Merci à Orellia et Luna dans les Etoiles pour leurs reviews.

Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.

Bonne lecture !


Au 7th Heaven

Lorsque Miriel aperçut Midgar, ou plutôt ce qui en restait, elle se figea.

Elle n'aurait cru qu'un jour, elle verrait la ville sous un ciel d'un gris léger. Certes, la lumière du soleil y était faible comme autrefois. Mais les réacteurs Mako étaient éteints, et la couche de nuages gris qui flottait au-dessus était d'origine naturelle.

Edge, la ville que les gens avaient construite aux abords de Midgar, était pour le moins étrange. Elle donnait une impression d'inachevé constant. Et pour cause, car l'on continuait, à certains endroits, de construire des maisons ou des immeubles.

Les rues fourmillaient d'activité. Les gens portaient des vêtements dont les tonalités dominantes étaient le noir, le blanc et le gris.

C'était étrange de circuler dans ces rues où ne passait aucun fantassin de la Shinra. Autrefois, le logo de la société était visible sur les enseignes de nombreux magasins. Lorsque Miriel arriva à la place centrale de la ville, elle vit néanmoins que le mémorial bâti en forme de météore portait le logo de la société.

La Shinra continue de s'accrocher à la moindre parcelle de pouvoir possible. Bâtir ce monument en son nom au centre de la ville, c'est comme planter l'étendard de la domination, pensa la jeune fille.

Elle en savait quelque chose. Après tout, elle avait passé un demi-siècle à recevoir une formation de guerrière en Lohtlorien et à combattre les Orques pour les empêcher d'envahir les Bois Dorés.

Miriel se souvint de ce qu'Angeal lui avait expliqué. À présent, c'était le WRO qui dirigeait la Planète, ou du moins guidait les survivants pour les aider à reprendre une vie normale après tous ces terribles évènements. Et Reeve était à la tête du WRO. Miriel se demanda comment il réagirait en la voyant. Serait-il heureux de revoir la fillette qu'il avait gardée lorsque Sephiroth était absent, ou bien serait-il méfiant et la jugerait-il toujours fidèle à son père adoptif, même après toutes les horreurs qu'il avait commises ?

Miriel n'avait pas très envie de vérifier. Pourtant, il était l'une des rares personnes de son passé qui soit encore en vie sur Gaïa…

Perdue dans ses réflexions, elle s'arrêta au milieu d'une rue de la ville. Elle vit une passerelle en métal reliant le toit de deux immeubles. Au sommet de la passerelle, on pouvait voir une statue d'ange. En le regardant, Miriel ressentit un pincement de cœur.

Les anges n'existaient pas en Terre du Milieu, mais elle ne pouvait s'empêcher d'espérer que quelque chose de semblable y existe. Que quelqu'un soit venu chercher Gandalf à sa mort, et emmène son âme à Valinor. Car il y avait sa place, elle le savait.

La jeune fille plissa les yeux pour empêcher ses larmes de couler. Elle ne pouvait pas pleurer. Pas maintenant. Du moins, pas avant d'avoir trouvé un endroit où dormir cette nuit.

Baissant les yeux, elle aperçut la pancarte d'un bar-auberge sur sa droite : le 7th Heaven.

La jeune fille franchit la porte et s'approcha du comptoir. Une jeune femme brune vêtue de noir essuyait des verres. Levant la tête, elle sourit à Miriel.

"Bonjour ! Vous désirez boire ou manger quelque chose ?" dit-elle.

"Oui, mais je voulais aussi savoir si vous aviez une chambre de libre ?"

"Bien sûr ! C'est 150 gils la nuit. Et chaque repas coûte 50 gils. Asseyez-vous à une table, je vous apporte une clef. Et que voulez-vous prendre ?"

"De l'eau et le plat du jour, s'il vous plaît. Le voyage à travers le désert m'a complètement vidée."

Acquiesçant, la tenancière se mit à préparer une assiette de nourriture. Miriel prit place sur un tabouret face au comptoir et regarda distraitement la jeune femme se diriger vers la cuisine de l'autre côté d'une porte au fond.

