Salut !

Merci à Orellia et Luna dans les Etoiles pour leurs reviews.

Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.

Bonne lecture !

Note : la chanson au début du chapitre est celle du générique de fin des Chroniques de Lodoss. Vous pouvez la trouver sur Youtube, elle est sous-titrée avec la traduction en français. ;-)


Haldaraina

Gaïa, Midgar

Assis dans le salon chez lui, Sephiroth fixait le vide. Une grande tristesse régnait autour de lui depuis que Miriel avait disparu.

Et dire que cela faisait plus de sept ans, maintenant ! On disait que le temps finissait par guérir les blessures. Mais c'était faux. La douleur persistait. On y était juste un peu blindé. Un peu, à peine…

Et cela avait empiré, après la mort d'Angeal et la disparition de Genesis.

Le pire, c'est qu'ils sont morts en tant que déserteurs et ennemis de la Shinra. Je ne peux même pas faire leur deuil, pensa Sephiroth avec un mélange de rage et de chagrin.

Furieux, il se leva et se dirigea vers la salle de bain pour se passer de l'eau sur le visage, espérant que cela l'aiderait à se calmer.

Il s'arrêta en regardant le lavabo. Un souvenir lui revint, du temps où Miriel était encore là, ainsi que ses deux amis du Soldat.

*Début du Flashback*

Après leur petite virée hors de Midgar pour admirer les étoiles, Sephiroth, Miriel, Genesis et Angeal étaient retournés en ville. Les quatre amis décidèrent de passer la nuit chez Sephiroth, au cas où d'autres monstres d'Arda se manifesteraient pour enlever la fillette.

Tandis qu'Angeal et Sephiroth discutaient dans la cuisine, Genesis prit la direction de la chambre de Miriel quand il passa devant la porte ouverte de la salle de bains.

Miriel était en pyjama et tenait un rasoir qu'elle passait sur son cou barbouillé de crème à raser.

Inquiet, Genesis se tourna vers ses amis.

"Euh, Seph, Angeal… Il y a un… petit problème de rasage, là-dedans", dit-il en pointant la pièce du doigt.

Ses amis se tournèrent vers lui. Sephiroth fronça des sourcils et Angeal sourit.

"Oh ça, non ! Ne t'inquiète pas, j'ai enlevé les lames du rasoir avant de le laisser sur le lavabo, dit Angeal. C'est juste que Miriel était très intriguée, alors je lui ai dit qu'elle pouvait jouer avec le rasoir et la crème, si elle voulait."

Genesis se tourna vers le lavabo. Miriel venait de recouvrir son visage de crème. Les cheveux relevés en chignon, elle lui sourit.

"Je suis une geisha de Wutaï !" dit la fillette.

Genesis hocha la tête puis rejoignit ses amis dans le salon.

*Fin du Flashback*

Mais maintenant, c'était fini. Plus de jeu avec un rasoir sans lame et de la crème à raser. Plus de dessins ni de chansons. Plus de sourire pour l'accueillir le soir quand il rentrait. Plus de belles histoires sur Arda.

Dépité, Sephiroth prit le chemin de sa chambre. Il avait envie de pleurer, mais son visage était tellement crispé par la colère et le chagrin que ses yeux demeuraient fermés. De toute façon, il était un Soldat. Il ne pouvait s'abaisser à ça.

Il essayait souvent de se faire une raison. De se dire que si Miriel était retournée dans son monde, peut-être avait-elle atterri à un endroit sûr, avec des gens qui prendraient soin d'elle.

Mais il ne pouvait en être sûr. Et cette ignorance le mettait d'autant plus à cran.

Soudain, son PHS sonna. Il attendit qu'il cesse de sonner pour regarder le SMS.

On lui donnait une nouvelle mission. Génial !

Cette fois, il devait partir inspecter un réacteur Mako avec Zack et quelques miliciens.

Ils devaient se rendre à Nibelheim.

