Merci à Orellia pour sa review.
Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.
Traduction d'elfique :
Im gelir ceni ad lín : Je suis heureux/se de te revoir.
Bonne lecture !
Combat dans les ruines de Midgar
Allongée sur le lit dans sa chambre, Miriel fixait les néons éteints au plafond.
Elle n'aimait pas cet endroit. Certes, elle y était en sécurité. Mais le métal, le vrombissement constant des machines et de l'électricité dans les tuyaux derrière les parois des murs ne l'aidaient pas à trouver le sommeil.
Énervée, la jeune fille enfila ses bottes et sa veste, puis elle sortit dans le couloir. Elle trouva bientôt une porte automatique s'ouvrant sur un balcon. De là, elle vit le désert qui s'étendait à l'horizon.
Le ciel était nuageux, mais quelques percées laissaient voir des étoiles dans le bleu nocturne. Miriel les fixa en se demandant laquelle représentait Arda.
Oh, Varda, que son monde natal lui manquait ! Ses amis lui manquaient… Comment allaient-ils ? Savaient-ils qu'elle pensait à eux ? Et Legolas ? Penser au prince elfe raviva une douleur dans la poitrine de la jeune fille.
Un bruit de pas humain atteignit soudain les oreilles elfiques de Miriel. Elle reconnut la démarche de Reeve. Ce dernier franchit bientôt les portes automatiques.
« Tu ne dors pas ? » dit-il.
« Non. Et tu te doutes bien pourquoi » dit la jeune fille sans se tourner vers lui.
Elle entendit Reeve soupirer, puis s'accouder au balcon près d'elle.
« Je n'ai pas voulu te forcer la main, Miriel. Mais je crois sincèrement que tout cela te concerne. »
« À une époque, cela m'aurait concerné, Reeve. Mais les choses ont changé pour moi, en plus de soixante ans. Mon monde est en guerre. On a besoin de moi pour empêcher la fin de toutes choses. En tant que membre d'un groupe de gens ayant sauvé Gaïa à plusieurs reprises, tu devrais comprendre cela ! »
« Je comprends… Mais je crois que ce qui se passe ici concerne ton monde d'origine. »
« De quoi parles-tu ? »
« Je ne voulais pas en parler devant Vincent, par respect pour ton secret. Suis-moi, tu vas comprendre. »
Intriguée, Miriel le suivit à travers les couloirs du QG jusqu'à un ascenseur. Ils atteignirent bientôt l'étage -4. Là, Miriel se figea. Les murs avaient une couleur blanche inquiétante et l'air sentait fort l'aseptisant. Elle connaissait bien cette atmosphère, c'était celle des laboratoires !
« Viens. Suis-moi », dit Reeve.
Surmontant ses vieilles angoisses d'enfance, Miriel le suivit à travers les couloirs. Des scientifiques y circulaient, transportant des calepins, des dossiers ou des caisses hermétiques d'échantillons.
Reeve s'arrêta devant une porte blindée. Il fit glisser son pass dans la fente d'ouverture, puis franchit l'ouverture. Miriel le suivit.
Elle arriva dans une pièce sombre, où trônaient trois grands caissons Mako. Dans chacun d'eux flottait la carcasse d'un Orque !
Miriel ouvrit des yeux ronds en les voyant.
« Ce sont… des orques !? » dit la jeune fille.
« Je m'en doutais, mais j'avais besoin que tu les voies pour me le confirmer. Après tout, quand tu avais six ans, deux de ces choses ont essayé de t'enlever, et j'ai tout vu à travers les yeux de Cait Sith », dit Reeve.
Miriel acquiesça en silence. Comment oublier ce sinistre épisode de sa vie ? Deux Orques et un sorcier du Mordor avaient réussi à venir sur Gaïa pour l'enlever, en la plongeant dans un coma magique où Sauron avait tenté de corrompre son âme !