Elle revint un quart d'heure plus tard avec une assiette de viande, fromage et salade ainsi qu'un verre d'eau. Miriel attaqua son repas avec joie. Deux jours de voyage à manger des barres protéinées pouvaient vite devenir lassants.

Alors qu'elle attaquait le dessert, elle entendit les portes s'ouvrir puis des voix d'enfant.

"Coucou, c'est nous !"

"Marlène, Denzel ! Alors, comment était cette journée d'école ?" dit la barmaid avec un sourire chaleureux.

"Bien ! J'ai eu un B en maths !" dit Denzel, tout content.

"Ça ne vaut pas mon A en géographie !" dit Marlène, avec fierté.

Miriel sourit. Apparemment, la tenancière du bar avait deux enfants. Et ils étaient adorables. Marlène avait des cheveux brun sombre tressés en natte avec un ruban rose, et portait une petite robe grise.

Denzel avait des cheveux brun clair et de grands yeux bleu clair. Lorsque Miriel croisa son regard, elle se figea. Ses yeux… Ils renfermaient beaucoup de tristesse. Son âme avait vu des horreurs qu'aucun enfant n'aurait dû connaître.

Denzel, en revanche, fut scié par la beauté de Miriel en la voyant. La jeune femme était sublime !

Quant à Marlène, dès qu'elle aperçut Miriel, elle lâcha son cartable et ouvrit des yeux ronds. Elle connaissait cette femme ! Ces yeux bleus étincelants, ces oreilles pointues… Certes, elle ne portait pas les mêmes vêtements que dans son rêve, mais elle était sûre de ne pas se tromper. C'était la femme qui était tombée dans le vide avec l'Ifrit maléfique et le vieux monsieur gris !

"Marlène ? Tout va bien ? Tu as l'air tout pâle…" demanda Tifa.

Miriel fronça des sourcils. La façon dont Marlène la regardait était bizarre, comme si elle l'avait reconnue. Pourtant, elle ne voyait pas comment cette enfant pouvait avoir une telle réaction. C'était la première fois qu'elle la voyait.

Moins surpris que son amie, Denzel s'approcha de Miriel avec curiosité.

"Pourquoi t'as des oreilles pointues ?" demanda le garçon.

"Denzel ! On ne pose pas des questions pareilles aux clients ! C'est grossier", dit Tifa, énervée.

"Ce n'est rien", lui dit Miriel avec un sourire rassurant. "Et pour répondre à ta question, Denzel, mes oreilles sont comme ça parce que quand j'étais petite, j'ai évité de manger les légumes verts que mon père me donnait. J'ai passé des années à ne pas manger de légume ni de salade. Est-ce que tu manges tes légumes verts ?" demanda-t-elle avec un air soupçonneux.

Affolé, Denzel tâta ses oreilles dans les mains, puis courut dans sa chambre. Avec un sourire amusé, Marlène le suivit.

Tifa les regarda s'éloigner, puis eut un léger rire.

"Merci ! Vous venez de résoudre un problème alimentaire que j'ai avec lui depuis belle lurette", dit la barmaid.

"Ce n'est rien, madame… ?" dit Miriel.

"Tifa Lokcheart. Je suis la tenancière de ce bar", répondit la jeune femme en lui tendant la main.

Tifa Lokcheart ? Miriel se figea. Elle… Elle était face à l'une des personnes qui avait affronté et tué Sephiroth, son père d'adoption ! Finalement, elle aurait mieux fait de trouver un autre endroit où passer la nuit.

Après avoir mangé, Miriel monta à l'étage jusqu'à sa chambre. Une fois assise sur son lit, elle réfléchit. Elle savait qu'elle allait passer la nuit ici, mais demain, que ferait-elle ?

Elle n'allait pas rester ici, avec les vieux ennemis de Sephiroth, ça, elle en était sûre ! Elle aperçut soudain un téléphone fixe posé sur la table de nuit.