XxXxXxXxXxXxXxX

Des années plus tard, sur Arda, à Mirkwood…

Legolas avançait d'un bon pas à travers les sentiers de Mirkwood. Quelques-uns de ses hommes étaient partis en éclaireur pour anticiper l'arrivée des messagers de la Lothlorien.

Depuis peu, la menace du Mordor se faisait plus présente. Une rumeur courait que l'Anneau de pouvoir avait été retrouvé. Cela expliquait donc la soudaine recrudescence des attaques d'Orques en Terre du Milieu.

Le prince jeta un regard désolé à la forêt. L'endroit n'était déjà pas sûr, la forêt était malade à cause des Ténèbres et peuplée d'orques, de loups et d'araignées géantes… sans parler d'autres choses peu recommandables. Mais depuis peu, les attaques étaient plus nombreuses et violentes que de coutume. Et le fait de devoir emmener Gollum en promenade presque tous les jours n'améliorait en rien l'humeur du prince et de ses hommes.

Enfin, ce messager n'a rien à voir avec cette créature. C'est une corvée moindre à celles qu'Ada me donne, pensa Legolas, essayant de positiver.

Soudain, il s'arrêta. Ses oreilles d'elfe avaient détecté un bruit étranger à ceux de la forêt. Ce n'était pas un son désagréable, loin de là. Rien à voir avec le craquement sinistre des arbres ou le murmure agressif des araignées tapies dans l'ombre. On aurait dit une voix douce et claire qui chantait. Pourtant, les paroles que cette voix prononçait ne lui étaient pas familières.

"Fushigi wo kudasai
Fantasy ni tsumete
Mou mayowanai wa
Anata to ai no tame ni

Kaze no yousei
Hane wo hirogete
Toki no tanima wo
Hikari no hayasa de hashire

Aishiau destiny
Owari no konai yoru no you
Eien to kimeta
Anata dakara

Sa, nemurinasai
Kono mune de…"

Qu'était donc cette langue ? Elle n'avait pas les accents rudes et coupants du khuzdul, la fluidité du quenya ni le moindre lien avec les langues des hommes que l'elfe connaissait.

Mais la voix qui prononçait ces paroles était belle, envoûtante. Guidé par ce son, le prince sortit des sentiers battus et prit le chemin d'une clairière isolée.

Le spectacle qui s'offrit à lui le surprit grandement. Là, au centre de la clairière, sous la lumière des étoiles que le feuillage laissait passer, une jeune fille dansait.

Sa longue chevelure volait dans le vent, fluide et légère comme de la fumée. Elle semblait changer de couleur selon la lumière : tantôt dorée comme le soleil, tantôt argentée comme la lune ou noire comme la nuit. La peau de la danseuse irradiait une lumière évoquant celle des étoiles. Sa robe de soie verte volait autour d'elle, révélant parfois ses jambes fines. Mais plus surprenant encore, lorsque les pieds de la danseuse foulaient le sol, la terre grise et morte devenait verte, des fleurs y apparaissaient !

Legolas se demanda s'il n'avait pas plongé dans un rêve magnifique, ou bien si les Valars avaient fini par entendre les prières que son peuple adressait à Yavana pour guérir leur forêt. Cette belle dame était-elle une Maia au service de la déesse, venue apporter la paix et la vie dans leur forêt souillée par les ténèbres ?

Plongé dans sa contemplation, Legolas ne fit pas attention à son environnement. Accroupi, il bougea le pied pour se caler plus confortablement à même le sol. Mais il marcha sur une branche morte. Le craquement brisa le charme. La chanson et la danse cessèrent. La dame se tourna vers l'endroit où le bruit avait résonné.

Legolas vit soudain deux magnifiques yeux bleus se braquer sur lui puis une lueur effrayée y apparaître. Le temps qu'il se redresse et sorte en tendant les mains, la dame vit volte-face et s'enfuit vers la sortie à l'autre bout de la clairière.

"Attendez !" cria le prince.