« Ces trois-là ont été découverts il y a un mois, à Edge. Ils étaient déjà morts quand nous les avons trouvés. Nous ignorons la cause exacte de leur décès. Mais cela n'a pas arrangé les choses. Même si la Shinra ne gouverne plus ce monde, elle s'est reconvertie dans la construction de voitures et elle reprend de l'essor. C'est elle qui finance en grande partie le WRO et Rufus Shinra est au courant pour ces monstres. Il accepte de me fournir le soutien de ses Turks si en échange, je lui fournis les informations récupérées de mon côté. »
« Tu veux dire que tu leur as parlé de moi ? »
« Non ! Et quand bien même je le devrais, je dirais juste que tu es une vieille amie, rien de plus. J'ai gardé ton secret pendant plus de vingt ans, Miriel. Mais je veux que tu comprennes combien tout cela est compliqué pour moi. Si jamais tu pouvais m'expliquer ou même me suggérer ce que ces trois monstres font ici… »
Soupirant, Miriel s'approcha des tubes. L'Orque de gauche était massif, avec un casque orné de grosses cornes au bas des visières, près de sa mâchoire. Le deuxième était petit, sec, avec un œil d'un blanc laiteux. Le troisième était noir et plus massif, avec un physique étrange, tirant plus sur l'humain que le monstre : de longues dreadlocks noires, des petites dents jaunes, des yeux aux pupilles rondes…
Un détail attira soudain l'attention de l'elfe : ces trois orques portaient la marque d'une main blanche sur le plastron de leur armure.
« Saroumane ! » dit la jeune fille.
« Quoi ? » demanda Reeve.
« Je… Je ne suis pas sûre, mais… Reeve, tu te souviens des histoires que je t'ai racontées sur Sauron ? »
« Le Seigneur Ténébreux ? Oui. »
« Eh bien, récemment, chez moi, un magicien a rejoint son camp. Il se nomme Saroumane le Blanc. Et d'après ce qu'on m'a dit, il aurait créé sa propre armée de monstres. Ils portent tous l'emblème d'une main blanche, comme celle qu'on voit sur les armures de ces trois monstres. »
« Tu penses que ce… Saroumane aurait trouvé un moyen d'envoyer des Orques ici, sur Gaïa ? Mais pourquoi ? À cause de toi ? »
« Non, tu m'as dit que tout ça avait commencé il y a un mois. Ça fait moins d'une semaine que je suis ici. Je ne pense pas qu'il soit au courant de ma présence dans ce monde. »
Miriel et Reeve fixèrent les monstres, comme si malgré leur statut de morts, ils pouvaient encore leur fournir une réponse.
XxXxXxXxXxXxXxXxX
Visiter les ruines de Midgar était une expérience à la fois étrange et douloureuse.
Pour Miriel, cette ville avait toujours paru immense, imposante, quasi indestructible. La voir dans cet état de désolation était une chose que l'elfe n'aurait jamais cru possible.
Dire qu'il a fallu un météore pour la réduire à ce champ de ruines ! Intéressante, cette histoire de matéria noire. Je me demande si je ne pourrais pas la ramener sur Arda et l'utiliser pour détruire juste le Mordor… pensa Miriel, essayant de se remonter le moral en imaginant une idée dingue.
« Qu'est-ce qui vous fait sourire ? » demanda Vincent.
Miriel se tourna vers son compagnon. Tous deux étaient assis dans un hélicoptère du WRO survolant les ruines. L'appareil devait les déposer à l'entrée des ruines, au bout de l'autoroute reliant les ruines à Edge.
« Rien, je pensais à autre chose », éluda la jeune fille.
Vincent plissa les yeux, mais s'abstint de répondre. Miriel sentait sa méfiance. Il doutait qu'elle soit de bonne foi et l'aide dans sa mission.
Mais la jeune fille devait avouer que ses doutes étaient fondés. Elle avait pris part à cette mission uniquement pour faire plaisir à Reeve.
L'hélicoptère les déposa au bord du pont de l'autoroute. Miriel vit qu'un cratère s'était formé près de la bordure, comme si quelqu'un y avait posé des explosifs et des feux d'artifice.
