Merci à Luna dans les Etoiles, Cihanethyste, Monaysa et Orellia pour leurs reviews. Grâce à vous, j'ai dépassé les 100 reviews en un temps record !

Vous avez toutes reviewé si vite et bien que j'ai décidé, pour vous faire plaisir, de publier le chapitre suivant en avance. Vous avez du bol, il était déjà à moitié écrit dimanche. En fait, le chapitre de la bataille du Gouffre de Helm devait comporter celui-là aussi, mais ça faisait trop gros d'un coup, alors j'ai décidé de couper en deux et voilà !

Et merci à Kageno Koibito d'avoir mis ma fic en Alert et Favoris.

Disclaimer : Le Seigneur des Anneaux ne m'appartient pas, il est à Tolkien. Et Final Fantasy 7 est à Square Enix.

Bonne lecture !


En quoi avons-nous foi ?

Au Gondor, dans les ruines d'Osgiliath…

Frodon désespérait. Le capitaine Faramir était insensible à ses suppliques et bien déterminé à l'emmener à Minas Tirith pour donner l'Anneau à l'intendant Denethor.

Près de lui, Sam et Gollum étaient également entraînés par les rôdeurs à travers Osigiliath. Le Mordor assiégeait la forteresse, des pierres tombaient du ciel, détruisant des murs, des colonnes et des bâtiments déjà à moitié détruits.

Soudain, un petit escadron de rôdeurs arriva à la rencontre du groupe de Faramir.

« Nous ne pourrons tenir le siège plus longtemps, ils sont trop nombreux ! » dit leur meneur, un homme âgé.

Soudain, une pierre passa au-dessus d'eux en sifflant et s'abattit sur un bâtiment dans leur dos. Des décombres leur foncèrent dessus, quand un bouclier invisible se forma et fit tomber les rochers sur le côté.

Faramir se tourna vers quelqu'un au loin et poussa une exclamation.

« Vous en avez mis du temps, Genesis ! » dit-il à celui qui avait accompli ce tour.

« Désolé, j'étais un peu débordé ! »

Frodon et Sam froncèrent des sourcils. L'homme qui avait répondu et courait vers eux était différent des rôdeurs et des soldats du Gondor.

Il portait un étrange manteau rouge, et un uniforme que les Hobbits n'avaient jamais vu. Il portait une épée de la même couleur dans sa main. Même ses cheveux couleur de feu détonnaient avec ceux des gondoriens qui étaient tous bruns. Sentant leur regard, le jeune homme posa ses yeux d'un bleu électrique sur eux en fronçant des sourcils.

« Faramir ? Qui sont-ils ? » demanda le jeune homme, fronçant le nez de dégoût à la vue de Gollum.

« Menez ces deux-là à mon père, dit-il en désignant Sam et Frodon. Dites-lui que Faramir lui envoie un magnifique présent. Une arme qui changera le cours de l'histoire du Gondor dans cette guerre », dit Faramir avec fierté.

Le jeune homme roux fronça des sourcils, mais obéit et s'approcha des semi-hommes. Les rôdeurs poussèrent ceux-ci vers lui, quand Sam se tourna brutalement vers Faramir.

« Vous voulez savoir ce qui est arrivé à Boromir ? Vous voulez savoir ce qui s'est passé avec votre frère ? Il a essayé de prendre l'Anneau à Frodon. Il a essayé de le tuer ! Après avoir fait le serment de le protéger ! L'Anneau a rendu fou votre frère ! » martela Sam.

Le silence suivit cette déclaration pendant quelques secondes, quand quelqu'un hurla : « ATTENTION ! »

Une pierre tomba sur une tour près du groupe, obligeant chacun de ses membres à reculer. Seul Frodon n'avait pas réagi. Il semblait en transe, le regard perdu dans le vide.

« Monsieur Frodon ? » demanda Sam.

« Ils sont ici… Ils arrivent » dit le semi-homme.

Soudain, des hurlements stridents retentirent.

« LES NAZGÛLS ! » cria Faramir.

Les spectres, montés sur des chauve-souris géantes, fondirent sur le champ de bataille. Leurs montures piquèrent au ras du sol et remontèrent avec des hommes dans leurs griffes, qu'elles laissèrent retomber dans le vide.