Mais la dame avait déjà disparu. Le prince courut dans la direction qu'elle avait prise, mais il n'y avait aucune empreinte sur le sol, nulle trace d'elle. Il se maudit pour sa bêtise. Il s'en voulait d'avoir espionné ainsi cette noble créature comme un jouvenceau épiant une dame sur le point de prendre son bain. Il aurait aimé s'excuser, lui parler, lui dire qu'il ne lui voulait aucun mal.

Il repensa à l'histoire de Luthien et Beren. Il savait maintenant ce qu'avait dû éprouver cet homme en épiant la danse de la dame elfe. Lui-même se sentait ainsi. Peiné, frustré… mais aussi sous le charme et désireux de la revoir, à n'importe quel prix !

XxXxXxXxXxX

Une fois de retour près de la source, Miriel s'arrêta de courir. Quelle idiote elle avait été de quitter son escorte pour partir danser et chanter dans une clairière !

Mais elle n'avait pas pu y résister. La forêt de Mirkwood était si triste et dévastée. Elle avait senti la magie de sa mère, Silima, servante de la Valar purificatrice Nienna, prendre le dessus et elle avait tenté un charme pour purifier cette clairière du mal qui l'affectait. Mais il avait fallu qu'un espion l'aperçoive !

Miriel se dépêcha d'activer la magie de son anneau et changea d'apparence. Désormais, ses cheveux étaient noirs comme l'encre et plus courts, ils s'arrêtaient aux épaules. Sa robe de soie verte se changea en une tenue de rôdeur brun sombre. Son visage changea, ses traits se firent plus maigres et sa peau plus pâle, lui donnant l'air plus froid et quelconque.

Une fois bien déguisée, Miriel rejoignit les cavaliers elfes de la Lothlorien qui avaient installé leur bivouac sur le sentier, près d'un gros rocher. Nul ne se doutait de son manège, elle avait prétexté partir en éclaireur pour tenter de trouver du gibier.

En la voyant revenir bredouille, le chef du groupe, Orophin, haussa un sourcil moqueur. Miriel haussa des épaules et lui tendit un paquet de linge blanc. Il l'ouvrit et y trouva quelques baies.

"C'est tout ce que j'ai trouvé", dit la jeune fille.

"Je t'avais prévenue, Halda. Cette forêt n'est guère généreuse avec ses habitants depuis que les ténèbres l'ont frappée", dit l'elfe.

Halda… Le diminutif de son pseudonyme Haldaraina.

Miriel soupira. Il avait raison. Elle s'assit près de lui à même le sol et se perdit dans la contemplation du vide.

Orophin l'observa à la dérobée. La jeune fille était toujours ainsi : songeuse et triste. L'elfe ne se souvenait pas d'une époque où il l'avait vue réellement rire et sourire.

Lors des premiers jours qui avaient suivi son arrivée en Lothlorien, la fillette s'était comportée de manière tantôt triste, tantôt colérique. Elle ne supportait pas de mettre des robes, elle affirmait que dans le monde où elle avait vécu, les femmes pouvaient mettre des pantalons. Sa façon de parler et de se comporter était différente des elfes. Elle avait un caractère plus affirmé, plus expressif qu'eux. Elle faisait très… humaine ! Cela avait souvent faire sortir Haldir de ses gonds.

Orophin et son frère Rumil avaient bien ri de voir leur aîné perdre le contrôle avec l'enfant. Surtout qu'il avait été chargé de lui enseigner l'art du combat. Miriel avait de bonnes bases en matière de lutte. Elle connaissait les meilleurs moyens de parer un coup de poing, de couteau, comment se libérer de l'étreinte d'un adversaire. Apparemment, son père adoptif, un militaire, avait tenu à ce qu'elle sache se débrouiller un minimum seule face à un ennemi.

Au fil du temps, Miriel avait fini par accorder son amitié aux seigneurs de la Lothlorien ainsi qu'à Haldir et ses deux frères. Le fait de la questionner sur cet autre monde, Gaïa, avait aidé. Chaque fois que l'enfant parlait de cet endroit, son visage s'éclairait.