Elle hésita, puis le décrocha. Puisant dans ses souvenirs, elle composa le numéro de l'appartement où elle avait vécu enfant avec Sephiroth. La sonnerie retentit, puis une voix automatisée lui répondit :

"Toutes les lignes du secteur 7 sont interrompues. Nous regrettons de ne pouvoir donner suite à votre appel… Toutes les lignes du secteur 7 sont interrompues. Nous regrettons de ne pouvoir donner suite à votre appel… Toutes les lignes du secteur 7 sont interrompues. Nous regrettons de ne pouvoir donner suite à votre appel…"

Agacée, Miriel raccrocha. Puis elle se prit la tête dans les mains.

De toute façon, il n'a sûrement pas ressuscité avec un PHS à la main. Et puis, c'est idiot de lui téléphoner ! La dernière fois qu'il m'a vue, je n'avais que dix ans. Il ne reconnaîtrait pas ma voix.

Toutes ces années passées loin de lui. Toutes ces années à penser à lui, à chercher un moyen de le rejoindre… Et aujourd'hui, alors qu'elle était de retour sur Gaïa, elle ne s'était jamais sentie aussi éloignée de lui !

Soudain, elle entendit quelqu'un frapper timidement à sa porte.

"Entrez", dit Miriel.

La porte s'ouvrit. Marlène apparut dans l'entrebâillement, avec Denzel derrière elle.

"On peut te parler ?" demanda la fillette.

"Bien sûr", dit l'elfe avec son plus beau sourire.

Une fois la porte refermée, les enfants s'approchèrent d'elle.

"Dis, est-ce que t'es une princesse ?" demanda Marlène.

Miriel écarquilla les yeux puis eut un sourire flatté.

"Qu'est-ce qui te fait croire ça ?" demanda la jeune fille.

"Elle dit qu'elle t'a vue dans ses rêves", dit Denzel.

Miriel regarda la fillette avec un intérêt nouveau.

"Tu étais avec un vieux monsieur, un magicien… Et tu combattais avec lui un monstre qui ressemblait à Ifrit. T'avais des vêtements et une coiffure différents. On aurait dit un personnage de contes de fées, comme dans mes livres", dit la fillette en croisant les mains dans le dos, son pied traçant un cercle imaginaire au sol.

La jeune femme tendit les mains.

"Approche", dit-elle.

Marlène s'exécuta. Miriel lui prit la main puis lui souleva le menton pour la regarder dans les yeux. Elle fronça des sourcils. Cette enfant avait quelque chose de spécial. Quoi, elle n'aurait pu le dire. Mais Marlène semblait sensible, très sensible. Elle regarda ensuite Denzel. L'enfant avait l'air innocent et courageux, elle pouvait le lire dans ses yeux.

"Si je réponds à vos questions, vous me jurez de garder ça pour vous ?" dit Miriel.

"Oui", répondirent les enfants en chœur.

"Très bien. Marlène, je… Je ne suis pas sûre qu'on puisse dire que je suis une princesse. En tous cas, plus maintenant. Mon royaume est tombé il y a longtemps, et toute ma famille est morte."

"Oh ! Désolée", dit Marlène.

"Nous aussi, on a perdu nos parents", dit Denzel en baissant la tête.

"C'est pas vrai ! Moi, j'ai papa. Cloud et Tifa sont là aussi, ils veillent sur nous !" dit Marlène.

Denzel hocha la tête, l'air peu convaincu.

"Et tu viens d'où ? T'es pas d'ici, hein ?"

"Non, en effet, je viens de loin. Très loin, même."

"L'endroit dont j'ai rêvé ? C'est où, dis ? Et ce monstre, c'était quoi ?" dit Marlène.

Souriante, Miriel se mit à leur parler d'Arda. Les enfants se laissèrent vite saisir par ses histoires. Bientôt, ils se retrouvèrent assis sur le lit devant elle, à l'écouter en silence, fascinés par ses histoires d'elfes, de nains, de magiciens, de monstres et de dragons.

Ils étaient en train de rire aux éclats en imaginant combien les Hobbits devaient être gros, à manger sept repas par jour, quand Tifa ouvrit la porte de la chambre et leur dit de se laver les dents puis d'aller au lit.