Faramir saisit les Hobbits par les cols de leur cape et fit signe à Genesis de le suivre. Ce dernier les suivit jusqu'à une maison qui n'était pas encore détruite.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

Sitôt enfermés dans le bastion, les hommes s'étaient précipités pour barricader la porte. En plus de la poutre utilisée habituellement pour bloquer les battants, ils avaient ajouté des bancs pour les bloquer. Les tables servant à se nourrir ou écrire furent renversées, leur contenu se brisant au sol, avant d'être entassées devant les portes pour mieux les bloquer.

Les deux seules personnes qui ne participaient pas à l'effort général étaient Théoden et Gamelin.

« La forteresse est tombée ! Tout est fini », dit le roi.

Occupé à appuyer de tout son poids avec d'autres hommes contre la barricade, Sephiroth se tourna vers le roi avec l'envie furieuse de lui mettre son poing dans la figure.

Aragorn et Legolas se précipitèrent pour prendre un banc.

« Vous avez dit que cette forteresse ne tomberait pas tant que vos hommes la défendraient ! Ils sont morts en la défendant. Et ils la défendent encore ! » dit le rôdeur en lâchant un banc, furieux.

Une fois la porte suffisamment bien barricadée, les guerriers reculèrent. Aragorn se tourna vers la porte menant à l'accès aux grottes.

« N'y a-t-il pas un autre moyen pour faire sortir les femmes et les enfants ? » demanda Aragorn à Gamelin.

Ce dernier fixait son roi dépressif.

« Existe-t-il une autre issue ? » insista le rôdeur, à bout.

« Il existe un passage. Il conduit dans les montagnes. Mais ils n'iront pas loin, les urukhaïs sont trop nombreux » finit par répondre Gamelin.

Un nouveau coup contre la porte retentit.

« Ça ne tiendra pas longtemps ! » dit Miriel.

Fatigué, Sephiroth baissa la tête. Il avait arrêté de saigner, mais l'explosion l'avait bien affaibli. Tout son corps était en pleine régénération, mais il ne pouvait arrêter le combat.

Miriel était à bout, elle se tenait adossée au mur et avait les yeux fermés. Legolas se tenait près d'elle, adossé au mur lui aussi avec une expression douloureuse sur le visage. Lithariel était affalée par terre, son épée serrée dans son poing et les yeux fermés. Elle semblait faire un effort pour ne pas s'évanouir. Boromir se tenait debout près d'elle et serrait les poings de frustration, ses yeux fixés sur la porte qui tremblait sous les assauts des urukhaïs. Appuyé sur sa hache, Gimli avait la tête baissée, l'air défait.

Ils étaient tous à bout, et pas que physiquement.

« Dites aux femmes et aux enfants de l'emprunter. Et barricadez l'entrée ! » dit Aragorn en poussant Gamelin vers l'entrée des cavernes.

« Tant de morts. Mais que peuvent les hommes face à tant de haine ? » demanda Théoden.

Aragorn s'approcha de Miriel et ses compagnons.

« Sephiroth, Miriel, vous pouvez lancer des sorts de soin sur tous les blessés en quelques minutes ? »

Surpris par cette question, Sephiroth baissa les yeux vers son bras où brillaient faiblement des matérias, puis hocha de la tête.

« Oui, on peut… » dit Miriel, ne voyant pas où il voulait en venir.

« Bien, alors faites-le vite… Pendant ce temps, Lithariel, Boromir, dites aux hommes d'aller chercher les chevaux. »

« Compris », dit le capitaine du Gondor tout en aidant la princesse Nùrnen à se redresser.

Aragorn prit l'air résolu puis se tourna vers le roi.

« Venez avec moi. Venez à leur rencontre. »

Théoden s'approcha.

« Pour la mort et la gloire. »

« Pour le Rohan. Pour votre peuple ! » répliqua le rôdeur.

Sephiroth haussa les sourcils en entendant ces mots.

« Le soleil se lève », dit Gimli.

Aragorn leva la tête vers l'une des meurtrières de la forteresse. En effet, les rayons de l'astre du jour perçaient à travers l'ouverture. Les paroles de Gandalf lui revinrent à l'esprit.

« Attendez ma venue à l'aube du 5e jour. À l'aube, regardez à l'est. »

Le jeune homme baissa les yeux et s'aperçut que Théoden s'était approché de lui avec l'air de quelqu'un qui sort d'un cauchemar.

« Oui. Oui ! Le Cor de Helm, mes amis… va retentir dans le Gouffre… une dernière fois ! » dit-il sur un ton ferme.

« Oui ! » dit Gimli, avant de grimper l'escalier menant à la tour où se trouvait le cor.

Une nouvelle secousse fit trembler la porte plus fort. Un des bancs céda sous l'assaut et tomba au sol.

