Merci à Juliefanfic, Cihanethyste, Monaysa et Orellia pour leurs reviews.

Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.

Traduction :

Togo han dad : Abattez-le

Dago han : Tuez-le

Bonne lecture !


La bataille du Gouffre de Helm

Le silence était à couper au couteau.

Sephiroth avait déjà connu cette ambiance, la veille d'une bataille pendant la guerre de Wutaï. À cette époque, il se battait juste pour suivre les ordres, pour la Shinra.

Mais là, c'était différent. Il avait des amis et une fille à protéger. Une cause juste à défendre.

Les hommes étaient alignés sur les différents du bastion et le long de la muraille du Gouffre de Helm.

Il faisait nuit, le vent soufflait en émettant un son lugubre. Bientôt, le martèlement lointain des troupes de Saroumane retentit.

Les premières torches percèrent l'horizon obscur. Miriel et Legolas aperçurent plus distinctement que les autres les lignes d'Urukhaïs qui s'avançaient. C'était étonnant de voir ces hideuses créatures avancer de façon si droite et disciplinée, contrairement aux orques ordinaires, qui avaient une démarche très maladroite et claudiquante, en grognant et sifflant.

Debout à côté de Legolas, parmi les archers, Gimli avait du mal à tenir en place. Il avait beau s'être placé devant un créneau, le sommet de son casque dépassait à peine l'ouverture.

« Raaaah ! Vous auriez pu choisir un meilleur endroit ! » dit le nain.

Miriel et Legolas restèrent immobiles, mais se permirent un léger sourire amusé. Aragorn arriva bientôt près d'eux.

« Mon ami, quelle que soit votre chance, espérons qu'elle vous fera passer la nuit », dit le nain.

Un coup de tonnerre retentit. Un éclair illumina brièvement le bastion.

« Vos amis sont avec vous, Aragorn », dit Legolas.

« Pourvu qu'ils passent la nuit », dit Gimli.

Aragorn hocha la tête, puis se dirigea vers les archers de Nùrnen. Lithariel se tenait devant la ligne de guerriers, regardant l'ennemi approcher. Elle jeta un bref regard à Aragorn, puis regarda de nouveau devant elle.

Postés près des guerriers défendant l'entrée principale du bastion, Sephiroth et Boromir levèrent brièvement les yeux au coup d'éclair suivant. Bientôt, de la pluie se mit à tomber.

Génial ! Il ne manquait plus que ça, pensa Sephiroth en soupirant.

Personne ne bougea. La pluie se mit à dégouliner le long de la chevelure, le visage et les armures de chacun, mais tous restèrent de marbre tandis que l'armée ennemie approchait.

Arrivés à une bonne cinquantaine de mètres de la muraille, les urukhais s'arrêtèrent. Quelques-uns émirent des grognements.

Gimli prit appui d'une main sur le mur, l'autre sur sa hache, et se mit à sauter pour tenter de voir par-dessus le balcon.

« Qu'est-ce qui se passe, là-bas ? »

« Dois-je tout vous décrire… ou vous trouver un marchepied ? » dit Legolas.

Le nain émit un ricanement.

Les grognements firent bientôt place à une clameur générale de la part des monstres. Tous se mirent à marteler le sol de leurs lances, certains se cognèrent la poitrine de leur poing en criant et en montrant les dents.

Aragorn dégaina son épée. Boromir, Sephiroth et Lithariel et firent de même.

Les hommes encochèrent des flèches à leurs arcs et se mirent en position de tir. Mais nul ne bougea du côté des deux armées.

Sephiroth jeta un coup d'œil inquiet aux archers. Les urukhais leur mettaient la pression pour les faire craquer. Et si jamais l'un des humains faiblissait et faisait le premier geste ?

Comme si sa pensée était juste, une flèche jaillit d'un des murs et toucha un urukhai.

« Attendez ! » cria Aragorn.

Le silence général tomba. Puis, dans un gémissement, l'uruhai touché lâcha sa lance et tomba dans la boue.

Aussitôt, l'attitude des urukhais changea. Ils se mirent à pousser de féroces hurlements puis, tendant leurs lances en avant, ils se mirent à courir vers le bastion.

« La bataille commence », dit Théoden.

« Parez à tirer ! » cria Aragorn.

Les archers obéirent et tendirent davantage la corde de leurs arcs.

« Leur armure a une faille au cou et sous les bras… » dit Legolas.

« Décochez les flèches ! » cria Lithariel à ses hommes.

L'armée de Nùrnen s'exécuta. Les flèches humaines fendirent l'air et frappèrent plusieurs ururkhaïs en première ligne.

