait cet endroit ! Mais en voyant le visage de ses deux amis, il comprit qu'il n'avait pas le choix. En temps que Soldats Première Classe, ils étaient obligés de répondre à ce type d'alerte et aider à endiguer l'incident.
Mais Sephiroth n'était pas prêt à aider Hojo. Après tout, le règlement exigeait de s'y rendre, mais il n'y avait pas de détails sur ce qu'il fallait faire ensuite.
Si une de ses expériences pouvait le tuer "par accident" avant que j'intervienne, ce serait bien, se dit-il en suivant ses deux amis à travers les couloirs.
Arrivés devant la porte de l'aile scientifique, ils furent surpris de voir que l'accès était bouché. La porte était bloquée par un mur de racines végétales géantes.
Et voilà !
Qu'en pensez-vous ? N'hésitez pas à me donner votre avis dans des reviews !