Théoden posa une main sur l'épaule d'Aragorn.

« Voici venue l'heure de tirer l'épée ensemble », dit-il.

Une fois les quelques blessés soignés, chacun monta sur un cheval et, armé de son épée, regarda la porte qui subissait de nouveaux coups.

« Cruauté, réveille-toi ! Qu'importe le sang. Qu'importe la ruine. Et que l'aube soit rouge ! » dit Théoden en mettant son casque.

Le Cor de Helm retentit. Comme s'il avait attendu ce signal, le soleil entra dans le bastion par les meurtrières. Les portes s'ouvrirent, laissant apparaître les monstres de Saroumane.

« En avant, Eorlingas ! » cria Théoden.

Poussant d'ultimes cris guerriers, les cavaliers lancèrent leurs chevaux à l'assaut de l'envahisseur. Ces derniers, déstabilisés par cet ultime acte de bravoure, se laissèrent renverser et piétiner par les chevaux.

Tout en continuant de galoper, les cavaliers frappèrent tous les monstres qui se précipitaient à leur rencontre.

Ils atteignirent bientôt la sortie de la forteresse puis descendirent la chaussée en taillant dans le tas. Les urukhaïs grouillaient autour d'eux, mais nul ne se laissa impressionner et chacun continua de frapper, couper, trancher tous ceux qui osaient s'approcher d'eux.

Soudain, un hennissement retentit depuis le haut de la falaise sur la droite. Tous levèrent la tête et virent Gandalf monté sur Gripoil.

« Gandalf ! » dit Aragorn.

Le magicien hocha de la tête. Toute l'armée ennemie se tourna dans la direction de ce cavalier inattendu.

« Sire Théoden fait face seul », dit Gandalf.

Éomer apparut près de lui.

« Pas seul. Rohirrims ! »

Une véritable armée de cavaliers du Rohan apparut derrière le jeune homme.

« Éomer ! » dit Théoden, heureux.

Sephiroth plissa les yeux en voyant une monture différente des autres en première ligne : un warg. Et il était monté par un nain couvert de cicatrices.

« Torvin ?! » dirent Miriel et Lithariel, qui l'avaient reconnu elles aussi.

« POUR LE ROI ! » cria Éomer, donnant le signal de l'attaque.

Avec des cris de rage, l'armée se mit en branle et descendit la falaise au grand galop. Le bruit des sabots martelant le sol, les cris des hommes et les hennissements des chevaux devint assourdissant. Gandalf brandit haut son bâton. Une puissante lumière en sortit, éblouissant les urukhaïs. La lumière du soleil acheva de les aveugler.

Le choc entre les deux armées fut violent. Le combat reprit de plus belle, mais cette fois, il était mené avec espoir et triomphe.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

« Protégez-les ! Surtout, qu'ils restent bien cachés ! » dit Faramir, avant de courir dans la rue, vers ses hommes.

Genesis fit la moue. Il n'aimait pas l'idée de rester en retrait, mais tant pis. Il se tourna vers les deux semi-hommes et les regarda avec interrogation. D'où sortaient-ils, ceux-là ?

Sam le regardait bizarrement, comme s'il avait une idée de qui il était.

« Vous êtes… Genesis Rhapsodos ? Un ami de mam'selle Miriel ? » dit-il avec espoir.

Surpris, Genesis haussa un sourcil.

« C'est moi, oui. Vous connaissez Miriel ? »

« Oh oui ! C'est notre amie ! Hein, m'sieur Frodon ? M'sieur Frodon ? Qu'est-ce que vous faites ?! »

Frodon s'était brusquement mis en marche vers la sortie, et se mit en marche à travers la rue sans regarder personne.

« Où est-ce que vous allez ?! » cria Sam, affolé.

Ignorant son ami, Frodon monta jusqu'à une muraille et là, il regarda un nazgûl ailé s'approcher de lui. Avec l'air extatique, Frodon présenta l'anneau dans sa direction et tendit le doigt pour le mettre.

Posté un peu plus loin près d'un bâtiment, Faramir aperçut le manège de Frodon et prit l'air stupéfait. Mais enfin, que faisait donc le Hobbit ?

Soudain, Sam apparut derrière Frodon et le ceintura, l'empêchant de commettre l'irréparable.

Genesis surgit devant le nazgûl, son aile noire déployée dans son dos, et lança plusieurs boules de feu sur le monstre et son cavalier. Posté un peu plus loin en arrière, Faramir tira une flèche qui atteignit le monstre à la poitrine.

