Merci à Orellia pour la review.
Et merci à Mane-jei d'avoir mis ma fic en Alert. Tu suis deux de mes fics, waouh !
Je tiens à vous prévenir que le week-end prochain, je serai à Nîmes, je ne publierai donc pas la suite avant deux semaines.
Sur ce, bonne lecture.
Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.
Bonne lecture !
Le conseil d'Elrond
Lorsque Miriel arriva dans la cour où devait se tenir le conseil, tous les membres déjà présents se tournèrent vers elle.
Les humains et les nains parurent surpris, presque choqués qu'une femme, elfe ou non, assiste au conseil. Boromir semblait presque indigné par sa présence.
Seuls quelques-uns comme Gandalf, Legolas, Aragorn et Lindir lui offrirent un regard amène, quoiqu'étonné.
Miriel devait reconnaître qu'elle avait un peu forcé au scandale : quand Arwen était venue la chercher pour la guider jusqu'à la cour du conseil, elle avait paru surprise et légèrement déçue que Miriel ne porte pas de robe.
La jeune elfe avait opté pour une tunique bleue fermée par une ceinture bleu marine ornée de motifs dorés. Les couleurs de la maison de Celebrimbor, son père. Les cheveux retenus en arrière par deux nattes, son pendentif de Mako autour du cou et son anneau au doigt, Miriel se tenait maintenant assise entre Legolas et Gandalf. Le dernier au bout de la file à droite du magicien se trouvait être Frodon.
Une fois tout le monde assis, Elrond se leva et prit la parole :
"Étrangers venus de terres lointaines, amis de toujours… Vous vous êtes rassemblés ici afin de répondre à la menace du Mordor. La Terre du Milieu est au bord de la destruction, nul ne peut y échapper. Vous vous unirez ou vous serez vaincus. Chaque race est liée à ce destin, à ce sort commun."
Puis, se tournant vers le semi-homme, il poursuivit :
"Montrez-leur l'anneau, Frodon."
Obéissant, Frodon se leva et posa l'Anneau Unique sur le socle de pierre au centre de la cour. En le voyant, Miriel sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine.
Alors il était là, le fameux Anneau de Sauron. Celui qu'il portait au doigt lorsqu'il avait sauvagement abattu son père dans les jardins de sa demeure, chez elle, quand elle n'avait que quatre ans.
"Oh ! Alors c'est vrai…" dit Boromir.
Se levant, l'homme du Gondor s'avança en regardant l'Anneau.
"Lors d'un rêve, j'ai vu à l'Est le ciel s'assombrir. Mais à l'Ouest, une pâle lueur persistait. Et une voix s'écriait "Votre fin est proche. Le fléau d'Isildur a été retrouvé." Le fléau d'Isildur…" dit-il en tendant la main vers le bijou, comme hypnotisé.
"BOROMIR !" cria Elrond en se levant.
Miriel sentit soudain la peur et le froid l'envahir. Le ciel au-dessus de l'assemblée se couvrit de nuages.
Gandalf se leva de son siège en récitant une incantation.
" Ash nazg durbatulûk…"
Oh non ! Pas ces mots-là ! gémit intérieurement Miriel.
Une voix ténébreuse retentit dans le ciel, comme pour répondre en écho aux paroles de Gandalf.
"Ash nazg gimbatul, ash nazg thrakatulûk, agh burzum-ishi krimpatul !" dit le magicien en tendant la main.
Bientôt, enfin, les ténèbres se dissipèrent et le soleil revint.
"Jamais auparavant ces mots n'avaient été prononcés en Imladris", dit Elrond, l'air fort en colère.
"Je n'implorerai pas votre pardon, seigneur Elrond. Car à l'heure qu'il est, le Noir Parler du Mordor peut être entendu dans toutes les contrées de la Terre du Milieu. L'Anneau est totalement maléfique !" dit Gandalf en se rasseyant.
Boromir secoua la tête négativement.
"Cet Anneau est un don ! Un don fait aux ennemis du Mordor ! Pourquoi ne pas s'en servir ? Depuis longtemps, mon père, l'intendant du Gondor, a tenu à distance les forces du Mordor. C'est grâce au sang de notre peuple que vos terres sont encore en sécurité !"