"Oh, Tifa, on ne peut pas rester encore un peu avec Miriel ?" dit Marlène sur un ton plaintif.

"Non, il faut vous coucher ! Vous avez école, demain. Allez, au lit ! Et je suis sûre que ma cliente voudrait dormir."

"Bon…" dit Marlène en glissant du lit.

"Tu nous reparleras des… Hobbits, demain matin ? Et de Numenor ?" dit Denzel.

"C'est promis !" dit Miriel en lui ébouriffant affectueusement les cheveux.

Tifa regarda les enfants sortir, puis se tourna vers Miriel avec curiosité.

"Ils ont l'air de vous adorer. Vous êtes conteuse ?"

"Un peu. C'est une tradition chez moi de raconter des histoires. Et ils sont adorables."

"Oui, c'est vrai", sourit Tifa. "Eh bien, bonne nuit !"

"Bonne nuit."

XxXxXxXxXxXxXxX

"Pippin, je ne crois pas que ça va marcher", dit Merry.

"Oh, tais-toi, Merry ! Il faut que j'essaie ! Il faut juste se concentrer, comme Miriel nous l'a appris !" dit Pippin.

Assis en tailleur dans l'herbe au pied d'un mallorn, le jeune Hobbit serrait fort sa matéria de soin dans ses mains avec le visage crispé, les yeux fermés si fort que des rides se dessinaient autour.

Assis sur la racine de l'arbre devant, Frodon, Sam et Merry fumaient la pipe en le regardant faire.

Aragorn et Boromir apparurent bientôt près d'eux, revenant d'une promenade dans les Bois Dorés.

"Que faites-vous, maîtres Hobbits ?" demanda le rôdeur, intrigué.

"J'essaie d'activer la matéria pour faire revenir dame Miriel !" dit Pippin.

"Ça fait des heures qu'il essaie de créer une brèche entre ce monde et Gaïa, comme la dame Aéris nous en avait parlé la dernière fois", dit Sam.

"Mais on a beau lui dire que ça ne marchera pas, il s'entête !" dit Merry en levant les yeux au ciel.

"Miriel a bien réussi à faire apparaître un dieu de Gaïa !" dit Pippin.

"Oui, mais elle avait son anneau et une matéria rouge, pas verte. Y'a une différence", dit Merry sur un ton sérieux.

"Je dois essayer ! C'est de ma faute si nous l'avons perdue…" souffla Pippin.

Les regards moqueurs des Hobbits disparurent aussitôt, remplacés par de la tristesse et de la compassion.

Boromir se mit à genoux et posa la main sur l'épaule du semi-homme.

"Nous en avons déjà parlé, Pippin. Personne ne vous en veut. Et la dame Aéris nous a assuré que Miriel reviendrait bientôt par ses propres moyens", dit le Gondorien avec gentillesse.

Pippin soupira.

"J'aimerais y parvenir pour elle. Et pour Legolas, il est si triste depuis qu'elle est partie !"

Tous acquiescèrent. En effet, même si Legolas avait retrouvé le goût de vivre en apprenant que Miriel était en vie, il demeurait pourtant mélancolique et perdu dans ses pensées.

Gimli s'était d'ailleurs fait un devoir de veiller sur lui et de l'obliger à manger aux moments des repas, ou bien il l'accompagnait dans ses promenades à travers la Lothlorien. Chose incroyable, les deux membres de la Communauté avaient fini par tisser de véritables liens d'amitié. Ils discutaient toujours de choses et d'autres lors de leurs promenades.

Justement, Aragorn les aperçut, marchant dans leur direction.

"Que faites-vous assis par terre, jeune Hobbit ?" demanda Gimli.

"Rien", dit Pippin en rangeant discrètement sa matéria dans la poche de son pantalon.

"Dans ce cas, que diriez-vous tous d'un bon dîner ? Je commence à avoir faim", dit le nain en se frottant les mains.

"Bonne idée !" dit Sam en sautant de la racine où il était juché.