Genesis regarda le monstre s'enfuir en criant de douleur, puis piqua vers le bas de l'escalier que les Hobbits dégringolaient.

Sitôt en bas, Frodon se redressa et, dans un cri de rage, brandit Dard. Il planta la pointe de son épée sur la gorge de Sam qui, choqué, resta immobile.

Stupéfait, Genesis atterrit à quelques mètres d'eux et les regarda sans comprendre. Son regard se posa sur le bijou qui pendait au cou du Hobbit. Il sentit la magie que dégageait l'objet et fronça le nez. Cela lui rappelait la magie du sorcier noir, qui avait tenté d'enlever Miriel sur Gaïa quand elle était enfant.

« C'est moi ! Votre Sam ! Vous ne reconnaissez plus votre Sam ? » gémit le Hobbit.

Lentement, Frodon reprit ses esprits. Reculant, il lâcha son épée et se laissa aller contre le mur derrière lui en haletant. Il ne pouvait croire lui-même ce qui venait de se passer. Il… Il avait failli tuer Sam. L'espace d'un instant, il avait complètement oublié qui était son ami, celui avec qui il avait grandi en Comté, celui qui était venu plusieurs fois dans son jardin, sous sa fenêtre, pour écouter les histoires que Bilbon lui racontait.

Lentement, Sam se redressa en portant la main à son cou.

« Je n'y arriverai pas, Sam ! » dit Frodon dans un souffle.

« Je sais ! C'est injuste… D'ailleurs, on ne devrait même pas être là ! Pourtant, on y est… » gémit le Hobbit en regardant par une fenêtre le spectre ailé s'éloigner dans les airs.

Il resta quelques secondes silencieux. Le ciel grondait toujours au-dessus du Mordor, mais le nazgûl semblait volontiers s'y diriger, comme si ces ténèbres lui offriraient asile. Sam reprit la parole sans se tourner vers Frodon.

« C'est comme dans les grandes histoires, m'sieur Frodon. Celles qui importaient vraiment. Celles où il y avait danger et ténèbres. Parfois, on ne voulait pas connaître la fin, car elle ne pouvait pas être heureuse. Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était, avec tout le mal qui s'y était passé ? Mais en fin de compte, elle ne fait que passer, cette ombre. Même les ténèbres doivent passer. Un jour nouveau viendra. Et lorsque le soleil brillera, il n'en sera que plus éclatant ! C'était ces histoires dont on se souvenait et qui signifiaient tellement. Même lorsqu'on était trop petit pour comprendre. Mais je crois, m'sieur Frodon, que je comprends… Je sais maintenant que les personnages de ces histoires avaient trente-six occasions de se retourner, mais ils ne le faisaient pas. Ils continuaient leur route parce qu'ils avaient foi en quelque chose. »

« En quoi avons-nous foi, Sam ? » dit Frodon.

Sam jeta un coup d'œil aux autres. Gollum les avait rejoints, les mains toujours liées, mais semblait désemparé. Genesis écoutait en silence, l'air impénétrable. Sam se pencha pour aider Frodon à se relever.

« Il y a du bon en ce monde, monsieur Frodon. C'est pour ça qu'il faut se battre ! »

Genesis baissa la tête. Ce discours lui rappelait tant de choses en lesquelles il avait crues, il y avait fort longtemps… Il avait l'impression d'entendre Angeal, quand ce dernier tentait de les raisonner, lui et Sephiroth, lorsque l'un d'eux perdait foi en une bataille ou un combat trop dur… Ou encore Zack, quand ce dernier l'avait combattu, à l'époque où il était un soldat renégat de la Shinra…

Faramir finit par les rejoindre avec quelques rôdeurs.

« Frodon Sacquet… Je crois qu'enfin, nous nous comprenons », dit-il sur un ton solennel.

L'un des capitaines des rôdeurs s'approcha de lui.

« Vous connaissez les lois de votre pays ! Les lois de votre père ! Vous perdrez la vie si vous les laissez partir ! »

Genesis secoua la tête puis s'approcha en posant une main sur chacun des semi-hommes.

« Inutile d'en arriver là. Moi, je ne suis pas du Gondor. Ces lois ne me concernent pas… Attention, on s'accroche ! »

Ceinturant les Hobbits, il déploya son aile noire et prit son envol. Faramir le regarda s'envoler avec un léger sourire.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

Le plus gros de l'armée de Saroumane avait été vaincu, mais ce qui en restait avait opté pour la fuite loin du Gouffre de Helm.