« Ils ont touché quelque chose ? » demanda Gimli.

Ignorant leurs frères tombés au combat, d'autres urukhaïs les dépassèrent et foncèrent vers la muraille.

« Envoyez-leur une volée ! » dit Théoden.

« Tirez ! » cria Gamelin.

Une nouvelle volée de flèches frappa l'armée urukhaï.

« Amenez-les-moi ! Allez ! » dit le nain en brandissant fièrement sa hache.

Mais bientôt, malgré les pluies de flèches, les monstres atteignirent le mur et là, ils dressèrent des échelles pour grimper.

« Échelles ! » cria Aragorn.

« Bien ! » cria Gimli.

Une fois en haut, les urukhaïs chargèrnet.

« Les épées ! Les épées ! » ordonna Aragorn.

L'ordre fut immédiatement exécuté. Hélas, plusieurs soldats tombèrent, mais d'autres parvinrent à tuer les premiers assaillants. Gimli fut quasiment le premier à en tuer un avant même qu'il eût posé le pied sur le chemin de ronde. Mais d'autres urukhaïs continuaient de grimper le long des échelles, comme des cafards.

Miriel abandonna son arc et passa à l'épée. Elle s'était mise d'accord avec Sephiroth avant la bataille : ils n'utiliseraient la magie qu'en cas d'extrême urgence, pour économiser leurs forces.

Elle en aperçut un qui tuait tous ceux qui l'entouraient en envoyant des coups d'épée puissants autour de lui.

Gimli apparut soudain en une glissade juste sous lui et le frappa avec son épée en plein ventre.

Il se redressa et cria :

« Legolas ! Et de deux ! »

« Et moi, j'en suis à dix-sept ! »

« Hein ? Ah non, je ne laisserai pas oreilles pointues me dépasser ! »

Le nain se remit à frapper et cogner avec ardeur. Legolas tira deux autres flèches, puis annonça son score : « Dix-neuf ! »

Miriel préférait mentalement noter le nombre d'ennemis qu'elle tuait, dans l'espoir que ce serait une sacrée surprise pour ses adversaires, une fois la bataille finie.

Elle finit par en avoir assez de ces échelles et décida d'user de la magie.

« Legolas ! Couvre-moi ! » dit la jeune fille.

Le prince obéit et se mit à tirer les urukhaïs plus proches d'eux. Miriel tendit sa main devant elle en essayant d'étendre son regard sur toute la muraille. Elle toucha en esprit chaque échelle, puis exécuta une poussée mentale. Elle sentit les échelles bouger, mais pas tomber. Les urukhaïs les rendaient lourdes ! Elle entendit soudain un grognement dans son dos. Elle se retourna et vit un urukhaï levant son épée pour la tuer.

Une flèche se planta net dans son crâne. Elle se tourna vers Legolas qui, bien qu'il avait pu la sauver, semblait choqué par ce qui s'était passé.

« Merci… » dit la jeune fille.

« Je crois savoir ce que tu voulais faire, mais oublie. Il faut s'en tenir à la stratégie de départ, pour l'instant ! » dit le prince.

« D'accord… »

Elle reprit donc le combat normalement avec les autres.

« Dix-huit ! Dix-neuf ! Vingt ! Vingt-et-un ! Vingt-deux ! Et vingt-trois… ! » dit Gimli, debout sur le bord de la muraille à quelques mètres d'eux.

Plus près de la porte, Sephiroth et Boromir tuaient les urukhaïs arrivant via les échelles, et qui voulaient arriver aux portes pour les ouvrir.

Boromir venait d'en décapiter un quand Sephiroth surgit derrière lui et trancha la tête de trois qui arrivaient à la chaîne. Il en eut assez et, d'un bon coup d'épée, trancha le haut de l'échelle avec les crochets de métal qui la maintenaient sur le mur.

Aussitôt, elle glissa sur le côté puis tomba au sol, avec tous les monstres accrochés dessus.

Se redressant, Sephiroth nota un détail plus loin de l'endroit où était tombée l'échelle : le pont menant à la porte était recouvert d'une flopée d'urukhaïs qui, protégés par des boucliers, se rapprochaient des portes.

Il siffla en direction de la muraille où se trouvait la ligne d'archers. Aragorn reçut son signal et cria aux archers de concentrer leurs tirs sur la chaussée. Même si plusieurs monstres tombèrent, d'autres prirent la relève. Bientôt, plusieurs tenant un bélier atteignirent la porte et se mirent à cogner.

Depuis l'entrée du bastion, Théoden eut un sourire méprisant.