Mais le reste du temps, c'était un masque de tristesse. Et cela n'avait pas changé en grandissant. Miriel avait fini par rejoindre les gardiens des frontières de la Lothlorien. Ses pouvoirs étaient d'un grand secours pour repousser les attaques des Orques et soigner les blessés.

Mais Orophin n'aimait pas voir son amie ainsi, triste et perdue.

"Nous sommes encore loin du palais de Mirkwood ?" demanda la jeune fille, coupant le fil de ses pensées.

"Nous y serons demain en fin de matinée", répondit Orophin. "Repose-toi, je prends le premier quart."

Miriel acquiesça, puis prit sa cape et en fit un coussin. Une fois allongée, elle fut déçue de voir que la canopée cachait les étoiles.

Cet endroit est vraiment sombre et triste, pensa la jeune fille.

Elle soupira en repensant aux conseils que Galadriel lui avait donnés.

"Fais-toi discrète. Le roi est très perspicace. Et sa haine envers les fils de Fëanor est farouche. Car ils ont envahi Doriath et tué Dior, le petit-fils de Thingol. L'attaque a entraîné la destruction totale et définitive de Doriath, territoire natal d'Oropher, le père de Thranduil."

Miriel poussa un soupir. Peut-être aurait-elle mieux fait de rester en Lothlorien. Mais cela faisait des années qu'elle souhaitait voyager, découvrir le reste de la Terre du Milieu ! À part Caras Galadhorn et Ost-in-Edhil, elle n'était jamais allée nulle part.

"Si Sephiroth était là, il me dirait que je cours un gros risque", pensa tristement la jeune fille.

Et lui, elle l'aurait écouté. Mais depuis qu'il n'était plus là, elle avait tendance à prendre des risques.

Elle fut brutalement tirée de ses pensées par un sentiment de danger. Elle se redressa d'un bond. Les autres elfes sursautèrent face à sa réaction, mais ne tardèrent pas à se mettre sur le qui-vive. Grâce à son anneau, Miriel avait des perceptions plus affinées que les autres elfes.

Bientôt, ses doutes furent confirmés par des grognements et du métal qui cliquetait violemment. Les Orques approchaient !

Les elfes firent semblant de se rassoir et de baisser la tête comme s'ils dormaient. Arrivés à leur niveau, cachés derrière les buissons, les monstres tombèrent dans le panneau et crurent qu'ils allaient les attaquer par surprise.

Mais sitôt le premier sorti de sa cachette, Orophin se leva. Avec une vitesse surhumaine, il dégaina son arc et tira une flèche qui alla se planter dans l'œil du monstre.

Les autres, stupéfaits, réagirent de justesse quand les elfes leur foncèrent dessus avec leurs épées.

Les elfes crurent qu'ils avaient gagné lorsqu'ils achevèrent le dernier, quand d'autres bruits leur parvinrent depuis les buissons. Les renforts arrivaient ! Et cette fois, les elfes n'avaient plus l'effet de surprise à leur avantage.

Néanmoins, ils reprirent le combat de plus belle.

Trois orques foncèrent sur Miriel. Gagnée par le surnombre, elle finit par abandonner son épée pour passer aux dagues. Les maniant avec habileté, elle tournoya et les fit danser dans les airs. Elle trancha la gorge du plus proche et planta ses armes dans les deux restants sur sa gauche et sa droite.

Elle sentit soudain la présence d'un autre dans son dos. Elle se retourna pour parer la hache qu'il levait vers sa tête quand une flèche se planta dans la gorge du monstre. Miriel se tourna vers la direction d'où venait la flèche et vit un archer blond vêtu de vert et de brun sortir des buissons, arc à la main. D'autres elfes sylvains bruns et roux apparurent à sa suite et se joignirent à la mêlée.

Bientôt, enfin, les Orques furent tous tués. Miriel regarda le carnage avec un sentiment de fatigue, de peur et de victoire mêlé. Elle se sentait toujours ainsi après une bataille. Au moins, elle ne vomissait plus comme la toute première fois qu'elle s'était battue contre des Orques. Compréhensif, Haldir l'avait soutenue tout du long et dit que cela faisait toujours cet effet la première fois.