Les cavaliers vainqueurs voulurent les poursuivre, mais Éomer les arrêta alors qu'ils arrivaient en bordure de la forêt. Une forêt que Sephiroth ne se rappelait pas avoir vue en arrivant ici…

« Restez loin de la forêt ! N'approchez pas des arbres ! » dit le capitaine du Rohan.

Sephiroth ne comprit pas la raison de cet ordre, quand il vit une chose qu'il n'aurait jamais crue possible : les arbres de la forêt se mirent à bouger. On entendit bientôt un concert de craquements et de chocs, ainsi que des cris d'agonie et de souffrance de la part des urukhaïs.

La bataille était finie. Is avaient gagné.

Enfin, tous purent revenir au bastion tranquillement. Les portes des cavernes s'ouvrirent. Aragorn s'approcha d'Eowyn. Cette dernière le regarda avec l'air incrédule puis, folle de joie de le revoir en vie, le serra dans ses bras.

Miriel se tourna vers Legolas. Ce dernier lui sourit et passa un bras autour de ses épaules. La jeune fille se laissa couler contre le prince et noua les bras autour de son cou avant de l'embrasser.

Sephiroth haussa les sourcils. Ce n'était pas un petit bisou, mais il avait déjà donné son feu vert à Legolas pour qu'il sorte avec sa fille, alors…

Il sentit soudain quelqu'un lui donner un coup de coude au niveau de la cuisse. Il vit que Torvin s'était approché de lui sans crier gare.

« Eh bien, général ! On s'endort juste après la bataille ? »

« Ravi de vous revoir aussi, Torvin ! » grinça le jeune homme en passant brièvement la main sur la zone endolorie.

« Eh bien, maître nain ! Où étiez-vous passé ? » dit Lithariel en s'approchant avec un sourire sur les lèvres.

« J'ai atterri au nord du Rohan, au beau milieu du campement de l'armée d'Éomer. Ils ont halluciné en me voyant tomber du ciel en pleine nuit, vous auriez vu leur tête ! Heureusement, Gandalf est arrivé quelques minutes après pour me sauver la mise, même si j'aurais très bien pu me débrouiller tout seul. Et vous, alors ? Vous êtes tous là ? Il ne manque personne ? »

Si, il manquait une personne… Lithariel sentit le malaise de Sephiroth et lui prit doucement le bras.

« Genesis va bien, j'en suis sûre… Nous avons tous atterri à un endroit où nous avons reçu de l'aide. Je suis sûre que les valars veillent sur votre ami, Sephiroth. »

Le jeune homme hésita, puis acquiesça avec un sourire. Lithariel parut surprise.

« Je rêve ou vous acceptez de croire en l'espoir, maintenant ? Vous allez bien, général ? » dit la princesse avec l'air faussement inquiet, en posant une main sur le front du jeune homme.

Boromir et Miriel s'approchèrent avec l'air intrigué par la discussion.

« Eh, allez-y doucement ! Je me suis pris une tonne d'explosifs en pleine face pendant la bataille », dit Sephiroth à la princesse de Nùrnen.

Lithariel fit glisser sa main pour l'enlever, mais le jeune homme la rattrapa et la tint serrée contre sa poitrine. Tous deux se fixèrent un instant, quand le sifflement d'une flèche les sortit de leur intermède.

Ils se tournèrent vers Gimli. Ce dernier se tenait assis sur un urukhaï mort avec une pipe à la main, face à Legolas qui tenait encore son arc tendu vers lui. Une flèche était plantée dans le corps du monstre, pile entre les jambes du nain.

« Quarante-trois ! » dit le prince de Mirkwood, tout content.

« Il était déjà mort ! » protesta Gimli.

« Il bougeait encore. »

« Il bougeait encore… parce que ma hache est plantée dans son système nerveux ! » dit le nain en saisissant le manche de la hache en question, faisant bouger les membres du cadavre.

Boromir éclata de rire face à cette scène, tandis que Miriel et Sephiroth levaient les yeux au ciel.

« Au moins, il y a des choses qui ne changeront jamais. C'est rassurant… » dit Boromir avec un sourire amusé.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

Les Hobbits bougeaient dans les bras de Genesis, essayant de trouver une position confortable malgré les acrobaties du Soldat qui esquivait des pierres de catapulte.

« Waouh ! Eh, doucement ! » dit Sam en plein looping.

« Arrêtez de gigoter ! Je sais ce que je fais », dit Genesis en se redressant.

Frodon était trop soufflé pour parler ou bouger.