« Que cherche-t-on, exactement ? » demanda Miriel.
« J'ai trouvé les trois monstres ici. Il y avait des traces de lutte à l'époque, mais il semble que quelqu'un soit passé derrière moi », dit Vincent en s'agenouillant pour examiner le sol.
Soudain, Miriel se tendit. Brandissant son épée, elle se tourna vers la route. Vincent se redressa en posant la main sur la crosse de son arme. Il se détendit en apercevant les intrus qui avaient alerté la jeune fille. Il doubla la jeune fille et regarda les intrus s'approcher.
Tseng, Reno et Rude apparurent devant eux au milieu de la route.
En les voyant, Miriel se tendit. Elle avait déjà vu les Turks quand elle était jeune. Parfois, quand elle venait faire sa visite médicale annuelle au building Shinra, elle les voyait passer dans les couloirs. Sephiroth lui avait expliqué qu'ils étaient chargés de repérer et recruter les gens ayant du potentiel pour entrer dans le Soldat. Mais ils faisaient aussi des missions spéciales, le genre de mission qui permettait à la Shinra et au Soldat de ne pas se salir les mains.
« Je commençais à croire que tu n'allais plus te manifester ici, Vincent », dit Tseng.
« Je n'aime pas qu'on brouille mes pistes », dit celui-ci en guise de salut.
« Désolé, mais nous enquêtons aussi sur cette affaire de monstres et de disparitions. Ordre du patron. »
« Je ne vois pas le rapport avec la vente de voitures », dit Miriel.
Les trois Turks tournèrent la tête en direction de la jeune fille. Vincent s'écarta légèrement, la faisant apparaître dans leur champ de vision. Tseng parut légèrement surpris, mais reprit vite son expression calme et sérieuse. Rude crispa légèrement les poings. Quant à Reno… Il ouvrit une bouche ronde d'admiration en la voyant.
« Dis donc, t'es drôlement bien accompagné ! Peut-on savoir qui est cette charmante demoiselle ? » dit le Turk en s'approchant avec un sourire aguicheur.
« C'est une amie », répondit Vincent.
« Enchanté, belle demoiselle ! Reno des Turks, pour vous servir ! » dit Reno en lui tendant la main.
« Miriel », répondit simplement la jeune fille en croisant les bras, méfiante.
« Reno, ce n'est pas le moment de draguer », dit Tseng.
« Quoi ? Je ne drague pas, je sympathise avec nos collègues sur cette mission ! » dit le Turk.
« Je ne me rappelle pas avoir reçu d'information affirmant que les Turks allaient aider le WRO sur cette mission », dit Vincent.
« C'était une proposition », dit Tseng.
« Pourquoi vous nous aideriez ? » demanda Miriel.
« La Shinra veut juste aider, pour réparer les fautes du passé. »
« Vous n'aidez pas, vous nous gênez ! » répliqua l'elfe.
« Oh, allez, quoi ! Tous ensemble, on aura plus de chances d'y arriver. Et on pourrait en profiter pour faire plus ample connaissance », dit Reno en collant son épaule contre celle de la jeune fille.
« Si c'est comme ça, j'aime mieux continuer seule ! » dit la jeune fille en reculant avec un sourire acide.
Vincent secoua la tête.
« Faites ce que vous voulez, nous irons de notre côté », dit-il en faisant un signe de tête à sa compagne.
Miriel s'empressa de le suivre en direction des ruines. Ils marchèrent en silence à travers les routes et les maisons délabrées. Mais la jeune fille entendait les Turks dans son dos, au loin.
« Ils nous suivent », dit-elle tout bas.
« Je sais. Tant pis », répondit Vincent sur le même ton. « Au fait, pourquoi vous étiez si désagréable avec eux ? On dirait que vous leur en vouliez. »
Miriel baissa les yeux. En effet, elle avait un contentieux personnel avec eux, surtout Tseng. Le jour où la Shinra avait voulu l'enlever, quand elle avait dix ans, Tseng menait un commando de fantassins chargés de la capturer.