Miriel serra les poings. En sécurité ? Avait-il conscience de l'absurdité de ses paroles ?
"Donnez au Gondor l'arme de notre ennemi ! Et laissez-nous l'utiliser contre l…"
"Vous détruirez le Gondor si vous le prenez !" répliqua Miriel, incapable de tenir en place plus longtemps.
Boromir et tous les autres regardèrent la jeune fille avec stupeur. Aragorn avait la bouche à moitié ouverte, comme s'il s'apprêtait à parler avant que l'elfe le devance.
"Cet Anneau a été créé pour détruire tous les ennemis de Sauron. Il est comme un être vivant. Jamais vous ne pourrez le contrôler, voire même vous en servir pour faire pression sur l'ennemi. Il causera votre perte et celle de tout le Gondor", poursuivit Miriel.
"Cette dame a raison, nul ne peut le contrôler. Aucun d'entre nous ne le peut. L'Anneau unique ne répond qu'à Sauron. Il n'a pas d'autre maître !" appuya Aragorn.
"Et qu'est-ce qu'une sorcière elfe et un rôdeur connaissent à ces choses-là ?" répliqua Boromir, sûr de lui et méprisant.
Indigné, Legolas bondit de son siège.
"Surveillez vos paroles, Boromir ! Cette femme est Meldamiriel, fille du roi Celebrimbor et dernière descendante de la lignée de Fëanor. Quant à lui, ce n'est pas un simple rôdeur ! C'est Aragorn, fils d'Arathorn. Vous lui devez serment d'allégeance."
Boromir regarda les deux intéressés avec stupeur. Tous les autres regardaient surtout Miriel, stupéfaits d'apprendre qui elle était réellement. Seuls Frodon, Gandalf et les nains semblaient déjà connaître cette idée.
"Meldamiriel… la fille du créateur des Anneaux de pouvoir et… Aragorn ? Le… descendant d'Isildur…" s'exclama Boromir.
"Il est héritier du trône du Gondor", dit Legolas.
"Havo dad, Legolas", dit Aragorn.
Tandis que Legolas obéissait, Boromir lui dit : "Le Gondor n'a pas de roi. Il n'en a pas besoin ! Et s'il est en guerre depuis tout ce temps, c'est à cause des erreurs de Celebrimbor !"
Une fois assis, il lança un regard mauvais à Aragorn et Miriel.
"Meldamiriel et Aragorn ont raison. Nous ne pouvons nous en servir", dit Gandalf.
"Vous n'avez pas le choix. L'Anneau doit être détruit."
Boromir secoua négativement la tête. Miriel regarda l'Anneau. Un sifflement agressif résonnait depuis le bijou.
"Qu'attendons-nous pour le faire ?" demanda un Nain.
Sa hache à la main, il se dirigea vers le socle et abattit son arme sur l'Anneau. Miriel eut de brusques visions sous le choc : un œil à la pupille verticale, enrobé de flammes. Et Sephiroth qui disparaissait dans ces flammes.
Il y eut une forte détonation. Comme si la hache du nain avait appuyé sur un détonateur, l'arme explosa et propulsa le nain en arrière.
De sombres mots en Noir Parler résonnèrent, signe que l'Anneau était furieux. Miriel tourna la tête et vit que Frodon avait l'air aussi affecté qu'elle. Le pauvre se tenait la tête et respirait difficilement.
"L'Anneau ne peut être détruit, Gimli, fils de Gloïn, par aucun moyen en notre possession, dit Elrond. L'Anneau a été forgé dans les flammes de la Montagne du Destin. Il n'y a que là qu'il peut être détruit. Il faut l'emporter au cœur du Mordor et le jeter dans l'abîme flamboyant d'où il est apparu autrefois. L'un de vous doit le faire."
Un grand silence accueillit cette déclaration. Miriel finit par le briser.
"Pourquoi ne pas le prendre et voler jusqu'au Mordor sur le dos d'un Aigle géant ?"
"C'est une bonne idée, mais l'ennemi dispose d'arcs et de catapultes. Ce serait trop dangereux. L'Aigle serait facilement abattu et l'ennemi n'aurait qu'à se pencher pour ramasser son prix", dit Gandalf.