« Est-ce là tout ? Est-ce tout ce que peut faire votre magie, Saroumane ? »

Ce que nul n'avait remarqué, c'était qu'un petit groupe d'ururkhaïs transportant de grosses boules en acier atteignirent l'égout de la muraille. Bientôt, un autre urukhaï armé d'un flambeau apparut, fonçant vers la grille. Les soldats urukhaïs lui firent un passage en poussant des cris d'encouragement dans leur langue. Voyant le danger, Aragorn héla le prince elfe.

« TOGO HAN DAD, LEGOLAS ! »

Le prince elfe tira une première flèche pour l'abattre. Elle atteignit sa cible, mais le monstre poursuivit sa course.

« DAGO HAN ! DAGO HAN ! » scanda Aragorn.

Legolas visa plus soigneusement, espérant cette fois l'atteindre à un point mortel. Mais la deuxième flèche ne servit à rien. Sephiroth décida d'agir. Il bondit du mur et tomba en contrebas.

« SEPHIROTH ! » cria Boromir.

Mais Sephiroth n'écoutait rien. En un deuxième puissant bond, il arriva devant la bouche d'égout et empala l'urukhaï avec Masamune. Ce dernier ne s'arrêta pourtant pas et fonça droit devant, glissant le long de la lame qui le transperçait.

Stupéfait par ce geste, Sephiroth ne réagit pas assez tôt et fut propulsé en arrière avec le monstre, droit vers les bombes.

« SEPHIROTH ! » hurla Aragorn, réalisant ce qui se passait.

« PAPA ! » hurla Miriel, assistant avec horreur à la scène depuis la muraille.

Une puissante explosion fit sauter la muraille, créant une brèche.

L'explosion-là fut si puissante que plusieurs soldats furent projetés dans les airs, ainsi que des monstres. D'autres, restés sur la partie intacte de la muraille furent projetés au sol par le souffle de l'explosion.

Sephiroth apparut bientôt, allongé au sol, près d'un tas de décombres. Son manteau avait cramé à plusieurs endroits, et sa tempe saignait abondamment.

Ouvrant les yeux, il se redressa maladroitement. Ses oreilles sifflaient, il entendait à peine. Mais son ouïe revint vite. Tout en passant la main sur les yeux pour essuyer le sang, il vit que des urukhaïs fonçaient vers la brèche, avec lui juste au milieu !

Chancelant, il s'appuya sur Masamune pour se redresser quand il vit Aragorn allongé près de lui. Évidemment, il se trouvait sur la partie de la muraille qui avait explosé.

Il se dépêcha de le rejoindre et le secoua. Le rôdeur ouvrit les yeux à son tour et mit plus de temps à se relever.

« SEPHIROTH ! ARAGORN ! » cria Gimli.

Les deux hommes levèrent la tête. Le nain sauta de la muraille et atterrit sur les urukhaïs qui leur arrivaient dessus.

« GIMLI ! » cria Aragorn.

Gimli se redressa vaillamment et se mit à tuer des monstres, mais l'un d'eux parvint à le frapper au visage et le fit tomber dans l'eau boueuse. Sephiroth arma sa matéria Feu avec une Tout et envoya plusieurs boules de feu. Elles tuèrent la moitié du peloton d'urukhaïs qui leur arrivait dessus.

Lithariel apparut soudain derrière eux avec un peloton d'archers de Nùrnen et cria des ordres.

« TIREZ ! » cria-t-elle.

Les flèches se plantèrent dans les corps des derniers urukhaïs, tandis que bientôt, une autre vague apparut, plus loin.

« CHARGEZ ! » cria Aragorn.

Tous les soldats dégainèrent leurs armes puis foncèrent dans le tas, Aragorn en tête du groupe. Leurs armes heurtèrent les lances des urukhaïs. Certains hommes furent empalés, d'autres comme Aragorn, Sephiroth et Lithariel purent se frayer un chemin et affronter les monstres face à face. Resté en haut du mur, Legolas attrapa un bouclier traînant au sol puis le fit glisser devant lui. Il sauta dessus et, telle une planche de surf, il s'en servit pour descendre les escaliers en tirant des flèches sur les urukhaïs. Arrivé en bas, il sauta du bouclier qui alla se planter dans la gorge d'un monstre. Le prince dégaina ses dagues et passa au corps-à-corps.

Miriel les rejoignit en courant et se remit au combat à l'épée avec eux. Arrivée près de Sephiroth, elle transperça un orque puis jeta un regard furibond au jeune homme.