La grille disparut, puis la porte de l'ascenseur s'ouvrit.
« Parfois, j'adore ton anneau ! » dit Genesis en frottant affectueusement la chevelure de la fillette.
« Eh, ne me décoiffe pas ! » dit Miriel en riant.
Mais ils n'eurent pas le temps de faire un pas vers l'appareil que soudain, des coups de feu retentirent. Le panneau de contrôle explosa.
Les trois amis se retournèrent. Un groupe de miliciens de la Shinra leur faisait face, avec à leur tête Tseng.
« Désolé, messieurs, mais votre voyage s'arrête ici. Donnez-nous l'enfant et il ne vous sera fait aucun mal. C'est elle, notre mission. Pas vous », dit le Turk.
Genesis se posta devant ses amis, tandis qu'Angeal posa les mains sur les épaules de Miriel et la fit doucement reculer.
« Alors là, tu rêves, Tseng », dit Genesis en brandissant son épée.
Les miliciens armèrent leurs fusils. Tseng poussa un soupir.
« Je vois, vous ne nous laissez pas le choix… »
« C'est une longue histoire… Et je n'ai pas très envie d'en parler, surtout ici, dans ces ruines qui me rappellent déjà tant de souvenirs douloureux », soupira la jeune fille.
Vincent s'arrêta et fronça des sourcils.
« C'est quoi, ça ? » dit-il en pointant la ceinture de Miriel.
Celle-ci suivit son regard et vit qu'une lueur bleue s'échappait de son fourreau. La jeune fille dégaina son épée. La lame luisait !
Avant que l'un d'eux n'eut le temps de réagir, des tôles de métal et des lambeaux de tissus se soulevèrent du sol et une bande d'orques les encercla en les menaçant de leurs armes.
Vincent et Miriel réagirent aussitôt et engagèrent le combat. L'ex-Turk dégaina son fusil et se mit à tirer sur les monstres. Mais ils étaient nombreux et parfois, les balles ne touchaient pas des endroits vitaux. D'autres continuaient de sortir du sol. L'un d'eux jaillit tout près de ses pieds et tenta de l'attraper. Vincent n'eut d'autre choix que de bondir pour l'esquiver.
De son côté, Miriel fauchait tous les orques qui avaient l'audace de s'approcher d'elle. Elle venait d'en décapiter un petit qui émettait des cris de poule étranglée, quand un autre, particulièrement massif, vêtu d'une armure couverte d'ossements, s'approcha d'elle.
La jeune fille comprit à son armure qu'il devait être un gradé parmi les siens. Il brandit une espèce de massue en os, dont les arrêtes pointues ressemblaient à des ossements de colonne vertébrale.
Miriel para l'attaque de sa masse avec son épée. Leurs armes coincées, les deux combattants se retrouvèrent face à face.
« Une elfe ! Ici ! Je vais me faire un plaisir d'arracher ta jolie peau. Tes os me serviront à faire un beau collier ! » dit l'orque en voyant ses oreilles.
L'elfe lui donna un violent coup de pied dans le ventre, l'obligeant à reculer. L'orque revint à la charge en balayant l'espace de son arme.
Miriel esquiva la première attaque, mais un orque tenta de la frapper dans son dos. La jeune fille sortit une dague de sa botte gauche et, sans se retourner, l'enfonça dans le crâne du monstre, entre les deux yeux.
Puis elle plongea vers l'orque folle d'os, comme elle venait de le baptiser, et le frappa à l'épaule. Son épaulette en os se brisa net, et la lame de son épée se coinça dans l'épaule du monstre, faisant gicler du sang.
Elle essaya de la dégager, mais l'orque saisit l'arme de sa main libre et la frappa avec sa masse de l'autre. La jeune fille essaya de s'esquiver sur le côté, mais l'arme la blessa à la cuisse.
Grimaçant de douleur, Miriel bondit en arrière. Son épée glissa de la blessure du monstre, arrachant un cri à ce dernier.
« Miriel, attention ! » cria Vincent.