"On n'entre pas si facilement en Mordor, dit Boromir. Ses portes noires ne sont pas gardées que par des Orques. En ces lieux, il y a un mal qui ne dort jamais. Et le Grand Œil est toujours attentif. C'est une terre dévastée et stérile, recouverte de braises, de cendres et de poussières. L'air que l'on y respire n'est que vapeurs empoisonnées. Même dix mille hommes n'en viendraient pas à bout. C'est une folie !"
" N'avez-vous pas entendu ce que le Seigneur Elrond a dit ? L'Anneau doit être détruit !" dit Legolas en se levant à nouveau.
"Et je suppose que vous croyez être celui qui doit le faire !" gronda Gimli.
"Si nous échouons, qu'arrivera-t-il ? Que se passera-t-il quand Sauron récupérera son Anneau ?" demanda Boromir en se levant à son tour.
"J'aimerais mieux mourir plutôt que de voir cet anneau dans les mains d'un Elfe !" cria Gimli.
Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Tout le monde se leva de son siège et se mit à se disputer. Toujours assise, Miriel baissa les yeux. Ce conseil était un véritable fiasco. Elrond semblait également désespéré. Il demeurait assis sur son trône, la tête baissée, les mains jointes.
Gandalf se leva et tenta de calmer tout le monde en protestant à son tour, mais Boromir se planta devant lui et répliqua à chacune de ses phrases.
Miriel s'aperçut soudain que Frodon fixait l'Anneau en tremblant. En le voyant ainsi, elle ne put s'empêcher de sentir un mélange d'attendrissement et de tristesse l'envahir. Elle se pencha et posa la main sur son épaule.
Frodon cligna des yeux et lui sourit avant de se lever de son siège pour crier : "Je vais le faire ! JE VAIS LE FAIRE !"
La dispute cessa aussitôt. Tous se tournèrent pour regarder Frodon avec stupeur.
"Je vais porter l'Anneau en Mordor !" dit Frodon d'une voix ferme.
Miriel vit qu'Aragorn semblait surpris et admiratif. Mais Gandalf, lui, semblait triste et résigné.
" Bien que… je n'en connaisse pas le moyen", avoua Frodon.
Le magicien s'avança.
"Je vais vous aider à porter ce fardeau, Frodon Sacquet. Aussi longtemps que vous aurez à le porter."
Aragorn se leva.
"Si par ma vie ou ma mort je peux vous protéger, je le ferai ! Mon épée est vôtre", dit-il en s'agenouillant devant lui.
Miriel hocha la tête puis s'inclina à son tour devant lui, la main portant son anneau sur sa poitrine.
"Mon anneau est également vôtre. Je me dois de racheter les erreurs de ma Maison."
"Et mon arc est vôtre", dit Legolas en s'approchant à son tour.
"Et ma hache !" dit Gimli, bien décidé à ne pas laisser un Elfe lui voler la vedette.
Miriel eut un petit sourire en coin. Legolas semblait agacé, mais résigné à l'idée qu'un nain se joigne à eux.
Boromir s'avança.
"Vous avez notre destin à tous entre les mains, petit homme. Et si telle est la volonté du conseil… le Gondor se joindra à vous."
"EH !" cria quelqu'un depuis des buissons du jardin.
Sam bondit de sa cachette pour approcher de Frodon.
"Monsieur Frodon n'ira nulle part sans moi !" dit-il en croisant les bras.
"Non, en effet, il n'est guère possible de vous séparer. Et cela même lorsqu'il est convié à un conseil secret et vous non", dit Elrond, amusé.
"Nous venons aussi !" cria Merry depuis l'entrée.
Indigné, Elrond regarda le Hobbit et Pippin courir à travers la salle pour rejoindre Frodon.
"Faudrait nous renvoyer chez nous attachés dans un sac pour nous en empêcher !" dit Merry.
"Quoiqu'il en soit, vous avez besoin de gens intelligents pour ce genre de mission… quête… chose", dit Pippin.
"Bon, alors, ça te met hors course, Pippin", souffla Merry.
Elrond regarda l'assemblée puis hocha de la tête.
"Dix compagnons. Qu'il en soit ainsi. Vous formerez la Communauté de l'Anneau !" proclama Elrond.
"Chouette ! Où est-ce qu'on va ?" demanda Pippin.
On va tous crever ! se dit Miriel en levant les yeux au ciel.