« Mais vous venez d'où, comme ça ? Et Miriel ne nous a jamais dit que les gens de Gaïa pouvaient voler ! » dit Sam.

« Je suis… différent. Et vous, comment connaissez-vous Miriel ? Elle va bien ? »

Les Hobbits échangèrent un regard gêné.

« Vous demanderez à Faramir, on lui a déjà tout raconté avant de venir ici », dit Frodon sur un ton las.

Genesis fronça des sourcils, mais n'insista pas. Après un quart d'heure de vol à travers les ruines, il les déposa près d'une bâtisse inondée, avec une ouverture donnant sur un égout.

Faramir se tenait déjà là, avec Gollum toujours en laisse.

« Vous avez fait vite, dites donc ! » dit Genesis en atterrissant avec les Hobbits.

« Je vous l'ai dit : c'est vous qui prenez votre temps », dit le rôdeur sur un ton taquin.

Puis, reprenant son sérieux, il désigna l'entrée aux Hobbits.

« Ces anciens égouts mènent aux abords de la cité. Une fois dehors, vous trouverez refuge dans les bois », dit le capitaine du Gondor.

« Capitaine Faramir… Vous avez prouvé votre valeur, m'sieur ! La meilleure qui soit », dit Sam.

« La Comté doit être un grand royaume, maître Gamegie, où les jardiniers y sont tenus en haute estime », dit Faramir. « Quelle route prendrez-vous, une fois dans les bois ? »

« Gollum dit qu'il existe un passage près de Minas Morgul, qui monte dans les montagnes », dit Frodon.

« Cirith Ungol ? »

Saisissant la créature par le cou, Faramir le coinça contre le mur.

« Est-ce ainsi qu'on le nomme ? »

« Non ! Noooon… Oui ! » gémit Gollum.

« Frodon, on dit qu'une sombre terreur hante les cols de Minas Morgul. N'y allez pas ! »

« Il n'y a pas d'autre chemin ! Le maître veut aller au Mordor, alors nous devons essayer ! »

« Je le dois », confirma le semi-homme.

Lâchant Gollum, Faramir se tourna vers le Hobbit avec une lueur de respect dans les yeux.

« Allez-y, Frodon. Avec toute la bienveillance des Hommes ! »

« Merci. »

Acquiesçant, Frodon s'engagea dans le conduit avec Sam. Faramir saisit à nouveau Gollum par le cou.

« Puisse la mort te saisir rapidement si jamais il leur arrive quoi que ce soit ! »

Une fois relâché, Gollum lui lança un regard mauvais avant de suivre les Hobbits dans le passage.

« Pourquoi j'ai l'impression que vous commettez une erreur en les laissant partir avec cette horreur ? » dit Genesis, les bras croisés.

« Vous voulez les suivre ? Je vous ai déjà dit que vous étiez libre de partir, malgré les paroles de mon père à Minas Tirith », dit Faramir avec une note d'amusement dans la voix.

Genesis haussa des épaules et fit volte-face avec l'air blasé.

« Et vous laisser gérer seul la pagaille qui règne ici ? Vous ne tiendriez pas une journée sans mon aide ! »

Puis, sans laisser à Faramir le temps de répondre, il s'envola. Le rôdeur le regarda s'éloigner en souriant, puis s'éloigna à son tour en secouant la tête.

Cela ne faisait que quelques jours que Genesis était ici et, malgré son air indifférent et blasé, le jeune homme avait vite sympathisé avec lui.

XxXxXxXxXxXxXxXxX

Debout sur une crête face à la chaîne de montagnes noires du Mordor, un groupe de cavaliers regardait le ciel noir et zébré d'éclairs rouges.

« Le courroux de Sauron sera terrible et son châtiment immédiat. La bataille du Gouffre de Helm est terminée. Celle pour la Terre du Milieu commence », dit Gandalf.

Miriel jeta un coup d'œil à Sephiroth. Ce dernier lui rendit son regard en souriant. La jeune fille jeta un coup d'œil à ses compagnons. Aragorn et Boromir regardaient l'horizon avec espoir. Lithariel, Torvin, Gimli, Théoden, Eomer et Legolas avaient l'air calme et prêt à affronter la suite des évènements.

Tout comme elle, d'ailleurs. La jeune fille ignorait ce que l'avenir leur réservait, mais elle savait qu'après ces épreuves passées, ils y arriveraient tous ensemble.

« Tous nos espoirs reposent désormais sur deux jeunes Hobbits, quelque part dans les régions désertes », conclut le magicien.