Miriel vit l'archer blond s'approcher d'elle.

"Êtes-vous le meneur ?"

"Non, c'est Orophin, il…" dit Miriel en le cherchant des yeux.

"Haldaraina !" dit Calaglin, un des elfes de la Lorien.

Miriel courut près de lui et vit qu'il était au chevet d'Orophin ! Ce dernier était allongé, les mains crispées sur son ventre d'où s'échappait du sang.

Miriel se dépêcha de sortir de sa sacoche un bandage et lui fit un rapide garrot avec l'aide de Calaglin. Orophin avait les yeux fermés, le visage crispé par la douleur.

L'archer blond s'approcha et fit la grimace en voyant la plaie. C'était une méchante blessure.

Soudain, Orophin fut pris de spasmes… puis s'affaissa. Calaglin posa deux doigts sur sa jugulaire puis secoua la tête.

"Il est tombé", dit l'elfe.

"NON !" cria Miriel.

Elle repoussa Calaglin et se mit à presser la poitrine d'Orophin. Les elfes froncèrent des sourcils.

"Que faites-vous ? Pourquoi martelez-vous sa poitrine ainsi ?" dit l'archer avec l'air indigné.

N'avait-elle donc point de respect pour son défunt capitaine ?

"J'essaie de le ramener !" s'écria Miriel, en essayant de respecter le rythme des pressions du massage cardiaque tel qu'on le lui avait enseigné à l'école.

Mais elle avait beau appuyer, Orophin demeurait inerte. Miriel secoua la tête. Non, pas lui ! En plus, Haldir et Rumil ne le lui pardonneraient jamais…

"ALLEZ, BON SANG ! REVIENS !" cria la jeune fille, à bout de nerfs.

Elle leva le poing et l'abattit violemment sur la poitrine d'Orophin. Ce dernier rouvrit les yeux en poussant un râle puis se mit à tousser. Les elfes émirent tous des hoquets de surprise, puis les soldats de la Lorien sourirent et regardèrent avec soulagement leur chef qui se relevait en grimaçant.

"Les cavernes de Mandos…" dit Orophin.

"Tu ne les verras pas aujourd'hui", dit Miriel en lui serrant affectueusement l'épaule.

Elle se releva en s'épongeant le front. Elle avait eu si peur ! Les soldats de la Lorien lui adressaient des sourires reconnaissants. Tandis que ceux de Mirkwood la considéraient avec curiosité et admiration.

"Comment l'avez-vous ramené ? Un sortilège ?" demanda l'archer blond.

"Euh, non… Un massage cardiaque", dit Miriel, réalisant soudain qu'elle avait dérogé à l'une des règles qu'on lui avait données avant de quitter la Lorien : ne pas attirer l'attention.

L'elfe blond la considéra en silence. Grande, brune, le teint pâle avec un visage maigre, elle n'était pas d'une aussi grande beauté qu'Arwen. Mais en voyant ses yeux bleus, il fronça des sourcils. Elle avait les mêmes yeux que la superbe créature qu'il avait vue danser dans la clairière !

De son côté, Miriel observa l'elfe. Il faisait une tête de plus qu'elle et avait des cheveux blonds tirant sur l'argent. Son visage était beau et ses yeux d'un bleu pâle reflétant la lumière des étoiles, mais il y avait aussi de la mélancolie dans son regard.

Voyant qu'il la dévisageait depuis un bon moment, la jeune fille croisa les bras et haussa un sourcil.

"Vous allez me scruter comme ça encore longtemps, messire… ?"

"Legolas, fils de Thranduil", dit l'elfe en lui souriant poliment.

Miriel sentit son cœur se figer dans sa poitrine. Elle venait de commettre une belle gaffe ! Elle avait joué aux guérisseuses miracles devant le fils du roi. Et il allait sûrement raconter cela à son père, Thranduil, sitôt arrivé au palais.

Et moi qui voulais passer inaperçu… se dit la jeune fille avec amertume.