La jeune fille sentit le vide sous ses talons. Catastrophée, elle réalisa qu'elle était arrivée près du bord d'un gouffre qui donnait sur les ruines des Taudis en contrebas !
Profitant de sa position instable, l'orque lui donna un nouveau coup de massue. Miriel le para avec son épée, mais le coup l'envoya valser dans le vide.
La jeune fille entendit à peine le cri de Vincent. Elle chuta dans le vide.
Heureusement, elle traversa une toile d'étal de marché qui amortit légèrement sa chute avant de toucher le sol. La douleur fut quand même perceptible.
Grimaçant, Miriel se redressa en se massant le dos. Elle leva la tête vers le haut. Les échos du combat ne lui parvenaient plus. Vincent devait en avoir fini avec ces monstres. Du moins, elle l'espérait.
Soudain, un bruit de pas retentit dans son dos. Affolée, la jeune fille se dépêcha de se cacher derrière le mur d'une maison détruite.
« Qui est là ? » dit une voix.
Miriel se figea net en l'entendant. Cette voix, elle l'aurait reconnue entre mille. C'était lui.
Sephiroth.
Miriel se pencha légèrement au-delà du mur et le vit. Il lui tournait le dos, elle pouvait voir sa longue chevelure argentée. Armé de Masamune, il portait toujours le même manteau noir qu'autrefois.
Miriel inspira profondément, puis sortit de sa cachette. En silence bien sûr, car elle était une elfe. Alors, elle prit la parole.
« Je suis là. »
Sephiroth se retourna avant même qu'elle ait fini sa phrase, et la menaça de son sabre. Il parut surpris en la voyant, puis fronça des sourcils.
« Qui êtes-vous ? »
Miriel ouvrit la bouche pour répondre, quand elle eut une autre idée. Doucement, elle leva la main et tira sur le col de son pull, révélant son pendentif de matéria.
Sephiroth reconnut le bijou et leva des yeux ronds de surprise vers la jeune femme. Un souffle de vent écarta les mèches brunes de son visage, révélant ses oreilles pointues.
« Miriel… ? » dit-il sans y croire, en abaissant légèrement son sabre.
« Im gelir ceni ad lín, Sephiroth ! » dit la jeune fille, d'une voix émue.
Les derniers doutes quittèrent l'esprit de l'ex-Soldat. Miriel lui avait enseigné l'elfique, elle seule maîtrisait cette langue en ce monde et il n'avait pas oublié les rudiments depuis tout ce temps.
Sitôt Masamune complètement baissée, la jeune fille sauta au cou du jeune homme et le serra fort contre elle. Sephiroth n'hésita qu'une brève seconde avant de lui rendre son étreinte.
Miriel sentit les larmes couler le long de ses joues. Combien de fois n'avait-elle pas rêvé cet instant ? En cet instant, les histoires d'Angeal sur Jenova et tout le reste avaient quitté son esprit. Elle était juste heureuse de revoir celui qui l'avait élevée comme sa fille pendant six ans dans ce monde. Il était là, vivant et dans ses bras.
Sephiroth n'en revenait pas non plus, mais pourtant elle était bien là. Il reconnaissait son odeur qui évoquait la forêt après la pluie, ses cheveux qui changeaient de couleur selon la lumière, passant constamment de la couleur brune à celle dorée ou argentée, et son aura douce et lumineuse qui semblait le réchauffer tandis qu'il la serrait contre lui.
Tous deux restèrent enlacés un long moment, comme si cela pouvait rattraper les années de séparation qu'ils avaient endurées.
Soudain, des cris d'orques retentirent dans le lointain. Aussitôt, tous deux se séparèrent. Sephiroth lança un regard menaçant dans la direction d'où provenaient les cris, puis fit un signe de tête à la jeune fille.
Saisissant le message, elle le suivit en silence à travers les ruines de Midgar, loin des cris des monstres.
Aucun des deux ne remarqua, sur le toit d'une maison au-dessus d'eux, Vincent Valentine qui les observait, son fusil à la main.