« Si jamais on s'en sort, je te tue, crétin ! » dit la jeune fille.

« Arrange-toi pour rester en vie jusqu'au bout, alors ! » répliqua son père.

Puis ils reprirent le combat. Cela sembla durer des heures. Les têtes ne cessaient de tomber des deux côtés, tant tout le monde se battait avec rage. Soudain, des cris retentirent depuis le bastion.

« ARAGORN ! LITHARIEL ! SORTEZ VOS HOMMES DE LÀ ! REPLIEZ-VOUS SUR LE BASTION ! » cria Gamelin.

Aragorn donna l'ordre de repli. Tous obéirent sans faire d'histoires, sauf Gimli. Legolas et Sephiroth durent chacun l'attraper par un bras pour l'entraîner vers le bastion.

« Qu'est-ce que vous faites ?! Pourquoi on arrête de se battre ? » cria le nain en battant furieusement l'air des pieds.

Aragorn, Sephiroth, Miriel, Gimli et Lithariel coururent en direction des portes du bastion. Les urukhaïs avaient franchi la première muraille, mais les portes de la forteresse étaient encore closes.

Le groupe rejoignit bientôt les rohirrims qui tentaient de repousser les urukhaïs. Ceux-ci avaient réussi à faire une brèche dans la porte. Théoden se trouvait en première ligne, aidant les hommes à repousser les monstres qui tentaient d'entrer. Mais bientôt, une lance ennemie le toucha.

Gamelin dut le conduire un peu en retrait. Aragorn et ses compagnons accoururent et tentèrent d'aider les rohirrims. Miriel se précipita auprès de Théoden et lui jeta un sort avec sa matéria de soin avant de rejoindre ses compagnons.

« Combien de temps il vous faut ? » cria Aragorn au roi.

« Autant que vous pouvez m'en donner ! » dit le roi.

Le rôdeur hocha de la tête puis fit signe au nain et à Sephiroth de le suivre, tandis que d'autres rohirrims se ruaient sur la porte pour repousser l'envahisseur.

Aragorn les conduisit par un passage sur le côté menant à une porte dérobée, un peu éloignée de la chaussée. Le rôdeur se pencha pour regarder les urukhaïs, qui essayaient toujours de forcer la porte.

« Allez ! On peut les avoir ! » dit Gimli, confiant.

Aragorn se tourna vers lui.

« Ils sont très loin. »

Le nain parut hésiter. Il ouvrit la bouche, la referma, puis dit platement : « Lancez-moi. »

Sephiroth et le rôdeur regardèrent Gimli comme s'il était fou.

« Pardon ? » dit Aragorn.

« Je ne peux pas sauter d'aussi loin, alors lancez-moi ! »

Le rôdeur acquiesça, puis passa un bras autour des épaules du nain. Mais ce dernier l'arrêta d'un geste de la main puis lança un regard inquiet aux deux hommes.

« Ne le dites pas aux elfes ! »

« Pas un mot », promit Aragorn.

« C'est juré », dit Sephiroth.

Puis, sans plus de cérémonie, les deux hommes le saisirent chacun par un bras et le propulsèrent droit sur le pont. Le nain y atterrit comme une bombe et se mit à tuer des urukhaïs. Aragorn et Sephiroth sautèrent à leur tour pour lui prêter main-forte.

Enfin débarrassés de la menace immédiate, les rohirrims purent ériger une muraille de fortune avec des planches et des poutres pour colmater la brèche dans la porte.

Boromir tira Miriel et Legolas en arrière puis les mena en haut, juste au-dessus de la porte, avec des cordes dans les mains.

Tandis que Legolas en attachait une à un rocher dans le mur, Boromir en fit de même avec la deuxième. Miriel prit les deux rouleaux de corde et se pencha vers le vide.

« Aragorn ! Seph ! Grimpez, vite ! »

Comprenant qu'ils n'avaient plus rien à faire là, Sephiroth et Aragorn agrippèrent chacun une corde. Le rôdeur prit Gimli avec lui puis se laissa remonter par Legolas, Miriel et Boromir, tandis que Sephiroth grimpa de lui-même le long de sa corde.

Arrivés en haut, tous coupèrent les cordes pour empêcher les urukhaïs de suivre.

Soudain, un nouvel ordre de repli résonna.

« Repliez-vous ! Repliez-vous ! Il y a une brèche dans la forteresse ! Tous au bastion, repliez-vous ! »

Les derniers combattants n'eurent d'autre choix que d'obéir et de courir vers le fort.

Les urukhaïs forcèrent les dernières brèches et s'engouffrèrent dans la forteresse.