"Je suis surpris par votre enthousiasme, Gimli. Je vous rappelle qu'il n'y aura pas de viande", dit Boromir avec un sourire malicieux.

"Ah, c'est vrai ! Tssss, pourquoi faut-il que je tombe sur des végétariens à Fondcombe et en Lothlorien ?" gémit le nain.

"Peut-être parce que nous mangeons sainement, voilà tout, Gimli !" dit Legolas avec un sourire malicieux.

"Mais la viande est un aliment sain ! Avec une bonne bière et une pipe en plus, ce serait parfait", soupira le nain.

"Je croyais que vous appréciiez les lembas de mon peuple ?"

"Oui, c'est vrai, mais… Manger tout le temps la même chose peut devenir lassant, à force", dit Gimli.

"C'est vrai", admit le prince.

Tout en continuant de discuter, le groupe prit le chemin de leurs tentes.

XxXxXxXxXxXxXxX

Miriel s'éveilla en sursaut. Elle mit un moment à reconnaître sa chambre du bar où elle dormait. Il faisait nuit, les rayons de la lune filtraient à travers les rideaux de sa fenêtre.

La jeune femme se redressa et tendit l'oreille. Elle reconnut le bruit qui l'avait réveillée : des sanglots d'enfant. Trop faibles pour un humain, mais pas pour son ouïe elfique.

La jeune fille sortit de son lit et traversa le couloir jusque devant la porte qui filtrait les pleurs. Elle l'ouvrit.

Denzel dormait dans son lit, mais Marlène était recroquevillée dans le sien. La tête contre ses genoux, elle pleurait.

"Eh ! Tout va bien ?" murmura Miriel en s'asseyant près d'elle.

"J'ai… J'ai fait un cauchemar ! J'ai encore vu des monstres !" gémit l'enfant.

"Chut ! Tout va bien, c'est fini", dit l'elfe en la prenant dans ses bras.

Marlène s'abandonna à son étreinte.

"Non, c'était réel. J'ai encore vu les gens dont t'as parlé. Tes amis, de la Communauté de l'Anneau", dit l'enfant.

"Ah bon ? Et qu'est-ce qui leur arrivait ?" demanda Miriel, inquiète et surprise.

"Ils étaient dans une forêt, près d'une grande chute d'eau. L'un des Hobbits… Le monsieur à la corne blanche voulait lui prendre son anneau ! Et puis, il… Il mourrait ! Il recevait des flèches dans la poitrine ! Le monstre qui lui tirait dessus était horrible !" gémit l'enfant.

Miriel se crispa. Boromir ? Il allait donc essayer de voler l'Anneau à Frodon ? Non !

L'elfe poussa un soupir, puis se pencha et repoussa gentiment une mèche du visage de la fillette.

"Il ne leur arrivera rien, à aucun d'entre eux. Je vais trouver un moyen de rentrer pour les sauver. Alors, ne pleure pas. D'accord ?"

"D… D'accord !" hoqueta l'enfant.

Miriel se mit alors à chanter dans sa langue une berceuse. Bercée par les mots fluides et musicaux, envoûtée par la voix douce et mélodieuse de l'elfe, la fillette ferma les yeux et se sentit plonger dans un sommeil plus doux. Elle se mit à rêver d'une forêt où dansaient des êtres vêtus d'or et d'argent.

Souriante, Miriel la réinstalla dans son lit, puis se redressa pour sortir, quand elle vit un visage laid et menaçant à la fenêtre. Deux yeux rouges la fixèrent. Miriel tendit en réflexe la main à sa ceinture pour dégainer son arme, mais son épée était restée dans sa chambre !

Lorsqu'elle releva la tête, le monstre avait disparu. Elle fronça des sourcils. Cette chose avait des yeux d'orque ! Était-il possible que… ? Non ! Angeal l'aurait prévenue si des monstres d'Arda l'avaient suivie ici.

Du moins… Elle l'espérait. Finalement, elle décida de rester dans la chambre des enfants. Ce serait plus prudent.

Elle s'installa à côté de Marlène sur son lit, puis s'endormit à son tour.